Archives pour l'étiquette Pleine Lune

Le retour du croissant de Lune avant la Super Lune bleue

Le 19 janvier le jeune croissant de Lune faisait son retour en soirée, 12 jours avant la Super Lune bleue du 31 janvier dont on parle déjà beaucoup.

Le vendredi 19 janvier les nuages se sont fait discrets pendant quelques heures en fin de journée. Lavé par des pluies régulières depuis plus d’une dizaines de jours en Bourgogne, le ciel s’était paré d’un joli bleu rehaussé par la présence d’un mince croissant de Lune accompagné de sa lumière cendrée, un spectacle que nous avons salué en musique par une petite mise en scène (la geisha du 24 septembre se transformant pour l’occasion en joueuse de harpe).

Cette nouvelle lunaison qui débute sera marquée le 31 janvier par une Super Lune bleue : les médias en parlent déjà beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Continuer la lecture

Une Super Lune, ça existe ou pas ?

Le débat refait surface régulièrement lorsque la Pleine Lune est proche de son périgée : peut-on parler de Super Lune ? Éléments de réponse.

En raison de son orbite elliptique, la Lune n’est pas toujours à la même distance de la Terre. Au plus près, le périgée, cette distance est de 356.700 km ; au plus loin, l’apogée, la Lune se trouve à 406.300 km. Cette variation de distance induit automatiquement une variation du diamètre lunaire apparent qui oscille entre 29,5 minutes d’arc à l’apogée et 33,5 minutes d’arc au périgée, soit une différence de 12%. Au fil des lunaisons cette variation du diamètre apparent lunaire concerne donc toutes les phases de notre satellite naturel (croissant, Quartier, Lune gibbeuse…) sans que personne ne s’en émeuve… sauf quand le périgée coïncide avec la Pleine Lune (laquelle a lieu lors de l’alignement Soleil-Terre-Lune, un phénomène appelé syzygie).

Pour les astronomes cette coïncidence entre Pleine Lune et plus petite distance à la Terre est donc logiquement appelée phénomène de périgée-syzygie, un terme qui avouons-le n’est pas très sexy et ne risque pas d’inciter le grand public à lever les yeux au ciel.  Continuer la lecture

Une Super Lune pour le jour de l’An

Le premier jour de 2018 coïncidait avec la plus grosse Pleine Lune de l’année, la Super Lune. Un rendez-vous incertain en raison de la tempête Carmen. 

Super Lune est le terme utilisé pour désigner les plus grosses Pleines Lunes, celles qui se produisent autour du périgée. Notre satellite naturel ayant une orbite elliptique autour de la Terre, sa distance peut fluctuer de 356.000 à 406.000 km environ, ce qui se traduit par une variation de son diamètre apparent de près de 13%. Cette différence de taille apparente n’est pas discernable à l’œil nu mais peut être visualisée à l’aide d’un montage photographique comme ci-dessous (à gauche la Pleine Lune au périgée, à droite à l’apogée).

Ce 1er janvier nous avions donc rendez-vous avec la plus grosse Pleine Lune de l’année (celle du 3 décembre était légèrement plus petite) , mais l’observation du phénomène a été compliquée par la tempête Carmen.   Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de janvier 2018

En janvier 2018 il y aura de quoi lever les yeux au ciel : une nouvelle Super Lune, des rapprochements apparents entre planètes et même une Lune bleue.

Cette nouvelle année va nous apporter son lot de spectacles célestes, la plupart accessibles à l’œil nu ou muni d’une simple longue-vue. Rapprochements entre la Lune et les planètes, éclipses, pluies d’étoiles filantes, explorations lunaires avec un petit instrument (la dernière nous a entraîné dans le Golfe des Iris), il y en aura pour tous les goûts.

La Lune reste un sujet de choix pour débuter en astronomie. © Jean-Baptiste Feldmann

On commence donc avec les phénomènes astronomiques à ne pas manquer en janvier 2018.

  • 2 janvier : la première Pleine Lune de l’année est aussi la plus grosse. Tout juste remis de votre réveillon, vous devrez braver le froid (lire avant les 5 conseils pour observer sans avoir froid) pour admirer notre satellite naturel dont le diamètre apparent sera de 33,5 minutes d’arc, un peu plus que la Super Lune de 2017 le mois dernier. À suivre à l’œil nu.
  • 3 janvier : pluie d’étoiles filantes des Quadrantides, l’une des plus importantes de l’année ; malheureusement la présence du lampadaire lunaire ne permettra de voir que les plus brillants météores. À suivre à l’œil nu.
La précédente Super Lune avait lieu le 3 décembre. © Jean-Baptiste Feldmann
  • 4 janvier : la Lune gibbeuse passe la nuit à côté de Régulus, la plus brillante étoile de la constellation du Lion. À suivre dans une paire de jumelles.   
  • 4 janvier : découverte le 2 octobre dernier, la comète Heinze (C/2017 T1) passe à 33 millions de kilomètres de la Terre. Sa magnitude devrait être proche de 9. Attendez les nuits sans Lune pour la rechercher en vous aidant de la carte ci-dessous.  À suivre dans une longue-vue ou un télescope. 

  • 7 janvier : vous pourrez découvrir à l’aube le rapprochement serré entre les planètes Jupiter et Mars (12′ d’écart apparent). La planète géante gazeuse est actuellement 20 fois plus brillante que la Planète rouge mais cette dernière ne cesse de se rapprocher de la Terre jusqu’à sa spectaculaire opposition le 27 juillet 2018. À suivre à l’œil nu.
  • 13 janvier : nouveau rapprochement planétaire à l’aube, cette fois-ci beaucoup plus délicat à observer entre Saturne et Mercure. Deux jours plus tard le vieux croissant de Lune sera à moins de 3° apparents. À suivre dans une paire de jumelles.   
Un précédent rapprochement planétaire entre Vénus et Mars. © Jean-Baptiste Feldmann
  • 17 janvier : Nouvelle Lune. C’est au cours des soirées qui précèdent la Nouvelle Lune qu’on peut le mieux admirer les constellations du ciel hivernal comme la majestueuse constellation d’Orion ou encore le Triangle d’hiver. Pour vous orienter dans le ciel, pensez à consulter la carte du ciel interactive de StelvisionÀ suivre à l’œil nu.
  • 31 janvier : deuxième Pleine Lune dans un même mois qui porte le nom de Lune bleue. Cette particularité s’est produite en juillet 2015 et se renouvellera en mars 2018. À suivre à l’œil nu.
La constellation Orion se dessine au-dessus de la Méditerranée. © Jean-Baptiste Feldmann

J’en profite pour vous dire que CIELMANIA, qui fêtera ses 4 ans d’existence au mois de mai, va passer d’ici quelques jours le cap des 1.000 articles. Si vous aimez le contenu de ce blog, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux, avec votre entourage ou même vos élèves ! Merci d’avance.

La Pleine Lune de juillet se lève au milieu des orages

De nombreux orages et de fortes précipitations ont marqué le second weekend de juillet, à l’occasion de la Pleine Lune.

La Pleine Lune de juillet (cette année elle se produisait le 9 à 4 h 07 dans la constellation du Sagittaire) porte différents noms : Pleine Lune de l’orignal, du cerf ou du tonnerre. C’est bien sûr ce troisième nom qui correspond le mieux à cette image réalisée dans la soirée du 10 juillet, alors qu’un nouveau front orageux traversait la Bourgogne du SUD-OUEST au NORD-EST.

Ce cliché (qui est en réalité l’addition d’une dizaine de prises de vues) a été réalisé depuis les hauteurs de Nuits-Saint-Georges avec une focale de 35 mm (poses de 15 à 30 sec à 100 iso). Continuer la lecture

Nuits-Saint-Georges, le regard tourné vers le ciel

Le n° 54 de la revue Bourgogne Magazine met à l’honneur Nuits-Saint-Georges sous les étoiles (et la Lune) avec quelques-unes de mes images. 

Nuits-Saint-Georges est une petite ville de Bourgogne qui a le regard tourné vers la Lune depuis 1971. Cette année-là, sur une idée du sénateur-maire de la ville Bernard Barbier, les astronautes de la mission Apollo 15 (David Scoot, Alfred Worden et James Irwin) déposèrent une étiquette de la cuvée Terre-Lune de 1969 sur le bord d’un cratère lunaire qu’ils baptisèrent cratère Saint-Georges.

Un coup de pub génial, comme je le rappelle dans le n° 54 de Bourgogne Magazine qui m’ouvre ses colonnes pour évoquer les liens entre Nuits-Saint-Georges et l’espace.   Continuer la lecture

Pourquoi la Lune nous semble-t-elle plus grosse à l’horizon ?

Proche de l’horizon, la Lune nous paraît énorme alors que son diamètre apparent n’a pas changé. Notre cerveau est responsable de ce mirage perceptif.    

À chaque Pleine Lune, les témoins sont formels : notre satellite naturel leur semble énorme quand il est posé sur l’horizon. Une impression trompeuse que semblent confirmer certains clichés, comme par exemple celui réalisé par le photographe grec Elias Chasiotis en juillet 2015 montrant la Pleine Lune se lever derrière le temple de Poséidon au cap Sounion (image ci-dessous). Même impression quand on visionne la vidéo de Luke Taylor (un lever de la Pleine Lune depuis Byron Bay, à la pointe du continent australien) ou celle de Daniel Lopez (un coucher de la Pleine Lune derrière le pic du Teide, le plus haut volcan d’Espagne sur l’île de Tenerife).

Ce curieux phénomène est ce qu’on appelle un mirage perceptif dont notre cerveau est responsable. Continuer la lecture

Le 12 janvier, admirez la Pleine Lune des loups

Sortez couvert pour profiter de la Pleine Lune des loups, première Pleine Lune de l’année qui passera la nuit entre les Gémeaux et le Cancer.

La Pleine Lune de janvier porte traditionnellement le nom de Pleine Lune des loups ou de Pleine Lune de la glace : vous l’aurez compris, c’est l’une des plus froides de l’année dans l’hémisphère nord. Ce n’est pas une raison pour s’en priver, il suffit juste de bien se couvrir en suivant nos 5 conseils pour observer sans avoir froid.

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Comme la Pleine Lune de décembre (la voici qui se lève sur Rome) , la Pleine Lune de janvier est au plus haut dans le ciel (déclinaison supérieure à 18°) ; il lui faut plus de 14 heures pour parcourir la voûte étoilée d’EST en OUEST. Continuer la lecture

Surveillez l’essaim météoritique des Quadrantides

Si le ciel est dégagé, l’essaim météoritique des Quadrantides devrait nous offrir un joli spectacle pour bien commencer cette nouvelle année.

Le début du mois de janvier est traditionnellement propice à l’observation des étoiles filantes. C’est en effet durant les cinq premières nuits de l’année que la Terre traverse l’essaim météoritique des Quadrantides.

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Les météores portent le nom de la constellation dont ils semblent jaillir, la constellation du Quadrant Mural qui n’existe plus aujourd’hui (entre les constellations d’Hercule, du Bouvier et de la Grande Ourse). Continuer la lecture

Rétrospective : les spectacles célestes de 2016

L’année 2016 prendra fin dans quelques, jours, l’occasion de revenir sur les spectacles célestes que j’ai pu admirer aux quatre coins de la France. 

Comme je l’avais fait en 2013 et en 2015, je vous propose un diaporama des principaux spectacles célestes que j’ai photographiés au cours de l’année qui s’achève. Une nouvelle fois j’ai fait appel à Valère Leroy pour la musique (découvrez ses compositions sur Space-music) avec un superbe morceau intitulé Another Star (dans lequel il est accompagné à la guitare par Daniel Desfeux).

Tout commence par quelques selfies sous la Lune en Auvergne au bord du lac des Hermines, dans la calanque de Port-Miou, en Bourgogne au pied d’éoliennes et à côté d’une cabotte ou encore dans le Haut Beaujolais à l’occasion d’un festival de planètesContinuer la lecture

Filé d’étoiles sur l’église Saint-Symphorien en Bourgogne

Et si pour une fois on tournait le dos à la Pleine Lune pour découvrir le paysage ? Exemple avec l’église Saint-Symphorien à Nuits-Saint-Georges.

Si vous suivez régulièrement les articles de ce blog, l’église Saint-Symphorien à Nuits-Saint-Georges ne vous est pas inconnue. Elle entre souvent dans la composition de mes images, comme quand Vénus, Mars et Jupiter s’étirent le long de l’écliptique ou lorsqu’il s’agit de découvrir Orion, un vaniteux chasseur au milieu des étoiles. Parfois je zoome sur son clocher lorsque le coq regarde le croissant de Lune.

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Construite au XIIIe siècle dans le quartier des vignerons, cette église qui mélange styles gothique et roman est entourée d’un vieux cimetière.    Continuer la lecture

La Pleine Lune de décembre se lève sur Rome

La dernière Pleine Lune de l’année a une nouvelle fois inspiré les photographes comme en témoigne cette image prise à Rome, la ville aux sept collines.

Rome n’est la capitale de l’Italie que depuis 1871 mais L’histoire de la Ville éternelle s’étend sur plus de vingt-huit siècles depuis sa fondation mythique par Romulus le 21 avril 753 avant J.-C.

Selon la légende latine, Romulus et son frère jumeau Rémus, fruits d’une liaison interdite entre le dieu Mars et une prêtresse, furent abandonnés sur les bords du Tibre et recueillis par une louve. Une fois adulte, Romulus fut désigné pour fonder la ville qui allait prendre son nom (il en profita au passage pour tuer son frère).

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Il suffit d’admirer la photographie réalisée le 13 décembre par Gianluca Masi (qui ne cherchait pas à voir le lapin sur la Pleine Lune) pour avoir un petit aperçu de la riche histoire de Rome.   Continuer la lecture

Le 14 décembre, cherchez le lapin sur la Pleine Lune

À chaque Pleine Lune vous pouvez vous amuser à retrouver un lapin imaginaire dont la forme du corps épouse les fausses mers lunaires.

Peut-être avez-vous eu la chance d’admirer la Super Lune le mois dernier, la plus proche de la Terre depuis 1948. Si la météo ne vous l’a pas permis, consolez-vous : la Pleine Lune de ce 14 décembre, bien que légèrement plus petite, affiche un diamètre apparent respectable de 33’15, ce qui lui vaut également le titre de Super Lune. Même si la différence d’éclat et de diamètre apparent avec la Lune à l’apogée n’est pas toujours perceptible, ce serait dommage de ne pas profiter de cette occasion pour sortir admirer le spectacle.

La dernière Pleine Lune de l’année 2016, qui passera la nuit dans la constellation du Taureau, vous donnera peut-être l’occasion de repérer le lapin lunaire. Continuer la lecture

Quand la Pleine Lune chapeaute le Mont Saint-Michel

Chaque Pleine Lune est un nouvel émerveillement. La voici mise en valeur lors de son coucher en septembre 2015 au-dessus du Mont Saint-Michel.

Il suffit de consulter la page Facebook de Matthieu Jeanson pour s’en convaincre : ce photographe est un amoureux de la Normandie et tout particulièrement du Mont Saint-Michel qu’il immortalise de jour comme de nuit. Le 28 septembre 2015 Matthieu Jeanson était en poste pour photographier le coucher de la Pleine Lune dans l’axe du Mont.

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Il s’agissait de la Pleine Lune des récoltes (Harvest Moon), surnom que l’on donne à la Pleine Lune la plus proche de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord (qui s’est produit cette année le 22 septembre). Continuer la lecture

Non, la Lune n’est pas blanche à l’horizon !

De nombreuses photographies de la Super Lune qui ont circulé sur les réseaux sociaux sont en réalité des montages maladroits. Explications.

Vous avez sans doute vu passer beaucoup d’images de notre satellite naturel le 14 novembre. Les médias faisant leur une en annonçant la plus grosse Pleine Lune depuis 1948, chacun a voulu immortaliser le phénomène. Mais comme la météo n’était pas très favorable, certains photographes ont créé leurs propres images en intégrant une photo de notre satellite naturel dans un cliché de paysage, souvent en plaçant sur l’horizon une Lune photographiée en plein ciel à une autre occasion. Petit problème : à l’horizon la Lune n’est pas blanche, et voici pourquoi. Continuer la lecture

En vidéo : la Super Lune se lève sur Baïkonour

Depuis le cosmodrome de Baïkonour, le spationaute Thomas Pesquet et ses collègues ont vu se lever la Super Lune derrière la fusée Soyouz.

Créé en 1956 au milieu des steppes arides du Kazakhstan, le cosmodrome de Baïkonour est le centre de lancement spatial le plus actif de la planète avec en moyenne une quinzaine de tirs de fusées chaque année. C’est de là que s’est envolé le 12 avril 1961 celui qui allait devenir le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace, Youri Gagarine.

En attendant que le nouveau cosmodrome de Vostotchny en Sibérie soit entièrement terminé (il redonnera alors à la Russie son indépendance vis-à-vis du Kazakhstan), Baïkonour est toujours le passage obligé de tous les astronautes qui s’élancent vers l’espace.

Ce sera le cas de Thomas Pesquet le 17 novembre. Le spationaute français partira pour une mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en compagnie de l’astronaute de la NASA Peggy Whitson et du cosmonaute russe Oleg Novitskiy. Continuer la lecture

En images : les Terriens ont admiré la Super Lune

Les photographes ont rivalisé d’imagination pour immortaliser la Super Lune exceptionnelle que l’on pouvait admirer les 13 et 14 novembre.

En raison de son orbite elliptique, la Lune n’est pas toujours à la même distance de la Terre. Au plus loin (c’est l’apogée), la Lune est à plus de 406.000 km de nous alors qu’au plus près (c’est le périgée) sa distance n’est plus que de 356.400 km.  Ces variations de distance se traduisent par un diamètre lunaire apparent qui va de de 29,4 à 33,5 minutes d’arc. Le 14 novembre notre satellite naturel se trouvait à 356.546 km de nous à l’occasion de la Pleine Lune du castor (ou du gel), et son diamètre apparent était de 33’52. Une aussi courte distance ne s’était pas produite depuis le 26 janvier 1948 et n’aura plus lieu avant le 25 novembre 2034.

Mais quelle différence perçoit-on entre une Pleine Lune à l’apogée et une Super Lune au périgée ? Sachez que dans le second cas le disque lunaire est environ 14 % plus grand et 30 % plus lumineux.

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Sur toute la planète les photographes ont essayé d’immortaliser cette Super Lune quand la météo leur en a offert la possibilité. Certains avaient choisi de zoomer au maximum avec la Lune derrière un premier plan éloigné, d’autres ont préféré intégrer notre satellite naturel dans un plan large, plus proche de ce qu’on percevait à l’œil nu.

Si vous n’avez pas pu profiter de ce spectacle, sachez que nous aurons droit le 14 décembre prochain à une autre Super Lune légèrement plus petite mais sans aucun doute aussi belle !

Admirez la plus grosse Pleine Lune depuis 1948

Découvrez tous nos conseils pour admirer et photographier une énorme Pleine Lune les 13 et 14 novembre, un spectacle à la portée de tous.

Lorsque le diamètre apparent de la Pleine Lune dépasse 33 minutes d’arc, on parle de Super Lune. Cette année il y en a 3. La première a eu lieu le 16 octobre (c’était la Pleine Lune des chasseurs) : Séléné se trouvait alors à 358.485 km de la Terre, soit un diamètre apparent de 33’18. La seconde, la plus grosse Pleine Lune de l’année, est attendue le 14 novembre : notre satellite naturel sera à 356.546 km de nous à l’occasion de la Pleine Lune du castor ou du gel et son diamètre apparent sera de 33’52.

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Une distance aussi courte entre la Pleine Lune et nous ne s’était pas produite depuis le 26 janvier 1948 et n’aura plus lieu avant le 25 novembre 2034. Continuer la lecture

1er novembre : retour du croissant de Lune au crépuscule

C’est un jeune croissant de lune âgé de 48 heures environ qui était posé sur l’horizon dans la soirée du 1er novembre, promesse d’une nouvelle lunaison. 

Le premier jour de ce mois de novembre a été marqué par le retour d’un jeune croissant de Lune sur l’horizon OUEST, accompagnant à bonne distance la brillante planète Vénus (les deux astres seront un peu plus proches les deux prochaines soirées). Sur cette image réalisée avec un boîtier Finepix HS20 et un zoom de 720 millimètres de focale, on commence à distinguer légèrement la lumière cendrée sur le reste du disque lunaire mais vous pourrez l’admirer beaucoup mieux pendant les soirs à venir avec une Lune qui se dégagera des lueurs du crépuscule.

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Cette avant-dernière lunaison de l’année nous offrira un spectacle à ne pas manquer : lors de la prochaine Pleine Lune le 14 novembre (ce sera la Pleine Lune du castor ou du gel), la distance qui nous séparera de notre satellite naturel sera la plus courte depuis le 26 janvier 1948. Continuer la lecture

Pleine Lune dans l’ombre du Mauna Kea

Étonnante photographie que celle réalisée par Greg Chavdarian depuis le sommet du Mauna Kea dans l’ombre duquel brille la Pleine Lune. 

Le Mauna Kea est un volcan bouclier endormi âgé de près d’un million d’années. Situé sur l’île d’Hawaii, il culmine à 4.207 mètres d’altitude et sa dernière éruption remonte à environ 4.500 ans. Son sommet, régulièrement au-dessus des nuages, offre l’un des meilleurs sites d’observations astronomiques de l’hémisphère nord et accueille un Observatoire.

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Quand Greg Chavdarian est arrivé au sommet du Mauna Kea dans la soirée du 15 octobre, au-dessus d’une mer de nuages, ce n’est pas l’Observatoire qui a attiré son regard, mais plutôt la Pleine Lune qui se levait sur l’horizon juste dans l’ombre du volcan endormi. Le Soleil, très bas lui aussi, était situé à l’opposé, dans le dos de l’observateur.  Continuer la lecture