Bien choisir son premier télescope

Le choix d’un premier télescope est toujours délicat : comment ne pas se tromper ? Je me propose de vous guider dans votre recherche.

Le grand saut :

C’est décidé, vous allez acquérir votre premier télescope ! Vous connaissez les constellations que vous repérez sans souci. Explorer le ciel nocturne avec une paire de jumelles ne vous fait pas peur. Vous avez peut-être même déjà pointé la Lune et les planètes avec une longue-vue. La passion s’est installée progressivement, et maintenant vous avez envie de franchir le pas. Désormais, c’est vers les télescopes que vous lorgnez. Mais voilà : comment s’y retrouver devant la multitude des instruments proposés ? Comment être sûr que ce premier télescope sera facile à utiliser ?

Un bon télescope est un télescope que l’on sort souvent ! © Jean-Baptiste Feldmann

On ne compte plus les instruments d’astronomie qui ont découragé leurs acquéreurs, trop complexes à monter et à régler. Je vais donc vous donner quelques pistes pour vous guider dans votre choix.

Les points importants :

À juste raison, on dit souvent qu’un bon télescope est un télescope que l’on sort souvent. Pour ne pas être déçu par votre premier instrument astronomique, voici donc quelques éléments qu’il me semble nécessaire de prendre en compte :

  • le diamètre : optez pour un miroir compris entre 130 et 150 millimètres de diamètre. C’est bien suffisant pour faire de très nombreuses observations, pour un coût et un encombrement raisonnables
  • le principe optique : il existe différents types de télescopes. Après plusieurs décennies de pratique, je recommande fortement les télescopes de type Schmidt-Cassegrain ou Maksutov-Cassegrain. Il s’agit d’une combinaison optique qui permet d’avoir un tube très compact. La différence entre les deux modèles concerne la lame correctrice située à l’avant, mais le principe reste le même. L’optique est réglée une fois pour toutes, vous n’avez pas à y toucher  :
La conception optique des télescopes de type Schmidt-Cassegrain ou Maksutov-Cassegrain en fait des instruments particulièrement compacts.  © Stelvision
  • la monture : ce type de télescope est en général proposé sur une monture altazimutale. C’est une monture légère, peu encombrante, équipée d’un système de pointage (appelé Go-To) et de moteurs. Une raquette de commande vous permet de choisir l’astre que le télescope va ensuite pointer et suivre automatiquement.
Le budget :

Vous l’aurez sans doute compris, c’est ce genre de télescope qui a ma préférence désormais. Il m’accompagne dans toutes mes sorties nocturnes ! Et le prix, me direz-vous ? Au moment de la rédaction de cet article, comptez 700 euros pour un modèle de 127 millimètres de diamètre, 1.100 euros pour le 150 millimètres :

Un tube compact, une optique de qualité, une monture motorisée légère et stable, une raquette de commande pour pointer les astres : les télescopes de type Schmidt-Cassegrain ou Maksutov-Cassegrain représentent le meilleur rapport qualité /prix pour se lancer sérieusement. © Celestron

C’est le prix pour un instrument qui vous apportera beaucoup de plaisir. Léger et facilement transportable (moins de 8 kilos pour le 150 millimètres), performant, autonome si vous y glissez un jeu de piles rechargeables, ce télescope devrait vous combler ! Certes plus cher que d’autres modèles de diamètre équivalent, le Cassegrain est véritablement le couteau suisse de l’astronomie. Il s’utilise aussi bien pour observer la Lune, les planètes, les amas d’étoiles, les nébuleuses ou les galaxies.

Si vous avez besoin de conseils supplémentaires avant de faire un achat, n’hésitez pas à laisser un commentaire en dessous de cet article ; j’y répondrai avec plaisir !

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