Archives pour la catégorie Ciel étoilé

Quels sont les ciels nocturnes les mieux protégés ?

Vous avez envie de fuir la pollution lumineuse et d’admirer des ciels nocturnes richement étoilés ? Voici une sélection de sites encore préservés.

Pendant des millénaires, les êtres humains ont regardé le firmament et ont été impressionnés par les milliers d’étoiles, de galaxies, de nébuleuses et d’autres merveilles cosmiques visibles à l’œil nu. Mais depuis quelques décennies une grande partie de l’humanité n’a plus accès à ce spectacle à cause de la pollution lumineuse galopante. On estime aujourd’hui qu’au moins 80% des personnes qui vivent aux États-Unis et en Europe ne peuvent plus admirer la Voie lactée, et encore moins les galaxies voisines comme celle d’Andromède.

Le ciel de la Réserve d’Alqueva au Portugal. © Jean-Baptiste Feldmann

Face à ce fléau, plusieurs organismes se sont mobilisés pour sélectionner des parcs, des réserves et des sanctuaires de ciel étoilé, des endroits où la pollution lumineuse reste raisonnable et où il est encore possible de voir un ciel nocturne de qualité. Continuer la lecture

La nébuleuse d’Orion sur le château de la Tour

Les soirées de cette fin d’hiver sont idéales pour contempler la belle constellation d’Orion et la célèbre nébuleuse qu’elle renferme, Messier 42.

Si vous lisez régulièrement mes billets sur CIELMANIA, le château de la Tour ne vous est pas inconnu puisque j’y réalise assez souvent des photos, comme cette rotation d’étoiles en août 2015 ou encore cette course céleste entre le croissant de Lune et Vénus quelques jours plus tard. Ce domaine viticole qui jouxte celui du château du Clos de Vougeot contient une jolie tour au pied de laquelle je me rends régulièrement pour photographier le ciel.

J’y étais dans la soirée du 12 février pour immortaliser la nébuleuse d’Orion (5 sec de pose à 3200 iso avec un boîtier Nikon D7100 et un objectif de 50 mm de focale ouvert à 2,8). Continuer la lecture

Arp 243, le beau résultat de deux galaxies en collision

Quand deux galaxies spirales entrent en collision, le résultat est aussi spectaculaire que photogénique. La preuve avec Arp 243 (appelée aussi NGC 2623). 

Située entre le Lion et les Gémeaux, la petite constellation du Cancer a peu de chances d’attirer le regard de l’observateur néophyte puisque on n’y dénombre aucune étoile plus brillante que la magnitude 3,5. Les astronomes amateurs savent qu’elle héberge un très bel amas d’étoiles, Messier 44 (l’amas de la Crèche), mais une autre cible beaucoup plus discrète est régulièrement pointée par les télescopes professionnels : il s’agit de NGC 2623, le fruit d’une collision entre deux galaxies, connue également sous le nom de Arp 243.

Rappel : NGC correspond au New General Catalogue, un répertoire de plus de 7.500 objets célestes élaboré par l’astronome irlando-danois John Dreyer au XIXe siècle, et Arp fait référence à l’Atlas of Peculiar Galaxies, un catalogue de 338 galaxies particulières publié en 1966 par Halton Arp.   Continuer la lecture

La comète C/2016 R2 Panstarrs de plus en plus belle

C’est la bonne surprise de ce début d’année. La comète C/2016 R2 Panstarrs déploie une étonnante queue de gaz, pour la grande joie des astrophotographes. 

Les comètes sont des astres imprévisibles, et ce n’est pas C/2016 R2 Panstarrs qui fera dire le contraire aux astronomes. Découverte le 7 septembre 2016 à la magnitude 19,1 par le réseau de surveillance d’astéroïdes Pan-Starrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System)installé à Hawaii (un télescope qui a également déniché C/2014 Q1 Panstarrs), la comète C/2016 R2 Panstarrs est une comète périodique à très longue période (elle effectue sa révolution en 20.327 ans). Actuellement dans la  constellation du Taureau avec une magnitude de 13, son observation n’est possible qu’avec un gros télescope. Inutile donc de tenter de la repérer avec une longue-vue !

Ce sont les photographies qui révèlent toute la beauté de cet astre chevelu ; exemple avec cette superbe image réalisée le 10 janvier par l’astrophotographe autrichien Gerald Rhemann à l’aide d’un télescope de 305 mm de diamètre installé en Namibie et près d’une heure de pose. Continuer la lecture

En vidéo : le ciel nocturne de la Réserve étoilée d’Alqueva

Pour échapper à la pollution lumineuse galopante, il reste quelques régions où se rendre, comme la Réserve touristique de ciel étoilé d’Alqueva au Portugal.

