Comment photographier l’éclipse de Lune du 21 janvier

Le 21 janvier en fin de nuit nous pourrons admirer une éclipse totale de Lune. Voici quelques conseils pour immortaliser ce spectacle.

Si vous consultez régulièrement les éphémérides, vous savez qu’au cours de ce mois de janvier la Pleine Lune du 21 va prendre une belle couleur rouge à l’occasion d’une nouvelle éclipse de Lune (après celle du 27 juillet). C’est un spectacle dont tout le monde pourra profiter à l’œil nu si la météo est clémente.

Comme vous le rappelle le schéma ci-dessus, une éclipse de Lune se produit lorsque notre satellite naturel traverse le cône d’ombre terrestre, condition remplie quand l’alignement Soleil-Terre-Lune est parfait (le reste du temps nous assistons à une Pleine Lune). Continuer la lecture

Admirez le rapprochement de Vénus et Jupiter à l’aube

C’est à l’aube que se déroule le premier spectacle planétaire de 2019 avec un très beau rapprochement entre Vénus et Jupiter. 

Cela fait déjà quelques semaines que vous pouvez admirer la brillante Vénus en fin de nuit ; je vous l’avais présentée avec Mercure et le Mont-Blanc le 12 décembre. Vénus a retrouvé sa place dans le ciel du matin après sa conjonction inférieure avec le Soleil le 26 octobre : à cette occasion la planète est passée entre la Terre et le Soleil mais l’alignement Terre-Vénus-Soleil n’était pas assez parfait pour assister à un transit.

Vénus, Jupiter et Antarès à l’aube du 12 janvier. © Jean-Baptiste Feldmann

Depuis cette date la seconde planète du Système solaire brille de mille feux à l’aube (magnitude -4,4) et elle est rejointe actuellement par Jupiter. Continuer la lecture

L’Union astronomique internationale fête ses 100 ans

En 2019 de nombreuses manifestations marqueront le centenaire de L’Union astronomique internationale. De bonnes raisons d’admirer le ciel.

2019 est une année exceptionnelle pour l’espace et l’astronomie. Nous allons d’une part célébrer le cinquantenaire du premier Homme sur la Lune (On The Moon Again) et fêter d’autre part le centenaire de l’Union astronomique internationale (UAI). Cette vénérable institution a en effet vu le jour en 1919 grâce à la ténacité de l’astronome français Benjamin Baillaud qui en fut le premier directeur.

Le 24 août 2006 l’UAI déclassait Pluton de son rang de planète. © IAU

De l’UAI nous avons surtout le souvenir d’un congrès resté célèbre (photo ci-dessus) : le 24 août 2006 à Prague, les astronomes venus de 75 pays redéfinissaient la notion de planète et déclassaient par conséquent Pluton rétrogradée au rang de planète naine. Continuer la lecture

L’amas des Pléiades au-dessus de l’étang

Le plus bel amas d’étoiles, celui des Pléiades, est un objet céleste incontournable des soirées de janvier. Partons à sa découverte.

La soirée s’annonce dégagée et vous avez envie de découvrir une curiosité céleste facilement identifiable à l’œil nu ? C’est le moment de partir à la découverte d’un très bel amas d’étoiles (celui des Pléiades) avant le retour de la Lune. À l’œil nu cet amas ressemble à une petite tache laiteuse (voir l’image plus bas) constituée de 7 étoiles relativement brillantes (elles ont des magnitudes comprises entre 3 et 5) qui sont Alcyone, Atlas, Mérope, Électre, Maïa, Taygète et Pléioné.

L’amas des Pléiades ressemble à une petite tache laiteuse. © Jean-Baptiste Feldmann

Les observateurs ayant une vue perçante parviennent à dénombrer jusqu’à 12 étoiles quand ils l’observent sous un excellent ciel sans aucune pollution lumineuse. Continuer la lecture

Pourquoi utiliser un pointeur laser en astronomie ?

Son faisceau vert dirigé vers le ciel accompagne désormais les soirées astronomiques. Zoom sur le pointeur laser, un outil pédagogique mais dangereux.

Si vous avez déjà participé à une veillée en compagnie d’astronomes amateurs (par exemple à l’occasion des traditionnelles Nuits des étoiles), vous avez sans doute vu un animateur utiliser un pointeur laser vert (c’est la couleur qui a le meilleur indice de persistance rétinienne) pour accompagner ses explications. Avec ce petit faisceau parfaitement visible la nuit, il est en effet désormais très facile de montrer aux novices un astre en particulier ou de simuler la forme d’une constellation ; un outil pédagogique très apprécié par tous ceux qui sensibilisent le public aux beautés du ciel nocturne.

Le pointeur laser est un merveilleux outil pédagogique pour indiquer une zone du ciel nocturne mais son usage nécessite quelques précautions. © Jean-Baptiste Feldmann

Pour autant le pointeur laser ne doit pas être laissé entre toutes les mains en raison de sa dangerosité ; petit rappel concernant la réglementation actuelle et les règles de prudence qu’impose son utilisation.  Continuer la lecture

3 janvier : la vieille Lune a rendez-vous avec Jupiter

Même si Jupiter est un peu moins brillante que Vénus, on ne pouvait pas la manquer aux côtés de la vieille Lune à l’aube de ce 3 janvier. 

Nous avions pu admirer Jupiter une dernière fois en soirée le 13 octobre avant sa conjonction solaire du 26 novembre (alignement Terre-Soleil-Jupiter). La planète géante gazeuse est désormais de retour à l’aube pour notre plus grand plaisir. En ce troisième jour de l’année 2019 elle trônait aux côtés de la vieille Lune (la Nouvelle Lune se produit le 6) avant le lever du jour.

La vieille Lune, Jupiter et Vénus à l’aube du 3 janvier. © Jean-Baptiste Feldmann

Remarquez Vénus beaucoup plus haute ainsi que le massif du Mont-Blanc à l’horizon (voir à ce propos le cliché du 12 décembre) sur cette image obtenue à l’aide d’un boîtier Panasonic DC-FZ82. La magnitude de Jupiter est de -1,8 et celle de Vénus de -4,4 !   Continuer la lecture

Rétrospective 2018 : les images célestes de CIELMANIA

2018 s’achève dans quelques jours. Petit regard dans le rétroviseur pour se remémorer les images célestes présentées cette année sur CIELMANIA.

Grâce à CIELMANIA, j’ai eu le plaisir de partager avec vous mes images célestes réalisées tout au long des douze mois qui viennent de s’écouler. Avant de tourner la page et d’attaquer 2019 (une grande année astronomique avec le cinquantenaire du premier Homme sur la Lune), j’avais envie de rassembler quelques-uns des clichés que vous avez particulièrement aimés sur les réseaux sociaux (je vous rappelle que vous pouvez me suivre sur Facebook et Twitter).

Voici donc la rétrospective 2018, une sélection forcément non exhaustive ! Continuer la lecture

Gerard Kuiper, une passion pour le Système solaire

Il consacra sa vie au Système solaire, notre banlieue à l’échelle de l’Univers. Portrait de Gerard Kuiper, l’un des plus grands astronomes du XXème siècle.

Gerard Kuiper (ou Gerard Peter Kuiper) est né le 7 décembre 1905 aux Pays-Bas. Diplômé de l’Université de Leiden en 1927 il y obtient son doctorat en 1933, année où il s’installe aux États-Unis (il se fait naturaliser 4 ans plus tard). Il rejoint le personnel de l’observatoire Yerkes en 1936, occupant deux fois le poste de directeur (1947-1949 et 1957-1960) des observatoires Yerkes et McDonald.

L’astronome américano-néerlandais Gerard Kuiper à l’époque de la conquête de la Lune.

Après avoir mené des recherches en astronomie stellaire, Kuiper se concentre sur le Système solaire à partir des années 1940. Continuer la lecture

Les télescopes de la NASA braqués sur 46P/Wirtanen

Différents télescopes de la NASA ont été mobilisés pour suivre le passage de 46P/Wirtanen, la comète de l’année, appelée aussi comète de Noël.

