L’astroblème canadien de Manicouagan vu de l’espace

Photographié en fausses couleurs par le satellite Sentinel-1A, le cratère de Manicouagan s’est formé il y a un peu plus de 200 millions d’années. 

Il y a 214 millions d’années, un astéroïde est venu frapper ce qui est aujourd’hui le comté de Manicouagan dans la région de la Côte-Nord du Québec, au Canada, environ 300 km au nord de la ville de Baie-Comeau (et 10° de latitude plus bas que le cratère d’impact des Pingualuit, beaucoup plus récent). Il s’agit d’un des cratères d’impact les plus anciens et les plus importants de la planète. Partiellement détruit par l’érosion causée par les glaciers, il n’est pas facilement décelable sur le terrain, d’où son classement dans la famille des astroblèmes (tout comme Rochechouart en France).

Sa structure concentrique résulte des ondes de choc transmises par l’impact. Ceux-ci ressemblent un peu aux anneaux qui se forment quand un caillou est tombé dans l’eau. Continuer la lecture

Souvenirs d’été : Mars aux côtés de la Voie lactée

Mars restera incontestablement la vedette de l’été 2018. Retour sur une opposition spectaculaire de la célèbre Planète rouge.

Passant à l’opposition le 27 juillet (à la même date qu’une éclipse totale de Lune), la Planète Rouge nous a offert en 2018 sa plus belle approche (un peu moins de 58 millions de kilomètres quand même) depuis celle, exceptionnelle, de 2003.

Installée dans la constellation du Capricorne, la quatrième planète du Système solaire a fait le show tout l’été ; la tempête de sable qui a recouvert la totalité de cet astre au mois de juin ayant eu la bonne idée de se calmer, les observations télescopiques ont révélé les grands traits des paysages martiens à partir de la fin du mois de juillet. Continuer la lecture

NGC 602, une merveille dans le Petit Nuage de Magellan

Le Petit Nuage de Magellan abrite un jeune amas ouvert d’étoiles né il y a 5 millions d’années particulièrement photogénique, NGC 602.

C’est au cours de son grand tour de l’Amérique du Sud entre 1519 et 1522 que le navigateur portugais Fernand de Magellan mentionna dans son journal de bord l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses prirent ensuite son nom, honneur qui aurait pu revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt. Les astronomes savent aujourd’hui que les Nuages de Magellan ne sont pas des nébuleuses mais des galaxies naines. Leur forme  irrégulière s’explique par les forces gravitationnelles exercées par la Voie lactée, leur imposante et plus proche voisine à moins de 200.000 années-lumière.

L’amas ouvert d’étoiles NGC 602 et sa nébuleuse se situent dans le Petit Nuage de Magellan. © NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Grâce au télescope spatial Hubble nous pouvons plonger dans le Petit Nuage de Magellan pour y admirer le jeune amas d’étoiles ouvert NGC 602. Continuer la lecture

Une belle étoile filante dans le ciel des Pyrénées

Dans la soirée du 15 août une belle étoile filante a rayé le ciel des Pyrénées juste au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte.

Le mois d’août est traditionnellement consacré à l’observation des étoiles filantes, tout particulièrement les poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle et qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août ; on leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.

Ce n’est pourtant pas une Perséide (il ne provient pas de ce radian) mais sans doute un météore sporadique qui a brillé dans le ciel au cours de la soirée du 15 août au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte. Ce cliché est extrait d’une série de 120 images (des prises de 30 secondes de pose à 5000 iso avec un objectif Samyang 8 mm monté sur un boîtier Nikon D7100) destinées à la réalisation d’une rotation d’étoiles. Continuer la lecture

Suivez le passage de la comète 21P/Giacobini-Zinner

Attendue au plus près de la Terre le 10 septembre, la comète 21P/Giacobini-Zinner est déjà visible dans une paire de jumelles.

La comète 21P/Giacobini-Zinner se rapproche actuellement de nous à la vitesse vertigineuse de 23 km/sec. Le 10 septembre prochain elle passera à 58 millions de km de la Terre (la même distance qui nous séparait de la planète Mars il y a un mois) pour sa plus belle approche depuis 72 ans.

La comète 21P/Giacobini-Zinner photographiée le 17 août. © Alexander Vasenin

En attendant la comète Wirtanen qui pourrait devenir visible à l’œil nu à la fin de l’année, les astronomes pointent actuellement leurs télescopes vers celle que l’on surnomme simplement 21P. Quel est donc cet astre chevelu ?  Continuer la lecture

Ciel en fête pour la superbe Pleine Lune du 26 août

Ciel dégagé pour cette Pleine Lune du mois d’août, l’occasion de faire quelques images à son lever et un peu plus tard pendant un feu d’artifice.

Chaque Pleine Lune est l’occasion de tenter des images originales, surtout au lever de notre satellite naturel, quand il fait encore jour pour profiter du paysage au premier plan. Hier soir 26 août Séléné a lentement gravi les échelons sur la voûte céleste à partir de 21 heures, émergeant dans l’axe d’une maison lointaine.

Le zoom de 720 mm de focale du Finepix HS20 m’a permis de saisir ces moments particulièrement photogéniques avant que le paysage ne devienne trop sombre (avec la tombée de la nuit) et la Lune trop brillante (en s’élevant elle gagne en éclat puisque la couche atmosphérique que ses rayons traversent est de moins en moins épaisse).

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En vidéo : qu’est-ce que la Voie lactée ?

Je vous propose de découvrir un nouveau diaporama pédagogique consacré à la Voie lactée et réalisé à partir d’images acquises ces trois dernières années.

Les nuits sans Lune, loin de toute pollution lumineuse, il est possible d’admirer dans le ciel la Voie lactée. Nous savons depuis  les observations de Galilée que cette bande laiteuse est constituée d’une multitude d’étoiles. Les développements de l’astronomie au cours du siècle dernier nous ont permis de comprendre que ce chemin de lait représente notre Galaxie vue par la tranche depuis notre observatoire terrestre situé à la périphérie. Mais avant de connaître cette explication scientifique, les hommes avaient imaginé d’autres origines à ce spectacle nocturne.

C’est un peu tout cela que j’ai voulu vous faire découvrir dans le nouveau diaporama que je vous propose aujourd’hui.  Continuer la lecture

Une nuit d’été à la chapelle des Saintes Puelles

Récit de la soirée du 14 août à la chapelle des Saintes Puelles à côté de Tautavel. Après le coucher de la jeune Lune, le ciel étoilé se dévoile. 

Suite de mon été dans les Pyrénées-Orientales : après avoir participé au festival d’astronomie de Tautavel, j’ai profité de vacances dans la région pour découvrir quelques jolis sites.

Je vous emmène juste à côté de Tautavel, à la chapelle des Saintes Puelles. Cette chapelle doit son nom aux saintes jeunes femmes (des Puelles) qui, selon la légende rassemblèrent les restes d’un martyr, Saint-Saturnin. Continuer la lecture

Dessin astronomique : l’imposant Clavius

Du papier, des crayons, de la patience et un bon sens de l’observation, voilà ce qu’il vous faut pour vous lancer dans le dessin astronomique.

Après avoir dessiné la Mer du Nectar et le cratère Deslandres, je vous propose de retrouver l’imposant Clavius, une immense plaine murée. Ce dessin a été réalisé le 24 mai 2018 au neuvième jour de la lunaison avec une longue-vue Bresser de 100 mm de diamètre dotée d’un grossissement de 75 fois.

La technique est la suivante :

  • faire un croquis derrière l’oculaire pendant une trentaine de minutes avec une cotation pour indiquer les zones blanches, grises et noires.
  • Reprendre le croquis ultérieurement pour réaliser un dessin plus réaliste
  • scanner le dessin, mettre en place un fond gris et reprendre les parties à blanchir ou à noircir avant d’ajouter les noms, tout cela avec le logiciel PhotoFiltre

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En images : Tautavel fait son festival d’astronomie

Connue par les amateurs de préhistoire, la ville de Tautavel a aussi son festival d’astronomie. Zoom sur la 11ème édition qui s’est déroulée du 9 au 12 août. 

Située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie, la commune de Tautavel doit sa renommée à la Caune de l’Arago, un site mondialement connu pour les fouilles archéologiques qui y sont menées depuis plusieurs décennies. C’est dans cette grotte perchée que l’équipe du professeur Henry de Lumley a découvert en 1971 des fragments de crâne humain datant d’environ 450.000 ans, un Homo heidelbergensis que l’on a surnommé l’Homme de Tautavel.

Pour les amoureux des étoiles, Tautavel est aussi un rendez-vous incontournable avec un festival d’astronomie dont c’était la 11ème édition cette année. Initié et porté par Cyril Calvet, astronome amateur et Coordinateur du Service de Médiation scientifique du musée de Tautavel, ce festival permet au public de découvrir le ciel et ses merveilles. Expositions, stands, ateliers (fusées à eau, cadrans solaires), séances de planétarium, conférences et observations du ciel sont au menu de ces 4 jours et 3 nuits, le tout dans une ambiance chaleureuse.

Que voir dans le ciel nocturne au mois d’août 2018

Au menu de ce mois d’août il y aura les Nuits des étoiles, un bon cru pour les Perséides, quatre planètes qui se courent après et une comète surprise !

Août c’est le mois des vacances, c’est aussi celui des températures estivales et des nuits qui commencent à s’allonger. Trois bonnes raisons pour prendre le temps de découvrir les beautés du ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2018 qui se tiendront les 3, 4 et 5 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).

Les clubs d’astronomie vous ouvriront leurs portes et leur coupoles pour deux ou trois soirées de découverte du ciel (avec animations et observations du Soleil en journée), un peu comme le fait chaque année le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) en organisant au printemps la  Nuit de l’Équinoxe (vidéo ci-dessus) dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière. Continuer la lecture

27 juillet : Mars s’approche et la Lune s’éclipse

Beaucoup se souviendront de ce vendredi 27 juillet : l’opposition de la planète Mars coïncidait avec une éclipse totale de Lune, le tout dans les nuages… 

Il y a des dates qui marquent les esprits et celle du 27 juillet 2018 en fait indéniablement partie. Les amoureux des spectacles célestes n’auraient manqué pour rien au monde cette soirée. Pensez donc ! deux astres séparés de 7° apparents tenaient la vedette : la Lune, qui traversait le cône d’ombre terrestre en nous promettant de mettre ses plus beaux habits rouges, et Mars dont c’était la meilleure approche depuis 15 ans (à environ 58 millions de kilomètres). Tout s’annonçait donc pour le mieux… si ce n’est la météo.

Inquiétude sous les nuages en début de soirée le 27 juillet. © Jean-Baptiste Feldmann

Après trois semaines de ciel bleu et de fortes chaleurs, une perturbation s’était invitée et traversait tout le pays, ce qui a compromis fortement les observations. Continuer la lecture

Le visage de Mars, un bel exemple de paréidolie

Photographié par l’orbiteur Viking 1 en juillet 1976, le visage de Mars a révélé sa véritable nature lors des missions d’exploration ultérieures.  

Le 25 juillet 1976, cinq jour après l’arrivée sur le sol de la Planète rouge de son module d’atterrissage, l’orbiteur Viking 1 photographie une très belle illusion d’optique au sein d’une zone appelée Cydonia dans Arabia Terra (cette région martienne fortement cratérisée reprend la dénomination attribuée par Giovanni Schiaparelli, l’astronome italien qui observa dans sa lunette astronomique une zone contrastée dont la forme générale évoquait l’Arabie).

Le visage de Mars photographié par l’orbiteur Viking 1 le 25 juillet 1976. © NASA

Il s’agit d’un relief qui ressemble à une tête humaine. Les scientifiques se rendent immédiatement compte qu’ils sont face à une simple illusion d’optique : la résolution insuffisante de la caméra de l’orbiteur (47 mètres par pixel), l’angle d’éclairage du Soleil et le relief à la surface de cette formation produisent des ombres portées qui semblent représenter deux yeux, un nez et une bouche.

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Comment photographier l’éclipse de Lune du 27 juillet

Le 27 juillet la Lune se glissera dans le cône d’ombre de la Terre, prenant une belle couleur rouge sang ; un spectacle à photographier.

Si vous consultez régulièrement les éphémérides, vous savez déjà que le 27 juillet nous aurons droit à deux événements astronomiques rares : l’opposition de la planète Mars (actuellement recouverte par une tempête de sable) à suivre dans un télescope, et une éclipse totale de Lune (la précédente, inobservable en France, a eu lieu le 31 janvier) dont tout le monde pourra profiter à l’œil nu si la météo est clémente.

Principe d’une éclipse de Lune. © Observatoire de Besançon

Je vous rappelle qu’une éclipse de Lune se produit lorsque notre satellite naturel traverse le cône d’ombre terrestre, condition remplie quand l’alignement Soleil-Terre-Lune est parfait (le reste du temps nous assistons à une Pleine Lune). Continuer la lecture

Titan et Encelade, deux satellites bien différents

Retour sur l’une des belles images de la banlieue de Saturne recueillies par la sonde Cassini, un cliché des satellites Titan et Encelade. 

Le 15 septembre 2017, la sonde Cassini effectuait un grand plongeon dans les entrailles de Saturne, mettant fin à plus d’une décennie d’exploration de la planète gazeuse géante, de ses anneaux et de ses principales lunes. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine a réalisé une multitude d’observations à l’aide de ses 12 instruments scientifiques et d’incroyables photographies.

Cassini était l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle mesurait près de 7 mètres de haut pour 4 mètres de largeur et pesait 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens (largué sur Titan le 14 janvier 2005) et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. Continuer la lecture

On a retrouvé un morceau de l’astéroïde 2018 LA

Le 2 juin dernier, un petit astéroïde de 2 mètres, 2018 LA, a explosé dans le ciel du Bostwana. Des chercheurs viennent d’en retrouver un premier fragment.

Le 2 juin 2018 de nombreux habitants du Bostwana et des pays voisins ont assisté à la désintégration d’une météorite lors de son entrée dans l’atmosphère. L’explosion de cet astéroïde dans le ciel d’Afrique a également été enregistrée par de nombreuses caméras de sécurité. Quelques heures auparavant l’objet en question avait été repéré par le Catalina Sky Survey, un réseau de surveillance des astéroïdes (et des comètes comme C / 2013 US10) exploité par l’Université de l’Arizona et parrainé par la NASA.

Découverte d’un des fragments de l’astéroïde 2018 LA. Crédit : Peter Jenniskens

Après l’explosion de l’astéroïde (qui ne devait pas dépasser 2 mètres), les fragments se sont dispersés et sont retombés sur une vaste zone où la récolte a commencé (tout comme en Russie après la spectaculaire chute du 21 juin).  Continuer la lecture

Vacances étoilées sous le ciel du Livradois

La semaine du 7 au 14 juillet a été pour moi l’occasion de découvrir le ciel nocturne du Livradois à l’occasion d’un séjour en gîte.

Limité à l’EST par les monts du Forez, le Livradois est une région naturelle française située au centre du Massif central, dans le département du Puy-de-Dôme. La ville la plus importante est Thiers, capitale de la coutellerie. C’est à côté de Courpière, à une dizaine de kilomètres au SUD de Thiers, que se trouve le gîte du Grillon, un endroit idéal pour passer des vacances en famille… et tester les qualités du ciel nocturne de cette région (voir ci-dessous la carte de pollution lumineuse proposée par l’association AVEX).

Carte de la pollution lumineuse dans la région de Courpière. © AVEX

Voici quelques images réalisées depuis le gîte au cours de la seconde semaine de juillet avec un ciel bien dégagé. Continuer la lecture

Comment la tempête de sable a transformé la planète Mars

Il aura suffit d’un mois pour que la tempête de sable apparue fin mai sur Mars se répande sur toute la surface de la Planète rouge.

Comment naissent les tempêtes de sable sur Mars ? C’est pendant le printemps martien (qui a débuté le 22 mai), quand la Planète rouge se rapproche du Soleil (plus courte distance fin juillet), que le réchauffement de la calotte polaire Sud provoque une sublimation rapide du dioxyde de carbone dont elle est constituée. Des courants thermiques se forment entre les régions recouvertes de givre et celles qui dégèlent, donnant parfois naissance à de puissantes tempêtes : les poussières de sable sont alors soulevées sur plusieurs milliers de mètres d’altitude et emportées dans toutes les directions par des vents dont la vitesse peut dépasser 100 km/h.

Changements d’aspect à la surface de Mars en raison d’une tempête de sable qui s’est généralisée en un mois. Le cliché de référence à gauche a été pris dans le passé par Mars Global Surveyor, celui de droite le 28 juin par Damian Peach. © NASA/Damian Peach

Le 30 mai l’orbiteur MRO a enregistré les premiers signes d’une tempête qui a mis un mois pour recouvrir tout le paysage. Continuer la lecture

Nouvelle chute spectaculaire de météorite en Russie

Le 21 juin la Russie a connu une nouvelle chute de météorite impressionnante dont plusieurs échantillons ont déjà été récoltés.  

Avec plus de 17 millions de km², la Russie est l’état dont le territoire est le plus vaste de la planète. C’est ce qui explique qu’on y observe un nombre important de grosses chutes météoritiques. Alors qu’on vient de commémorer le cent-dixième anniversaire de l’événement de la Toungouska et un peu plus de cinq ans après une incroyable explosion dans le ciel de Tcheliabinsk, une impressionnante chute de météorite s’est produite le jour du solstice d’été au-dessus de la région de Lipetsk, une ville située sur les bords de la rivière Voronej à 500 km au sud-est de Moscou.

Fragment de météorite récolté après la chute du 21 juin 2018. © Université Fédérale d’Oural

Plusieurs fragments ont déjà été ramassés dont un morceau de 550 grammes que l’on peut voir ici dans les mains de Evgenia Petrova, l’une des membres de l’équipe de l’Université Fédérale d’Oural. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de juillet 2018

L’opposition de la planète Mars et une éclipse totale de Lune sont les grands événements célestes de ce mois de juillet. Des rendez-vous à ne pas manquer !

Nous commençons à nous éloigner du solstice et les nuits s’allongent lentement ; même s’il est encore un peu tôt pour traquer nébuleuses et galaxies, ce mois de juillet 2018 nous offre la possibilité d’observer deux phénomènes astronomiques assez peu courants : un passage de la Lune dans le cône d’ombre terrestre et la plus courte distance entre nous et la planète Mars depuis 15 ans, deux événements qui tombent à la même date, le 27 ! Nous n’en oublierons pas pour autant quelques jolis rapprochements entre la Lune et les planètes.

L’éclipse partielle du 7 août 2017 peu après le lever de la Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Que ce soit à l’œil nu, muni d’une paire de jumelles ou d’une longue-vue, voici les rendez-vous à ne pas manquer (vous pouvez les localiser avec la carte de Stelvision) : Continuer la lecture

"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh