Archives de catégorie : Ciel étoilé

26 janvier 2015 : féerie cosmique dans le ciel de La Silla

Retour sur une incroyable image réalisée en janvier 2015 par le photographe  Petr Horálek depuis l’Observatoire de La Silla dans les Andes chiliennes.

Tout comme  Babak Tafreshi, Stéphane Guisard, Yuri Beletsky ou encore Miguel ClaroPetr Horálek est l’un des ambassadeurs de l’ESO, un groupe de photographes qui réalisent des images destinées à mettre en valeur les différents sites astronomiques de l’Observatoire Européen Austral et les recherches qui y sont menées.

En vidéo : un mystérieux phénomène lumineux brouille les observations des télescopes de l’ESO

En janvier 2015 Petr Horálek se trouvait à l’Observatoire de La Silla, un sommet des Andes Chiliennes (2400 mètres d’altitude) à 600 kilomètres au nord de Santiago où l’ESO a implanté ses premières coupoles dans les années 1960 (le plus gros télescope a un diamètre de 3,6 mètres).

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Le nouveau visage du système stellaire Alpha Centauri

En compilant une énorme quantité d’observations, deux astronomes belges viennent de dépoussiérer le portrait du système stellaire Alpha Centauri.  

Alpha Centauri est l’astre le plus brillant de la constellation australe du Centaure. Il s’agit en réalité d’un système stellaire triple composé de deux étoiles proches l’une de l’autre (les composantes A et B à 4,36 années-lumière de nous) et d’une troisième, Alpha Centauri C à 4,22 années-lumière (l’étoile la plus proche du Système solaire).

En vidéo : les 10 plus grandes découvertes des télescopes de l’ESO

Alpha Centauri A est une étoile très semblable au Soleil avec un type spectral G2. Sa voisine B (de type K1) est juste un peu moins lumineuse que notre étoile. Quant à Alpha Centauri C il s’agit d’une naine rouge beaucoup plus discrète que ses 2 voisines, mais qui doit sa célébrité à sa distance puisqu’il s’agit de l’étoile la plus proche, mieux connue sous le nom de Proxima Centauri.

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La nébuleuse de la Lagune, une pouponnière d’étoiles

C’est en pleine Voie lactée, dans la constellation du Sagittaire, que niche la nébuleuse de la Lagune, un immense nuage d’hydrogène où naissent des étoiles.

On la surnomme Messier 8, NGC 6523 ou encore la nébuleuse de la Lagune. Elle fut découverte en 1747 par Le Gentil, un astronome français resté célèbre pour sa malchance (il rata deux transits de Vénus devant le Soleil en Inde en 1761 et en 1769). La nébuleuse entra quelques années plus tard en huitième position dans le catalogue de Charles Messier mais c’est à l’astronome anglaise Agnès Clerke que revient l’honneur de l’avoir baptisée nébuleuse de la Lagune en 1890.

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Située à un peu moins de 5000 années-lumière de nous dans la constellation du Sagittaire, la nébuleuse de la Lagune mesure environ 110 années-lumière, ce qui représente à cette distance un diamètre apparent trois fois plus grand que la Pleine Lune. Avec une magnitude de 5 elle devient visible à l’œil nu à condition de s’éloigner de toute pollution lumineuse.

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Les beautés du ciel nocturne dans le désert du Kalahari

À cheval sur trois pays d’Afrique, le désert du Kalahari est la plus vaste étendue de sable au monde. Le ciel nocturne y dévoile ses splendeurs. 

“Grande soif”, “lieu sans eau” : en tswana, la langue officielle de l’Afrique du sud, le mot Kalahari sert à nommer sans équivoque la région la plus sèche du globe.

Le désert du Kalahari s’étend sur 900.000 km² entre les bassins des fleuves Zambèze et Orange et recouvre une partie du Botswana, de la Namibie et de l’Afrique du Sud. Il est la zone la plus aride d’un espace géographique très étendu, le bassin du Kalahari (2,5 millions de km² qui mordent sur le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Angola, la Zambie, le Zimbabwe, la République du Congo et la République démocratique du Congo).

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Si les déserts font parfois peur, ils restent pour les astrophotographes les rares endroits épargnés par la pollution lumineuse.

