Archives pour l'étiquette télescope spatial Hubble

UGCA 193, l’étrange galaxie dont les étoiles sont bleues

Dans la constellation du Sextant, la galaxie spirale UGCA 193 (que nous voyons par la tranche) présente une forte densité d’étoiles bleues.

Une curieuse galaxie dans le Sextant : 

UGCA 193 est l’une des galaxies rassemblées dans le Uppsala General Catalogue Addendum. ce dernier est un additif à l’UGC (Uppsala General Catalogue of Galaxies), un recueil de près de 13.000 galaxies réalisé par l’astronome suédois Peter Nilson. Perdue dans la modeste constellation du Sextant, UGCA 193 n’est pas accessible aux lunettes astronomiques des amateurs. Il faut faire appel au télescope spatial Hubble pour découvrir celle que les astronomes comparent à une cascade d’étoiles :

La galaxie UGCA 193 montre une grande quantité d’étoiles bleues. © ESA/Hubble/NASA

Sur ce cliché, nous découvrons une étrange galaxie spirale située à plus de 30 millions d’années-lumière. L’objet céleste est singulier à plus d’un titre. D’abord, parce qu’il s’agit d’une galaxie spirale vue exactement par la tranche, comme IC 2233. Ensuite, parce qu’elle compte une très forte proportion d’étoiles bleues. Continuer la lecture

NGC 2276, la galaxie qui ne tourne pas rond dans Céphée

NGC 2276 est une galaxie particulière dans la constellation de Céphée. Curieusement, son noyau n’est pas au centre des bras spiraux.

Tout au bout de Céphée :

La constellation de Céphée (le roi des Éthiopiens dans la mythologie grecque), recèle quelques beautés célestes. La nébuleuse de l’Hippocampe (Barnard 150) en fait partie, tout comme plusieurs amas d’étoiles. Parmi eux, Palomar 1, première découverte réalisée en 1954 par le télescope américain de 5 mètres de diamètre, est le plus célèbre. Céphée est une constellation circumpolaire, ce qui signifie qu’elle est visible toute la nuit et toute l’année. Très proche du pôle céleste, elle ne passe jamais sous l’horizon pour les observateurs européens :

NGC 2276 est une galaxie spirale particulière située dans la constellation de Céphée, non loin de l’étoile Polaire. © IAU/Sky & Telescope magazine

Mais c’est une galaxie qui nous intéresse aujourd’hui. Il s’agit de NGC 2276, une spirale repérée en 1876 par l’astronome allemand August Winnecke, grand découvreur de comètes. Elle n’est qu’à quelques degrés de la célèbre étoile Polaire, à 120 millions d’années-lumière de nous. Continuer la lecture

Hubble capture la lente agonie d’une étoile géante rouge

Avec la nébuleuse de la Calebasse, nous assistons à la fin d’une géante rouge avant qu’elle ne laisse la place à une nébuleuse planétaire.

Devenir une géante rouge :

Les étoiles ne sont pas éternelles. Prenez par exemple celles dont la taille est comparable à notre Soleil : après une dizaine de milliards d’années à fusionner de l’hydrogène en hélium, elles connaissent une métamorphose radicale. Elles s’échauffent, gonflent et prennent une teinte pourpre. C’est le stade de géante rouge, une agonie que connaîtra le Soleil dans cinq milliards d’années.

Quelques-unes des plus célèbres étoiles géantes rouges que l’on puisse observer.

Nous avons dans le ciel nocturne quelques belles géantes rouges. La plus célèbre est sans aucun doute Bételgeuse. La deuxième étoile la plus brillante d’Orion avait connu début 2020 une spectaculaire baisse d’éclat. Toutes les étoiles géantes rouges sont condamnées à devenir de superbes nébuleuses planétaires. Continuer la lecture

Voyage au cœur de l’étoile supergéante AG Carinae

C’est l’une des plus brillantes étoiles de notre Galaxie. Grâce au télescope Hubble, on peut admirer AG Carinae avec un luxe de détails.

Un phare dans la Galaxie :

Perdue dans la constellation australe de la Carène, AG Carinae (AG Car) pourrait passer inaperçue. Sa magnitude variant de 6 à 9, elle n’est même pas visible à l’œil nu. Il s’agit pourtant d’une des étoiles les plus brillantes de notre Galaxie, la Voie lactée. Son rayonnement est un million de fois supérieur à celui du Soleil ! Si nous ne percevons pas cette intensité, c’est tout simplement parce que 20.000 années-lumière nous séparent de AG Carinae :

Quand on regarde une étoile dans un télescope d’amateur, on ne voit qu’un point lumineux. On a beau utiliser le plus fort grossissement disponible, impossible d’obtenir plus de détails. Mais si vous avez le privilège de pouvoir utiliser un grand télescope installé dans l’espace, il en va tout autrement. Continuer la lecture

La caméra (ACS) du télescope Hubble fête ses 20 ans

En deux décennies, l’Advanced Camera for Surveys (ACS), la caméra qui équipe le télescope Hubble, a réalisé plus de 125.000 clichés.

Quand l’ACS remplace la FOC :

C’est début mars 2002 qu’a lieu la 27e mission de la navette spatiale Columbia. Numérotée STS-109, elle a pour objectif principal le remplacement de la caméra du télescope spatial Hubble. Depuis 1990, l’instrument était équipé de la FOC, la Faint Object Camera. Le 7 mars 2002, les astronautes James Newman et Michael Massimino installent l’ACS à la place de la FOC au cours d’une sortie extravéhiculaire de plus de sept heures :

Le 7 mars 2002, au cours de la mission STS-109, les astronautes James Newman et Michael Massimino installent la nouvelle caméra ACS sur le télescope Hubble. © NASA

Cette nouvelle caméra va décupler les capacités d’observations du télescope spatial. Avec l’ Advanced Camera for Surveys, sa sensibilité augmente d’un facteur dix. En outre, il est désormais possible de photographier le ciel de l’ultraviolet au proche infrarouge. Continuer la lecture

Insolite : le télescope spatial Hubble photographie la Lune

On pense souvent que la Lune est une cible trop lumineuse pour le télescope spatial Hubble. Ce n’est pas tout à fait exact, en voici la preuve.

Un télescope à tout faire :

Le télescope spatial Hubble (HST) a d’abord été conçu pour observer les astres lointains. Il est à l’origine de quelques-unes des images les plus étonnantes de champs ultra-profonds. Des clichés où les galaxies se comptent par milliers sur une profondeur de plusieurs milliards d’années lumière. Mais cet instrument emblématique, qui a repris du service en juillet 2021 après une panne informatique, vise parfois des cibles plus proches. Il affiche à son tableau de chasse de nombreuses nébuleuses dans la Voie lactée, comme la nébuleuse du Collier :

La nébuleuse du Collier dans la constellation de la Flèche. © ESA/Hubble & NASA, K. Noll

Il lui est même arrivé de photographier des astres dans le Système solaire : planètes, astéroïdes ou comètes. Mais a-t-il déjà pointé la Lune, notre voisine située à seulement 400.000 kilomètres ? Et ses capteurs pourraient-ils résister à une telle luminosité ? La réponse est oui. Continuer la lecture

Incroyable cliché du télescope spatial pris depuis la Terre

L’astrophotographe Michael Tzukran a réalisé un nouvel exploit en obtenant un stupéfiant cliché du télescope spatial Hubble. 

L’astronome des défis :

Le nom de Michael Tzukran vous dit peut-être quelque chose. En janvier 2021, c’est astrophotographe israélien avait obtenu une époustouflante image de la Station spatiale avec son télescope. On pouvait reconnaître les principaux éléments du plus grand objet artificiel en orbite (110X75 mètres). Cette fois, la cible était beaucoup plus modeste. Le télescope spatial Hubble ne mesure en effet que 13 mètres de long pour 2,5 mètres de diamètre !

Stupéfiant cliché du télescope spatial Hubble pris depuis la Terre. © Michael Tzukran

Malgré la distance (le télescope Hubble orbite à 590 kilomètres d’altitude), l’incroyable cliché de Michael Tzukran permet de distinguer le tube de l’instrument et ses panneaux solaires. Continuer la lecture

La comète Neowise immortalisée par le télescope Hubble

Neowise, la belle comète de l’été 2020, a été photographiée par de nombreux amateurs mais aussi par le télescope spatial Hubble.

La vedette du mois de juillet :

Les astronomes l’attendaient depuis 23 ans, depuis le passage de la comète Hale-Bopp. Découverte le le 27 mars dernier dans le cadre du programme Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer développé par la NASA, la comète C/2020 F3 (Neowise) nous a offert un beau spectacle durant tout le mois de juillet. Cet astre chevelu qu’on a pu admirer une grande partie de la nuit du côté de la Grande Ourse a fait le bonheur de nombreux astrophotographes.

La comète Neowise photographiée en juillet dans le Parc naturel régional du Morvan. © Jean-Baptiste Feldmann

Les astronomes professionnels n’ont pas manqué de tourner leurs télescopes dans sa direction. C’est le cas notamment du célèbre télescope spatial Hubble. Continuer la lecture

Le télescope Hubble le confirme : la comète Atlas s’est brisée

Le télescope spatial Hubble vient de le confirmer en image : la comète C/2019 Y4 (Atlas) s’est bien brisée en plusieurs morceaux.

Hubble, le télescope trentenaire :

Même s’il fêtera dans quelques jours son trentième anniversaire, le télescope spatial Hubble réalise toujours de magnifiques images. Elles allient esthétisme et information scientifique. Les astronomes viennent d’utiliser cet instrument pour pointer la comète C/2019 Y4 (Atlas). On soupçonnait depuis quelques jours que cet astre chevelu était en train de se désintégrer.

Le télescope spatial Hubble a photographié les morceaux de la comète Atlas. © NASA

Découverte fin 2019, la comète C/2019 Y4 (Atlas) s’annonçait très prometteuse. Sa  taille démesurée (une chevelure de 720.000 kilomètres de diamètre et une queue de gaz et de poussière longue de 3,3 millions de kilomètres) ainsi que l’augmentation régulière de sa luminosité laissaient espérer un beau spectacle lors de son passage au plus près du Soleil au mois de mai. Continuer la lecture

Incessantes collisions de comètes autour de l’étoile Fomalhaut

Dans la constellation du Poisson austral, cherchez Fomalhaut. Cette étoile est entourée d’un disque de glace et de poussières.

Carte d’identité :

Si vous sortez admirer le ciel aux alentours de minuit, vous repérerez aisément le carré de Pégase plein sud. En abaissant votre regard en direction de l’horizon, vous remarquerez une étoile de magnitude 1 dans une région pauvre en astres brillants. Il s’agit de Fomalhaut dans la constellation du Poisson austral. C’est une étoile jeune (400 millions d’années environ) et blanche. Elle se trouve à environ 25 années-lumière de nous. Elle est deux fois plus grande, deux fois plus massive et seize fois plus lumineuse que le Soleil.

Carte de repérage de Fomalhaut pendant le mois d’octobre vers minuit. © Stelvision

Légende ou histoire véridique ? On raconte qu’il y a 3.000 ans, en Perse (l’actuel Iran), Fomalhaut était l’une des quatre étoiles royales. Elle trônait dans l’une des quatre régions célestes, les autres étant gouvernées par Aldébaran, Régulus et Antarès. Continuer la lecture

La galaxie du Triangle (Messier 33) en haute résolution

Un assemblage de 54 clichés haute résolution pris par le télescope spatial Hubble révèle la richesse stellaire de Messier 33, la galaxie du Triangle.

54 images assemblées :

25 millions : c’est le nombre d’étoiles que l’on pourrait compter (si l’on en croît la NASA) sur cette mosaïque. Elle est constituée de 54 images réalisées par le télescope spatial Hubble. Il s’agit d’un zoom incroyablement détaillé de la galaxie Messier 33. Elle est appelée aussi galaxie du Triangle du nom de la modeste constellation qui l’héberge. Le Triangle est d’ailleurs la seule constellation de toute la voûte céleste à porter le nom d’une figure géométrique.

Messier 33 photographiée en haute résolution par le télescope Hubble. © NASA/ESA

Coincée entre Persée et Andromède, la petite constellation du Triangle ne compte que 25 étoiles visibles à l’œil nu. La plus brillante n’est que de magnitude 3 ; c’est dire comme elle est peu spectaculaire. Mais le seul objet Messier qu’elle héberge, M 33, vaut largement le détour. Continuer la lecture

Westerlund 1, l’amas d’étoiles qui intrigue les astronomes

Plusieurs instruments viennent de fournir une image inédite d’un amas, Westerlund 1, dont certaines étoiles présentent de curieuses queues.

Westerlund 1 (connu également sous le matricule ESO 277-12) est un jeune amas ouvert (son âge est estimé à 3 millions d’années) composé d’environ 200.000 étoiles et situé à presque 15.000 années-lumière dans la constellation australe de l’Autel. Il a été découvert en 1961 par Bengt Westerlund, un astronome suédois spécialisé dans l’étude des populations stellaires et des Nuages de Magellan.

Westerlund 1 est un amas d’étoiles situé dans la constellation de l’Autel. © ESO/ALMA

Pour sonder ce groupe d’étoiles, l’un des plus massifs et des plus jeunes que l’on peut observer dans la Voie lactée, les astronomes de l’Observatoire Européen Austral (ESO) ont combiné les données fournies par deux instruments : ALMA, (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique installé à plus de 5.000 mètres d’altitude sur le plateau de Chajnantor dans le désert d’Atacama au Chili, et le télescope spatial Hubble. Continuer la lecture

Zoom sur le double amas d’étoiles NGC 1850

Le Grand nuage de Magellan héberge un groupe de jeunes étoiles d’aspect globulaire, un type d’objet inconnu dans la Voie lactée. Zoom sur NGC 1850.

Cette image réalisée par le télescope spatial Hubble représente un curieux double amas d’étoiles enregistré sous le nom de NGC 1850 (NGC est l’abréviation du New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars établi à la fin du XIXe siècle par l’astronome John Dreyer).

Photographié par le télescope Hubble, l’amas NGC 1850 se situe dans le Grand nuage de Magellan. © NASA, ESA, Martino Romaniello (European Southern Observatory, Germany)

Situé dans le Grand nuage de Magellan (LMC), une galaxie satellite de la Voie lactée, NGC 1850 est le groupe d’étoiles le plus brillant du LMC après le complexe de 30 Doradus (la nébuleuse de la Tarentule). Continuer la lecture

Les télescopes de la NASA braqués sur 46P/Wirtanen

Différents télescopes de la NASA ont été mobilisés pour suivre le passage de 46P/Wirtanen, la comète de l’année, appelée aussi comète de Noël.

46P/Wirtanen est passée à un peu plus de 11 millions de kilomètres de nous le 16 décembre. Bien que ce soit l’astre chevelu le plus brillant de l’année qui se termine, elle était à peine visible à l’œil nu (magnitude 4 environ), même dans un ciel très sombre (il était préférable de l’observer à l’aide de jumelles ou d’une longue-vue). La NASA a braqué plusieurs instruments dans sa direction (article en anglais) pour en apprendre un peu plus sur cette comète découverte le 17 janvier 1948 par l’astronome américain Carl Alvar Wirtanen et qui revient nous voir tous les 5,5 ans.

La comète 46P/Wirtanen photographiée par le télescope spatial Hubble. © NASA

C’est d’abord le vénérable télescope spatial Hubble (28 ans de bons et loyaux services) qui a photographié la coma de la comète. Il s’agit du nuage de gaz et de poussière qui constitue sa chevelure et masque son noyau. Continuer la lecture

L’énigmatique nuage interstellaire IRAS 05437 + 2502

Découvert en 1983 par un satellite astronomique infrarouge, IRAS 05437 + 2502 est un curieux nuage de poussière situé dans la constellation du Taureau.

Iras (Infrared Astronomical Satellite) est un satellite qui n’aura fonctionné que dix mois en 1983 ce qui ne l’a pas empêché de découvrir près de 250 000 cibles dans l’infrarouge lointain (de 12 à 100 micromètres de longueur d’onde) grâce à ses détecteurs placés au foyer d’un télescope de 60 cm de diamètre et refroidis à moins de 4 degrés Kelvin.

On lui doit quelques découvertes célèbres comme le disque de poussière autour de l’étoile Bêta Pictoris ou encore la comète IRAS–Araki–Alcock. Continuer la lecture

NGC 602, une merveille dans le Petit Nuage de Magellan

Le Petit Nuage de Magellan abrite un jeune amas ouvert d’étoiles né il y a 5 millions d’années particulièrement photogénique, NGC 602.

Des galaxies découvertes par un marin :

Entre 1519 et 1521, le navigateur portugais Fernand de Magellan réalisa son grand tour de l’Amérique du Sud. Il découvrit à cette occasion le détroit au sud du Chili qui porte son nom. Mais il ne parlait pas que de navigation dans son journal de bord. Il signala par exemple l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses furent ensuite nommées Nuages de Magellan. Cet honneur aurait pourtant dû revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt.

Les Nuages de Magellan, découverts par le navigateur portugais en 1520, se détachent nettement au-dessus de l’Observatoire de Paranal au Chili. © ESO/J. Colosimo

Les astronomes savent aujourd’hui que les Nuages de Magellan ne sont pas des nébuleuses mais des galaxies naines. Leur forme  irrégulière s’explique par les forces gravitationnelles exercées par la Voie lactée. Continuer la lecture

Art : Space Glass, de petites galaxies incluses dans du verre

Deux jeunes souffleurs de verre installés en Bretagne ont imaginé Space Glass, une collection de jolis bijoux évoquant le cosmos.

Maëlle Le Rolland (27 ans) et Colin Gérard (29 ans) forment un jeune couple de verriers qui a installé un atelier saisonnier (Just Glass it) sur l’île de Bréhat au printemps 2016. C’est là qu’ils réalisent des bijoux et des objets en verre en pratiquant la technique du filage du verre au chalumeau.

Colin Gérard, qui est également un passionné d’astronomie, a découvert il y a un peu plus de deux ans le travail d’un artiste verrier japonais, Satoshi Tomizu, qui parvient à emprisonner des paysages cosmiques à l’intérieur de bulles de verre soufflé. Continuer la lecture

La planète Mars aux côtés de la vieille Lune

À 350 millions de kilomètres de nous, la planète Mars n’est pour le moment qu’un discret petit point orangé, huit mois avant la prochaine opposition. 

Difficile pour les non initiés de reconnaître la planète Mars, un astre orangé de magnitude 2 actuellement dans la constellation de la Vierge. Seul un rapprochement apparent avec la Lune (accompagnée ici de la lumière cendrée) comme celui photographié à l’aube du 15 novembre (4 secondes de pose à 400 iso avec un objectif de 50 millimètres de focale) permet de localiser la célèbre Planète rouge (sa couleur, qui provient de l’oxyde de fer présent dans le sol, est à l’origine de son nom, Mars étant le dieu de la guerre dans la mythologie romaine).

Pourtant Mars ne cesse de se rapprocher et sera au plus près de la Terre le 27 juillet 2018 pour une opposition spectaculaire.  Continuer la lecture

Pour New Horizons, les astronomes traquent 2014 MU69

Trois occultations d’étoiles par 2014 MU69 devraient permettre d’en savoir un peu plus sur ce petit corps que survolera la sonde New Horizons en 2019.

Le 24 juin 2014 la caméra à large champ (WFC3) du télescope spatial Hubble découvrait 2014 MU69, un petit corps rocheux dont la taille est estimée à 40 km. Très faiblement lumineux (magnitude 26,8), cet objet se situe à plus de 43 Unités Astronomiques du Soleil dans la ceinture de Kuiper. Cette dernière ressemble à la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter mais se trouve beaucoup plus loin, au delà de l’orbite de Neptune.

2014 MU69 a été choisi pour recevoir la visite de New Horizons le 1er janvier 2019.  Les astronomes aimeraient bien que la sonde qui a survolé la planète naine Pluton et son compagnon Charon en 2015 leur permette d’en apprendre un peu plus sur les corps qui constituent la ceinture de Kuiper. On peut en effet imaginer que leur composition est restée inchangée depuis la formation du Système solaire.   Continuer la lecture

U Camelopardalis, l’étoile qui crache une coquille de gaz

Photographiée par le télescope Hubble, une immense bulle de gaz entoure U Camelopardalis, une étoile en fin de vie dans la constellation de la Girafe. 

Située en bordure de la Voie lactée à proximité de l’étoile polaire, entre Cassiopée, Céphée et le Cocher, la constellation boréale de la Girafe est très discrète : les étoiles qui la composent sont particulièrement faibles, les plus brillantes se situant autour de la magnitude 4 (vous pouvez retrouver la constellation sur cette image). Attardons-nous sur U Camelopardalis, un astre de magnitude 7,35 sur lequel s’est penché le télescope spatial Hubble.

ucamelopardalis

Cette étoile en fin de vie toussote régulièrement, soufflant dans l’espace une coquille de gaz riche en carbone, d’où le nom d’étoile carbonée.   Continuer la lecture