Archives pour la catégorie Météores

Un trou coronal provoque une série d’aurores boréales

Un trou coronal à la surface du Soleil est à l’origine d’une belle série d’aurores boréales observées les deux premiers jours de décembre.

Les champs magnétiques à la surface du Soleil sont en général des champs fermés ; ils sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin,  formant ainsi une boucle. Mais il arrive que certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas pour des raisons encore inexpliquées : on observe alors une zone de champs magnétiques ouverts appelée « trou coronal » en raison de son aspect sombre sur les clichés.

Le trou coronal photographié à la surface du Soleil le 29 novembre. © SDO/AIA

De ce trou coronal s’échappe de violentes bouffées de vent solaire. Si le trou est tourné face à Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique qui déclenche des aurores polaires deux ou trois jours plus tard. Continuer la lecture

Un magnifique bolide vert illumine le ciel de Hongrie

Le ciel de Hongrie s’est éclairé quelques instants le 29 novembre avant l’aube à l’occasion du passage d’un bolide, un météore très lumineux.

Le 29 novembre, peu après 4 heures du matin, plusieurs caméras automatiques ont enregistré la spectaculaire combustion d’une météorite au-dessus de la Hongrie, un phénomène qui a également été filmé depuis la Slovénie, l’Autriche, l’Italie, la Suisse, la Croatie ou encore l’Allemagne.

Il s’agissait d’un bolide, nom que l’on donne habituellement à un météore dont la luminosité dépasse celle de la planète Vénus (sa magnitude est en moyenne de -4).  Continuer la lecture

Une belle étoile filante dans le ciel des Pyrénées

Dans la soirée du 15 août une belle étoile filante a rayé le ciel des Pyrénées juste au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte.

Le mois d’août est traditionnellement consacré à l’observation des étoiles filantes, tout particulièrement les poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle et qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août ; on leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.

Ce n’est pourtant pas une Perséide (il ne provient pas de ce radian) mais sans doute un météore sporadique qui a brillé dans le ciel au cours de la soirée du 15 août au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte. Ce cliché est extrait d’une série de 120 images (des prises de 30 secondes de pose à 5000 iso avec un objectif Samyang 8 mm monté sur un boîtier Nikon D7100) destinées à la réalisation d’une rotation d’étoiles. Continuer la lecture

Une étoile filante accompagne Vénus au crépuscule

C’est parfois quand on s’y attend le moins que l’imprévu se produit. Exemple avec cette étoile filante sur ce cliché de Vénus réalisé au crépuscule.

Le 11 mai en soirée, j’avais décidé d’aller photographier la brillante Vénus au crépuscule. La seconde planète du Système solaire brille actuellement avec une magnitude de -4 à quelques degrés de El Nath (Beta Tauri), deuxième étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, avec une magnitude apparente de 1,7. Alors que je faisais quelques poses d’une dizaine de secondes à 3.200 iso avec une focale de 40 mm, une brillante étoile filante à traversé le champ de l’objectif.

En astronomie, certains noms relèvent plus de l’usage populaire que de la réalité scientifique. C’est par exemple le cas pour le terme « étoile filante » : il ne s’agit nullement d’étoiles mais tout simplement de poussières abandonnées par les comètes sur leur orbite. Continuer la lecture

Deux rares parasélènes tiennent compagnie à la Lune

Surprise au cours de la soirée du premier novembre : la Lune gibbeuse était encadrée par deux parasélènes, un phénomène peu courant. 

C’était une soirée comme tant d’autres : j’étais sorti pour faire des images de la Lune gibbeuse que je voulais immortaliser au-dessus d’un monument ou d’un bâtiment. Un important voile de cirrus couvrait la plus grande partie du ciel, masquant presque toutes les étoiles. Un halo lunaire se devinait : comme dans le cas d’un halo solaire, le halo lunaire se forme lorsque les rayons lumineux de l’astre traversent des cristaux de glace présents dans l’atmosphère. Typiquement ce sont des halos qui dessinent un cercle de 44° centré sur l’astre.

Soudain sont apparus deux parasélènes, connus sous le nom de chiens de garde de la Lune (qu’ils encadrent de part et d’autre) ou moondogs. Continuer la lecture

La saison des aurores polaires est ouverte

Les semaines qui encadrent les équinoxes voient augmenter le nombre d’ aurores polaires. Une coïncidence que l’on commence à mieux comprendre.

En 2007 le physicien solaire David Hathaway (du Marshall Space Flight Center) présenta un surprenant graphique : en compilant 75 ans de données concernant les perturbations géomagnétiques, il avait découvert deux pics d’activité correspondant aux équinoxes.

Ce fut un casse-tête : on connaissait déjà le lien entre aurores polaires et activité solaire, mais le Soleil se moque bien des saisons terrestres. Alors, pourquoi observait-on plus d’aurores aux équinoxes ? Continuer la lecture

Curiosité : une couronne de pollen autour de la Pleine Lune

Des couronnes de pollen sont parfois observées autour de la Lune ou du Soleil à la fin du printemps. Saurez-vous les reconnaître ?

Peut-être avez-vous déjà observé des couronnes colorées autour de la Lune quand sa lumière nous parvient après avoir traversé les gouttelettes d’eau présentes dans certains nuages. On parle alors de couronne lunaire. Mais ce qu’a photographié Matti Helin en Finlande le 10 juin à l’occasion de la Pleine Lune des fraises est un peu différent.

Il s’agit d’une couronne de pollen produite par la diffraction de la lumière à travers une multitude de grains de pollens en suspension dans l’atmosphère. Continuer la lecture

En vidéo : des sprites filmés au-dessus de la Manche

Un astrophotographe a filmé depuis l’un des sommets des Vosges des phénomènes lumineux transitoires, les sprites, au cours d’orages sur la Manche.

On les appelle  phénomènes lumineux transitoires (Transient Luminous Event ou TLE en anglais) sprites, sylphes rouges ou encore farfadets : ce sont des éclairs qui se produisent dans la haute atmosphère, souvent à proximité des orages. Bien que leur existence ait été prédite par le physicien écossais C. T. R. Wilson dans les années 1920, ils ont été photographiés pour la première fois 70 ans plus tard.

Les sprites apparaissent brièvement sous la forme d’éclairs verticaux rouges. Ils se forment au cours de l’ionisation du diazote présent dans une colonne atmosphérique, à la manière d’un tube fluorescent. Continuer la lecture

Arc-en-ciel dans la baie de Douarnenez

Le jour se lève dans la baie de Douarnenez alors qu’un arc-en-ciel prend naissance dans la mer d’Iroise balayée par des averses.

Délimitée au NORD par la presqu’île de Crozon et au SUD par le cap Sizun, la baie de Douarnenez (la ville fut un grand port sardinier jusqu’à la fin des années 1970) trace un demi-cercle de plus de 16 kilomètres de large sur 20 kilomètres de profondeur qui s’ouvre sur la mer d’Iroise. C’est depuis les prairies de la commune de Plomodiern que cette image a été réalisée à l’aube du 20 mai.

L’arc-en-ciel a toujours fasciné les hommes : 300 ans avant J.-C. le philosophe grec Aristote avait déjà remarqué que le rayon moyen de l’arc primaire est de 41° (51° pour l’arc secondaire invisible sur ce cliché). Continuer la lecture

En images : les superbes nuages noctiluques

Chaque été des nuages noctiluques de très haute altitude de couleur bleu électrique apparaissent au-dessus des pôles après le coucher du Soleil.

Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 km d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) la vapeur d’eau se condense autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires. On les observe traditionnellement du début du mois de juin jusqu’à la mi-août.

Pourquoi de tels nuages apparaissent-ils (les premiers ont été signalés en 1885) et pourquoi de plus en plus tôt (on en voit désormais en mai, un mois plus tôt que par le passé) ? Les scientifiques ont encore du mal à répondre à ces questions même s’ils ont remarqué que le phénomène s’amplifie avec le réchauffement climatique.

Peut-on voir de tels nuages en été depuis la France ? C’est assez difficile (puisqu’ils se forment au-dessus des régions polaires) mais pas impossible : chaque année quelques photographes parviennent à enregistrer ces draperies bleues au-dessus de notre pays. Si vous êtes l’heureux témoin de ce spectacle, n’hésitez pas à faire des photographies en utilisant un objectif de courte focale. Posez plusieurs secondes avec une sensibilité élevée en ayant pris soin de fixer solidement votre boîtier photo sur un trépied.

Comment se forme un double arc-en-ciel ?

Un bel arc-en-ciel est parfois accompagné d’un second, moins lumineux et plus étalé. Explications avec une image réalisée en Pologne.

De tous les photométéores l’arc-en-ciel est sans aucun doute le plus beau, et ce n’est pas ce cliché réalisé le 13 avril en Pologne par Kamila Mazurkiewicz Osiak qui nous fera mentir. En traversant les gouttes de pluie, les rayons du Soleil (et parfois même ceux de la Lune) sont réfractés (leur trajectoire s’incurve) et décomposés en une succession de couleurs.

La plupart du temps on observe un seul arc-en-ciel, appelé arc primaire, qui se forme sur un cercle dont le centre correspond au point anti-solaire (un point à l’opposé du Soleil par rapport à l’observateur).  Continuer la lecture

Pluie de Lyrides au-dessus du désert d’Atacama

Du 16 au 25 avril l’essaim d’étoiles filantes des Lyrides lance ses flèches lumineuses, un spectacle immortalisé par Yuri Beletsky au Chili.

Dans sa course autour du Soleil, notre planète croise des petites poussières abandonnées par des comètes sur leur orbite. En pénétrant dans notre atmosphère, ces poussières se consument et produisent un phénomène lumineux appelé improprement étoile filante. La date de chaque rencontre avec ces nuages de petits débris interplanétaires est bien connue et l’augmentation du nombre d’étoiles filantes qui en découle peut offrir un joli spectacle : c’est le cas pour des essaims comme les Taurides, les Quadrantides ou encore les célèbres Perséides (les essaims portent le nom de la constellation d’où semblent jaillir les étoiles filantes).

Chaque mois permet de suivre un ou plusieurs essaims météoritiques et en avril ce sont les Lyrides dont le pic d’activité se produit autour du 22. Continuer la lecture

Double parhélie et halo pour un Soleil couchant

Parhélie et halo solaires sont des photométéores  (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs ») qu’on observe dans un ciel voilé par des cirrus.

C’est entre 7 et 12 km d’altitude que l’on rencontre des nuages fins appelés cirrus. Les gouttes d’eau qui les composent gèlent et se transforment en petits cristaux de glace en général de forme hexagonale. En traversant ces cristaux les rayons solaires subissent plusieurs réflexions et ressortent selon certains angles, produisant ainsi des halos solaires.

Celui que l’on observe sur cette image (volontairement contrastée) forme un cercle de 44° centré sur le Soleil ; on parle d’un halo de 22° (son rayon) ou petit halo. Il est beaucoup plus rarement entouré d’un halo de 46° (lui aussi centré sur le Soleil) appelé également grand halo. Continuer la lecture

Aurores boréales islandaises au-dessus du cratère Kerið

Voici une saisissante image d’aurores boréales dont les draperies vertes se reflètent sur les eaux du cratère volcanique islandais Kerið

Situé au SUD-OUEST de l’Islande, le cratère volcanique Kerið fait partie du Cercle d’or, une zone où sont concentrés les sites touristiques les plus visités du pays : le parc national de Þingvellir (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO), la chute de Gullfoss (l’une des plus belles cascades d’Islande) et le champ géothermique de Geysir avec deux geysers encore actifs, Geysir (qui projette de l’eau bouillante jusqu’à 70 mètres de haut) et Strokkur (projection d’eau à 20 m de haut toutes les 10 min).

Kerið est un cratère volcanique de 55 mètres de profondeur, 170 mètres de large et 270 mètres de long occupé par un petit lac d’une dizaine de mètres de profondeur alimenté principalement par l’eau de pluie et la fonte des neiges. On estime l’âge de cette formation géologique à 3.000 ans,  deux fois moins que Crater Lake aux États-Unis. Continuer la lecture

En images : les somptueuses aurores polaires

Les aurores polaires, ces draperies lumineuses qui fascinent les humains, trahissent l’arrivée de particules énergétiques transportées par le vent solaire.

Les astrophysiciens savent que la surface du Soleil est parcourue par des champs magnétiques. La plupart sont des champs fermés qui sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin, formant ainsi une boucle. Mais sans que l’on ne comprenne encore vraiment pourquoi, certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas et laissent place à un trou coronal qui libère des gaz chauds.

Ce vent solaire s’échappe alors à des vitesses de 600 ou 700 km/sec, trois fois plus vite qu’en temps normal. Si le trou coronal fait face à la Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique. Après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, les particules solaires viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres.

Les aurores vertes correspondent à l’ionisation des molécules d’oxygène en dessous de 300 km d’altitude alors que les aurores rouges, plus rares, se forment 100 km plus haut.

Si elles font aujourd’hui le bonheur des photographes, les aurores polaires ont donné lieu à de nombreuses croyances, en particulier les aurores boréales qui ont une grande place dans la culture Inuit. On racontait par exemple aux enfants que les aurores pouvaient les emporter s’ils restaient jouer dehors trop tard, que si l’on sifflait très fort on pouvait les faire danser ou encore que lorsque les aurores étaient très nombreuses, les voyageurs qui se déplaçaient la nuit en traîneau devaient couper une oreille à leurs chiens pour ne pas être décapités par les esprits du ciel !

Spectaculaires colonnes lumineuses nocturnes aux USA

Des colonnes lumineuses provoquées par des cristaux de glace ont illuminé le ciel nocturne de la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming.

On les appelle colonnes lumineuses ou piliers lumineux, light pillars en anglais. Il s’agit d’un photométéore (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs »), un de ces nombreux phénomènes lumineux atmosphériques qui viennent parfois illuminer la nuit, tout comme les aurores polaires. Mais à la différence de ces dernières qui naissent de l’interaction entre le vent solaire et la haute atmosphère, c’est la pollution lumineuse qui est à l’origine des colonnes de lumière, ce qui explique pourquoi le phénomène n’est observé que depuis quelques décennies.

Quand le photographe Dave Bell a réalisé cette image le 24 janvier, la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming au NORD-OUEST des USA venait d’essuyer une sévère tempête de neige.   Continuer la lecture

En vidéo : un drone filme des aurores boréales islandaises

En Islande, un photographe a utilisé un drone pour filmer la danse des aurores boréales au-dessus de la péninsule de Reykjanes.

Les aurores boréales fascinent les humains. Ces draperies qui ondulent dans le ciel trahissent l’arrivée de particules solaires énergétiques. Ces dernières, après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres. Les aurores vertes correspondent à l’ionisation des molécules d’oxygène en dessous de 300 km d’altitude alors que les aurores rouges, plus rares, se forment 100 km plus haut.

Si elles font aujourd’hui le bonheur des photographes, les aurores boréales ont une grande place dans la culture Inuit. Continuer la lecture

De curieuses aurores boréales observées au nord des USA

Plusieurs photographes installés à de hautes latitudes ont immortalisé d’étonnantes aurores boréales au début du mois de septembre.

Le 1er septembre, quelques heures après l’éclipse annulaire de Soleil visible depuis l’île de la Réunion, Un flux de vent solaire est venu caresser les hautes couches de l’atmosphère terrestre et perturber le champ magnétique de notre planète, déclenchant une série de tempêtes géomagnétiques et d’aurores boréales visibles depuis les hautes latitudes. Des photographes installés en Alaska, au Canada, en Finlande et même au nord des USA ont saisi d’étonnantes draperies.

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C’est le cas par exemple de A. G. Evans (dont je vous avais présenté il y a quelques mois des citrouilles sous les aurores boréales) depuis la Nouvelle-Angleterre, une région au nord-est des États-Unis qui compte six États (Maine, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Rhode Island et Connecticut). Continuer la lecture

Perséides 2016 : grand spectacle sur l’île de La Palma

Le photographe Daniel Lopez a rassemblé sur une seule image la trace de nombreuses Perséides dans le ciel de l’île de La Palma aux Canaries. 

Si août est le mois idéal pour observer les étoiles filantes, c’est surtout parce que l’essaim des Perséides est particulièrement actif avec un maximum aux alentours du 12 août. Ajoutez à cela une météo en générale assez clémente à une période de l’année où nombreux sont ceux qui prennent des vacances et vous avez tous les ingrédients pour en faire un spectacle céleste renommé.

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C’est l’astrophotographe Daniel Lopez (auteur d’une superbe Pleine Lune derrière le pic du Teide) qui a réalisé cet étonnant cliché qui rappelle la pluie de Géminides dans le ciel du désert d’Atacama immortalisée par Yuri Beletsky dans la nuit du 13 au 14 décembre 2015. Continuer la lecture

Un mystérieux arc auroral dans le ciel nocturne canadien

Un photographe a observé un phénomène rare associé aux aurores boréales. Il s’agit d’un arc auroral improprement appelé arc de protons.

Catalin Tapardel est un habitué des aurores boréales qu’il photographie régulièrement depuis le nord de la province de l’Alberta au Canada, autour de Grande Cache, une petite ville fondée en 1966 à l’emplacement d’un ancien lieu de rendez-vous entre canadiens français, iroquois et métis qui s’y retrouvaient pour le commerce des fourrures. Ce qu’il a photographié fin juillet est pourtant bien différent : il s’agit d’un arc auroral qu’on appelle improprement arc de protons.

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Les chasseurs d’aurores observent parfois ces rubans lumineux (dont les couleurs varient du rouge au vert) en train de se tordre dans le ciel nocturne pendant quelques minutes avant de s’évanouir. Continuer la lecture