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Zoom sur Messier 5, l’un des plus vieux amas globulaires

Avec des étoiles qui se sont formées il y a près de 13 milliards d’années, l’amas globulaire Messier 5 est l’un des plus âgés dans la Voie lactée.

Lorsque l’astronome français Charles Messier l’observe pour la première fois le 23 mai 1764, il prend cet amas globulaire de magnitude 5,6 pour une nébuleuse, ne parvenant pas à distinguer autre chose qu’une tache ronde dans son modeste télescope.

L’objet céleste qui va entrer en cinquième position dans son catalogue a déjà été découvert 62 ans plus tôt par l’astronome allemand Gottfried Kirch (1639-1710) mais il faudra attendre 1792 pour que William Herschel parvienne à résoudre une partie des étoiles de l’amas à l’aide de son puissant télescope.

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Comme tous les amas globulaires, Messier 5  se trouve dans le halo de notre Galaxie, et comme eux il perd une partie de ses étoiles chaque fois que son orbite elliptique allongée le fait s’approcher trop près de la Voie lactée.

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ESO 593-IG 008, la fée Clochette dans le Sagittaire

ESO 593-IG 008 est le résultat d’une collision cosmique entre trois galaxies. Surnommé The bird (l’oiseau), son aspect évoque surtout celui d’une fée.

Situé à 650 millions d’années-lumière dans la constellation du Sagittaire, ESO 593-IG 008 est le résultat de la rencontre entre deux galaxies spirales et une galaxie irrégulière. Il aura fallu la puissance de l’instrument NACO pour en arriver à cette conclusion, alors qu’on a longtemps pensé que deux galaxies seulement étaient impliquées dans cette collision cosmique.

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NACO est la contraction de Nasmyth Adaptive Optics System (NAOS) et Near-Infrared Imager and Spectrograph (CONICA), un spectrographe qui travaille dans l’infrarouge couplé à un système d’optique adaptative destiné à corriger les turbulences de l’atmosphère terrestre.

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Arp 116, un étrange couple de galaxies dans la Vierge

La galaxie elliptique géante Messier 60 et la galaxie spirale NGC 4647 forment un surprenant duo, Arp 116, que vient de photographier le télescope CFHT.

Les astronomes connaissent bien l’amas de la Vierge, une concentration de plus de 1.500 galaxies assez proches de nous (entre 50 et 70 millions d’années-lumière) qui fut découverte par Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle.

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Charles Messier classa les 16 plus brillantes de ces galaxies dans son célèbre catalogue. Messier 60 est une galaxie elliptique géante (diamètre de 120.000 années-lumière) située à 54 millions d’années-lumière. Le cliché ci-dessus a été réalisé par le télescope CFTH (Canada-France-Hawaii Telescope) installé au sommet du Mauna Kea.

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L’amas des Pléiades nargue la Lune gibbeuse

Retour sur une image réalisée dans la soirée du 20 décembre, alors que les étoiles de l’amas des Pléiades tentaient de résister au phare lunaire.

Les astronomes ont l’habitude de délaisser le ciel nocturne dans la période qui entoure la Pleine Lune, tant l’éclat de notre satellite naturel est puissant. Il est alors très difficile, voire impossible, d’observer des galaxies ou des nébuleuses. On peut alors se contenter d’admirer quelques amas d’étoiles, des planètes s’il y en a ou à défaut se lancer dans la sélénographie !

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Le 20 décembre, cinq jours avant la Pleine Lune de Noël, Séléné illuminait déjà le paysage. Haut placée sur la voûte céleste, elle éblouissait les observateurs, les privant du spectacle offert traditionnellement par les constellations hivernales. Pourtant un petit groupe d’étoiles semblait résister au phare lunaire : c’était l’amas des Pléiades, que vous retrouvez sur cette image au-dessus du clocher de l’église de Chambolle-Musigny.

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SNR 0519, un rémanent de supernova tout en finesse

La constellation de la Dorade abrite le rémanent de supernova SNR 0519. Ce sont les restes d’une explosion stellaire qui s’est produite il y a 600 ans.

C’est au cours d’une expédition hollandaise vers les Indes orientales à la fin du XVIe siècle que les explorateurs  Pieter Dirkszoon Keyser et Frederick de Houtman découvrirent le ciel de l’hémisphère sud et nommèrent 11 nouvelles constellations. L’une d’entre elles fut baptisée la Dorade en raison de sa forme très allongée qui fait penser à un poisson.

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Si la constellation de la Dorade est réputée, ce n’est pas pour ses étoiles (dont aucune n’est plus brillante que la quatrième magnitude) mais parce qu’elle abrite le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud ou LMC pour les anglo-saxons), une galaxie naine parfaitement visible à l’œil nu, étendue sur une surface 20 fois plus grande que la Pleine Lune et distante de 170 000 années-lumière.

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La nébuleuse de la Carène, une immense région H II

C’est depuis l’hémisphère sud qu’on peut admirer NGC 3372, la nébuleuse de la Carène, qui est l’une des nébuleuses en émission les plus étendues du ciel.

C’est en 1752 , alors qu’il effectue une mission dans l’hémisphère austral au cours de laquelle il doit mesurer l’arc du méridien, que l’astronome français Nicolas-Louis de Lacaille découvre la nébuleuse de la Carène. C’est l’une des plus grandes régions H II (hydrogène ionisé) de la Voie lactée : elle couvre une surface apparente de 3 degrés (soit six fois la Pleine Lune) ce qui, à une distance de près de 9000 années-lumière représente une taille réelle d’environ 460 années-lumière.

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L’objet le plus spectaculaire de la nébuleuse est l’étoile Eta Carinae, une hypergéante variable bleue. Nous voyons à peine cet astre à l’œil nu (sa magnitude est de 6,2), mais il a pourtant une masse 150 à 300 fois plus élevée que celle du Soleil et brille 5 millions de fois plus fort.

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En vidéo : pourquoi les étoiles sont-elles magnétiques ?

Observées depuis Galilée, les taches solaires trahissent l’existence d’un champ magnétique, un phénomène également présent sur de nombreuses étoiles.

Pour les astronomes amateurs qui n’ont pas envie de passer leurs nuits dehors, il existe un domaine d’observation pendant la journée : en filtrant correctement leurs télescopes, ils peuvent surveiller les taches solaires, ces zones sombres à la surface de notre étoile révélatrices d’anomalies magnétiques. Parfois ces taches laissent s’échapper de la matière coronale dans l’espace, des particules énergétiques qui produisent les merveilleuse aurores boréales quand elles entrent en contact avec l’atmosphère terrestre.

Le Soleil n’est qu’à 150 millions de km de nous et les télescopes solaires nous permettent d’observer de très fins détails dans les taches pour mieux comprendre les phénomènes magnétiques en jeu. Mais l’opération est impossible dans le cas des étoiles, beaucoup trop éloignées. Comment savoir si certaines ont également un champ magnétique ?

Les astronomes ont contourné ce problème de distance en étudiant les variations du spectre des étoiles pendant leur rotation. On sait en effet qu’un champ magnétique provoque la polarisation de la lumière dans les raies spectrales, un phénomène connu sous le nom d’effet Zeeman (cette découverte a valu le prix Nobel de physique en 1902 au physicien néerlandais Pieter Zeeman).

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La constellation d’Orion comme vous ne la verrez jamais

En combinant l’usage d’un filtre et une très longue pose photographique, Stanislav Volskiy nous offre une vision inédite de la constellation d’Orion.

Beaucoup d’entre nous ont déjà admiré dans le ciel hivernal la belle constellation d’Orion. Nous connaissons les principaux astres qui délimitent le corps du vaniteux chasseur de la mythologie grecque : ses épaules sont marquées par Bételgeuse et Bellatrix, sa taille est représentée par 3 étoiles alignées et Saïph et Rigel symbolisent ses pieds.  Si nous n’avons pas trop de pollution lumineuse et que nos yeux sont bien habitués à l’obscurité, nous pouvons même distinguer la petite tache diffuse de Messier 42.

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Mais jamais personne ne verra la constellation d’Orion comme sur cette image de Stanislav Volskiy.  Par quelle opération magique cet astrophotographe est-il parvenu à obtenir ces immenses nébulosités multicolores qui métamorphosent la constellation ?

