NGC 3314, l’incroyable (fausse) collision entre deux galaxies

En étudiant NGC 3314, les astronomes ont découvert qu’il s’agissait de deux galaxies sur la même ligne de visée sans aucun lien physique.

Choc cosmique :

Lorsqu’en 1835, l’astronome britannique John Herschel (fils de William Herschel) découvre NGC 3314, il a de quoi être perplexe. Ce qu’il observe dans la constellation de l’Hydre ressemble à une magnifique collision cosmique. On y voit deux galaxies spirales dont les bras se superposent allègrement. La collision semble si parfaite que les astronomes vont y croire pendant plus d’un siècle.

L’Hydre est la plus longue des constellations, glissant de la Vierge au Cancer. © Stelvision

Il faut dire que l’on ne cesse d’observer des rencontres cosmiques. Les grands télescopes construits au XXe siècle nous offrent d’étonnantes images de ces collisions. À l’image de  l’objet de Mayall dans la Grande Ourse. Pourtant, à partir des années 1960, le doute s’installe progressivement concernant NGC 3314.

Perspective trompeuse :

Lorsque des galaxies interagissent, les forces de marée gravitationnelles étirent les belligérants et leur donnent des formes torsadées. La collision déclenche également des flambées de naissances stellaires qui se traduisent par une profusion d’étoiles bleues brillantes et de nuages ​​de gaz. Rien de tout cela n’est visible quand on regarde NGC 3314 !

NGC 3314 est le résultat de l’alignement parfait de deux galaxies. © ESO/Iodice et al.

Dans les années 1980, les astronomes découvrent que les deux galaxies (A et B) qui composent NGC 3314 sont en réalité beaucoup trop éloignés pour interagir. La première est située à 110 millions d’années-lumière, la seconde à 140 millions. Par un incroyable concours de circonstance, elles sont parfaitement alignées quand on les observe depuis la Terre !

À savoir :
  • NGC 3314 n’est pas vraiment à la portée de tous les instruments d’astronomie. Sa magnitude de 12,5 la réserve aux télescopes de grand diamètre. Le portrait de cet objet cosmique est visible en détail sur la page du télescope spatial Hubble et sur celle du Very Large Telescope.
  • Le sigle NGC fait référence à l’imposant New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars qui regroupe près de 8.000 objets du ciel profond. Initié par l’astronome irlando-danois John Dreyer, ce catalogue fut édité pour la première fois en 1888.

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La Lune, Mars et Antarès terminent ensemble l’année 2021

Pour le dernier jour de cette année 2021, le vieux croissant de Lune est rejoint à l’aube par la planète Mars et la brillante étoile Antarès. 

Des astres avant le Réveillon :

L’année 2021 s’achève dans quelques heures. Au cours des 365 jours (et nuits) écoulés, vous avez peut-être profité des conseils prodigués sur ce blog pour admirer le ciel. Reprise de l’activité solaire, ballet des planètes géantes, rendez-vous avec la Lune ou passage de la comète Leonard, il y en avait pour tous les goûts. Ce 31 décembre, vous allez même pouvoir lever les yeux une dernière fois avant de préparer votre Réveillon. En fin de nuit, trois astres se retrouvent au-dessus de l’horizon Sud-Est :

Le 31 décembre à l’aube, le vieux croissant de Lune sera accompagné de deux astres rougeoyants, la planète Mars et la brillante étoile Antarès. Le cercle blanc représente le champ de vision dans une paire de jumelles standard. © Jean-Baptiste Feldmann

Il y a d’abord la fine barque lunaire qui se détache sur le fond du ciel en train de s’éclaircir. Une soixantaine d’heures avant la Nouvelle Lune, notre satellite naturel est accompagné d’une discrète lumière cendréeContinuer la lecture

Dans le ciel de La Palma, la comète Leonard fait son show

Continuant de s’approcher du Soleil, la comète C/2021 A1 (Leonard) offre un spectacle étonnant depuis l’île de La Palma aux Canaries.

Entre volcan et ciel étoilé :

On a beaucoup parlé de La Palma ces derniers mois. C’est en effet sur cette île de l’archipel des Canaries qu’est entré en éruption le Cumbre Vieja. En activité depuis le 19 septembre 2021, le volcan s’est éteint un peu avant Noël. Mais les volcanologues ne sont pas les seuls à fréquenter cette île. Les astronomes y ont mis en service depuis 2007 le plus grand télescope optique du monde. Il s’agit du Gran Telescopio Canarias construit à 2.400 mètres d’altitude :

Le Gran Tecan est construit au sommet de l’île de La Palma. © Jean-Baptiste Feldmann

Cet instrument géant (300 tonnes monture comprise) fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos. Sous une coupole de 32 mètres de diamètre, son miroir primaire est composé de 36 miroirs hexagonaux. La surface collectrice totale est de 75,7 m², soit l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,4 mètres de diamètre. Continuer la lecture

Fin d’année 2021 : ne manquez pas le beau croissant de Vénus

Savez-vous que le mince croissant de Vénus est actuellement visible avec une simple paire de jumelles ? Suivez le guide ! 

Une planète qui se rapproche :

Installée depuis des mois dans le ciel du soir, Vénus, la seconde planète du Système solaire, continue de se rapprocher du Soleil. Elle sera en conjonction avec notre étoile le 9 janvier prochain. Il s’agira d’une conjonction inférieure (la planète se trouve entre nous et notre étoile), Vénus passant à 5° au nord du disque solaire. Si l’orbite de la planète n’était pas inclinée, nous assisterions alors à un transit de Vénus devant le Soleil comme ce fut le cas les 5 et 6 juin 2012 :

Transit de la planète Vénus devant le Soleil les 5 et 6 juin 2012. © NASA/SDO

C’est lors des conjonctions inférieures que Vénus se rapproche le plus de la Terre. Le 9 janvier 2022, elle sera à moins de 40 millions de kilomètres de nous. C’est aussi l’époque où l’on peut observer le croissant de Vénus. Car tout comme la Lune, Vénus présente des phases. Suivant la configuration Soleil-Vénus-Terre, on peut ainsi la voir en croissant, en quartier ou même gibbeuse :

Variations de la phase et de la taille apparente de la planète Vénus entre les mois de janvier et mai 2012, avant le transit devant le Soleil les 5 et 6 juin 2012. © Efrain Morales Rivera
Croissant vénusien au crépuscule :

Lors d’une conjonction inférieure la planète se situe au plus près de la Terre et peut atteindre en théorie un diamètre apparent de 68 secondes d’arc (cette fois le maximum sera de 63,2 secondes d’arc le 9 janvier 2022). Un tel diamètre permet donc de repérer le croissant de Vénus avec une simple paire de jumelles ou une petite lunette astronomique puisque la forme devient évidente avec un grossissement d’au moins une dizaine de fois. On peut le constater sur l’image que j’ai réalisée au cours de l’été 2015 :

Croissant de Vénus et passage d’un avion saisis à l’aide d’un boîtier Finepix HS20 équipé d’un zoom de 720 mm de focale le 20 juillet 2015. © Jean-Baptiste Feldmann

Attention : à l’approche de la conjonction, la distance apparente entre Vénus et notre étoile diminue chaque jour. Prenez garde de ne pas pointer accidentellement le Soleil quand vous visez Vénus !

Comment procéder :

Pointez Vénus une fois le Soleil couché. Vous trouverez facilement la planète, particulièrement brillante au-dessus de l’horizon Sud-Ouest, dans le prolongement de l’axe Jupiter-Saturne :

Le bel alignement Jupiter-Saturne-Vénus (ici le 22 novembre 2021 au-dessus du site mégalithique de Stonehenge) se poursuit en décembre. © Stonehenge Dronescapes

Vous pouvez stabiliser votre paire de jumelles en l’appuyant sur un pied photo, ou en posant vos coudes sur une table. Une longue-vue d’ornithologie est également bien adaptée à ce type d’observation. À la fin du mois, vous verrez un croissant d’une minute d’arc (1/30e de la taille apparente de la Lune) dont la fraction éclairée représente seulement 4% du disque vénusien. Après sa conjonction inférieure le 9 janvier 2022, Vénus redeviendra observable, mais cette fois à l’aube.

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En 1066, le passage de la comète de Halley fut exceptionnel

Au printemps 1066, la comète de Halley illumina le ciel nocturne. Ce fut l’un des plus beaux passages de cet astre chevelu.

Des conditions exceptionnelles :

En 1066, elle ne s’appelait pas encore comète de Halley. Il faudra attendre la fin du XVIIe siècle pour qu’elle prenne le nom de l’astronome britannique Edmond Halley. C’est lui qui déterminera sa périodicité (76 ans environ) grâce à ses calculs. Au Moyen Âge, personne ne sait encore ce qu’est une comète et ne peut en imaginer la trajectoire dans le Système solaire. Lorsqu’elle s’approche au cours du printemps 1066, la future comète de Halley se trouve dans des conditions idéales. Elle va passer à seulement 15 millions de kilomètres de la Terre. Par comparaison, lors de son passage en 1986, elle était à 63 millions de kilomètres.

Dessin d’un passage de la comète de Halley, d’après une gravure sur bois représentant la Grande comète de 1577 au-dessus de Prague. © Christine Sasiad

Pendant quelques nuits, son noyau va briller autant que Jupiter. Quant à sa queue de gaz et de poussière, elle s’étire sur un quart de la voûte céleste ! C’est un spectacle qui fascine et impressionne les hommes. À une époque où la pollution lumineuse est inexistante, impossible de ne pas la remarquer.