46P/Wirtanen est passée à un peu plus de 11 millions de kilomètres de nous le 16 décembre. Bien que ce soit l’astre chevelu le plus brillant de l’année qui se termine, elle était à peine visible à l’œil nu (magnitude 4 environ), même dans un ciel très sombre (il était préférable de l’observer à l’aide de jumelles ou d’une longue-vue). La NASA a braqué plusieurs instruments dans sa direction (article en anglais) pour en apprendre un peu plus sur cette comète découverte le 17 janvier 1948 par l’astronome américain Carl Alvar Wirtanen et qui revient nous voir tous les 5,5 ans.

La comète 46P/Wirtanen photographiée par le télescope spatial Hubble. © NASA

C’est d’abord le vénérable télescope spatial Hubble (28 ans de bons et loyaux services) qui a photographié la coma de la comète. Il s’agit du nuage de gaz et de poussière qui constitue sa chevelure et masque son noyau. Continuer la lecture

Paysages lunaires à explorer (11) : Copernic le magnifique

Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Partons à la découverte du cratère Copernic.

Cette onzième chronique dédiée aux paysages lunaires à explorer nous entraîne dans l’hémisphère OUEST lunaire pour découvrir le splendide cratère Copernic dans la mer des Îles (Mare Insularum) et ses alentours, une région que l’on peut observer avec un éclairage rasant aux 9ème et 24ème jours de la lunaison dans une paire de jumelles bien calée ou mieux encore à l’aide d’une longue-vue, d’une lunette astronomique ou d’un petit télescope qui en révéleront toute la richesse.

L’image ci-dessous réalisée le 17 novembre par l’astronome amateur Philippe Mouniguet (caméra ZWO 183 mc et télescope C11 XLT) va nous guider pour cette nouvelle escapade lunaire. Continuer la lecture

Rotation d’étoiles autour du pôle sud céleste

L’un des photographes de l’ESO a réalisé une rotation d’étoiles centrée sur le pôle sud céleste depuis l’Observatoire de la Silla au Chili.

C’est à 2.400 mètres d’altitude, à 600 kilomètres au nord de Santiago du Chili, que l’Observatoire Européen Austral (ESO) a implanté l’Observatoire de La Silla et ses premières coupoles dans les années 1960. Le plus gros télescope hébergé sur ce site a un diamètre de 3,6 mètres. L’ESO dispose en outre d’un site au Paranal (toujours au Chili, à 2.600 mètres d’altitude, à 130 km au sud d’Antofagasta) qui héberge ses 4 télescopes géants VLT.

Le photographe Petr Horálek (connu aussi pour ses superbes images du ciel nocturne dans le désert du Kalahari) s’est rendu à La Silla pour y réaliser une rotation d’étoiles centrée sur le pôle sud céleste. Continuer la lecture

Vénus, Mercure et le massif du Mont-Blanc

Alors que le froid s’est installé en Bourgogne, je suis parti à l’aube en quête de deux planètes. Elles se sont dévoilées au-dessus du massif du Mont-Blanc.

6 heures : le thermomètre affiche -4° et la voiture est couverte de givre. Hier soir le ciel s’est enfin dégagé, laissant le chasseur Orion prendre peu à peu possession du ciel d’hiver, non loin des Pléiades et de la comète 46P/Wirtanen qui passera à proximité de cet amas d’étoiles le weekend prochain. Mais ce matin j’ai rendez-vous avec Vénus et je l’espère Mercure. Après avoir gratté mon pare-brise, je m’éloigne de la pollution lumineuse et je gagne les hauteurs entre Dijon et Beaune.

Le 12 décembre Vénus brille à la verticale du Mont-Blanc. © Jean-Baptiste Feldmann

Plein EST, je sais que je vais pouvoir admirer les deux premières planètes du Système solaire et peut-être même la silhouette du massif du Mont-Blanc à l’horizon (240 kilomètres m’en séparent à vol d’oiseau). Continuer la lecture

Patrick Moore, le gentleman de l’astronomie britannique

Il aura fait aimer l’astronomie à des millions de personnes à travers ses livres et ses émissions télévisées. Retour sur la vie de Sir Patrick Moore.

Sir Patrick Alfred Caldwell-Moore (4 mars 1923-9 décembre 2012) était un astronome amateur anglais autodidacte, auteur prolifique (il a écrit plus de 70 livres) et surtout animateur enthousiaste de The Sky at Night, la série la plus longue et la plus ancienne de l’histoire de la télévision (il en fut le seul animateur d’avril 1957 à sa mort).

Sir Patrick Moore chez lui en 2006 avec son chat Ptolémée. © Roger Bamber

Avec son monocle, ses sourcils touffus surélevés et son imposante corpulence, il était devenu facilement reconnaissable et souvent caricaturé. Son ami Brian May, astrophysicien et ancien membre du groupe de rock Queen dira à sa mort : « Il n’y aura jamais d’autre Patrick Moore. Mais nous avons eu la chance d’en avoir un. » Continuer la lecture

La comète 46P/Wirtanen au-dessus du Château de la Tour

Désormais visible à l’œil nu, la comète 46P/Wirtanen continue de s’approcher de la Terre. Elle passera à 11,6 millions de km le 16 décembre prochain. 

On la surnomme déjà la comète de l’année ou la comète de Noël (Christmas Comet). Découverte le 17 janvier 1948 par l’astronome américain Carl Alvar Wirtanen, 46P/Wirtanen repasse près de nous tous les 5,5 ans. Le 16 décembre cet astre chevelu sera à seulement 0,0775 unité astronomique soit 11,6 millions de kilomètres (un peu moins de 30 fois la distance Terre-Lune, une broutille à l’échelle du Système solaire), ce qui en fait probablement l’un des passages les plus favorables d’une comète connue pour les 30 ans à venir (cartes et infos ici).

La comète 46P/Wirtanen le 5 décembre peu après minuit. © Jean-Baptiste Feldmann

C’est dire si les amoureux du ciel étoilé attendent avec impatience de voir et de photographier ce bel objet qui est désormais à peine visible à l’œil nu dans les sites exempts de toute pollution lumineuse. Cette image a été réalisée le 5 décembre peu après minuit au pied du Château de la Tour en Bourgogne (5 secondes de pose avec un objectif de 50 mm ouvert à 2,8 monté sur un boîtier Nikon D7100, 5000 iso). Continuer la lecture

Un trou coronal provoque une série d’aurores boréales

Un trou coronal à la surface du Soleil est à l’origine d’une belle série d’aurores boréales observées les deux premiers jours de décembre.

Les champs magnétiques à la surface du Soleil sont en général des champs fermés ; ils sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin,  formant ainsi une boucle. Mais il arrive que certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas pour des raisons encore inexpliquées : on observe alors une zone de champs magnétiques ouverts appelée « trou coronal » en raison de son aspect sombre sur les clichés.

Le trou coronal photographié à la surface du Soleil le 29 novembre. © SDO/AIA

De ce trou coronal s’échappe de violentes bouffées de vent solaire. Si le trou est tourné face à Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique qui déclenche des aurores polaires deux ou trois jours plus tard. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de décembre 2018

Une comète visible à l’œil nu, une pluie d’étoiles filantes et le retour à l’aube de Jupiter et Mercure : décembre 2018 sera riche en spectacles célestes.

Si vous avez prévu ne ne pas trop sortir pour observer le ciel nocturne au cours de ce mois de décembre 2018, vous allez sans doute changer d’avis une fois que vous aurez lu les éphémérides. Ce dernier mois de l’année nous offre en effet quelques rendez-vous astronomiques que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte, à condition que la météo y mette du sien !

Pensez à bien vous couvrir pour profiter pleinement de vos observations hivernales.

Avant de découvrir dans le détail ce que nous réserve le ciel, je vous recommande de relire les 5 conseils pour observer sans avoir froid ! Continuer la lecture

Un magnifique bolide vert illumine le ciel de Hongrie

Le ciel de Hongrie s’est éclairé quelques instants le 29 novembre avant l’aube à l’occasion du passage d’un bolide, un météore très lumineux.

Le 29 novembre, peu après 4 heures du matin, plusieurs caméras automatiques ont enregistré la spectaculaire combustion d’une météorite au-dessus de la Hongrie, un phénomène qui a également été filmé depuis la Slovénie, l’Autriche, l’Italie, la Suisse, la Croatie ou encore l’Allemagne.

Il s’agissait d’un bolide, nom que l’on donne habituellement à un météore dont la luminosité dépasse celle de la planète Vénus (sa magnitude est en moyenne de -4).  Continuer la lecture

Comment observer 46P/Wirtanen, la comète de l’année

La comète 46P/Wirtanen va nous offrir un beau spectacle au cours de sa traversée du ciel boréal en décembre. Voici nos conseils pour l’admirer.

Chaque année les astronomes amateurs bien équipés peuvent admirer le passage d’une douzaine de comètes. Plus rarement, l’un de ces astres chevelus s’approche suffisamment près de la Terre et devient visible à l’œil nu. Ce sera le cas au cours de ce dernier mois de 2018 avec la comète 46P/Wirtanen qui passera à un peu plus de 11 millions de kilomètres de la Terre le 16 décembre.

La comète 46P/Wirtanen le 26 novembre. © Tom Masterson/Grand Mesa Observatory

Prise le 26 novembre depuis le Grand Mesa Observatory dans le Colorado, cette magnifique image nous montre la chevelure de la comète nettement verte (en raison de la forte émission de carbone diatomique) accompagnée d’une fine queue. Continuer la lecture

Percival Lowell, l’homme qui aimait (trop) la planète Mars

Son nom est irrémédiablement associé à l’histoire des canaux martiens. Retour sur la vie de l’astronome amateur américain Percival Lowell. 

Né le 13 mars 1855 à Boston (Massachusetts) dans une famille aisée, Percival Lowell commence sa carrière dans les affaires : après un diplôme de mathématiques en 1876, il fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père. À 28 ans il décide de se consacrer à la littérature et aux voyages, la plupart en Extrême-Orient qu’il décrit dans plusieurs ouvrages. Conseiller et secrétaire aux affaires étrangères de la Mission américaine en Corée, il finit par rentrer aux États-Unis en 1893.

Percival Lowell observant Mars avec la lunette de son observatoire personnel en Arizona.

En lisant les ouvrages de Camille Flammarion (qu’il ira rencontrer quelques années plus tard à Juvisy), Lowell se découvre une passion pour la planète Mars et décide de s’y consacrer entièrement.  Continuer la lecture

À Dijon, la belle renaissance d’un observatoire oublié

La Société astronomique de Bourgogne fait revivre l’observatoire de la Tour Philippe Le Bon à Dijon, un site scientifique renommé au XVIIIème siècle.

Si vous déambulez dans Dijon, vous ne manquerez pas de passer devant le Palais des ducs et des états de Bourgogne (qui abrite aujourd’hui la mairie et le musée des beaux-arts) dont la partie la plus ancienne date du XIVème siècle. Ce majestueux ensemble architectural est surmonté par la Tour Philippe le Bon, haute de 46 m et construite entre 1450 et 1460. Depuis la terrasse située à son sommet auquel on accède après avoir gravi les 316 marches d’un escalier en vis, on découvre l’ensemble de l’agglomération dijonnaise, voire beaucoup plus loin quand l’atmosphère est dégagée.

La Tour Philippe le Bon domine Dijon de ses 46 mètres. Au XVIIIème siècle les astronomes s’installaient sur sa terrasse pour arpenter le ciel. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

C’est dans cette Tour que la Société Astronomique de Bourgogne vous invite à venir admirer une méridienne horizontale constituée d’une règle en laiton de plus de 8 m de longueur. Continuer la lecture

"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh