Comment photographier les planètes avec un petit télescope

Réaliser de belles images avec un petit télescope ? C’est possible ! Rencontre avec James Dias, un astronome amateur qui aime les défis.

La tête dans les étoiles :

À 53 ans, James Dias (sa page Facebook) regarde toujours le ciel avec des yeux d’enfant. Lui qui petit voulait devenir astronome ou astronaute a gardé intact son émerveillement pour l’espace. Il y a un peu plus de deux ans, il a décidé de se lancer dans la photographie du ciel nocturne sans se ruiner. Une démarche courageuse, sachant qu’il habite dans le centre-ville de Toulon et ne peut observer que d’une fenêtre la plupart du temps !

Depuis son enfance, James Dias aime regarder le ciel. Aujourd’hui, il est capable de le photographier avec un petit télescope. © James Dias

La plupart des astronomes vous diront qu’un gros télescope installé dans un site dégagé est indispensable en astrophotographie. En particulier pour l’imagerie planétaire, domaine très exigeant qui demande un instrument parfaitement réglé et une atmosphère calme.

Patience et apprentissage :

Quand on regarde les clichés réalisés par James Dias, on ne peut s’empêcher de penser à la formule attribuée à l’écrivain américain Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». L’astronome toulonnais est en effet passé maître dans l’art de photographier Saturne, Jupiter ou encore la Lune depuis sa fenêtre.

James Dias photographie les planètes depuis sa fenêtre. © James Dias

Il nous explique sa démarche : ” Je voulais un télescope principalement dédié à l’observation planétaire, avec une optique performante. J’ai opté pour un petit Maksutov-Cassegrain, un Celestron 127 SLT Nexstar Goto (589 euros). Ayant découvert les images planétaires d’autres astronomes amateurs, j’ai eu envie de m’y mettre. Après quelques lectures et visionnages de tutoriels (ceux de La Chaîne Astro par exemple), j’ai acheté une caméra ZWO ASI 290 MC couleur non refroidie (360 euros), un filtre IR-UV Cut Baader (59 euros) ainsi qu’un correcteur de dispersion atmosphérique ADC ZWO (140 euros). Pour traiter mes images, j’ai choisi AutoStakkert, très simple à mettre en œuvre pour faire le tri des bonnes images puis les empiler. Le résultat final est ensuite optimisé avec le logiciel Astrosurface “.

Les clichés obtenus prouvent que James Dias a réussi son pari. De quoi donner des idées à ceux qui voudraient se lancer dans la photographie planétaire !

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7 réflexions sur “ Comment photographier les planètes avec un petit télescope ”

  1. Superbes photos ! J’ai le même Maksutov 127mm monté également sur cette monture altazimutale. J’ai réalisé quelques photos en afocale, sans atteindre une telle définition.

    1. Merci pour vos compliments. Un peu de chance associée à de bonnes conditions atmosphériques m’ont aidé. La patience, la ténacité et l’envie ont fait le reste. J’espère pouvoir partager encore et encore ce nouveau plaisir. Merci.

  2. Je ne vois pas bien l’intérêt d’observer le ciel sur son PC, autant télécharger des images d’Hubble…
    A mon avis, rien ne vaut l’excitation de l’observation directe.

    1. Donc si tu vois un jour un monument, par exemple la maison blanche, tu ne prendras aucune photo car il en existe sur internet?

    2. Bonsoir, j’ai autant de plaisir à pratiquer les deux. Les objectifs ne sont pas les mêmes. Il faut aimer la photographie aussi. Je ne peux pas aller le faire à quelques encablures de Jupiter et Saturne. Alors je me fais plaisir autrement. Les goûts et les couleurs… Bonnes observations à vous.

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