Archives pour l'étiquette tache solaire

Admirez AR 2993-94, un beau groupe de taches solaires

Les adorateurs du Soleil vont pouvoir suivre pendant quelques jours AR 2993-94, un bel ensemble de taches d’une taille imposante.

Observations diurnes :

Si vous avez envie de faire de l’astronomie sans interrompre vos nuits sous la couette, il vous reste le Soleil. Et ça tombe bien, un joli groupe de taches, AR 2993-94, a fait son apparition depuis le 17 avril. Ces taches sont des zones sombres dans lesquelles règne une intense activité magnétique. Leur apparition n’est pas régulière. Elle se fait selon un cycle d’environ 11 ans, mis en évidence par l’astronome suisse Johann Rudolph Wolf (1816-1893). Ces taches sont numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA. Le numéro est précédé des lettres AR qui signifient Active Region.

Le cycle actuel est le vingt-cinquième depuis 1755. C’est en effet à partir de cette date que les astronomes se sont mis à dénombrer systématiquement les taches solaires. Ce cycle devrait atteindre son maximum en 2025. Le nombre de taches solaires augmente donc logiquement depuis un peu plus de deux ans. Ces clichés du groupe AR 2993-94 ont été réalisés le 18 avril :

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Comment observer l’activité solaire en toute sécurité

Vous avez envie de suivre l’évolution de l’activité solaire ? Voici quelques conseils pour observer les taches du Soleil en toute sécurité. 

De l’acné sur le Soleil :

L’activité solaire se mesure en dénombrant les taches que l’on observe sur notre étoile. Une tache est une zone sombre car moins chaude que le gaz qui l’entoure. Son apparition trahit une intense activité magnétique. Galilée fut le premier à observer les taches sur le Soleil en 1612 avec une lunette astronomique.

Galilée. Dessin de Christine Sasiad

La périodicité de l’apparition de ces zones sombres fut évoquée par Heinrich Schwabe en 1848. Puis l’astronome Rudolph Wolf détermina la durée moyenne d’un cycle solaire, environ 11 ans. Le prochain cycle, commencé fin 2019, devrait atteindre son maximum en 2025. Nous allons donc observer de plus en plus de taches dans les mois à venir.

L’observation du Soleil et de ses taches permet de suivre l’évolution de l’activité solaire. Elle nécessite impérativement l’emploi d’un filtre adapté. © Jean-Baptiste Feldmann

Ces taches sont numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, le numéro étant précédé par les lettres AR qui signifient Active Region. Le site SpaceWeather vous présente quotidiennement l’activité de notre étoile. Continuer la lecture

La plus grande tempête solaire a frappé la Terre en 1859

La fin de l’été 1859 a été marquée par une série d’éruptions solaires qui ont provoqué la plus grande tempête solaire connue à ce jour. 

Le Soleil, un faux calme :

Le nouveau cycle solaire, qui a débuté fin 2019, devrait connaître son maximum en 2025. On observe déjà un accroissement significatif du nombre de taches à la surface de notre étoile. Elles n’ont pour l’instant  pas provoqué d’incident majeur, puisque nous venons d’échapper à la tempête solaire d’Halloween. Mais ce calme relatif ne doit pas nous faire oublier que le Soleil peut parfois entrer dans de violentes colères. La plus impressionnante s’est produite à la fin de l’été 1859.

Le Soleil le 6 septembre 2021 avec quatre groupes de taches à sa surface. © SDO/HMI
Une éruption en direct :

Le 1er septembre 1859, Richard Carrington, un astronome amateur anglais, profite du beau temps pour observer le Soleil avec son télescope. Il remarque immédiatement un énorme groupe de taches sombres à sa surface. Soudain, deux flash aveuglants apparaissent pendant quelques minutes dans ces taches. Carrington est le premier observateur à assister en direct à une éruption solaire.

Une éruption solaire (flash lumineux) photographiée par la sonde SOHO. © NASA

La nuit suivante, les communications télégraphiques du monde entier subissent de nombreux dysfonctionnements. Les opérateurs font état d’arcs électriques et d’étincelles jaillissant des machines télégraphiques. Un peu partout, le ciel s’embrase.

Aurores boréales et australes :

De puissantes aurores colorées illuminent la nuit aux quatre coins de la planète. Dans les Caraïbes, les observateurs parlent d’un ciel en feu. Aux USA, on rapporte que les oiseaux se mettent à chanter, croyant que le jour va se lever. Voici ce qu’on peut lire dans le Baltimore American and Commercial Advertiser du 3 septembre 1859 : Ceux qui sont sortis tard jeudi soir ont eu l’occasion d’assister à un autre magnifique spectacle de lumières aurorales. Le phénomène était très similaire à celui de dimanche soir, bien que la lumière ait parfois été plus brillante et les teintes plus variées et plus belles. La lumière était plus forte que celle de la Pleine Lune, avec une douceur et une délicatesse indescriptibles.

Une aurore boréale se déploie devant l’objectif d’un photographe. © The Aurora Chasers

Si le journal parle de deux nuits avec des aurores, c’est parce qu’une première tempête solaire a eu lieu le 28 août. Richard Carrington ne l’a pas vue, mais elle a affaibli le champ magnétique terrestre, ouvrant le passage au flux de particules énergétiques de la seconde éruption solaire. L’analyse de carottages glaciaires a permis de déterminer que la tempête solaire de 1859, appelée aussi l’événement de Carrington, a été la plus importante de ces 500 dernières années. On n’ose imaginer quel serait l’impact d’une tempête similaire aujourd’hui sur les réseaux électriques, les communications par satellite et les systèmes GPS…

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Le 21 juin c’est le solstice d’été dans l’hémisphère nord

Le 21 juin marque le début de l’été dans l’hémisphère nord pour notre plus grand plaisir. L’occasion de revenir sur ce qu’est le solstice. 

Le solstice de juin marque le moment où le Soleil atteint sa position la plus au nord sur la sphère céleste, une sphère imaginaire sur laquelle on représente tous les astres vus depuis la Terre. C’est le cas le 21 juin, date du début de l’été dans l’hémisphère nord et de l’hiver dans l’hémisphère sud.

Pour saluer l’arrivée de l’été il y a un peu plus de 4.000 ans, des hommes avaient déjà dressé d’immenses structures circulaires à l’aide de pierres dans le comté du Wiltshire, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Continuer la lecture

Gregor, le télescope allemand qui étudie la surface du Soleil

Depuis 2012 le télescope allemand Gregor étudie en haute résolution la surface du Soleil depuis l’Observatoire du Teide aux Canaries.

Les îles Canaries sont connues pour la qualité astronomique de leur ciel. Le sommet de l’île de La Palma accueille l’Observatoire du Roque de Los Muchachos dont le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array).

Quant à l’île de Ténérife, si ses plages sont très prisées des touristes, son sommet est réservé à l’Observatoire du Teide. Continuer la lecture

De curieuses aurores boréales observées au nord des USA

Plusieurs photographes installés à de hautes latitudes ont immortalisé d’étonnantes aurores boréales au début du mois de septembre.

Le 1er septembre, quelques heures après l’éclipse annulaire de Soleil visible depuis l’île de la Réunion, Un flux de vent solaire est venu caresser les hautes couches de l’atmosphère terrestre et perturber le champ magnétique de notre planète, déclenchant une série de tempêtes géomagnétiques et d’aurores boréales visibles depuis les hautes latitudes. Des photographes installés en Alaska, au Canada, en Finlande et même au nord des USA ont saisi d’étonnantes draperies.

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C’est le cas par exemple de A. G. Evans (dont je vous avais présenté il y a quelques mois des citrouilles sous les aurores boréales) depuis la Nouvelle-Angleterre, une région au nord-est des États-Unis qui compte six États (Maine, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Rhode Island et Connecticut). Continuer la lecture

Un nouveau filament géant observable sur le Soleil

Astronomes amateurs et observatoires professionnels suivent depuis quelques jours le développement d’un très grand filament solaire.

Les  filaments se composent de matière solaire (hydrogène, calcium et quelques métaux sous forme gazeuse), environ 100 fois plus froide et plus dense que le reste de la couronne solaire, cette dernière n’étant visible qu’au moment d’une éclipse totale.

Ces filaments sont maintenus en suspension par de puissants champs magnétiques, de telle sorte qu’un hypothétique observateur placé à la surface du Soleil verrait ces filaments comme un mur.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

On ne peut observer les filaments solaires que dans certaines longueurs d’onde, comme la célèbre raie H alpha (centrée sur 656,3 nanomètres), caractéristique de l’hydrogène ionisé. C’est ce que fait en continu l’observatoire spatial SDO (Solar Dynamics Observatory) qui photographie notre étoile dans différentes longueurs d’onde depuis qu’il a été placé en février 2010 sur une orbite géosynchrone (36.000 km au-dessus de la Terre).

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Il existe des lunettes équipées de filtres H alpha qui permettent aux astronomes de suivre ces filaments. Celui qu’a photographié  Mike Taormina le 3 septembre dernier mesure 450.000 kilomètres de long, bien plus que la distance qui nous sépare de la Lune.   Continuer la lecture

Deux grosses taches solaires font face à la Terre

Apparues depuis quelques jours, deux imposantes taches solaires viennent nous rappeler que notre étoile n’est jamais calme bien longtemps.

L’ activité solaire a été faible ces derniers mois mais les choses pourraient bientôt changer. Après AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur que je vous invitais à suivre au mois d’avril, voici deux grands groupes de taches qui sont actuellement bien visibles au milieu du disque solaire, comme le montrent les images réalisées par l’astronome amateur Alain Brodin le 17 juillet à l’aide d’un télescope de 150 millimètres de diamètre : il s’agit de AR 2565 à droite et AR 2567 dont une partie s’est séparée.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par laNOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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N’oubliez pas que comme à l’occasion d’une éclipse de Soleil, l’observation des taches nécessite une filtration particulièrement efficace pour ne pas subir de graves lésions oculaires. On trouve des filtres solaires à installer à l’avant d’une lunette astronomique, d’un télescope ou d’un appareil photo dans tous les magasins de matériel astronomique.

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Vous pouvez également suivre l’évolution de ce groupe de taches sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

RAP 2016 : retour sur une belle manifestation

Les RAP (Rencontres Astronomiques de Printemps) se sont tenues du 5 au 8 mai. Plus de 200 passionnés d’astronomie s’y sont retrouvés sous un bon ciel.  

Les dix-huitièmes Rencontres Astronomiques de Printemps (RAP) ont eu lieu dans la petite commune de Craponne sur Arzon en Haute-Loire (900 m d’altitude) à l’occasion du pont de l’Ascension. Cette édition restera comme un bon cru en raison d’une météo clémente qui aura permis aux astronomes amateurs présents de faire de nombreuses et belles observations.

Les journées ont été consacrées à l’observation du Soleil grâce aux multiples instruments permettant d’admirer les taches solaires en lumière blanche ainsi que de nombreux filaments et protubérances dans la longueur d’onde de l’H-alpha.

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Suivez AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur

Apparue depuis quelques jours, une très grosse tache solaire en forme de cœur numérotée AR 2529 est visible à l’œil nu avec un filtre.

Observée pour la première fois sur le bord de notre étoile le 9 avril, la tache AR 2529 est actuellement surveillée par de nombreux télescopes solaires. C’est d’abord sa taille qui attire l’attention : actuellement cinq fois plus grande que la Terre, AR 2529 est visible sans instrument à l’aide d’un filtre.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Si l’horizon est assez absorbant vous la verrez peut-être même au lever ou au coucher du Soleil sans filtre. Mais attention, c’est une observation à tenter uniquement si la lumière solaire est considérablement atténuée et que l’éclat de notre étoile ne vous éblouit pas !

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Notez que depuis le 13 avril cette tache a une jolie forme de cœur qui va sans doute se modifier progressivement.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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Vous pouvez suivre sans danger l’évolution de la tache AR 2529 sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

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AR 2506, un petit groupe de taches solaires

Même si le Soleil est actuellement assez calme, on peut y voir quelques taches comme le groupe AR 2506 photographié le 28 février.

Depuis 2013, date du dernier pic d’activité solaire (pic considéré par les scientifiques comme le plus faible depuis un siècle), les taches sur le Soleil se font de plus en plus discrètes. On peut suivre actuellement un petit groupe nommé AR 2506 (AR signifie Active Region, les numéros étant attribués par ordre d’apparition des taches par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration).

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Les taches sur le Soleil sont des régions d’intense activité magnétique pouvant générer des éruptions solaires avec éjection de masse coronale qui s’achèvent en beauté sur Terre par des aurores boréales.

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Si vous ne disposez pas d’un instrument astronomique protégé par un filtre (n’observez JAMAIS le Soleil sans un filtre protecteur), il vous est possible de suivre l’évolution de cette tache solaire sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory). Continuer la lecture

En vidéo : pourquoi les étoiles sont-elles magnétiques ?

Observées depuis Galilée, les taches solaires trahissent l’existence d’un champ magnétique, un phénomène également présent sur de nombreuses étoiles.

Pour les astronomes amateurs qui n’ont pas envie de passer leurs nuits dehors, il existe un domaine d’observation pendant la journée : en filtrant correctement leurs télescopes, ils peuvent surveiller les taches solaires, ces zones sombres à la surface de notre étoile révélatrices d’anomalies magnétiques. Parfois ces taches laissent s’échapper de la matière coronale dans l’espace, des particules énergétiques qui produisent les merveilleuse aurores boréales quand elles entrent en contact avec l’atmosphère terrestre.

Le Soleil n’est qu’à 150 millions de km de nous et les télescopes solaires nous permettent d’observer de très fins détails dans les taches pour mieux comprendre les phénomènes magnétiques en jeu. Mais l’opération est impossible dans le cas des étoiles, beaucoup trop éloignées. Comment savoir si certaines ont également un champ magnétique ?

Les astronomes ont contourné ce problème de distance en étudiant les variations du spectre des étoiles pendant leur rotation. On sait en effet qu’un champ magnétique provoque la polarisation de la lumière dans les raies spectrales, un phénomène connu sous le nom d’effet Zeeman (cette découverte a valu le prix Nobel de physique en 1902 au physicien néerlandais Pieter Zeeman).

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Le nord de l’Amérique sous les aurores boréales

Une tempête géomagnétique a provoqué de belles aurores boréales visibles en Amérique du nord dans la nuit du 3 au 4 novembre. 

Le Soleil est en pleine forme : je vous présentais il y a 48 heures un nouveau groupe de taches solaires très actif (numéroté AR 2443) qui ne cesse de s’étendre depuis son apparition le 29 octobre (il s’étire actuellement sur plus de 200 000 km !).

On peut se faire une idée de l’activité d’un groupe de taches solaires en regardant les images enregistrées dans l’extrême ultraviolet par le satellite solaire SDO au cours du mois de juin 2015 alors qu’il surveillait une autre tache solaire, AR 2371 (vidéo ci-dessous).

En vidéo : 5 éruptions solaires du 21 au 25 juin 2015 Continuer la lecture

AR 2443, un spectaculaire groupe de taches solaires

S’étirant sur 175 000 kilomètres, AR 2443 est un nouveau groupe de taches solaires qui a quadruplé sa taille depuis son apparition le 29 octobre.

Les taches sur le Soleil sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface de notre étoile, ce qui les rend plus sombres. Elles peuvent générer des éruptions solaires avec éjection de masse coronale qui s’achèvent en beauté sur Terre par des aurores boréales.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Ces taches sont numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, (National Oceanic and Atmospheric Administration), le numéro étant précédé par les lettres AR qui signifient Active Region.

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AR 2443 est un ensemble d’une douzaine de taches, les plus petites couvrant la surface d’un continent terrestre. Sur l’image qu’il a réalisée le 1er novembre avec une lunette astronomique de 204 mm de diamètre depuis Nîmes (en filtrant la lumière solaire), l’astrophotographe Philippe Tosi a ajouté la Terre à la même échelle pour donner une idée de la taille de ce groupe de taches.

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AR 2396, une nouvelle tache solaire géante

Si vous possédez une paire de lunettes destinée à observer les éclipses, c’est le moment de les chausser pour admirer AR 2396, une superbe tache solaire.

Le 20 mars dernier avait lieu une très belle éclipse de Soleil, partielle en France et totale au niveau du cercle polaire. Peut-être faites-vous partie des heureux propriétaires de lunettes filtrantes qui ont pu suivre ce phénomène astronomique sans danger. Vous pouvez les ressortir sans attendre la prochaine éclipse pour observer une gigantesque tache solaire, AR 2396.

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Apparue très discrètement sur le bord solaire le 4 août, la tache AR 2396 n’a cessé de s’étendre, atteignant le 8 août la bagatelle de 150 000 km d’une extrémité à l’autre, ce qui la rend parfaitement visible sans instrument, en protégeant ses yeux bien entendu.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

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Le Soleil est à sa plus grande distance de la Terre

Bien que la chaleur estivale puisse nous faire croire le contraire, c’est bien début juillet que la distance entre la Terre et le Soleil est la plus grande. 

La Terre, comme toutes les planètes, circule autour du Soleil sur une orbite elliptique : en 2015 la distance entre ces deux astres était la plus petite (périhélie) le 4 janvier (un peu plus de 147 millions de km) et la plus grande (aphélie) le 6 juillet (un peu plus de 152 millions de km).

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Cette différence de 5 millions de km est perceptible quand on compare deux images du Soleil prises à ces deux dates extrêmes, comparaison qui n’est possible qu’en utilisant la même focale pour les deux prises de vues.

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Début de la dix-septième édition des RAP

C’est aujourd’hui jeudi 14 mai que débute la 17e édition des Rencontres Astronomiques de Printemps. Pendant 4 jours et 3 nuits, environ 300 passionnés d’astronomie vont se retrouver en Haute-Loire, dans la petite ville de Craponne sur Arzon qui pour l’occasion coupe ses éclairages.

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Dans un cadre encore épargné par la pollution lumineuse, les astronomes amateurs vont pouvoir observer et échanger ensemble. De très nombreux instruments (dont plusieurs télescopes de gros diamètre et une multitude de lunettes astronomiques) seront installés sur le site.

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Le beau groupe de taches solaires AR 2339

L’activité solaire est toujours à un niveau important ; en témoigne l’apparition depuis le 6 mai d’un nouveau groupe de taches, numéroté AR 2339 ( AR signifie Active Region, 2339 est le numéro d’apparition attribué par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration).

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Le 9 mai, jour où cette image a été réalisée à l’aube avec un boîtier Finepix HS 20, ce groupe de taches s’étirait sur une longueur supérieure à 100 000 km.

Ce groupe de taches (dont vous pouvez suivre l’évolution sur la page Sunspots du satellite solaire SOHO) est susceptible d’éjecter dans les jours qui viennent de la matière coronale qui se répandra dans l’espace et pourra provoquer sur Terre un regain d’aurores boréales.

Je vous rappelle que la photographie et l’observation du Soleil nécessitent l’utilisation de filtres, comme lorsqu’on observe une éclipse solaire.

En vidéo : La Station spatiale passe devant le Soleil

Le 21 avril dernier, l’astrophotographe Romain Lucchesi a réalisé d’étonnantes images : il a en effet réussi à saisir le bref passage (moins d’une seconde !) de la Station spatiale internationale (ISS) devant le Soleil, alors marqué de plusieurs taches.

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Il nous raconte : “j’ai toujours plus ou moins été intéressé par l’astronomie, mais quand j’ai commencé la photographie classique il y a 6 ans, j’étais loin d’imaginer que des belles photos du ciel étaient réalisables par des amateurs. Un jour je me suis posé la question, j’ai décidé de me renseigner, et maintenant ça fait un peu plus de 3 ans que je suis tombé à fond dans l’astrophotographie.

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En dehors des photos classiques de galaxies, nébuleuses ou planètes, je surveille en permanence les événements “rares” comme les multiples éclipses sur Jupiter, les rapprochements, ou encore des transits comme on peut le voir sur ces images de la Station spatiale internationale devant le Soleil. Ça faisait un bon moment que j’essayais de réaliser cette photo, mais l’ISS ne passe pas très souvent devant le Soleil depuis un lieu d’observation donné. De plus, faire ses études à 800 km de son télescope ne facilite pas les choses…

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Le 21 avril 2015 toutes les conditions étaient réunies : vacances, beau temps et transit à seulement 15 km de chez moi. Le site internet Calsky prévoyait le transit à 15 h 15 min 32 s, pour une durée de seulement 0,7 s. Le Soleil était encore haut dans le ciel donc l’ISS avait une taille angulaire assez importante, mais il fallait être précis sur l’heure! J’ai utilisé une application sur mobile qui donne l’heure synchronisée en temps réel sur l’horloge atomique. Matériel employé : télescope Newton de 254 mm de diamètre et 1200 mm de focale, monture équatoriale Atlas EQ-G, appareil photo Canon 60 D en mode rafale réglé à 200 iso, vitesse d’obturation de 1/8000 s pour bien figer le mouvement de l’ISS, filtre souple Astrosolar réduisant l’intensité lumineuse d’un facteur de 100 000. Pour être sûr de ne pas rater le moment fatidique, j’ai lancé la rafale 2 secondes avant l’heure prédite”.