La « Dark Sky Alqueva Reserve » a vu le jour en 2009 à l’occasion de l’Année mondiale de l’astronomie. Dans une région qui compte en moyenne 286 nuits claires par an et un très faible taux d’humidité, les municipalités se sont engagées à limiter l’éclairage nocturne à l’intérieur d’une zone de 3.000 km² centrée sur le lac d’Alqueva, plus grand lac artificiel d’Europe.

Les images ont été prises fin octobre 2017 au cours d’un séjour organisé par l’agence d’astrotourisme Terre Constellée. Continuer la lecture

Tourbillon d’étoiles au-dessus d’une cabotte

Vous aviez oublié que la Terre tourne ? En photographiant longuement le ciel étoilé au-dessus d’une cabotte, je vous en apporte la preuve. 

Cadole, cadioule, cabioute, cabotte, caborne… sont quelques-uns des noms donnés aux anciennes cabanes que l’on trouve dans les vignobles, noms qui varient selon les régions. Il s’agit de petites maisonnettes rectangulaires ou circulaires, bâties en pierres maçonnées ou en pisé et couvertes d’une bâtière de tuiles, d’ardoises ou de pierres. Elles servaient autrefois d’abri au vigneron en cas d’averse et il y laissait ses outils.

Ces cabanes sont désormais restaurées, comme celle-ci qu’on peut admirer dans les Hautes-Côtes de Nuits-Saint-Georges en Bourgogne (entre les villages de Chaux et de Magny-les-Villers, à quelques kilomètres du lavoir de Fussey). Continuer la lecture

L’étrange comportement de la comète C/2016 R2 Panstarrs

Alors qu’elle circule actuellement dans la constellation d’Orion, la comète C/2016 R2 Panstarrs semble avoir libéré un nuage gazeux bleuté.

Découverte le 7 septembre 2016 à la magnitude 19,1 par le réseau de surveillance d’astéroïdes Pan-Starrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System)installé à Hawaii (un télescope qui a également déniché C/2014 Q1 Panstarrs), C/2016 R2 Panstarrs est une comète périodique à très longue période (elle effectue sa révolution en 20.327 ans) que l’on peut suivre actuellement dans la belle constellation d’Orion avec une magnitude de 11.

Normalement elle devrait se rapprocher tranquillement du Soleil, son périhélie n’étant prévu que pour le 9 mai 2018 (date de la prochaine opposition de la planète Jupiter et veille des traditionnelles Rencontres Astronomiques de Printemps) à un peu plus de 2,6 Unités Astronomiques. Mais il semble qu’une intense activité règne déjà autour de cet astre chevelu. Continuer la lecture

Les antennes d’ALMA en vert sous la Voie lactée

Au Chili, les 66 antennes d’ALMA scrutent les disques de gaz et de poussière qui entourent de jeunes étoiles, à la recherche d’exoterres.

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique installé sur le plateau de Chajnantor, au Chili, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisé par l’ESO, il se compose de 66 antennes de 12 et 7 m de diamètre qui se déploient sur 16 km de façon à simuler un radiotélescope géant.

L’ensemble est situé dans le désert d’Atacama, près de la ville chilienne de San Pedro de Atacama, sur le plateau de Chajnantor. Continuer la lecture

Zoom sur l’étonnante nébuleuse planétaire Dumbbell

Le vingt-septième objet du catalogue Messier, la nébuleuse planétaire Dumbbell, est une merveille à découvrir dans la constellation du Petit Renard.

Au cours des 3 superbes nuits des Rencontres Astronomiques de Printemps, de très nombreux instruments, allant de la petite lunette astronomique au télescope de 600 mm de diamètre, pointaient la constellation du Petit Renard. C’est là, à 1.300 années-lumière de la Terre, que se trouve la plus belle nébuleuse planétaire.  On l’appelle Messier 27, Dumbbell ou encore l’Haltère et visuellement son aspect quand on l’observe dans un grand instrument rappelle un trognon de pomme.

Il aura fallu toute l’expérience de José Mtanous et de ses collègues pour nous offrir ce stupéfiant cliché de la nébuleuse. Continuer la lecture

Une nuit étoilée au château de Mourão

Dans la Réserve touristique de ciel étoilé d’Alqueva, au Portugal, on peut se laisser enfermer dans le château de Mourão pour y admirer les étoiles.

Mourão est l’une des six principales villes (avec Portel, Reguengos de Monsaraz, Moura, Alandroal et Barrancos) qui se situent à l’intérieur de la première Réserve touristique de ciel étoilé au monde à Alqueva. La « Dark Sky Alqueva Reserve » a vu le jour en 2009 à l’occasion de l’Année mondiale de l’astronomie. Dans une région qui compte en moyenne 286 nuits claires par an et un très faible taux d’humidité, les municipalités se sont engagées à limiter l’éclairage nocturne à l’intérieur d’une zone qui s’étend sur 3.000 km² autour du lac d’Alqueva, plus grand lac artificiel d’Europe.

Le château de Mourão date du Moyen-Âge ; sa construction a sans doute débuté sous le règne de Sancho II (1223-1248). Continuer la lecture

La Voie lactée se dessine au-dessus du château de la Tour

En octobre, la Voie lactée semble s’échapper du château de la Tour en début de nuit, alors que les vignes se sont parées d’or et de pourpre.

C’est au pied du château de la Tour, pas très loin du château du Clos de Vougeot en Bourgogne, que je me suis rendu le 17 octobre en début de soirée. Ayant loué pour quelques jours un nouveau boîtier photo (Nikon D 5300), je souhaitais le tester avant de l’emmener dans la réserve de ciel étoilé d’Alqueva au Portugal où je me rends le weekend prochain.

Quoi de mieux qu’une Voie lactée de début d’automne pour évaluer les possibilités de ce nouveau matériel ? Continuer la lecture

La Lune gibbeuse entre Gémeaux, Cocher, Taureau et Orion

À l’aube du 11 octobre, veille du Dernier Quartier, la Lune s’est glissée entre 4 constellations hivernales : les Gémeaux, le Cocher, le Taureau et Orion. 

Les astronomes amateurs débutants ont parfois du mal à reconnaître les constellations ; il leur suffit pourtant d’utiliser la Lune quand elle n’est pas trop brillante pour apprendre à se repérer devant la voûte céleste. Prenons l’exemple du mercredi 11 octobre à l’aube : une Lune encore gibbeuse (nous sommes alors à la veille du Dernier Quartier) se glisse au milieu des plus belles constellations dites hivernales (car on les retrouvera en soirée pendant l’hiver).

Armés d’une carte du ciel nocturne réglée pour la date et l’heure (voir par exemple la carte interactive proposée par Stelvision), les débutants peuvent commencer leur voyage cosmique.   Continuer la lecture

EBLM J0555-57Ab, une étoile pas plus grosse que Saturne

Des astronomes ont découvert une étoile de la taille de Saturne, ce qui en fait la plus petite connue à ce jour. Elle répond au doux nom de EBLM J0555-57Ab.

Nous savons tous qu’une étoile est une boule massive et lumineuse de plasma liée par sa propre gravité. Pour que la température de son cœur puisse atteindre plusieurs millions de degrés, condition indispensable pour amorcer la réaction de fusion nucléaire qui  va permettre la transformation de l’hélium en hydrogène, l’étoile doit donc impérativement avoir un diamètre et une densité conséquents.

Pour mémoire le diamètre de notre Soleil est 107 fois plus important que celui de la Terre et 11 fois plus important que celui de Saturne, et notre étoile a une taille bien modeste quand on la compare à la plupart de ses voisines dans la Voie lactée. Continuer la lecture

Messier 97, la nébuleuse planétaire du Hibou

Parmi les curiosités célestes à découvrir dans la constellation de la Grande Ourse, la nébuleuse planétaire du Hibou (Messier 97) mérite le détour.

La troisième plus grande constellation du ciel est celle de la Grande Ourse, souvent réduite à ses sept étoiles les plus brillantes dont la forme évoque une casserole : les étoiles du manche sont Alkaïd, Mizar et Alioth, celles du récipient sont Megrez, Phecda, Merak et Dubhe. La constellation de la Grande Ourse (qui fait partie des 48 constellations identifiées par l’astronome grec Claude Ptolémée au 2ème siècle après J.-C.) est circumpolaire depuis nos latitudes, ce qui signifie qu’elle ne se couche jamais.

C’est au fond de la casserole que se cache Messier 97 (qu’on appelle aussi la nébuleuse du Hibou), l’un des objets les  plus faibles du catalogue Messier. Continuer la lecture

À la découverte des étoiles doubles Mizar et Alcor

Dans la constellation de la Grande Ourse les étoiles doubles Mizar et Alcor n’ont cessé de surprendre les astronomes depuis qu’ils les observent.

L’une des constellations les plus célèbres est appelée Grande Ourse ou Grand Chariot. Il s’agit de la troisième plus grande constellation du ciel mais on a souvent tendance à la réduire à ses sept étoiles les plus brillantes dont la forme évoque une casserole : les étoiles du manche sont Alkaïd, Mizar et Alioth, celles du récipient sont Megrez, Phecda, Merak et Dubhe. Cette constellation est circumpolaire comme celle de Cassiopée, ce qui signifie qu’elle ne se couche jamais pour un observateur situé aux latitudes de la France.