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Stanislav Volskiy a deux atouts ; tout d’abord il dispose d’un petit observatoire automatisé au Chili, au milieu du désert d’Atacama. Cette région, avec un ciel dégagé plus de 300 nuits par an, loin de toute lumière parasite, est un paradis pour astronomes qui ne s’y sont pas trompés puisque les plus grands télescopes de la planète y sont installés ( ALMA, VLT, GMT, E-ELT…). Continuer la lecture de La constellation d’Orion comme vous ne la verrez jamais

C / 2013 US10 Catalina, une jolie comète de fin d’année

Après son passage au plus près du Soleil le 15 novembre, la comète C / 2013 US10 Catalina est désormais observable depuis l’hémisphère nord.

Une comète pour les fêtes de Noël, voilà un joli cadeau pour les astronomes ! Celle que tout le monde surveille dans le ciel en fin de nuit s’appelle C / 2013 US10 Catalina : elle a été découverte le 31 octobre 2013 à la magnitude 19 par un télescope automatisé de 68 cm de diamètre dans le cadre du Catalina Sky Survey et son éclat a régulièrement augmenté depuis.

En vidéo : Hedgehog, le robot explorateur de comètes

Jusqu’à présent elle n’était visible que depuis l’hémisphère sud mais la situation a changé depuis que la comète a coupé le plan de l’écliptique le 15 novembre dernier. Elle circule désormais dans les constellations boréales comme nous le montre la carte du magazine Sky and Telescope.

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Actuellement aux alentours de magnitude 6, la comète C / 2013 US10 Catalina pourrait devenir un peu plus brillante dans les jours qui viennent mais il vaudra mieux la suivre avec une paire de jumelles ou une petite lunette astronomique. Elle sera  peut-être accessible à l’œil nu pour les observateurs disposant d’un ciel exempt de toute pollution lumineuse.

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Orion, un vaniteux chasseur au milieu des étoiles

Orion, la plus belle constellation hivernale, nous raconte l’histoire d’un chasseur arrogant qui mourut foudroyé par le venin d’un scorpion.

La mythologie grecque nous enseigne qu’Orion serait né d’une peau de bœuf enterrée dans le jardin d’Hyriée (le fils de Poséidon et d’Alcyone) par Zeus, Hermès et Poséidon. Devenu un chasseur géant, Orion passait son temps à se vanter de ses prouesses, ce qui avait le don d’exaspérer Héra, sœur et femme de Zeus. Elle lui envoya un scorpion qui le piqua et le tua.

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Le chasseur et le scorpion furent placés dans le ciel mais Zeus s’arrangea pour qu’ils ne se rencontrent jamais : c’est pour cela que lorsque la constellation d’Orion se lève à l’horizon Est, la constellation du Scorpion se couche à l’horizon Ouest. Continuer la lecture de Orion, un vaniteux chasseur au milieu des étoiles

Gros plan sur la majestueuse galaxie spirale NGC 6118

NGC 6118, une superbe galaxie spirale située à 80 millions d’années-lumière, a été immortalisée par l’un des télescopes de l’Observatoire du mont Lemmon. 

Difficile à repérer car aucune de ses étoiles n’est plus brillante que la 3e magnitude, la constellation du Serpent est à cheval sur l’équateur céleste, La tête de l’animal dans l’hémisphère céleste nord et la queue dans l’hémisphère céleste sud.

Cette constellation compte deux objets du catalogue Messier (l’amas globulaire M 5 et la nébuleuse de l’Aigle M 16) et plusieurs objets NGC (New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars) dont NGC 6118.

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NGC 6118 est une galaxie spirale (comme M 31 ou M 96)  qui mesure approximativement 110 000 années-lumière dans sa plus grande longueur. Les nombreuses taches brillantes bleues que l’on voit dans ses bras spiraux sont des cocons gazeux qui abritent de jeunes étoiles chaudes. En 2004 une supernova (SN 2004dk) explosa dans un des bras de la galaxie.

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En vidéo : rotation d’étoiles derrière une éolienne

La Terre tourne, provoquant une rotation d’étoiles révélée par des séries de photographies. Le vent, lui, se charge de faire tourner les éoliennes.

Après une rotation d’étoiles autour d’une statue, une autre au château de la Tour et une dernière dans le ciel de la Bresse, je vous propose une nouvelle preuve du mouvement de la Terre sur elle-même avec une rotation d’étoiles derrière une éolienne.

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Cette éolienne fait partie du plus grand parc éolien de Bourgogne, celui des portes de la Côte-d’Or, un projet qui concerne les communes d’Aubaine, Bessey-en-Chaume, Montceau-et-Echarnant, Cussy-la-Colonne, lvry-en-Montagne et Santosse, ainsi que le territoire de la communauté de communes de Bligny-sur-Ouche.

Constitué à terme d’un ensemble de 27 éoliennes de 2 MW, ce parc éolien pourra satisfaire les besoins en électricité d’une ville de plus de 45 000 habitants.

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Rotation d’étoiles autour d’une statue

Une longue pose photographique en direction du pôle céleste permet d’obtenir une rotation d’étoiles, preuve spectaculaire que la Terre tourne sur elle-même.

Nos ancêtres avaient remarqué que tous les astres semblent se mouvoir dans le ciel d’est en ouest : le Soleil la journée, la Lune, les étoiles et les planètes la nuit.

Ce mouvement n’est qu’apparent : il trahit la rotation de la Terre sur elle-même en 23 h 56 mn autour d’un axe imaginaire qui passe par les pôles. Prolongeons cet axe imaginaire dans l’espace en direction de la voûte céleste : dans l’hémisphère nord nous arrivons sur l’étoile Alpha Ursae Minoris, la plus brillante de la constellation de la Petite Ourse à qui on a logiquement donné le nom d’étoile polaire.

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L’image ci-dessus aurait sans doute réjoui les astronomes des siècles passés, et bien qu’elle soit très simple à réaliser, elle intrigue souvent le grand public.

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Deux jets de gaz symétriques pour Herbig-Haro 212

Un télescope de l’ESO a enregistré en infrarouge Herbig-Haro 212, deux jets de gaz qui s’échappent d’une très jeune étoile dans la constellation d’Orion.

La constellation d’Orion, très prisée des astronomes amateurs parce qu’elle abrite la célèbre nébuleuse Messier 42, est également une immense pouponnière d’étoiles. Pour étudier la prime jeunesse de ces astres blottis au cœur de vastes nuages de poussière, il est nécessaire de les observer en infrarouge.

En 1998 l’ESO a mis en service ISAAC (Infrared Spectrometer And Array Camera), une caméra grand champ conçue pour travailler dans le proche infrarouge et installée sur l’un des Very Large Telescope.

En vidéo : les 10 plus grandes découvertes des télescopes de l’ESO

Même s’il a désormais laissé sa place au chasseur d’exoplanètes SPHERE, l’instrument ISAAC a permis une moisson exceptionnelle que les scientifiques continuent de dépouiller, comme en témoigne cette étonnante image de Herbig-Haro 212.

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En vidéo : le centre galactique passe au zénith du VLT

Rendez-vous au VLT pour voir passer au zénith la constellation du Sagittaire, direction dans laquelle se trouve le centre de notre galaxie.  

Le Very Large Telescope,  un ensemble de quatre télescopes géants de 8,2 mètres de diamètre (accompagnés de quatre télescopes auxiliaires mobiles de 1,8 mètre), est le fleuron de l’Observatoire Européen Austral (ESO). Ces instruments sont installés sur le Cerro Paranal dans le désert d’Atacama au nord du Chili, à une altitude de 2 635 m.

Alors qu’en France la constellation du Sagittaire est très basse sur l’horizon, elle passe au zénith du VLT, implanté par 24 degrés de latitude sud. C’est d’ailleurs depuis le site du Paranal qu’on a pu réaliser un poster géant du centre galactique de 9 milliards de pixels en utilisant le télescope infrarouge Vista.

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Deux célèbres galaxies encadrent l’étoile Mirach

En réalisant un étonnant cliché à grand champ centré sur Mirach, l’astrophotographe Malcom Park est arrivé à réunir les galaxies d’Andromède et du Triangle.

Sortir des sentiers battus : à l’heure des appareils photos numériques de plus en plus performants, les astrophotographes doivent sans cesse innover s’ils veulent que leurs images soient remarquées.

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Malcom Park l’a bien compris : ce banquier canadien à la retraite qui fut longtemps président de la North York Astronomical Association (NYAA) ne se contente pas d’assouvir sa passion pour l’astrophotographie en accumulant des images célestes classiques, mais cherche chaque fois à magnifier ses prises de vues par des cadrages inédits.

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