Archives pour l'étiquette Miguel Claro

Une nuit étoilée au château de Mourão

Dans la Réserve touristique de ciel étoilé d’Alqueva, au Portugal, on peut se laisser enfermer dans le château de Mourão pour y admirer les étoiles.

Mourão est l’une des six principales villes (avec Portel, Reguengos de Monsaraz, Moura, Alandroal et Barrancos) qui se situent à l’intérieur de la première Réserve touristique de ciel étoilé au monde à Alqueva. La « Dark Sky Alqueva Reserve » a vu le jour en 2009 à l’occasion de l’Année mondiale de l’astronomie. Dans une région qui compte en moyenne 286 nuits claires par an et un très faible taux d’humidité, les municipalités se sont engagées à limiter l’éclairage nocturne à l’intérieur d’une zone qui s’étend sur 3.000 km² autour du lac d’Alqueva, plus grand lac artificiel d’Europe.

Le château de Mourão date du Moyen-Âge ; sa construction a sans doute débuté sous le règne de Sancho II (1223-1248). Continuer la lecture

Rencontre avec Miguel Claro, le photographe du Dark Sky

Ses photographies du ciel nocturne ont fait le tour du monde. Rencontre avec Miguel Claro dans son observatoire du Dark Sky au Portugal.

Dans le petit monde de la photographie astronomique, il est des noms qui reviennent régulièrement. Celui de l’astrophotographe portugais Miguel Claro (voir son site) en fait partie : on ne compte plus le nombre de ses magnifiques images publiées dans les revues (National Geographic, Ciel et Espace, Astronomy…) et sur les sites spécialisés (APOD…). Il est également l’astrophotographe officiel de la « Dark Sky Alqueva Reserve » (qu’il gère avec l’aide de son amie Apolónia Rodrigues), première Réserve touristique de ciel étoilé au monde. Il est enfin l’auteur de deux beaux livres, « Astrofotografia – Imagens à luz das estrelas » et « Dark Sky Alqueva – O Destino das Estrelas / A Star Destination ». Il est aussi ambassadeur photo pour l’ESO et membre du collectif TWAN.

C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attendais de le rencontrer au cours d’un voyage organisé par l’agence d’astrotourisme Terre Constellée. Continuer la lecture

Un laser fouille la Voie lactée dans le ciel des Canaries

Au sommet de l’île de La Palma, aux Canaries, le photographe Miguel Claro a surpris le faisceau d’un laser astronomique fouillant la Voie lactée. 

Les îles Canaries sont connues pour la qualité astronomique de leur ciel. Le sommet de l’île de La Palma accueille l’Observatoire du Roque de Los Muchachos dont le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array).

C’est là que Miguel Claro s’est rendu pour réaliser ce panorama de la Voie lactée (un assemblage de plusieurs clichés), sous l’un des ciels les plus noirs de la planète, loin de toute pollution lumineuse. Mais à quoi sert donc ce faisceau laser vert qui s’échappe d’une coupole en file vers les étoiles ? Continuer la lecture

« Clair de Lune » : un photographe inspiré par Beethoven

La sonate pour piano nº 14 de Beethoven écrite en 1801 a inspiré l’astrophotographe Miguel Claro à l’occasion de la Pleine Lune du 11 avril.

Après le Soleil, la Lune est l’astre qui a le plus inspiré les hommes au cours des siècles : les astronomes et les scientifiques bien sûr, mais également les artistes. Poètes, peintres, écrivains, musiciens, ils sont nombreux à avoir rendu hommage à notre satellite naturel.

En 1801, Ludwig van Beethoven, alors âgé de 31 ans,  écrit la sonate pour piano n°14 qu’il dédie à une jeune comtesse dont il semble très amoureux. Amusante coïncidence, un autre grand musicien d’origine allemande poursuit à la même époque une très belle carrière d’astronome en Grande-Bretagne : il s’appelle William Herschel et a découvert Uranus 20 ans plus tôt.

La sonate est renommée « Clair de lune » en 1832 (Beethoven est mort 5 ans plus tôt) par le poète allemand Ludwig Rellstab pour qui elle évoque une barque voguant sous la Lune. Continuer la lecture

Pourquoi la Lune nous semble-t-elle plus grosse à l’horizon ?

Proche de l’horizon, la Lune nous paraît énorme alors que son diamètre apparent n’a pas changé. Notre cerveau est responsable de ce mirage perceptif.    

À chaque Pleine Lune, les témoins sont formels : notre satellite naturel leur semble énorme quand il est posé sur l’horizon. Une impression trompeuse que semblent confirmer certains clichés, comme par exemple celui réalisé par le photographe grec Elias Chasiotis en juillet 2015 montrant la Pleine Lune se lever derrière le temple de Poséidon au cap Sounion (image ci-dessous). Même impression quand on visionne la vidéo de Luke Taylor (un lever de la Pleine Lune depuis Byron Bay, à la pointe du continent australien) ou celle de Daniel Lopez (un coucher de la Pleine Lune derrière le pic du Teide, le plus haut volcan d’Espagne sur l’île de Tenerife).

Ce curieux phénomène est ce qu’on appelle un mirage perceptif dont notre cerveau est responsable. Continuer la lecture

La nébuleuse d’Orion se dévoile sous le ciel noir d’Alqueva

L’astrophotographe Miguel Claro a réalisé une somptueuse image de la célèbre nébuleuse d’Orion depuis la réserve de ciel étoilé d’Alqueva au Portugal.

Tous les observateurs du ciel nocturne vous le diront : La plus belle nébuleuse du ciel est la nébuleuse d’Orion qui se situe dans la constellation du même nom. Cette nébuleuse (qui ressemble à une aile de papillon quand on l’observe dans une paire de jumelles ou une petite lunette astronomique) et qui porte le numéro 42 dans le catalogue de l’astronome français Charles Messier est à l’origine de nombreuses vocations dans le petit monde de l’astronomie.

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On doit cette magnifique image à l’astrophotographe Miguel Claro qui a su capter toutes les subtiles nuances de la nébuleuse d’Orion. Continuer la lecture

En images : Harvest Moon, la Pleine Lune des récoltes

Retour sur la Pleine Lune des récoltes le 16 septembre (Harvest Moon) accompagnée en Europe d’une discrète éclipse par la pénombre.

Presque un an après la superbe éclipse totale de Lune du 28 septembre 2015, les astrophotographes avaient de nouveau rendez-vous avec la Pleine Lune des récoltes (Harvest Moon). Cette fois-ci la plus proche Pleine Lune de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord (qui tombe cette année le 22 septembre) était accompagnée d’une éclipse beaucoup plus discrète, notre satellite naturel ne faisant que passer dans la pénombre terrestre, cette dernière étant produite par notre atmosphère qui atténue les rayons solaires allant éclairer la surface lunaire.

L’éclipse par la pénombre n’était visible qu’en Asie (haute dans le ciel) et en Europe au lever de la Pleine Lune dont la moitié NORD était un peu moins lumineuse au moment du maximum du phénomène vers 19h T.U. (21h heure de Paris).

Cet assombrissement est bien perceptible sur quelques-unes des images ci-dessous, en particulier celle de Dennis Anastassiou prise en Grèce, celle de Allan Renan Acosta obtenue au Philippines ou encore sur le chapelet réalisé par Miguel Claro avec la Lune en train de se lever sur les remparts de la forteresse de Sesimbra au Portugal.

Quant à ceux qui n’étaient pas dans la zone d’observation de l’éclipse par la pénombre, ils se sont quand même une nouvelle fois régalés du spectacle de ce lever de Pleine Lune, comme l’a fait Scott Kelly, l’ancien commandant de la Station spatiale internationale.

En vidéo : le ciel étoilé de la réserve portugaise d’Alqueva

Confrontés à une pollution lumineuse galopante, les astronomes et les astrophotographes sont souvent obligés de voyager pour retrouver des ciels nocturnes bien noirs. Pour ceux que les conditions spartiates rebutent (en haute montagne ou dans les déserts), ou qui voudraient tout simplement faire partager leur passion au reste de leur famille, des vacances dans le sud du Portugal représentent une belle opportunité.

C’est en effet à proximité du grand lac artificiel d’Alqueva, dans la région d’Alentejo, qu’a été créée la première réserve touristique internationale de ciel noir. Cette distinction, décernée par la fondation StarLight, récompense les efforts de la région dans deux directions : la limitation des éclairages artificiels et le développement de structures d’accueil destinées à faire admirer le ciel nocturne au plus grand nombre.

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