Nous allons aujourd’hui nous intéresser à l’étoile Mizar qui possède un compagnon très proche, Alcor. La légende veut que tout archer capable de distinguer les deux étoiles à l’œil nu était admis dans l’armée de Gengis Khan, le terrible chef mongol. Continuer la lecture

61 Cygni, première étoile dont on a mesuré la distance

En 1838 l’étoile 61 Cygni fut la première dont l’astronome Friedrich Bessel mesura la distance, un résultat qui bouleversa notre vision de l’Univers.  

La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le sud : la tête du volatile correspond à l’étoile Bêta Cygni (Albiréo) à la limite de la constellation du Petit Renard alors que la queue est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été.

C’est à proximité de Deneb que se situe 61 Cygni, une modeste étoile de magnitude 5,2 qui a perdu son anonymat au XIXe siècle lorsqu’on est parvenu à mesurer sa distance. Continuer la lecture

Messier 35 et NGC 2158, deux joyaux dans les Gémeaux

La constellation des Gémeaux recèle deux amas ouverts très proches l’un de l’autre et très photogéniques, Messier 35 et NGC 2158.

Au mois de mai 2015 je vous avais proposé une de mes images montrant Vénus non loin de Messier 35 (à retrouver ici). Ce cliché, pris avec une pose de 5 sec et un simple objectif de 50 mm de focale montrait cet amas d’étoiles comme une toute petite pelote d’épingles. Avec le talent d’un astrophotographe comme Rolf Olsen, cette région du ciel prend un tout autre aspect.

L’image ci-dessus, réalisée le 19 février depuis la Nouvelle-Zélande avec un télescope de 30 cm de diamètre et un total de 2,5 heures de poses cumulées, dévoile la beauté de Messier 35 et d’un voisin plus discret, NGC 2158. Continuer la lecture

En vidéo : le Parc national du mont Rainier sous les étoiles

Encore préservé de la pollution lumineuse, le Parc national américain du mont Rainier est un balcon idéal pour admirer le ciel nocturne.

Il y a quelques semaines je vous avais présenté une image de la Voie lactée réalisée par le photographe américain Dave Ciskowski depuis Arches National Park. Aujourd’hui je vous emmène au mont Rainier, un autre des 59 parcs nationaux que comptent les USA (le plus ancien étant celui de Yellowstone créé en 1872), avec ce time-lapse rassemblant plus de 7.000 images réalisées par le photographe Matt Dieterich (il est également présent sur Instagram).

Situé dans l’État de Washington à environ 90 kilomètres au sud-est de la ville de Seattle, le mont Rainier est un stratovolcan encore actif qui culmine à plus de 4.000 m. Continuer la lecture

La Voie lactée enjambe la Grande Muraille de Chine

Vous cherchez un beau point de vue pour admirer la Voie lactée ? Rendez-vous cette fois-ci sur la Grande Muraille de Chine avec le photographe Haitong Yu.

Avec l’amélioration continuelle des appareils photographiques (qui ne cessent de gagner en sensibilité) et la mise à disposition de logiciels puissants permettant d’assembler plusieurs images pour créer de grands panoramas, les photographes réalisent de plus en plus d’images nocturnes même s’ils ne sont pas des spécialistes en astronomie. La Voie lactée n’échappe pas à cet engouement ; mais si les étoiles sont à la portée de tout photographe bien équipé, encore faut-il qu’il choisisse son premier plan avec soin.

Le photographe chinois Haitong Yu est l’auteur de ce superbe panorama réalisé depuis la Grande Muraille de Chine. Continuer la lecture

La comète C/2017 E4 Lovejoy est bien plus brillante que prévu

Découverte le 9 mars dernier par l’astronome amateur Terry Lovejoy, C/2017 E4 Lovejoy s’avère beaucoup plus brillante que ce qui était attendu.

Si vous vous intéressez à l’actualité astronomique, le nom de Lovejoy ne vous est sans doute pas inconnu. Terry Lovejoy est un astronome amateur australien qui vient de débusquer le 9 mars dernier sa sixième comète, C/2017 E4 Lovejoy. On lui doit en particulier la découverte de C/2011 W3 Lovejoy qui avait surpris tout le monde en survivant à un passage à seulement 140.000 kilomètres du Soleil le 16 décembre 2011 avant d’aller illuminer le ciel de l’hémisphère sud.

C/2017 E4 Lovejoy aurait pu être une modeste comète tout comme   C/2014 Q2, mais voilà que son éclat a fortement augmenté : elle est actuellement 600 fois plus brillante qu’au moment de sa découverte (voir ci-dessus la superbe image réalisée par Fritz Helmut Hemmerich) ! Continuer la lecture