La comète immortalisée :

Le passage de l’astre chevelu sera consigné aux quatre coins du globe. La comète apparaît sur la tapisserie de Bayeux, une broderie qui raconte les exploits de Guillaume le Conquérant :

En Italie, les archives de la cathédrale de Viterbe mentionnent son observation tout au long du mois d’avril. Dans le Koryo-sa, un traité historique officiel relatant l’histoire de la péninsule coréenne, elle est décrite comme étant aussi grande que la Lune. Son passage est également évoqué dans les Annales du royaume d’Irlande par les quatre maîtres, récits de l’histoire médiévale irlandaise :

Page d’introduction de l’une des versions de la Chronique anglo-saxonne.

Les moines anglais y font allusion dans leur Chronique anglo-saxonne, un manuel d’histoire du royaume diffusé dans les monastères. L’astre chevelu est même dessiné sur les parois rocheuses de Chaco Canyon au Nouveau-Mexique :

Dessin des pétroglyphes du sentier Peñasco Blanco sur le site de Chaco Canyon au Nouveau-Mexique. La comète de Halley est figurée en bas © Peter Faris

Cette année-là, le spectacle fut beaucoup plus impressionnant que celui de la récente comète Leonard ; lire à ce sujet La “comète de Noël” se donne en spectacle après un sursaut d’activité.

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Ce weekend, admirez la plus haute Pleine Lune de l’année

Ce samedi 18 décembre, la Pleine Lune va passer la nuit à sa plus haute déclinaison de l’année. Un véritable lustre au-dessus de nos têtes !

Déclinaison variable :

Vous l’avez sans doute remarqué, la hauteur du Soleil varie au cours de l’année. Autour du solstice d’été en juin, l’astre est très haut dans le ciel pour un observateur européen. C’est le contraire au moment du solstice d’hiver en décembre. La Lune, vue de la Terre, se trouve elle aussi sur l’écliptique, cette ligne qui symbolise la trajectoire annuelle du Soleil sur la voûte céleste. Au moment de la Pleine Lune, notre satellite naturel se situe à l’opposé du Soleil quand on les regarde depuis notre observatoire terrestre.

Pleine Lune hivernale en Bresse bourguignonne. © Jean-Baptiste Feldmann

Ainsi, lorsque le Soleil est haut (solstice d’été), la Pleine Lune est basse. C’est le contraire autour du solstice d’hiver. En 2021, la Pleine Lune de décembre se produit trois jours seulement avant le solstice d’hiver. Elle va donc atteindre sa plus haute déclinaison de l’année, alors que le Soleil sera au plus bas. Continuer la lecture

Vulcain, une hypothétique planète traquée au XIXe siècle

La recherche d’une hypothétique planète intramercurienne appelée Vulcain a tenu les astronomes en haleine pendant plus d’1/2 siècle.

L’astronomie des mathématiques :

Les mathématiques accompagnent les astronomes depuis la nuit des temps. Dans l’Antiquité, Hipparque utilisait déjà la trigonométrie pour estimer les tailles et distances du Soleil et de la Lune. Puis Kepler s’appuya sur la géométrie pour décrire le mouvement des planètes. Avec Newton, l’apparition du calcul (différentiel et intégral) permit de formuler les lois de la gravitation universelle. Ces puissants outils étaient donc à la disposition des astronomes-mathématiciens du XIXe siècle.

Le plus doué d’entre eux était Urbain Le Verrier (1811-1877). Redouté pour son très mauvais caractère, il était cependant reconnu comme un grand spécialiste de la mécanique céleste. Continuer la lecture

Observez la comète Leonard en soirée du côté de Vénus

Désormais visible aux jumelles en soirée, la comète C/2021 A1 (Leonard) sera proche de Vénus dans la soirée du 18 décembre.

Noël avant l’heure :

Cette semaine, le ciel nous offre un beau cadeau si la météo le veut bien. Il s’agit de la conjonction de deux spectacles célestes. D’un côté, un bel alignement planétaire observable depuis quelques semaines. De l’autre, l’arrivée dans le ciel du soir de la comète C/2021 A1 (Leonard). L’astre chevelu sera au plus près de Vénus les 17 et 18 décembre, mais on peut le suivre toute la semaine avec une paire de jumelles :

Déplacement de la comète Leonard en soirée du 12 au 19 décembre. © Christine Sasiad
Alignement d’astres :

Commençons par les planètes : Vénus, Saturne et Jupiter sont spectaculaires après le coucher du Soleil. En particulier Vénus, la plus à l’Ouest et la plus basse, qui étincelle avec une magnitude de -4,7. Beaucoup plus haute, Jupiter n’est pas mal non plus, avec une magnitude de -2,4. Entre les deux, Saturne est un peu plus discrète (magnitude de 0,6).

Le 18 décembre au crépuscule, la comète Leonard se trouvera à quelques degrés de Vénus, dans l’axe d’un bel alignement planétaire. © SkySafari

Neptune et Mercure encadrent ce bel alignement. Mais sans une bonne paire de jumelles, vous ne les verrez pas. Neptune est trop peu lumineuse ; quant à Mercure, elle est noyée dans les lueurs du couchant. Toute la semaine en France, la comète Leonard va glisser sur l’horizon dans le sens Ouest-Sud-Ouest. Pour les observateurs situés dans l’hémisphère Sud, C/2021 A1 sera particulièrement bien placée à partir de la fin de la semaine :

Visibilité de la comète Leonard depuis l’île de la Réunion. © AstroAlpa
Comète attendue :

La comète C/2021 A1 (Leonard) est sous surveillance depuis le 3 janvier 2021, date de sa découverte par l’astronome Greg Leonard. Ce dernier avait déniché l’astre chevelu sur des images réalisées à l’Observatoire du Mont Lemmon en Arizona. Les calculs ont montré depuis que cette comète pourrait atteindre un éclat suffisant pour être observable avec une paire de jumelles au cours de ce mois de décembre.

La comète C/2021 A1 (Leonard) le 25 novembre 2021. © Michael Jäger

Après son passage au plus près de la Terre (35 millions de kilomètres) le 12 décembre, C/2021 A1 continue de s’approcher du Soleil (le périhélie est prévu le 3 janvier 2022). Ce 18 décembre, la comète se trouve entre l’horizon Ouest et l’éclatante Vénus. Puis elle filera en direction du Soleil. Si elle ne se fragmente pas en s’approchant de notre étoile, elle redeviendra observable depuis l’hémisphère Sud après le 15 janvier.

Pleine Lune :

Ce 18 décembre, c’est aussi la plus haute Pleine Lune de l’année ! Une fois que vous en aurez terminé avec la comète et les planètes côté Ouest, regardez notre satellite naturel qui s’est levé à l’Est. Au fil des heures, la Lune va escalader la voûte céleste. Vers minuit, elle trônera très haut au-dessus de nos têtes. Un véritable lustre céleste qui éclairera les paysages de façon spectaculaire !

Dessin de la Pleine Lune. © Christine Sasiad
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Zoom sur la fascinante nébuleuse de la Tête de Cheval

La nébuleuse de la Tête de Cheval ne cesse de fasciner les générations successives d’astrophotographes depuis sa découverte en 1888.

Les trésors d’Orion :

La constellation d’Orion est sans conteste la plus belle du ciel hivernal. Chacun peut y trouver matière à rêver, quel que soit son niveau de pratique en astronomie. Sans instrument, on peut déjà admirer cet astérisme en forme de sablier, pour peu que l’on s’éloigne de la pollution lumineuse des villes. Avec une paire de jumelles, c’est la célèbre nébuleuse Messier 42 qui vous dévoilera ses charmes.

La Lune étincelle entre Vénus et la constellation d’Orion. © Jean-Baptiste Feldmann

Quant à l’astrophotographe averti, il n’aura qu’une envie, immortaliser la Tête de Cheval. Le premier à l’avoir fait est l’astronome américain Edward Charles Pickering au Harvard College Observatory en 1888. Mais c’est son assistante Williamina Fleming qui découvrit la nébuleuse. La plaque photographique lui avait été confiée pour des mesures astrométriques.

Quelques années plus tard, l’astronome Edward Emerson Barnard rangea la nébuleuse à la trente-troisième place d’un catalogue recensant les nuages de gaz sombres qui parsèment la Voie lactée. La Tête de cheval devint alors Barnard 33. Continuer la lecture

Sous un bon ciel, la comète Leonard est visible à l’œil nu

Pour les observateurs installés sous un ciel bien noir, il est désormais possible de distinguer la comète C/2021 A1 (Leonard) à l’œil nu.

Imprévisibles comètes :

Le bruit avait couru fin novembre que le noyau de la comète C/2021 A1 (Leonard) s’était peut-être fragmenté. Mais les images obtenues les nuits suivantes ont infirmé cette annonce. Heureusement, car si tel avait été le cas, l’astre chevelu aurait perdu de son éclat. Une telle mésaventure était par exemple arrivée au printemps 2020 à la comète C/2019 Y4 (Atlas). Pas de souci pour Leonard, qui continue de s’approcher de la Terre.

Image composite (assemblage de deux clichés pris avec différentes focales) montrant la comète Leonard le 3 décembre 2021 à proximité de l’amas Messier 3. © Ryan Lucenkiw

Depuis quelques heures, c’est fait ! C/2021 A1 (Leonard) a franchi la barre symbolique de la magnitude 6. Cette valeur correspond à la limite de visibilité d’un astre à l’œil nu. Bien entendu, il faut que l’observateur soit installé sous un bon ciel, loin de toute pollution lumineuse.

Voici à quoi on peut s’attendre si on observe actuellement la comète C/2021 A1 (Leonard) à l’œil nu. © Justin Anderson

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Vision inédite de l’étoile Polaire entourée de gaz et de poussières

La plus célèbre étoile de l’hémisphère Nord, l’étoile Polaire, révèle un tout autre visage sur des photographies à très longues poses.

Poussière polaire :

Jamais personne ne pourra voir l’étoile Polaire comme le révèle cet extraordinaire cliché de Jeff Hall. Et pour cause : l’étonnante image que nous propose cet astrophotographe a demandé près de 20 heures de poses cumulées ! Une vision inédite de la plus célèbre étoile de l’hémisphère Nord obtenue avec un simple téléobjectif de 135 millimètres de focale. Si une étoile était assez proche pour ioniser ces draperies de gaz et de poussières, elles se transformeraient en nébuleuses (comme celle d’Orion par exemple). Mais il n’en est rien, ce qui explique la difficulté que l’on rencontre pour les photographier. Impossible sans un objectif très lumineux (ici f/d=2) et de très longues poses !

La célèbre étoile Polaire se trouve enveloppée d’étranges draperies de gaz et de poussières quand on la photographie avec un objectif lumineux et de très longues poses. © Jeff Hall

Si Alpha Ursae Polaris est si connue, ce n’est pas vraiment pour son éclat. Avec une magnitude de 2, elle fait pâle figure à côté d’autres astres comme Antarès ou Sirius. Mais cette étoile de la Petite Ourse a la particularité d’être actuellement la plus proche du pôle Nord céleste, point par lequel passe l’axe imaginaire de rotation de la Terre. Continuer la lecture

Dossier Futura : quels mystères nous cache encore la Lune ?

On croyait tout savoir sur notre satellite naturel. Mais la Lune garde encore ses secrets. Un grand dossier du Magazine Futura. 

La Lune et ses mystères : ce sera le thème de l’un des 4 dossiers que vous découvrirez dans la première édition du Mag Futura. Cette belle revue papier de plus de 200 pages verra le jour en 2022, année des 20 ans de Futura. Une aventure à laquelle vous pouvez contribuer ici.

La Lune, sujet permanent d’émerveillement. © Jean-Baptiste Feldmann
Découvrez le sommaire de ce grand dossier :
À la recherche de l’eau lunaire :

Un laboratoire toulousain nous a ouvert ses portes. On y peaufine un appareil de haute technologie qui devrait atterrir sur notre satellite naturel avec une sonde chinoise en 2024. L’objectif : mieux comprendre où se trouve et comment évolue l’eau lunaire. Toutes les puissances spatiales se précipitent déjà vers les pôles de notre voisine en espérant l’exploiter…

Mise en scène avec les astres au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann
Mais d’où vient la Lune ?

Éjection d’une « goutte » de matière issue de la Terre en fusion, capture d’un mystérieux astre lointain, impact géant cataclysmique ou bien produit d’une vaporisation au sein d’un gigantesque donut… Retour sur l’évolution des théories cherchant depuis 150 ans à comprendre l’origine de notre satellite, toutes plus fascinantes les unes que les autres.

Lever de Pleine Lune, un cliché toutes les deux minutes. © Jean-Baptiste Feldmann
La Lune en images :

Petit tour d’horizon contemplatif en images de cet astre. De Galilée à la NASA, les croquis et photos toujours plus précis en disent long sur l’histoire scientifique de notre compréhension de ce satellite naturel, et de notre fascination toujours intacte pour ses merveilles.

Dessin de la Pleine Lune. © Christine Sasiad
Et si la vie en dépendait ?

On dit qu’il faut de l’eau liquide et de la matière organique pour qu’une planète soit habitable. Mais s’il lui fallait aussi un satellite ? L’investigation scientifique dans de nombreuses disciplines révèle à quel point la Lune a pu contribuer à protéger la Terre des cataclysmes cosmiques et favoriser le développement de la vie…

Croissant de Lune derrière le château de Montmelas. © Jean-Baptiste Feldmann
Comment calculer la distance Terre-Lune :

Parce que la science n’est pas qu’une lecture mais aussi une pratique, voici quelques astuces géniales venues des grecs anciens pour estimer à l’œil nu, via quelques calculs, la taille de la Lune et la distance qui nous sépare d’elle !

Le croissant déformé par la réfraction atmosphérique. © Jean-Baptiste Feldmann
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Chaco Canyon nous raconte un siècle de spectacles célestes

Au Nouveau-Mexique, les pétroglyphes de Chaco Canyon évoquent les grands événements astronomiques qui ont marqué le XIe siècle.

Des roches et des étoiles :

Amoureux des étoiles, je suis perpétuellement en quête de lieux isolés pour les admirer. Je vous ai déjà emmené dans le Morvan, les Baronnies Provençales ou dans les Alpes de Haute-Provence. Traversons maintenant l’Atlantique et découvrons Chaco Canyon aux États-Unis. C’est une région montagneuse et désertique dans le Nord-Ouest du Nouveau-Mexique. Une situation qui a permis la création d’une réserve de ciel étoilé, l’International Dark Sky Park. Les astronomes amateurs viennent y observer les beautés du ciel nocturne, loin de toute pollution lumineuse. Mais ils ne sont pas les premier à s’émerveiller sous les étoiles.

Ciel étoilé au-dessus des Rochers des Mourres. © Jean-Baptiste Feldmann

Il y a 1.000 ans, les Chacoans occupaient le site. Cette société faisait partie du peuple des Anasazis, des Amérindiens qui vivaient dans les États Américains actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. Continuer la lecture

Décembre 2021 : voici ce que le ciel nocturne nous réserve

Un alignement planétaire le soir, une comète en fin de nuit et la plus haute Pleine Lune de l’année : en décembre 2021, le ciel est en fête ! 

Menu céleste chargé :

Pour les amoureux des étoiles, décembre 2021 sera un mois particulièrement intéressant. Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez en ville ou à la campagne. Depuis un jardin ou un balcon, voire une fenêtre ouverte, le ciel nocturne vous dévoilera ses merveilles. Mais pour que vos soirées ne tournent pas au cauchemar, relisez d’abord mes 5 conseils pour observer sans avoir froid :

En décembre, sortez bien couvert pour admirer le ciel étoilé. © Jean-Baptiste Feldmann

N’oubliez pas non plus d’utiliser la carte du ciel étoilé en temps réel pour vous orienter sous les étoiles. Et si vous venez de faire l’acquisition d’un instrument d’astronomie, le Ciel au télescope vous sera d’une aide précieuse.

Nuits de décembre :  
  • Le 2 et 3 à l’aube, le vieux croissant de Lune chemine à proximité de la planète Mars.
  • Le 3, avant le lever du jour, admirez dans un petit télescope la comète Leonard à côté de l’amas globulaire Messier 3 dans les Chiens de Chasse.
  • Le 4, c’est la Nouvelle Lune. Elle coïncide avec une éclipse de Soleil qui ne sera totale qu’en Antarctique.
  • Du 6 au 9, au crépuscule, le fin croissant de Lune escalade l’écliptique à proximité de l’alignement planétaire Vénus-Saturne-Jupiter (d’Ouest en Est).
Jupiter, Saturne et Vénus le 22/11 au-dessus de Stonehenge. © Stonehenge Dronescapes
  • Le 11, c’est le Premier Quartier de Lune. Mais que voit-on lors d’un Premier Quartier de Lune ?
  • Le 12, la comète Leonard passe au plus près de la Terre. Elle est observable sur l’horizon Est avant le lever du jour.
  • Le 14, c’est le maximum d’activité des Géminides. En raison de la présence de la Lune, il faut attendre la seconde partie de nuit pour l’observer.
Pluie de Géminides depuis l’Observatoire de Las Campanas au Chili. © Yuri Beletsky
  • La nuit du 18 au 19, la plus haute Pleine Lune de l’année passe au-dessus de votre tête.
  • Le 21, c’est le solstice de décembre, début de l’hiver dans l’hémisphère nord.
  • Le 27, c’est le Dernier Quartier. La Lune se levant de plus en plus tard, profitez des dernières soirées de l’année pour admirer le retour de la belle constellation d’Orion.
Admirez la constellation d’Orion avec une paire de jumelles. © Jean-Baptiste Feldmann
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Comète Leonard : flirt cosmique avec deux jolies galaxies

Continuant de se rapprocher de nous, la comète C/2021 A1 (Leonard) est passée à proximité de deux galaxies des Chiens de Chasse. 

Perspective cosmique :

Cette belle image de la comète Leonard a été réalisée le 25 novembre par l’amateur autrichien Michael Jäger. L’astre chevelu se trouvait alors devant la constellation boréale des Chiens de Chasse (à l’OUEST de la Grande Ourse). Au second plan se détachent deux curieuses galaxies, beaucoup plus éloignées. Proche de la tête de la comète, on trouve  NGC 4656, qui a la forme d’une crosse de hockey. Cette galaxie spirale barrée (photographiée au télescope de quatre mètres du Kitt Peak National Observatory) a été découverte en 1787 par William Herschel.

La comète C/2021 A1 le 25 novembre 2021 dans les Chiens de Chasse.  © Michael Jäger

À sa droite, il y a une autre galaxie spirale barrée, NGC 4631. Elle est surnommée la galaxie de la Baleine en raison d’un léger renflement dans sa structure allongée qui évoque la forme du célèbre cétacé. Une petite galaxie elliptique, NGC 4627, est logée juste à côté. Les trois galaxies (en interaction gravitationnelle) se situent à environ 30 millions d’années-lumière. La comète se trouve “seulement” à quelques dizaines de millions de kilomètres. La belle couleur verte de sa tête est provoquée  par une forte émission de carbone diatomique.

À savoir :

Découverte le 3 janvier 2021 par l’astronome Greg Leonard, la comète C/2021 A1 mobilise les astronomes depuis plusieurs semaines. La courbe de luminosité prévisionnelle laisse espérer un beau passage en fin d’année. Début décembre, la magnitude de l’astre chevelu pourrait être comprise entre 3 et 6. Si tel est le cas, il s’agira de la comète la plus brillante de l’année 2021.

Déplacement de la comète Leonard fin 2021. © Chris Marriott’s SkyMap/Sky & Telescope

L’astre chevelu circulant près de l’horizon Est en fin de nuit, une paire de jumelles sera sans doute nécessaire pour bien en profiter. Des cartes de repérage et des estimations d’éclat sont disponibles sur AstroVanbuitenen et sur EarthSky.

Dernières nouvelles :

Il y a quelques heures, le bruit a couru d’une possible désintégration du noyau de la comète. Si c’est vraiment le cas, l’astre chevelu perdra son éclat et son passage sera beaucoup moins spectaculaire que ce que nous espérions. Une telle mésaventure était par exemple arrivée au printemps 2020 à la comète C/2019 Y4 (Atlas) :

Le télescope spatial Hubble a photographié les morceaux de la comète Atlas. © NASA

Mais rien n’est confirmé pour l’instant. On peut suivre l’évolution de la situation concernant C/2021 A1 sur ce compte Twitter ou ce compte Facebook par exemple.

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Spectaculaire alignement planétaire en cette fin d’année

Pour bien terminer cette année 2021, Jupiter, Saturne et Vénus nous offrent un très bel alignement planétaire au crépuscule.

Ciel pour tous :

Que diriez-vous d’un bel alignement planétaire visible par tous en cette fin d’année ? C’est le spectacle auquel nous convient Jupiter, Saturne et Vénus avant de quitter le ciel du soir. Si la visibilité de la comète Léonard reste toujours incertaine, vous ne pourrez par contre pas manquer cet alignement. Même en pleine ville, pourvu que vous puissiez regarder le ciel en direction du Sud-Ouest, les trois planètes sont facilement repérables.

Jupiter, Saturne et Vénus sont immanquables le 22 novembre 2021 au-dessus du très célèbre site mégalithique de Stonehenge en Angleterre. © Stonehenge Dronescapes

En particulier Vénus, la plus à l’Ouest et la plus basse, qui étincelle avec une magnitude de -4,7. Beaucoup plus haute, Jupiter n’est pas mal non plus, avec une magnitude de -2,4. Entre les deux, Saturne est un peu plus discrète (magnitude de 0,6). Continuer la lecture

Comment photographier le ciel nocturne avec un smartphone

Photographier les constellations et la Voie lactée avec un smartphone, c’est possible, comme nous l’explique Yann Grouselle.

Astrophotographie simplifiée :

Les téléphones mobiles ne cessent d’évoluer, en particulier en photographie. Capteurs de plus en plus sensibles et fonctionnalités enrichies offrent de nouvelles possibilités de prises de vues. Au point que certains n’hésitent plus à pointer leur smartphone en direction du ciel nocturne. Une façon d’aborder l’astrophotographie sans investir dans du matériel photographique onéreux.

C’est le choix qu’a fait Yann Grouselle. Passionné d’astronomie depuis ses 15 ans, il a décidé il y a quelques mois de se mettre à photographier les constellations et la Voie lactée. Continuer la lecture

(17473) Freddiemercury, l’astéroïde d’un chanteur immortel

Perdu dans l’immensité du Cosmos, le petit astéroïde (17473) Freddiemercury rend hommage au chanteur du groupe Queen.

Artiste dans les étoiles :

Il n’y a pas trente-six façons de laisser son nom dans le firmament. Si vous êtes persévérant, vous pourrez peut-être découvrir “votre” comète, comme l’ont fait les français Alain Maury et Georges Attard. Sinon, il reste la possibilité (très faible) que l’on donne votre nom à un astéroïde. C’est ce qui est arrivé à l’artiste Freddie Mercury, disparu il y a trente ans. Le leader du groupe de rock Queen est en effet mort le 24 novembre 1991 à Londres. Il était alors âgé de 45 ans. En 2016, l’Union Astronomique Internationale a décidé de nommer un astéroïde en son honneur.

Le 4 septembre 2016, l’astéroïde 1991 FM3 était renommé en l’honneur de Freddie Mercury, le leader du groupe Queen. © Union Astronomique Internationale

Brian May, astrophysicien et ancien guitariste du groupe Queen, est à l’origine de cette nomination, survenue l’année ou Freddie Mercury aurait eu 70 ans.

Cailloux célèbres :

L’ astéroïde (17473) Freddiemercury, qui circule entre les orbites des planètes Mars et Jupiter, fait environ 3,5 kilomètres de large. Il a été déniché par l’astronome belge Henri Debehogne (1928-2007) en 1991, année de la mort du chanteur. Lors de sa découverte à l’Observatoire de La Silla au Chili, ce caillou céleste avait été répertorié sous le matricule peu flatteur de 1991 FM3.

Ce point cerclé de rouge est l’astéroïde nommé en l’honneur de Freddie Mercury. © ESO

Vingt-cinq ans plus tard, son nouveau nom l’a fait définitivement sortir de l’anonymat. C’est ainsi que (17473) Freddiemercury est allé rejoindre d’autres célébrités musicales en orbite, comme les astéroïdes  (8749) Beatles ou (7934) Sinatra…

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À suivre : la planète naine Cérès est au plus près de la Terre

Cérès passe à l’opposition le 27 novembre 2021. C’est donc la meilleure période pour repérer la plus petite planète naine connue.

Un astéroïde devenu planète naine :

Cérès a été découverte le 1er janvier 1801 par Giuseppe Piazzi, le directeur de l’Observatoire de Palerme en Sicile. Elle porte le nom de la déesse romaine de l’agriculture et de la fécondité. C’est en 2006 que l’Union astronomique internationale a reclassé Cérès (considérée alors comme un astéroïde) dans la famille des planètes naines en raison de sa forme sphérique. Avec un diamètre d’environ 950 km, c’est la plus petite des cinq planètes naines connues à ce jour (il y a aussi Hauméa, Eris, Makémaké et Pluton).

Ahuna Mons (photographié par la sonde Dawn), un cryovolcan sur Cérès. © NASA

Planète naine la plus proche de nous, Cérès occupe une place particulière dans le Système solaire. En effet, elle s’intercale entre les planètes humides (la Terre et Mars) et les planètes gazeuses comme Jupiter et Saturne. La sonde Dawn (lancée le 27 septembre 2007) a exploré ce corps céleste de très près (35 km d’altitude) de février 2015 à octobre 2018. Continuer la lecture

Les Terriens ont admiré l’éclipse de Lune du 19 novembre

Du Nord au Sud des Amériques, les Terriens n’ont pas manqué d’immortaliser l’une des plus longues éclipses partielles de Lune. 

Spectacle céleste :

Pour nombre de Terriens, ce vendredi 19 novembre 2021 aura été l’occasion d’admirer un très beau spectacle céleste. Se glissant dans le cône d’ombre de la Terre, la Lune a changé de couleur pendant quelques heures.

On pourrait penser que, privée de lumière, la Lune devient invisible pendant une éclipse. Mais le rayonnement solaire est en partie filtré lorsqu’il traverse l’atmosphère terrestre. Les rayons rouges sont déviés vers l’intérieur du cône d’ombre, les rayons bleus vers l’extérieur. Voilà pourquoi la Lune éclipsée se pare de magnifiques teintes variant de l’orange léger au rouge vif.

Les Amériques favorisées :

Depuis la France, cette éclipse partielle n’était guère observable. Pour les habitants les mieux placés, à l’Ouest du pays, la Lune se couchait au début de l’éclipse. Mais depuis les Amériques, on pouvait suivre le phénomène dans son intégralité. Comble de chance, la Lune éclipsée n’était pas très loin du bel amas d’étoiles des Pléiades :

Du Canada à l’Argentine, les astrophotographes ne se sont pas privés d’immortaliser le spectacle. Et ils ont eu raison : une éclipse partielle de Lune aussi longue ne se reproduira pas avant février 2669. Mais rassurez-vous, nous n’aurons qu’à attendre jusqu’au 16 mai 2022 pour admirer une éclipse totale de Lune en France.

Quels mystères nous cache encore la Lune ?

Ce sera le thème de l’un des 4 dossiers que vous découvrirez dans la première édition du Mag Futura. Cette belle revue papier de plus de 200 pages verra le jour en 2022, année des 20 ans de Futura. Une aventure à laquelle vous pouvez contribuer ici :

https://www.youtube.com/watch?v=Ulfso5HuM0g&t=2s

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"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh