Profitez des Nuits des étoiles pour découvrir le ciel nocturne

Du 7 au 9 août de très nombreux clubs d’astronomie vous accueilleront à l’occasion d’une nouvelle édition des Nuits des étoiles.

Sortez masqués :

Juillet et août sont traditionnellement des mois dédiés à la pratique de l’astronomie. Avec les congés annuels et la douceur des nuits d’été, chacun peut en profiter pour admirer le ciel nocturne, en particulier à l’occasion de la trentième édition des Nuits des étoiles. Elles se déroulent du 7 au 9 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).

Nuits des étoiles 2019 à Dijon. © Jean-Baptiste Feldmann

Des passionnés sont prêts à vous accueillir et à vous faire admirer la voûte céleste en respectant les règles de sécurité imposées par l’épidémie de coronavirus (n’oubliez pas votre masque !). Continuer la lecture

La campagne d’observations de la planète Mars a débuté

Le passage de la planète Mars au plus près de la Terre au mois d’octobre incite déjà les observateurs à pointer leurs instruments dans sa direction. 

Mars se rapproche :

Cet été les deux planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne sont idéalement placées pour en admirer l’aspect dans un télescope. Elles sont en effet passées au plus près de la Terre au mois de juillet. Mais les astronomes ont déjà commencé à tourner leurs instruments en direction de la planète Mars qui ne cesse de se rapprocher. Nous allons en effet assister à une opposition particulièrement favorable en octobre. Une superbe mise en bouche avant l’arrivée du rover Perseverance dans le cratère Jezero en février 2021.

La planète Mars présente déjà de nombreux détails dans un télescope. © Tomio Akutsu

L’astronome amateur Tomio Akutsu fait partie des meilleurs photographes planétaires au monde, tout comme Damian Peach. Armé d’un télescope de 45 centimètres de diamètre, il nous offre les premières images spectaculaires de la Planète rouge. Continuer la lecture

En vidéo : partez à la découverte du Triangle d’été

L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée, jalonnée par trois brillantes étoiles qui marquent le Triangle d’été : Deneb, Véga et Altaïr.

C’est l’été et vous avez envie de veiller sous les étoiles. Choisissez une nuit sans Lune et rendez-vous dans un endroit préservé des effets néfastes de la pollution lumineuse. Puis levez les yeux : vous remarquerez sans peine au-dessus de votre tête la Voie lactée. Cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud représente notre Galaxie vue par la tranche. Le Système solaire se situe à la périphérie de ce disque d’étoiles.

Parmi la multitude d’astres observables, les trois plus brillants visibles au zénith en début de nuit forment le Triangle d’été. François Aru vous présente cet astérisme dans un nouvel épisode de ses Visions nocturnes. Continuer la lecture

Jeune croissant de Lune sur le château de Montmelas

La Lune est de retour dans le ciel du soir. Petit tour dans le Beaujolais pour l’immortaliser au-dessus du château de Montmelas.

Le château de Montmelas se situe dans le Beaujolais, à cheval sur les communes de Montmelas-Saint-Sorlin et Saint-Julien. Construit sur un promontoire d’où la vue s’étend jusqu’au Mont-Blanc, cet ancien château fort datant du Xe siècle a été restauré dans une esthétique néo-gothique au XIXe siècle. La forteresse a fière allure depuis les vignes en contrebas et sa silhouette majestueuse se découpe sur le fond du ciel. Une opportunité pour un rendez-vous avec la Lune.

C’était le cas dans la soirée du 22 juillet, 48 heures après la Nouvelle Lune. Vers 22 heures le jeune croissant s’est glissé derrière les remparts. J’ai saisi cette rencontre avec un boîtier Panasonic FZ82 et son zoom réglé sur 800 millimètres de focale. Il a suffit d’une seule pose de 1 seconde à 100 iso pour immortaliser la scène. Comme je vous le montre régulièrement en images, il n’est pas nécessaire d’avoir un matériel sophistiqué pour faire des clichés originaux !

À lire également :

La comète Neowise dans le Parc Naturel Régional du Morvan

Sous un ciel éloigné de toute pollution lumineuse, comme celui qu’offre le PNR du Morvan, la comète Neowise révèle toute sa beauté.

La vedette du mois de juillet :

Découverte le le 27 mars dernier dans le cadre du programme Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer développé par la NASA, la comète C/2020 F3 (Neowise) nous fait oublier 23 ans d’attente depuis la comète Hale-Bopp. Devenu circumpolaire depuis quelques nuits, l’astre chevelu s’est glissé entre les pattes de la Grande Ourse. Il suffit d’un horizon nord bien dégagé pour en profiter.

Encore faut-il disposer d’un ciel de qualité, loin de toute pollution lumineuse. C’est à cette seule condition que vous profiterez pleinement du spectacle. Continuer la lecture

Ciel de juillet : quatre planètes vous attendent à l’aube

Si vous êtes un lève-tôt, vous ne serez pas déçu en mettant le nez dehors. Les planètes les plus brillantes du Système solaire sont à votre portée. 

Quatre joyaux sur l’écliptique :

Votre horizon nord n’est pas assez dégagé pour observer la comète Neowise ? Un lampadaire ruine tous vos espoirs d’admirer l’astre chevelu ? Rassurez-vous, le ciel nocturne a d’autres trésors à vous dévoiler. Ils sont beaucoup plus faciles à repérer car moins sensibles à la pollution lumineuse. Ce sont les quatre plus brillantes planètes du Système solaire. En fin de nuit il s’agit dans l’ordre (d’est en ouest) de Vénus, Mars, Saturne et Jupiter.

Leur repérage est extrêmement facile pour deux raisons. D’une part elles sont brillantes et il ne reste plus qu’elles quand le ciel commence à s’éclaircir. D’autre part elles sont situées le long de l’écliptique. C’est une bande imaginaire dans laquelle nous voyons circuler le Soleil toute l’année (c’est le trait vert sur le schéma ci-dessus). Voici ce que vous allez pouvoir observer. Continuer la lecture

Admirez Neowise, la jolie comète qui tient (enfin) ses promesses

C’est le moment d’admirer sans instrument la comète C/2020 F3 Neowise qui trône sur l’horizon nord une bonne partie de la nuit. Un spectacle qu’on n’espérait plus.

Si vous avez besoin de conseils pour observer et/ou photographier cette comète, je vous invite à poser vos questions en bas de cet article que je mets à jour très régulièrement. 

Mise à jour du 28 juillet :

Impossible de ne pas vous présenter celle superbe vidéo réalisée par l’astrophotographe Stéphane Vetter dans la nuit du 19 au 20 juillet avec au premier plan le château du Haut-Koenisbourg en Alsace :

Mise à jour du 22 juillet :

C’est sans doute le chant du cygne pour la comète Neowise dont l’éclat faiblit inexorablement en s’éloignant du Soleil. Et ce n’est pas son passage au plus près de la Terre la nuit prochaine qui inversera la tendance.

Elle devient de plus en plus difficile à voir sans instrument. Des photographies réalisées plusieurs nuits d’affilée avec les mêmes paramètres permettent d’apprécier cette baisse de luminosité :

Mais cet astre chevelu restera dans les mémoires des astronomes comme la Grande comète de 2020 que j’ai eu la chance d’immortaliser dans le PNR du Morvan (images ici) :

Voici encore quelques images de cette belle voyageuse qui ne reviendra pas avant 6.800 ans :

Cette carte vous permettra de retrouver la comète les prochains soirs avec une paire de jumelles :

Mise à jour du 21 juillet :

Les observateurs sont unanimes, l’éclat de la comète Neowise diminue nuit après nuit. C’est logique puisqu’elle s’éloigne du Soleil.  Impressions confirmées par la courbe de luminosité disponible sur le site COBS. Néanmoins on peut encore réaliser de très belles images de l’astre chevelu :

Mise à jour du 19 juillet :

Voici la comète photographiée hier soir dans le PNR du Morvan au cours d’une soirée d’astronomie (à découvrir ici) :

Mise à jour du 17 juillet :

Le site COBS vous permet de suivre l’évolution de l’éclat de la comète Neowise :

Youssef Bach Hamba nous propose ce cliché réalisé avec un télescope de 15 cm de diamètre :

Quant à Kenny LeRose Jr. il a immortalisé l’astre chevelu dans le désert du Grand Lac Salé dans le nord de l’Utah (USA) :

Mise à jour du 15 juillet :

La comète Neowise continue de s’approcher de nous. Elle sera au plus près de la Terre dans la nuit du 22 au 23 juillet à quelque 103 millions de kilomètres de nous. Philippe Pouzet a photographié l’astre chevelu au-dessus d’une mer de nuages depuis l’observatoire du Pic du Midi :

José Rodrigues a choisi comme cadre le château de Vufflens dans le canton de Vaud en Suisse pour mettre en valeur la belle voyageuse :

Bertrand Kulik nous prouve qu’on peut même la photographier au-dessus de Paris, la Ville Lumière :

De son côté le célèbre astrophotographe Thierry Legault a immortalisé Neowise au-dessus du Mont Saint-Michel, sans doute l’un des plus beaux clichés du passage de cette comète :

Quant à Dominique Joubert, il nous offre une nouvelle vidéo de toute beauté dans laquelle on voit se lever la comète derrière Chamechaude, point culminant du massif de la Chartreuse, et poursuivre son parcours au-dessus de la Dent de Crolles :

La carte de la SAF peut vous aider à localiser la comète une fois le Soleil couché :

Mise à jour du 14 juillet :

Ce matin à 4 heures, ma compagne m’a gentiment proposé de m’accompagner pour aller admirer la comète Neowise. Une délicate attention qui justifie pleinement de l’associer au passage de l’astre chevelu qui ne reviendra nous voir que dans 6.800 ans  :

Depuis Dijon, Vincent Boudon a filmé le coucher de la comète en soirée sur l’horizon nord-ouest :

alors que Youssef Bach Hamba enregistrait son lever depuis Mornag en Tunisie :

Mise à jour du 13 juillet :

La comète Neowise poursuit sa route dans le Système solaire et on peut désormais l’observer le soir (nord-ouest) et le matin (nord-est). Guillaume Cannat nous en apporte la preuve en vidéo. Depuis le mont Aigoual dans les Cévennes, il a filmé l’astre chevelu du crépuscule à l’aube :

Les photographes du monde entier lui tirent également le portrait. Voici par exemple deux superbes clichés réalisés par Petr Horalek depuis la République Tchèque et Daniel Lopez à l’observatoire du Teide sur l’île de Ténérife dans l’archipel des Canaries :

Le chasseur de comètes Gary W. Kronk a récemment déclaré : ′′ J ‘ ai observé et / ou photographié plus de 300 comètes depuis 1973 et celle-ci est la quatrième plus belle que j’ai jamais vue. Elle est tout simplement magnifique“.

Mise à jour du 12 juillet :

La comète C/2020 F3 Neowise continue de faire l’admiration de tous les amoureux du ciel nocturne qui n’avaient pas connu un tel spectacle depuis 23 ans avec la comète Hale-Bopp. L’astre chevelu poursuit son chemin en direction de la Grande Ourse et devient progressivement circumpolaire, ce qui va permettre de la voir en soirée puis toute la nuit sur l’horizon nord d’ici quelques jours. Ce matin elle s’élevait majestueusement avec Vénus (à droite) accompagnée de l’étoile Aldébaran :

Pour ce cliché j’ai utilisé un boîtier Pentax K500 et un objectif 18-55 mm réglé à sa plus courte focale. Pose de 10 secondes à 1600 iso, ouverture 3,5. La carte de Guillaume Cannat vous permet de retrouver la position de la comète au fil du mois :

Mise à jour du 9 juillet :

Cette image a été réalisée à 4h45 ce matin en Auvergne. On y voit la comète C/2020 F3 Neowise s’élever dans le jour naissant, avec à sa gauche le château de Murol. J’ai utilisé un boîtier Panasonic FZ82 réglé à 400 iso avec un temps de pose de 4 sec :

Tout savoir sur la comète Neowise (7 juillet) :

On n’osait plus trop y croire : après la déception causée par les comètes Atlas et Swan, personne n’osait parier sur une nouvelle venue, la comète Neowise. La troisième visiteuse de l’année semble pourtant la bonne !

Découverte le le 27 mars dernier dans le cadre du programme Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer développé par la NASA, la comète C/2020 F3 (Neowise) est désormais un astre assez brillant pour être repérable à l’œil nu à l’aube. Si vous disposez d’une paire de jumelles le spectacle n’en sera que plus beau. L’astre chevelu est actuellement situé à la verticale de Capella, la plus brillante étoile de la constellation du Cocher :

Le 7 juillet vers 4h30 du matin je l’ai photographiée à côté du Puy de Chambourguet, un volcan au-dessus de la station de Super Besse en Auvergne. Continuer la lecture

Pleine Lune de juillet depuis le massif du Sancy

Le début du mois de juillet a été marqué par la septième Pleine Lune de l’année. Un spectacle que j’ai admiré depuis le massif du Sancy en Auvergne. 

Situé en Auvergne, le Puy de Sancy est le plus haut volcan de France métropolitaine. Haut de 1.886 mètres, il a des allures de sommet alpin avec ses fortes pentes et de nombreuses arêtes déchiquetées qui attirent les alpinistes. Son versant sud abrite la station de Super Besse. En 1961, trois ans avant le premier Plan neige destiné à créer et aménager en France des stations de sports d’hiver de haute montagne, cette station voit le jour dans le cirque de la Biche au-dessus du village de Besse-en-Chandesse (rebaptisé Besse-et-Saint-Anastaise depuis 1973) à l’intérieur du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne.

Lever de Pleine Lune dans le massif du Sancy. © Jean-Baptiste Feldmann

C’est depuis Super Besse que j’ai photographié le lever de la Pleine Lune dans la soirée du 4 juillet. J’ai profité de la longue focale (1.200 mm) de mon boîtier Panasonic FZ82 pour zoomer sur notre satellite naturel lorsqu’il a émergé derrière les sapins. Le choix d’un premier plan très éloigné permet ce genre de composition, qui rappelle une image du coucher de Pleine Lune réalisée à l’aube du 7 mai.

Si vous souhaitez vous aussi réaliser des photographies du ciel sans télescope, je vous invite à me retrouver dans cette interview :

À suivre : Jupiter et Saturne au plus près de la Terre en juillet

Juillet sera le mois de l’opposition pour les planètes gazeuses géantes Jupiter et Saturne. Un rendez-vous à ne pas manquer !

Deux planètes au menu :

Ce sont les joyaux du Système solaire : Saturne a plongé dans l’extase des générations d’observateurs avec ses magnifiques anneaux que révèlent une petite lunette astronomique. Quant à Jupiter la géante, c’est la danse de ses quatre plus gros satellites (découverts par Galilée) qui a de quoi vous surprendre. IoEuropeGanymède et Callisto sont en effet repérables dans une simple longue-vue. En raison de leur révolution autour de Jupiter, leur configuration est différente chaque nuit. Continuer la lecture

On The Moon Again, une édition 2020 très particulière

La seconde édition de l’opération On The Moon Again s’est déroulée à huit clos en raison de l’épidémie de coronavirus qui touche la planète.

Anniversaire lunaire :

Souvenez-vous : les 12 et 13 juillet 2019 on fêtait un peu partout dans le monde les cinquante ans des premiers pas sur la Lune avec la première édition de On The Moon Again. Je vous avais fait vivre cet événement depuis le château de Brochon le 12 et en Bresse le 13. Partout dans le monde des passionnés avaient sorti leur télescope pour faire admirer notre satellite naturel aux passants et curieux.

Sous la Lune le 12 juillet 2019 au château de Brochon. © Jean-Baptiste Feldmann

L’occasion aussi de leur rafraîchir la mémoire. Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune. Continuer la lecture

Toledo Montes, la mystérieuse crête équatoriale de Japet

C’est un curieux bourrelet équatorial découvert par la sonde Cassini qui ceinture Japet, une des lunes de Saturne. Zoom sur Toledo Montes.

Une lune en noir et blanc :

Quand on parle des satellites de Saturne, on pense immédiatement à Titan, le plus gros, dont les océans d’hydrocarbures nous fascinent, et qui a reçu la visite du module Huygens en 2005. D’autres lunes de Saturne intéressent beaucoup les scientifiques, à l’image de Japet. Troisième satellite de Saturne par la taille (après Titan et Rhéa), Japet a été découvert en 1671 par l’astronome Jean-Dominique Cassini. Les mesures de densité indiquent qu’il est composé principalement de glace et d’environ 20 % de matière rocheuse.

Japet, un satellite noir et blanc qui gravite autour de Saturne. © NASA

Tournant sur lui-même en un peu plus de 79 jours, Japet a la particularité de présenter deux hémisphères cratérisés de couleurs très différentes. Sa face avant (qui capture les poussières quand le satellite avance sur son orbite) est noire comme du charbon, alors que sa face arrière est blanche comme neige. Continuer la lecture

Cet été vous avez rendez-vous avec la Lune

L’été est là ; c’est l’occasion de prendre le temps de regarder le ciel et d’y suivre facilement les phases et les déplacements de la Lune. Mode d’emploi.

Depuis le 50e anniversaire du premier Homme sur la Lune en 2019, notre satellite naturel est redevenu à la mode. Même si l’opération On The Moon Again n’a pu être renouvelée cette année en raison du coronavirus, il est toujours possible d’admirer la Lune cet été. C’est faisable depuis une fenêtre, un balcon, un jardin, à l’œil nu ou dans une longue-vue.

Cet été je vous propose quelques jolis rendez-vous avec la Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Outre le plaisir de découvrir la surface changeante de notre satellite naturel, son déplacement au fil des nuits le fait passer régulièrement près d’une planète qui devient alors beaucoup plus aisée à localiser. Voyons cela en détail. Continuer la lecture

En vidéo : Rosetta, 900 jours sur une comète

Le survol de la comète 67P par la sonde Rosetta en 2014 est l’une des plus belles aventures scientifiques de ce début de XXIe siècle. 

Les 12 et 13 novembre 2014 resteront célèbres dans l’histoire de la conquête du Système solaire. C’est à cette date que la sonde européenne Rosetta a largué le module Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (du nom des deux astronomes soviétiques qui ont découvert cet astre chevelu en 1969 et qui étaient présents au siège de l’ESA pour suivre l’événement). La zone d’atterrissage prévue a été surnommée Agilkia (Agilkia est le nom d’une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l’île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d’Assouan dans les années 1970).

Cette incroyable aventure (qui a débuté en 1993) et la décennie de voyage de la sonde européenne nous sont contées dans cette vidéo. Nous partageons les joies et les doutes des scientifiques qui vont diriger cette mission jusqu’à son terme, le crash de la sonde sur la comète le 30 septembre 2016. Aux côtés d’Andrea Accomazzo, l’ingénieur italien qui a été nommé chef de la mission, et de l’astrophysicien français Jean-Pierre Bibring, nous revivons ce qui est aujourd’hui considéré comme l’une des plus grandes réussites de l’exploration spatiale depuis les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune.

Spectaculaire : la Lune occulte Vénus le 19 juin au matin

Ce sera l’un des grands spectacles astronomiques de cette année 2020. Le croissant de Lune occultera celui de Vénus le matin du 19 juin.

Une rencontre entre croissants :

Le mois de mai nous avait laissé sur notre faim avec la déconvenue de la comète Swan, celui de juin nous réserve un joli baiser céleste entre Vénus et la Lune. Après avoir passé plusieurs mois dans le ciel du soir (voir sa rencontre avec l’amas des Pléiades), la brillante Vénus est de retour dans le ciel du matin. Le 19 juin la seconde planète du Système solaire aura la forme d’un mince croissant (8% du disque) d’une taille apparente de 51 secondes d’arc. La vieille Lune se présentera également sous la forme d’un très fin croissant (4%), 48 heures avant la Nouvelle Lune.

L’occultation de Vénus du 19 juin 2020 sera assez similaire à celle de 2009. © Kevin Jung

La rencontre entre les deux astres se produira en matinée dans un ciel lumineux, ce qui nécessitera quelques préparatifs pour réussir cette observation spectaculaire. Continuer la lecture

NGC 3718, la galaxie torsadée la plus photogénique

Dans la grande famille des galaxies, certaines sont particulièrement belles à photographier. C’est le cas de NGC 3718 dans la Grande Ourse.

Beauté discrète :

Au cours du printemps, par une nuit sans Lune, je vous invite à pointer un puissant télescope du côté de Phecda (Gamma Ursae Majoris). Cette étoile marque le coin en bas à gauche de la Grande Casserole. L’astérisme en question est en réalité la partie la plus célèbre de la Grande Ourse.

C’est dans cette zone que se cache NGC 3718, une magnifique galaxie tordue. Située à environ 45 millions d’années-lumière, elle est très discrète visuellement avec une magnitude de 10,6.  Au point qu’elle est souvent négligée au profit de la nébuleuse planétaire du Hibou (Messier 97) juste à côté. Continuer la lecture

Spectaculaire : la Pleine Lune en vase étrusque sur l’océan

L’astrophotographe iranien Babak Amin Tafreshi nous envoûte avec une étonnante image d’un lever de Pleine Lune qui prend la forme d’un vase étrusque.

Ceux qui aiment les belles images astronomiques connaissent bien celles de Babak Amin Tafreshi, ce photographe iranien qui vit à Boston, fondateur du collectif TWAN (The World At Night). Certains de ses clichés sont très spectaculaires, comme celui de ce vase étrusque :

Pleine Lune en vase étrusque à son lever derrière l’océan Atlantique. © Babak A. Tafreshi

De quoi s’agit-il ? Un vase étrusque se produit lorsque les rayons lumineux de la Lune (ou du Soleil) à l’horizon traversent différentes couches atmosphériques, donnant à l’astre une forme évasée à sa base. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne en juin 2020

Les rapprochements Lune-planètes et les nuages noctiluques sont au menu de ce mois de juin et de ses nuits les plus courtes de l’année. 

Le mois des planètes :

Nous voici aux portes de l’été. Nous espérons tous de belles nuits dégagées aux températures agréables. Mais nous savons déjà qu’elles seront très courtes en juin. Inutile donc d’espérer admirer nébuleuses et galaxies, il faudra nous concentrer sur la Lune et les planètes. Ça tombe bien, c’est de ce côté que le spectacle promet d’être au rendez-vous.

Vieux croissant de Lune à l’aube au-dessus des monts du Forez. © Jean-Baptiste Feldmann

À un mois de leur opposition (14 juillet pour Jupiter et 20 juillet pour Saturne) les deux planètes géantes gazeuses continuent de s’imposer au fil des nuits. Mars poursuit également son rapprochement (opposition le 13 octobre) et Vénus bascule dans le ciel du matin. Continuer la lecture

Pourquoi (presque) personne n’a vu passer Crew Dragon

Vous étiez nombreux à espérer voir passer la capsule Crew Dragon après son lancement dans la soirée du 30 mai. Sans beaucoup de succès malheureusement.

Un lancement historique :

Tous les passionnés de la conquête spatiale se sont retrouvés devant leur écran hier soir pour assister au décollage de la capsule Crew Dragon. Le premier véhicule spatial construit par une entreprise privée (SpaceX de Elon Musk) devait emporter Bob Behnken et Doug Hurley en direction de la Station spatiale internationale (ISS).

Les deux astronautes ont d’ailleurs renommé leur capsule Endeavour en l’honneur de la navette spatiale dans laquelle ils avaient voyagé il y a environ une décennie.

Le passage de l’ISS au-dessus du château de Corton le 30 mai. © Jean-Baptiste Feldmann

Après un décollage parfait qui a ravi les aficionados, chacun est sorti pour tenter d’admirer la capsule dans le ciel. Malheureusement, si de nombreuses personnes ont vu l’ISS après 23 heures (passage que j’ai immortalisé en Bourgogne depuis le château de Corton, image ci-dessus), la capsule Crew Dragon a été particulièrement discrète. Continuer la lecture

Vénus s’approche sous la forme d’un très fin croissant

Dans les semaines qui encadrent sa conjonction avec le Soleil, la planète Vénus se présente en croissant, un phénomène comparable aux phases de la Lune.

Des phases pour Vénus :

Tout comme Mercure, l’autre planète intérieure (leurs orbites sont comprises entre la Terre et le Soleil), Vénus présente des phases très marquées. Le phénomène est spectaculaire quand on s’approche de la conjonction. Celle qui se produit le 3 juin est une conjonction inférieure, ce qui signifie que la planète passe entre nous et notre étoile. L’alignement entre les trois astres ne sera pas rigoureusement exact et nous n’assisterons donc pas à un transit de Vénus devant notre étoile comme ce fut le cas le 6 juin 2012.

Le très fin croissant de Vénus au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

En attendant on assiste à la chute de Vénus sur l’horizon OUEST après le coucher du Soleil et il devient difficile de localiser la planète dans un ciel très lumineux. Continuer la lecture

Vredefort, un cratère d’impact de 300 kilomètres de diamètre

En Afrique du Sud, la ville de Vredefort a donné son nom à l’immense cratère d’impact (le plus grand connu à ce jour sur Terre) dans laquelle elle se situe.

Structure géante :

À 120 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg (Afrique du Sud), on peut découvrir le plus grand cratère d’impact du monde, celui de Vredefort. L’astéroïde qui a creusé ce cratère de 300 km de diamètre devait avoir une taille comprise entre 10 et 15 km. L’impact s’est produit il y a un peu plus de 2 milliards d’années ce qui explique que le cratère soit très érodé. On parle d’ailleurs plutôt d’astroblème quand on se trouve face à un cratère fossile (comme dans le cas de Rochechouart).

Vredefort est à ce jour le plus grand cratère d’impact connu. © NASA

Sur les images prises depuis l’espace on ne repère que de vagues structures géologiques circulaires centrées sur un dôme de roches.  Ce dernier, appelé dôme de Vredefort (le nom de la ville logée dans le cratère), a un rayon d’environ 25 km. En raison de son intérêt scientifique le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Continuer la lecture

"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh