Archives pour l'étiquette Chili

Au Chili, l’arche de la Voie lactée surplombe le Salar d’Atacama

Au Chili, des myriades d’étoiles de la Voie lactée se reflètent la nuit dans les rares lagons qui parsèment le Salar d’Atacama.

Du sel et des étoiles :

Le Salar d’Atacama est le plus grand dépôt salin du Chili. Il est situé dans la région d’Antofagasta, à une trentaine de kilomètres au sud de la ville de San Pedro de Atacama. Le sel s’est accumulé dans une dépression alimentée par les précipitations qui descendent de la Cordillère des Andes. L’eau ne peut s’échapper de cette cuvette que par évaporation ou infiltration. Le Salar d’Atacama est également l’un des plus grands gisements de lithium du monde.

C’est dans cette région aride et sèche qu’on trouve de petites oasis d’eaux douces et profondes. Ojos Del Salar sont deux lagons circulaires qui font penser à des yeux, d’où leur nom. Ils sont entourés de sel et de quelques prairies parcourues par les renards et les flamants roses. L’astrophotographe portugais Miguel Claro (voir son site) a choisi l’un de ces lagons pour y réaliser une étonnante image nocturne. En format portrait, l’image donne l’impression qu’un œil géant regarde la Voie lactée, particulièrement lumineuse.

À savoir :

Dans le petit monde de la photographie astronomique, il est des noms qui reviennent régulièrement. Celui de l’astrophotographe portugais Miguel Claro en fait partie : on ne compte plus le nombre de ses magnifiques images publiées dans les revues (National Geographic, Ciel et Espace, Astronomy…) et sur les sites spécialisés (APOD…). Il est également l’astrophotographe officiel de la “Dark Sky Alqueva Reserve (qu’il gère avec l’aide de son amie Apolónia Rodrigues), première Réserve touristique de ciel étoilé au monde.

L’astrophotographe Miguel Claro présente ses photographies. © Jean-Baptiste Feldmann

Il est enfin l’auteur de deux beaux livres, “Astrofotografia – Imagens à luz das estrelas” et “Dark Sky Alqueva – O Destino das Estrelas / A Star Destination”. Il est aussi ambassadeur photo pour l’ESO et membre du collectif TWAN.

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Au Chili, l’éclipse de Soleil s’est terminée dans l’océan

Le 30 avril, une éclipse partielle de Soleil était observable en Amérique du Sud. Le spectacle s’est achevé dans l’océan Pacifique.

Lointaine éclipse :

Il fallait se rendre au bord de l’océan Pacifique pour assister à l’éclipse partielle de Soleil du 30 avril 2022. Ce phénomène est beaucoup moins spectaculaire qu’une éclipse totale de Soleil (lire à ce sujet le récit d’un chasseur d’éclipses). De nombreux photographes avaient cependant fait le déplacement. Installés au Chili ou en Argentine, ils ont pu voir le Soleil peu à peu grignoté par la Lune. Au maximum, 40% du disque solaire était masqué. Joerg Schoppmeyer a immortalisé le Soleil éclipsé lorsqu’il plongeait dans l’océan Pacifique :

Le Soleil partiellement éclipsé plonge dans l’océan le 30 avril 2022. © Joerg Schoppmeyer
Atmosphère, atmosphère :

Cette image nous montre plusieurs phénomènes provoqués par l’épaisseur de l’atmosphère terrestre à l’horizon. Il y a bien sûr la couleur du Soleil qui passe du jaune à l’orange : plus on descend et plus la dispersion des couleurs est importante, le rouge étant moins dévié que le bleu. Autre conséquence de la dispersion et de l’absorption des couleurs dans l’atmosphère, l’apparition d’un léger rayon vert contre le bord lunaire. Remarquez également que la turbulence déforme les bords de la Lune et du Soleil. Notez enfin que plusieurs taches solaires sont visibles sur notre étoile.

À ne pas manquer :

Nous n’aurons pas besoin d’aller si loin le lundi 16 mai prochain. Ce jour-là, une belle éclipse totale de Lune sera observable à l’aube en France. Nous verrons la Lune se coucher éclipsée sur l’horizon Sud-Ouest, ce qui permettra de belles compositions photographiques avec le paysage. Le site Stelvision vous donne toutes les informations nécessaires concernant le déroulement de cette éclipse.

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Le volcan chilien Villarrica en activité sous la Voie lactée

Le photographe Tomas Slovinsky a immortalisé une magnifique Voie lactée au-dessus du volcan chilien Villarrica en pleine activité.

Un volcan très actif :

Des nombreux volcans chiliens, le Villarrica est l’un des plus agités. Culminant à 2.847 mètres d’altitude dans la Cordillère des Andes, il est situé à 750 kilomètres au Sud de la capitale, Santiago. Chez les Mapuches, un peuple réparti entre le Chili et l’Argentine, on l’a surnommé Rucapillán, ce qui signifie “la maison du Grand Esprit”. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un Esprit colérique ! Les éruptions y sont spectaculaires (du même type que sur le Stromboli), et la dernière s’est produite en 2020. Un lac de lave se forme par intermittence dans le cratère sommital.

Le volcan chilien Villarrica sous la Voie lactée. © Tomas Slovinsky

C’est la lueur émise par ce lac incandescent que le photographe Tomas Slovinsky a voulu saisir la nuit. Il a attendu que la Voie lactée soit positionnée dans le prolongement du volcan.

La Voie lactée en majesté :

Au milieu des étoiles innombrables (la pollution lumineuse est inexistante dans cette région), plusieurs nébuleuses en émission apparaissent en rouge. Il s’agit de grands nuages dont le gaz est ionisé par la présence d’étoiles chaudes à proximité. Juste au-dessus du sommet du volcan, on remarque une importante zone sombre au milieu des étoiles. Cette région céleste obscure située à 600 années-lumière est surnommée le Sac à Charbon. Le cliché réalisé par Tomas Slovinsky fait partie des 10 plus belles photos de la Voie lactée racontées par leurs auteurs. Et il en rappelle un autre, celui du volcan de Fuego en éruption sous la Voie lactée.

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ALMA : portrait d’un radiotélescope géant sous la Voie lactée

Au Chili, les 66 antennes d’ALMA scrutent les disques de gaz et de poussière qui entourent de jeunes étoiles, à la recherche d’exoterres.

Un radiotélescope géant :

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique. Il se situe au Chili, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisé par l’ESO, il se compose de 66 antennes de 12 et 7 m de diamètre. Elles se déploient sur 16 km de façon à simuler un radiotélescope géant. Mais nous n’en voyons qu’une infime partie sur ce cliché.

Les antennes du radiotélescope ALMA sous la Voie lactée. © P. Horálek/ESO

L’ensemble est situé dans le désert d’Atacama, près de la ville chilienne de San Pedro de Atacama, sur le plateau de Chajnantor. Continuer la lecture

L’ESO fête les 50 ans de son observatoire de La Silla

Le plus ancien observatoire de l’ESO (Observatoire Européen Austral), celui de La Silla dans les Andes chiliennes, fête ses 50 ans.

Un ciel exceptionnel :

À 600 kilomètres au nord de Santiago du Chili, l’ESO a inauguré en 1969 son premier observatoire, La Silla. Celui-ci est construit à 2.400 mètres d’altitude. Un choix de l’Observatoire Européen Austral mûrement réfléchi puisque l’endroit est réputé pour la qualité de ses nuits. Vous pouvez même aller le vérifier par vous-même ! Pour cela il vous suffit de faire appel à une agence d’astrotourisme comme Terre Constellée.

L’Observatoire de La Silla dans les Andes chiliennes. © ESO

Absence de pollution lumineuse, ciel dégagé la plus grande partie de l’année (mais il neige parfois) et très faible humidité sont les atouts de cette région. Le ciel est tellement noir que les astronomes ont régulièrement l’occasion d’admirer l’airglow, un phénomène de chimiluminescence. Continuer la lecture

Rotation d’étoiles autour du pôle sud céleste

L’un des photographes de l’ESO a réalisé une rotation d’étoiles centrée sur le pôle sud céleste depuis l’Observatoire de la Silla au Chili.

C’est à 2.400 mètres d’altitude, à 600 kilomètres au nord de Santiago du Chili, que l’Observatoire Européen Austral (ESO) a implanté l’Observatoire de La Silla et ses premières coupoles dans les années 1960. Le plus gros télescope hébergé sur ce site a un diamètre de 3,6 mètres. L’ESO dispose en outre d’un site au Paranal (toujours au Chili, à 2.600 mètres d’altitude, à 130 km au sud d’Antofagasta) qui héberge ses 4 télescopes géants VLT.

Le photographe Petr Horálek (connu aussi pour ses superbes images du ciel nocturne dans le désert du Kalahari) s’est rendu à La Silla pour y réaliser une rotation d’étoiles centrée sur le pôle sud céleste. Continuer la lecture

En vidéo : le LSST (Large Synoptic Survey Telescope)

Le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) sera l’un des télescopes les plus puissants du monde dans les années 2020. Présentation en vidéo.

Les chiffres annoncés pour le LSST donnent le vertige : ce télescope de 8,4 mètres de diamètre (actuellement en construction au Chili), équipé de la plus puissante caméra numérique jamais réalisée, devrait être capable de photographier la totalité du ciel visible de l’hémisphère sud en seulement 3 nuits en prenant une image de 9,6 degrés carrés (soit 47 fois la taille de la Pleine Lune) toutes les 20 secondes !

Chaque portion du ciel sera observée en moyenne 80 fois par an pendant 10 ans, à raison de 30 téraoctets de données collectées chaque nuit. Cette vidéo de Guillaume Doyen nous permet de découvrir cet incroyable télescope.  Continuer la lecture

Les antennes d’ALMA en vert sous la Voie lactée

Au Chili, les 66 antennes d’ALMA scrutent les disques de gaz et de poussière qui entourent de jeunes étoiles, à la recherche d’exoterres.

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique installé sur le plateau de Chajnantor, au Chili, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisé par l’ESO, il se compose de 66 antennes de 12 et 7 m de diamètre qui se déploient sur 16 km de façon à simuler un radiotélescope géant.

L’ensemble est situé dans le désert d’Atacama, près de la ville chilienne de San Pedro de Atacama, sur le plateau de Chajnantor. Continuer la lecture

Lancement de la fabrication du cinquième miroir du GMT

La fabrication du cinquième des sept miroirs principaux du GMT (Giant Magellan Telescope) débute, alors que la construction de l’observatoire est en cours. 

Financé principalement par de grandes universités américaines, le GMT (Giant Magellan Telescope) sera installé dans le désert d’Atacama au Chili où la construction de l’observatoire a commencé depuis deux ans.

Avec l’E-ELT (pour European Extremely Large Telescope) construit au Chili par l’ESO et le TMT (pour Thirty Meters Telescope) qui trouvera sa place au sommet du Mauna Kea à Hawaï, le GMT est le troisième télescope géant terrestre qui va révolutionner le monde de l’astronomie au cours des deux prochaines décennies. Continuer la lecture

MATISSE, l’instrument français qui va équiper le VLT

C’est à l’Observatoire de Nice qu’a été construit MATISSE, un instrument qui va permettre de combiner les images obtenues par les 4 télescopes du VLT. 

C’est dans le désert chilien d’Atacama que l’Observatoire européen austral (ESO) a décidé d’implanter le Very Large Telescope dans les années 1990 en complément de l’Observatoire de la Silla lancé 30 ans plus tôt. Le VLT est un ensemble de 4 télescopes de 8 mètres de diamètre et de 4 télescopes auxiliaires de 1,8 mètre qui peuvent être utilisés séparément mais qu’on peut aussi coupler dans sa version interférométrique, le VLTI (Very Large Telescope Interferometer).

La technique de l’interférométrie consiste à mélanger les faisceaux provenant de plusieurs télescopes, ce qui permet d’obtenir la résolution d’un instrument virtuel dont le diamètre est égal à la distance séparant les télescopes (dans le cas du VLT cette distance est de 200 m). Continuer la lecture

Pluie de Lyrides au-dessus du désert d’Atacama

Du 16 au 25 avril l’essaim d’étoiles filantes des Lyrides lance ses flèches lumineuses, un spectacle immortalisé par Yuri Beletsky au Chili.

Dans sa course autour du Soleil, notre planète croise des petites poussières abandonnées par des comètes sur leur orbite. En pénétrant dans notre atmosphère, ces poussières se consument et produisent un phénomène lumineux appelé improprement étoile filante. La date de chaque rencontre avec ces nuages de petits débris interplanétaires est bien connue et l’augmentation du nombre d’étoiles filantes qui en découle peut offrir un joli spectacle : c’est le cas pour des essaims comme les Taurides, les Quadrantides ou encore les célèbres Perséides (les essaims portent le nom de la constellation d’où semblent jaillir les étoiles filantes).

Chaque mois permet de suivre un ou plusieurs essaims météoritiques et en avril ce sont les Lyrides dont le pic d’activité se produit autour du 22. Continuer la lecture

L’atmosphère déforme un jeune croissant de Lune

Il s’en passe de belles dans le désert d’Atacama où l’on peut observer les étranges contorsions d’un jeune croissant de Lune à l’horizon.

L’astrophotographe Petr Horálek est l’un des ambassadeurs de l’ESO qui nous régale régulièrement de belles images célestes. Il a par exemple photographié une chapelle tchèque sous la galaxie d’Andromède, une féerie cosmique dans le ciel de La Silla ou encore les beautés du ciel nocturne dans le désert du Kalahari.  Cette fois c’est l’étrange coucher d’un jeune croissant de Lune qu’il a saisi dans le désert d’Atacama au Chili.

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Comment le fin croissant peut-il changer d’apparence et sembler se briser à l’horizon de cette façon ? Continuer la lecture

Chili : des photographes au plus près des étoiles

Rien ne vaut les heures passées sous le ciel nocturne du Chili, depuis l’Observatoire Européen Austral, pour se sentir les rois de l’Univers.

Même si le siège de l’ESO (European Southern Observatory) se trouve à Garching  (Allemagne), les trois observatoires de l’organisation (qui compte quinze états membres) sont tous au Chili. Il y a l’Observatoire de La Silla (où l’ESO a implanté ses premières coupoles dans les années 1960), l’Observatoire du Cerro Paranal (qui héberge le VLT) et l’Observatoire du Llano de Chajnantor où poussent les antennes de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA).

Nous voici au pied du VLT, sous un fourmillement d’étoiles (sans pollution lumineuse, le ciel de l’Observatoire du Cerro Paranal est l’un des plus noirs du monde). Sur une passerelle, l’astrophotographe Babak Tafreshi. Tout comme Stéphane Guisard, Yuri Beletsky ou encore Miguel Claro, Babak Tafreshi (photographié ici par son collègue  Petr Horálek)est l’un des ambassadeurs de l’ESO, un groupe de photographes qui réalisent des images destinées à mettre en valeur les différents sites astronomiques de l’Observatoire Européen Austral et les recherches qui y sont menées.

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Quel est ce nuage stellaire lumineux juste au-dessus de la tête du photographe ? Continuer la lecture

Pétroglyphes sous les étoiles dans le désert d’Atacama

Dans le désert d’Atacama, au Chili, coexistent les instruments très sophistiqués de l’Observatoire Européen Austral (ESO) et des pétroglyphes très anciens.

Des télescopes dans le désert :

Perchés dans les Andes chiliennes, les télescopes de l’ESO sont parmi les plus performants au monde. Là-bas la Voie lactée resplendit comme nulle part ailleurs sous un ciel exempt de toute pollution lumineuse. Seul l’airglow peut atténuer l’éclat des étoiles. Les astronomes disposent d’instruments gigantesques pour sonder l’Univers dans toutes les longueurs d’ondes (VLT, ALMA et bien d’autres…).

Le Very Large Telescope se compose de 4 télescopes de 8,2 mètres de diamètre. © ESO

Ce concentré de technologie ne doit pas nous faire oublier l’histoire du désert d’Atacama, cette terre qui de prime abord semble bien hostile à la vie. Continuer la lecture

Pluie de Géminides dans le ciel du désert d’Atacama

L’astrophotographe Yuri Beletsky a passé la nuit du 13 au 14 décembre à photographier la pluie d’étoiles filantes des Géminides dans le désert d’Atacama.

Parmi les nombreuses trouvailles du télescope spatial infrarouge IRAS figure l’astéroïde (3200) Phaéton. Il a été découvert le 11 octobre 1983 sur des images analysées par les astronomes Simon Green et John K. Davies.

En vidéo : un astéroïde menace-t-il notre planète ?

Phaéton (qui porte le nom du fils d’Hélios, le dieu du Soleil dans la mythologie grecque) est un astéroïde  d’un peu plus de 5 km qui passe tous les 1,4 an à seulement 0,139 Unité Astronomique du Soleil. Le 14 décembre 2093 Phaéton s’approchera relativement près de la Terre (2,9 millions de km).

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L’orbite de (3200) Phaéton correspond à la pluie d’étoiles filantes des Géminides (le radiant de l’essaim se situe dans la constellation des Gémeaux, non loin des étoiles jumelles Castor et Pollux). L’activité de cet essaim est assez récente puisqu’on ne le mentionne que depuis 150 ans, à la différence par exemple des célèbres Perséides dont les premiers rapports d’observation en Chine remontent à l’an 36. Le maximum d’activité des Géminides se produit entre le 12 et le 14 décembre avec un taux horaire qui peut atteindre 75 météores.

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La constellation d’Orion comme vous ne la verrez jamais

En combinant l’usage d’un filtre et une très longue pose photographique, Stanislav Volskiy nous offre une vision inédite de la constellation d’Orion.

Beaucoup d’entre nous ont déjà admiré dans le ciel hivernal la belle constellation d’Orion. Nous connaissons les principaux astres qui délimitent le corps du vaniteux chasseur de la mythologie grecque : ses épaules sont marquées par Bételgeuse et Bellatrix, sa taille est représentée par 3 étoiles alignées et Saïph et Rigel symbolisent ses pieds.  Si nous n’avons pas trop de pollution lumineuse et que nos yeux sont bien habitués à l’obscurité, nous pouvons même distinguer la petite tache diffuse de Messier 42.

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Mais jamais personne ne verra la constellation d’Orion comme sur cette image de Stanislav Volskiy.  Par quelle opération magique cet astrophotographe est-il parvenu à obtenir ces immenses nébulosités multicolores qui métamorphosent la constellation ?

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Stanislav Volskiy a deux atouts ; tout d’abord il dispose d’un petit observatoire automatisé au Chili, au milieu du désert d’Atacama. Cette région, avec un ciel dégagé plus de 300 nuits par an, loin de toute lumière parasite, est un paradis pour astronomes qui ne s’y sont pas trompés puisque les plus grands télescopes de la planète y sont installés ( ALMA, VLT, GMT, E-ELT…). Continuer la lecture

En vidéo : le centre galactique passe au zénith du VLT

Rendez-vous au VLT pour voir passer au zénith la constellation du Sagittaire, direction dans laquelle se trouve le centre de notre galaxie.  

Le Very Large Telescope,  un ensemble de quatre télescopes géants de 8,2 mètres de diamètre (accompagnés de quatre télescopes auxiliaires mobiles de 1,8 mètre), est le fleuron de l’Observatoire Européen Austral (ESO). Ces instruments sont installés sur le Cerro Paranal dans le désert d’Atacama au nord du Chili, à une altitude de 2 635 m.

Alors qu’en France la constellation du Sagittaire est très basse sur l’horizon, elle passe au zénith du VLT, implanté par 24 degrés de latitude sud. C’est d’ailleurs depuis le site du Paranal qu’on a pu réaliser un poster géant du centre galactique de 9 milliards de pixels en utilisant le télescope infrarouge Vista.

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Insolite : un drone survole le Very Large Telescope

Le site emblématique du Very Large Telescope, un ensemble de 4 télescopes géants installés au Chili par l’ESO, a été photographié depuis un quadrirotor. 

Installé dans le désert chilien de l’Atacama au sommet du Cerro Paranal depuis plusieurs décennies, l’Observatoire Européen Austral (ESO) est constitué de nombreux instruments astronomiques parmi les plus puissants du monde qui opèrent sous l’un des ciels les plus purs de la planète.

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Les 4 télescopes qui composent le VLT sont les plus réputés. Ils sont équipés de miroirs primaires de 8,2 mètres de diamètre. Chacun de ces télescopes peut travailler seul, mais on peut aussi les associer à 4 autres télescopes plus petits (1,8 mètre) et mobiles (ils circulent sur des rails) de façon à former un interféromètre géant, le VLTI, capable d’offrir des vues de l’Univers 25 fois plus précises qu’avec un seul des télescopes.

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C/2014 Q1 Panstarrs, la comète qui a croisé la Lune

L’astrophotographe Yuri Beletsky a réalisé une extraordinaire image du rapprochement apparent entre la comète C/2014 Panstarrs et le fin croissant de Lune.

C/2014 Q1 Panstarrs, une comète découverte il y a un an, est passée à 50 millions de km du Soleil le 6 juillet dernier. Depuis cette date elle est légèrement visible (magnitude 4) après le coucher du Soleil juste au-dessus de l’horizon pour les observateurs situés dans l’hémisphère sud.

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Le 17 juillet l’astrophotographe Yuri Beletsky a immortalisé cette comète depuis le Chili alors qu’elle semblait se diriger vers la Lune (l’astre chevelu est en réalité beaucoup plus éloigné que notre satellite naturel).

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Feu vert pour le Giant Magellan Telescope

Troisième plus grand télescope terrestre en projet, le Télescope Géant Magellan GMT va sortir de terre dans le désert d’Atacama au Chili.

Ce sont trois télescopes géants qui vont révolutionner le monde de l’astronomie au cours des deux prochaines décennies : l’E-ELT (pour European Extremely Large Telescope) construit au Chili par l’ESO, le TMT (pour Thirty Meters Telescope) soutenu principalement par les USA et qui trouvera sa place au sommet du Mauna Kea à Hawaï et enfin le GMT.

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Si la conception de l’E-ELT est comparable à celle du TMT (un miroir de 39 m formé de 798 éléments hexagonaux pour le premier, un miroir de 30 m constitué de 492 segments pour le second), le principe du GMT est différent.

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