Archives pour la catégorie Météores

Une colonne solaire jaillit des Monts du Beaujolais

Curieux spectacle que celui d’une colonne solaire. Ce pilier lumineux qui accompagne le Soleil est provoqué par des cristaux de glace.

Terminologie incertaine :

Colonne solaire, colonne lumineuse, pilier solaire ou pilier lumineux. Si l’appellation varie, on parle bien de la même chose. Une trainée lumineuse qui s’étire au-dessus ou au-dessous du Soleil quand celui-ci est bas sur l’horizon. Cette trace verticale, continue ou fragmentée, descend sous le Soleil quand il est à quelques degrés de l’horizon. Quand il est couché, la colonne se dresse au-dessus de lui et jaillit sur l’horizon. On observe beaucoup plus rarement le même phénomène avec la Lune. On parle alors de colonne lunaire.

Explications :

Comment se forme une colonne solaire ? Le phénomène se produit par réflexion des rayons du Soleil sur des cristaux de glace plats à base hexagonale situés dans l’atmosphère. Plus les cristaux seront disposés horizontalement (cela dépend de la stabilité des couches atmosphériques) et plus la colonne sera allongée.

Principe de la formation d’une colonne solaire en présence de cristaux de glace.
Spectacle en images :

La soirée du 16 avril 2021 a été propice à différentes belles observations. Elles sont présentées ci-dessous à l’aide de clichés réalisés avec un boîtier Lumix FZ82 depuis une fenêtre. Le Soleil allait se coucher derrière les Monts du Beaujolais situés à une vingtaine de kilomètres.

Lorsque le Soleil a été masqué par des nuages, quelques rayons crépusculaires sont apparus (partie supérieure du cliché ci-dessus). Les bandes sombres en éventail correspondent aux rayons lumineux bloqués par les nuages. Les bandes lumineuses correspondent aux rayons qui passent entre les nuages. Ces rayons deviennent visibles car ils sont réfléchis par les particules en suspension dans l’atmosphère.

Une colonne très brillante a commencé à se former sous le Soleil, une autre un peu plus discrète au-dessus du Soleil (cliché ci-dessus). Ensuite le Soleil est sorti des nuages et s’est couché. Un peu plus tard une colonne solaire s’est de nouveau développée.

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Spectaculaire : sprite rouge et jet bleu au sommet du Mauna Kea

Les orages s’accompagnent parfois de brefs phénomènes lumineux. Voici un sprite rouge et un jet bleu photographiés au sommet du Mauna Kea.

Un observatoire sur un volcan :

Le Mauna Kea est un volcan bouclier endormi âgé de près d’un million d’années. Situé sur l’île d’Hawaii, il culmine à 4.207 mètres d’altitude et sa dernière éruption remonte à environ 4.500 ans. Son sommet, régulièrement au-dessus des nuages, offre l’un des meilleurs sites d’observations astronomiques de l’hémisphère nord.

Les coupoles de l’Observatoire du Mauna Kea vues de l’espace. © NASA

On y a installé un observatoire dans lequel différentes coupoles abritent une dizaine d’instruments. La France dispose là-bas d’un télescope de 3,6 mètres de diamètre, le CFHT. Continuer la lecture

Islande : aurore boréale sur le Geldingadalur en éruption

Un photographe a profité de l’éruption du Geldingadalur en Islande pour immortaliser ce spectacle en même temps qu’une aurore boréale.

L’Islande, pays des volcans :

Depuis le 19 mars 2021, une éruption volcanique se déroule dans la vallée de Geldingadalur. De la lave jaillit sans danger à une quarantaine de kilomètres seulement de Reykjavik, la capitale de l’Islande. Une aubaine pour les photographes et les volcanologues. Ces derniers s’attendaient à un tel événement sur l’île. L’Islande est en effet un bel exemple de l’interaction entre un point chaud et une dorsale. Une situation à l’origine de nombreuses éruptions (parfois violentes).

Coulées de lave dans la vallée de Geldingadalur. © Icelandic Meteorological Office

On se souvient qu’en 2010, l’activité éruptive de l’Eyjafjöll avait paralysé pendant plusieurs jours le trafic aérien à l’échelle mondiale. En outre, toute une partie de l’Europe du Nord avait eu droit à des pluies de cendres. Continuer la lecture

Pluie d’étoiles filantes au-dessus du parc national des Everglades

La pluie d’étoiles filantes de l’essaim des Géminides le 14 décembre 2020 a été immortalisée depuis le parc national des Everglades en Floride.

Aux Etats-Unis, le parc national des Everglades est une zone humide classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le plus grand écosystème de mangrove du pays (il s’étend sur un peu plus de 6.000 km²). Il sert de refuge à une quarantaine d’espèces menacées (comme la panthère de Floride) et à plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux et de poissons.

C’est là que le photographe Michael Palozzola a passé une nuit complète à photographier les Géminides. Douze heures à capturer les étoiles filantes qui apparaissent chaque année à cette époque. Continuer la lecture

En Alaska, magnifique jeu de lumière autour de la Pleine Lune

La Pleine Lune n’est guère appréciée par les photographes. Sauf si elle s’accompagne d’étonnants jeux de lumière comme sur ce cliché réalisé en Alaska.

Pleine Lune nordique :

Le photographe Sebastian Saarloos est surtout connu pour ses images d’aurores boréales. C’est une vocation assez logique quand on vit comme lui en Alaska. Et le nouveau cycle solaire devrait offrir plein de belles opportunités. Mais pour lui comme pour beaucoup d’astrophotographes, la présence de la Pleine Lune est une gêne sérieuse. L’éclat de notre satellite naturel efface la plupart des étoiles. Et je ne vous parle même pas des discrètes nébuleuses ou des lointaines galaxies ! Alors, peut-on réconcilier les amoureux du ciel nocturne avec la brillante Séléné ?

Je pense que la réponse se trouve dans cette étonnante image. Elle montre notre satellite naturel peu après son lever, auréolé d’un cercle lumineux. Les tons sont renforcés sur ce cercle de part et d’autre de la Lune. De quoi s’agit-il ? Continuer la lecture

Les rayons crépusculaires, jeux d’ombre et de lumière

Ils nous surprennent parfois après le coucher du Soleil (ou avant son lever). Les rayons crépusculaires nous offrent un étonnant spectacle.

Regardez le Soleil se coucher : si aucun obstacle n’entrave leur déplacement, les rayons solaires sont diffusés dans toutes les directions et nous ne les remarquons pas. Mais ils rencontrent parfois des obstacles (nuages, montagnes) ; on observe alors une alternance de bandes. Les bandes sombres correspondent aux rayons lumineux bloqués.

Les bandes lumineuses trahissent la réflexion de la lumière solaire sur les particules en suspension dans l’atmosphère. il peut s’agir de poussières volcaniques ou industrielles, aérosols, gouttes d’eau… Continuer la lecture

Aurores boréales au-dessus de la rivière des Esclaves

Plongez dans la magie des aurores boréales avec une image réalisée par le photographe John McKinnon depuis les rapides de la rivière des Esclaves au Canada. 

Les amoureux de grands espaces et les kayakistes connaissent bien la rivière des Esclaves et ses rapides. Située au Canada dans les Territoires du Nord-Ouest, elle s’étire sur 435 kilomètres entre l’Alberta où elle prend naissance et le Grand lac des Esclaves dans lequel elle se jette. La ville américaine de Fort Smith, dans l’État de l’Arkansas, sert de point de rassemblement pour les pagayeurs.

Aurores boréales au-dessus de la rivière des Esclaves au Canada. © John McKinnon

Le 7 mai le photographe John McKinnon s’est rendu au bord de la rivière au crépuscule. Une superbe aurore boréale a pris naissance dans la haute atmosphère, attisée par le vent solaire. C’est ce courant de particules énergétiques qui est également à l’origine des modifications observables ces dernières nuits dans la queue de la comète Swan.

Sur le cliché de John McKinnon un astre brillant attire l’attention au-dessus de l’horizon OUEST. Il s’agit de la planète Vénus qui du 20 au 25 mai va réaliser une belle chorégraphie céleste avec Mercure et le croissant de Lune. Pour ne rien manquer de ce spectacle abonnez-vous à CIELMANIA sur Facebook ou Twitter !

Spectaculaire rayon vert sur l’océan Pacifique

Le photographe Evan Zucker a immortalisé un incroyable rayon vert depuis San Diego lorsque le Soleil a plongé dans l’océan Pacifique. 

Le rayon vert est un photométéore qui a été rendu célèbre dans un roman de Jules Verne au titre éponyme. Publié en 1882, ce récit relate les pérégrinations d’un couple parti en Ecosse pour tenter d’observer ce curieux phénomène. De quoi s’agit-il ? Réponse avec cette vidéo :

Le rayon vert est donc la combinaison de deux phénomènes différents, la dispersion et la diffusion de la lumière par l’atmosphère  terrestre (beaucoup plus épaisse à l’horizon) qui joue le rôle d’un prisme. Continuer la lecture

Orionides : admirez les poussières de la comète de Halley le 22 octobre

Le 22 octobre avant l’aube, l’essaim d’étoiles filantes des Orionides (des poussières abandonnées par la comète de Halley) sera à son maximum d’activité. 

De célèbres poussières :

Quand on observe le passage de quelques étoiles filantes, c’est toujours un grand moment. Il suffit pour cela de constater l’engouement que suscitent les Perséides. Imaginez en plus le spectacle si ces flèches lumineuses semblent s’échapper de la plus belle constellation ! C’est le cas chaque année fin octobre avec les Orionides. Car c’est à cette époque que la Terre coupe le nuage de débris abandonnés sur son orbite par Halley.

Halley, la plus célèbre des comètes (ici représentée lors de sa rencontre avec la sonde européenne Giotto en 1986), est à l’origine de deux pluies d’étoiles filantes, les Êta Aquarides en mai et les Orionides en octobre. © ESA

S’il nous faudra attendre 2061 pour revoir la plus célèbre des comètes, nous pouvons déjà admirer son sillage deux fois par an. En octobre avec les Orionides et en mai quand notre planète recoupe cet essaim : ce sont les Êta Aquarides. Continuer la lecture

Une couronne irisée pour la jeune Lune et Jupiter

Une couronne lunaire aux couleurs de l’arc-en-ciel a fait son apparition autour de Jupiter et la Lune dans la soirée du 3 octobre.

Un rare photométéore :

Avez-vous déjà admiré une couronne, cet ensemble d’anneaux lumineux aux couleurs de l’arc-en-ciel ? On en observe parfois autour de la Lune et plus difficilement autour du Soleil (car il est trop lumineux) ? Si les halos se forment en présence de cristaux de glace, ce sont les gouttelettes d’eau des nuages ou du brouillard qui sont à l’origine des couronnes, un rare et joli photométéore. Les plus belles couronnes (avec des couleurs vives et bien séparées) apparaissent quand toutes les gouttelettes ont le même diamètre. Malheureusement c’est rarement le cas. Les couronnes sont alors imparfaites et l’on observe simplement des nuages irisés.

Une couronne lunaire encercle Jupiter et la Lune au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

C’est le spectacle éphémère que j’ai pu observer dans la soirée du 3 octobre, avec en prime une conjonction entre Jupiter et la Lune. Continuer la lecture

STEVE, le mystérieux ruban lumineux, est de retour

Photographié depuis quelques années par des chasseurs d’aurores boréales, un curieux ruban de plasma surnommé STEVE intrigue les scientifiques.

Une découverte récente :

Tout a commencé en 2016 quand des membres du Alberta Aurora Chasers, un groupe de chasseurs d’aurores boréales, ont partagé sur les réseaux sociaux leurs clichés d’un curieux phénomène. Ils avaient enregistré un arc de plasma scintillant, de couleur violette, qui s’invitait sur leurs images d’aurores polaires. Ce ruban lumineux était systématiquement accompagné à sa base d’une barrière verte semblable aux draperies que l’on observe dans certaines aurores. Le phénomène est visible sur une image réalisée il y a quelques jours par l’astrophotographe Alan Dyer.

Image réalisée au cours d’une star party dans l’ouest du Canada lors du dernier week-end d’août 2019. Le ruban lumineux de STEVE est nettement visible mais la barrière verte à la base est cachée par les nuages. © Alan Dyer

Intrigués, ils décidèrent de lui donner un nom, STEVE, en attendant de pouvoir en comprendre la nature. Depuis les scientifiques se sont penchés sur le phénomène et ont commencé à en élucider quelques-uns des mystères. Continuer la lecture

Perséides 2019 : des étoiles filantes sous la Lune

Le cru 2019 de l’essaim des Perséides ne restera pas dans les mémoires. En cause une grosse Lune gibbeuse présente à l’époque du maximum d’activité.
Un spectacle incontournable :

C’est une tradition désormais bien établie : chaque mois d’août, après les Nuits des Étoiles, les astronomes amateurs ont rendez-vous avec les Perséides. Ces étoiles filantes sont les restes poussiéreux abandonnés le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle. Ils viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août. On leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.

Brillante Perséide le 13 août sous les Hyades et les Pléiades. © Jean-Baptiste Feldmann

Une météo en général clémente et une période de grandes vacances expliquent l’intérêt porté à cet essaim qui n’est pourtant pas le plus actif. Lorsque le ciel est dégagé et la Lune absente, le spectacle est au rendez-vous comme sur l’île de La Palma en 2016. Continuer la lecture

Un halo lunaire enveloppe l’amas des Pléiades

Un halo lunaire a fait son apparition dans la soirée du 16 janvier, alors que la Lune gibbeuse se trouvait à proximité de l’amas des Pléiades.

Un halo se forme parfois autour de la Lune ou du Soleil lorsque les rayons de lumière émis par ces astres rencontrent des particules de glace (à l’intérieur d’un nuage ou d’une nappe de brouillard) avant de nous arriver. Si ces particules ont une forme particulière (plaques de formes hexagonales ou colonnes à base hexagonale), elles décomposent alors la lumière comme dans un arc-en-ciel. De telles conditions météorologiques se rencontrent surtout l’hiver. C’est ce qui s’est produit le 16 janvier en début de soirée : un léger voile de cirrus filtrait les rayons d’une Lune gibbeuse, cinq jours avant l’éclipse totale.

Au centre d’un halo, la Lune accompagne les Pléiades. © Jean-Baptiste Feldmann

Cette image a été réalisée au pied de l’église Saint-Symphorien de Nuits-Saint-Georges (Bourgogne), un fleuron de l’art gothique encore fortement marqué par le style roman ; elle fut construite au XIIIᵉ siècle. Continuer la lecture

Un trou coronal provoque une série d’aurores boréales

Un trou coronal à la surface du Soleil est à l’origine d’une belle série d’aurores boréales observées les deux premiers jours de décembre.

Les champs magnétiques à la surface du Soleil sont en général des champs fermés ; ils sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin,  formant ainsi une boucle. Mais il arrive que certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas pour des raisons encore inexpliquées : on observe alors une zone de champs magnétiques ouverts appelée « trou coronal » en raison de son aspect sombre sur les clichés.

Le trou coronal photographié à la surface du Soleil le 29 novembre. © SDO/AIA

De ce trou coronal s’échappe de violentes bouffées de vent solaire. Si le trou est tourné face à Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique qui déclenche des aurores polaires deux ou trois jours plus tard. Continuer la lecture

Un magnifique bolide vert illumine le ciel de Hongrie

Le ciel de Hongrie s’est éclairé quelques instants le 29 novembre avant l’aube à l’occasion du passage d’un bolide, un météore très lumineux.

Le 29 novembre, peu après 4 heures du matin, plusieurs caméras automatiques ont enregistré la spectaculaire combustion d’une météorite au-dessus de la Hongrie, un phénomène qui a également été filmé depuis la Slovénie, l’Autriche, l’Italie, la Suisse, la Croatie ou encore l’Allemagne.

Il s’agissait d’un bolide, nom que l’on donne habituellement à un météore dont la luminosité dépasse celle de la planète Vénus (sa magnitude est en moyenne de -4).  Continuer la lecture

Une belle étoile filante dans le ciel des Pyrénées

Dans la soirée du 15 août une belle étoile filante a rayé le ciel des Pyrénées juste au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte.

Le mois d’août est traditionnellement consacré à l’observation des étoiles filantes, tout particulièrement les poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle et qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août ; on leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.

Ce n’est pourtant pas une Perséide (il ne provient pas de ce radian) mais sans doute un météore sporadique qui a brillé dans le ciel au cours de la soirée du 15 août au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte. Ce cliché est extrait d’une série de 120 images (des prises de 30 secondes de pose à 5000 iso avec un objectif Samyang 8 mm monté sur un boîtier Nikon D7100) destinées à la réalisation d’une rotation d’étoiles. Continuer la lecture

Une étoile filante accompagne Vénus au crépuscule

C’est parfois quand on s’y attend le moins que l’imprévu se produit. Exemple avec cette étoile filante sur ce cliché de Vénus réalisé au crépuscule.

Le 11 mai en soirée, j’avais décidé d’aller photographier la brillante Vénus au crépuscule. La seconde planète du Système solaire brille actuellement avec une magnitude de -4 à quelques degrés de El Nath (Beta Tauri), deuxième étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, avec une magnitude apparente de 1,7. Alors que je faisais quelques poses d’une dizaine de secondes à 3.200 iso avec une focale de 40 mm, une brillante étoile filante à traversé le champ de l’objectif.

En astronomie, certains noms relèvent plus de l’usage populaire que de la réalité scientifique. C’est par exemple le cas pour le terme « étoile filante » : il ne s’agit nullement d’étoiles mais tout simplement de poussières abandonnées par les comètes sur leur orbite. Continuer la lecture

Deux rares parasélènes tiennent compagnie à la Lune

Surprise au cours de la soirée du premier novembre : la Lune gibbeuse était encadrée par deux parasélènes, un phénomène peu courant. 

C’était une soirée comme tant d’autres : j’étais sorti pour faire des images de la Lune gibbeuse que je voulais immortaliser au-dessus d’un monument ou d’un bâtiment. Un important voile de cirrus couvrait la plus grande partie du ciel, masquant presque toutes les étoiles. Un halo lunaire se devinait : comme dans le cas d’un halo solaire, le halo lunaire se forme lorsque les rayons lumineux de l’astre traversent des cristaux de glace présents dans l’atmosphère. Typiquement ce sont des halos qui dessinent un cercle de 44° centré sur l’astre.

Soudain sont apparus deux parasélènes, connus sous le nom de chiens de garde de la Lune (qu’ils encadrent de part et d’autre) ou moondogs. Continuer la lecture

La saison des aurores polaires est ouverte

Les semaines qui encadrent les équinoxes voient augmenter le nombre d’ aurores polaires. Une coïncidence que l’on commence à mieux comprendre.

En 2007 le physicien solaire David Hathaway (du Marshall Space Flight Center) présenta un surprenant graphique : en compilant 75 ans de données concernant les perturbations géomagnétiques, il avait découvert deux pics d’activité correspondant aux équinoxes.

Ce fut un casse-tête : on connaissait déjà le lien entre aurores polaires et activité solaire, mais le Soleil se moque bien des saisons terrestres. Alors, pourquoi observait-on plus d’aurores aux équinoxes ? Continuer la lecture

Curiosité : une couronne de pollen autour de la Pleine Lune

Des couronnes de pollen sont parfois observées autour de la Lune ou du Soleil à la fin du printemps. Saurez-vous les reconnaître ?

Peut-être avez-vous déjà observé des couronnes colorées autour de la Lune quand sa lumière nous parvient après avoir traversé les gouttelettes d’eau présentes dans certains nuages. On parle alors de couronne lunaire. Mais ce qu’a photographié Matti Helin en Finlande le 10 juin à l’occasion de la Pleine Lune des fraises est un peu différent.

Il s’agit d’une couronne de pollen produite par la diffraction de la lumière à travers une multitude de grains de pollens en suspension dans l’atmosphère. Continuer la lecture