En vidéo : l’incroyable beauté du ciel dans le désert d’Atacama

À l’heure où la lumière artificielle et les activités humaines nous privent de la beauté du ciel, le désert d’Atacama reste un refuge pour les photographes.

Un site exceptionnel :

Situé dans les Andes chiliennes, le désert d’Atacama est une zone particulièrement aride (à certains endroits il tombe moins d’un millimètre de pluie par an !). C’est ce site qu’a retenu l’ESO pour y implanter depuis quelques décennies ses télescopes parmi les plus performants au monde. Sous un ciel exempt de toute pollution lumineuse où seul l’airglow peut atténuer l’éclat des étoiles, les astronomes sondent l’Univers dans toutes les longueurs d’ondes. L’un des observatoires astronomiques les plus emblématiques est celui qui abrite le Very Large Telescope.

C’est aussi un endroit très prisé des photographes, en particulier ceux qui aiment marier les images prises entre terre et ciel. Ceux qui maîtrisent la technique du time-lapse réalisent ainsi de très belles vidéos. Continuer la lecture

Ballet céleste à l’aube entre la Lune et trois planètes

C’est un joli rassemblement céleste entre la vieille Lune et trois planètes brillantes que l’on peut suivre actuellement à l’aube.

Confiné sous les étoiles :

L’épidémie de coronavirus oblige désormais chacun de nous à se confiner. Reste la possibilité de regarder le ciel étoilé depuis une fenêtre, un balcon ou un jardin. Certains ont la chance de n’avoir que quelques pas à faire pour admirer un spectacle céleste en pleine nature. Pour moi c’est possible dans les vignes bourguignonnes qui entourent mon petit village. Autant vous dire que je ne me prive pas de sortir la nuit quand le ciel est dégagé. Comme vous pouvez vous en douter je ne croise personne !

La Lune et trois planètes étaient visibles à l’aube du 18 mars. © Jean-Baptiste Feldmann

Ce matin la vieille Lune (dont on devinait la lumière cendrée) était accompagnée d’astres brillants. Les éphémérides nous indiquaient qu’il y avait Mars et Jupiter. Saturne suivait plus à l’EST et le croissant lunaire l’accompagnera demain 19 mars à l’aube. Continuer la lecture

Nout, la divinité du ciel omniprésente dans l’Égypte antique

On la trouve dans les sarcophages ou gravée sur le plafond des tombes. Nout est l’une des plus anciennes divinités dans l’Égypte antique.

Neuf divinités régissent l’univers

Lorsqu’on se penche sur l’astronomie dans l’Égypte antique, on découvre de très nombreuses représentations de Nout, la divinité du ciel. Elle a le plus souvent la forme d’une femme nue couverte d’étoiles. Ses membres prennent appui aux quatre coins de la Terre. Ils symbolisent les quatre points cardinaux. Avec Atoum, Tefnout, Shou, Geb, Osiris, Isis, Seth et Nephthys, elle constitue l’ensemble des divinités à l’origine de toutes les forces présentes dans l’univers. On parle de l’« Ennéade » à propos de ce groupe de neuf dieux vénérés à Héliopolis, la capitale religieuse du pays.

Certains égyptologues voient en Nout une représentation de la Voie lactée.

Bien qu’aucun temple ne lui soit dédié, Nout a d’importantes fonctions dans la cosmogonie de l’Égypte antique. Continuer la lecture

L’Afrique de l’Ouest a sa première astrophysicienne

Avec sa thèse de doctorat en Astrophysique et Cosmologie, Marie Korsaga est devenue la première astrophysicienne d’Afrique de l’Ouest.  

Un pays en voie de développement :

Le Burkina Faso peut s’enorgueillir de compter la première femme astrophysicienne de toute l’Afrique de l’Ouest. Cet ancien protectorat français (indépendant depuis le 5 août 1960) est un pays en voie de développement. Il compte 20 millions d’habitants et sept universités publiques dont celles de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou.

Situation géographique du Burkina Faso en Afrique de l’Ouest. © Wikipédia
L’astrophysique pour une élite :

En Afrique de l’Ouest l’astrophysique n’est pas une priorité. Le nombre de chercheurs dans cette spécialité est infime. Rares sont ceux qui sont connus du grand public comme le malien Modibo Diarra. Ce dernier, qui a participé à différents programmes de la NASA, s’est fait connaître au moment de l’atterrissage sur Mars de la sonde Pathfinder et de son robot Sojourner en 1997. Le doctorat d’astrophysique de Marie Korsaga est donc une première qui a été largement saluée.

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Zoom sur la météorite ferreuse de Hoba en Namibie

Soixante tonnes : c’est la masse de la météorite de Hoba. Il s’agit du plus gros bloc extraterrestre connu sur Terre à ce jour.

Ciel de Namibie :

La Namibie est un paradis pour les astronomes en raison de l’absence de pollution lumineuse. On y trouve plusieurs fermes astronomiques équipées d’instruments d’observation comme celle de Tivoli. Le pays accueille également HESS (High Energy Stereoscopic System), un réseau de télescopes à imagerie Cherenkov atmosphérique.

La météorite de Hoba en Namibie est la plus grosse du monde. © Carlos Neto

Si vous vous rendez dans le nord-est, du côté de la ville de Grootfontein, ne manquez pas de pousser jusqu’à la ferme d’Hoba West. C’est là que vous pourrez admirer le plus gros bloc de fer naturel à la surface de notre planète. Continuer la lecture

Jeune Lune entre Orion et Vénus après la tempête Léon

Petite accalmie dimanche soir dans le ciel du Poitou après le passage de la tempête Léon. L’occasion d’immortaliser la Lune entre Orion et Vénus.  

Éclaircie inespérée :

Jorge, Karine, Léon… les tempêtes hivernales se suivent et se ressemblent. Ce premier jour du mois de mars a été marqué par un nouvel épisode pluvieux et venteux. Inutile de dire que les amoureux des étoiles rongent leur frein. Il faut être aux aguets de la moindre accalmie pour espérer apercevoir un morceau de ciel dégagé.

La Lune aux côtés des Pléiades entre Orion et Vénus dans un ciel brumeux au-dessus de la jolie petite église Saint Hilaire de Cenan dans le Poitou. © Jean-Baptiste Feldmann

Ce fut le cas hier soir au-dessus du village de Cenan dans le Poitou. Dans un ciel encore voilé, la jeune Lune a fait une apparition entre la belle constellation d’Orion et l’éclatante VénusContinuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne en Mars 2020

Ce mois de mars sera celui des rapprochements planétaires avec les duos Vénus-Uranus, Jupiter-Mars et Saturne-Mars, sans oublier de suivre Bételgeuse.

L’hiver s’éloigne doucement au cours de ce mois de mars. La période est propice aux observations du ciel profond avec encore de longues nuits noires. Profitez-en pour admirer aux jumelles la nébuleuse d’Orion ou encore les amas des Hyades et des Pléiades. Les plus chevronnés pourront même partir à la chasse de quelques objets plus exotiques en s’armant par exemple de l’excellent guide le ciel aux jumelles. Observez également Bételgeuse, l’étoile d’Orion dont l’éclat remonte lentement (lire à ce sujet Bételgeuse : sa luminosité repart à la hausse).

Un autre regard sur la constellation d’Orion (Bételgeuse est l’étoile en haut à gauche). © Jean-Baptiste Feldmann

Côté planètes de très jolis rapprochements apparents vont jalonner le mois, je vous propose de les découvrir maintenant. N’oubliez pas de consulter la carte du ciel de Stelvision pour vous orienter sous la voûte céleste.  Continuer la lecture

Vénus-Lune : alignement céleste au crépuscule depuis Thionville

Ce 26 février Vénus et le jeune croissant de Lune étaient alignés verticalement, un spectacle photographié pour l’occasion depuis Thionville.

Au cœur du Grand Est :

En Moselle, Thionville est la petite sœur de Metz.  C’est la seconde ville du département en nombre d’habitants (50.000). On apprécie de flâner dans ses rues piétonnes qui mènent au beffroi dont la construction remonte au XIVeme siècle. Haut de 45 mètres, l’édifice dépasse les bâtiments qui l’entourent.

Alignement Vénus-Lune depuis Thionville. © Jean-Baptiste Feldmann

On le repère sur la gauche de cette image réalisée dans la soirée du 26 février avec un boîtier Panasonic Lumix DC-FZ82. Continuer la lecture

L’instrument SPHERE dévoile la surface de l’astéroïde Pallas

Avec l’instrument SPHERE, le Very Large Telescope vient de fournir l’image la plus précise jamais obtenue du troisième plus gros astéroïde, Pallas.

Un instrument à tout SPHERE :

L’instrument SPHERE (Spectro Polarimetric High contrast Exoplanet REsearch) est installé depuis mai 2014 sur le Very Large telescope de l’ESO. Il est conçu pour fournir directement des images des planètes extrasolaires ainsi que leurs caractéristiques spectrales et colorimétriques. C’est sous la responsabilité de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble que cet instrument a été conçu par un consortium d’astronomes et d’ingénieurs européens.

Il y a quelques jours SPHERE nous offrait une surprenante nouvelle image de l’étoile Bételgeuse. Cette fois l’instrument lève (un peu) le voile sur la surface de l’astéroïde Pallas (voir l’article de l’ESO). Continuer la lecture

De rares aurores boréales bleues photographiées en Norvège

Toujours aussi belles et imprévisibles, des aurores boréales d’une rare couleur bleue sont apparues le 18 février au-dessus de la Norvège.

Paradis pour chasseur d’aurores :

L’archipel des îles Lofoten au nord de la Norvège est un endroit très prisé des astrophotographes. C’est là qu’ils viennent admirer les aurores boréales. Ces draperies qui ondulent dans le ciel trahissent l’arrivée de particules solaires énergétiques. Ces dernières, après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres.

Rares aurores bleues photographiées le 18 février 2020 en Norvège. © Matthew Steinberg

Les aurores s’observent depuis les régions polaires et seules les plus intenses peuvent devenir visibles à de plus basses latitudes. On peut aussi observer des aurores australes (par exemple en Nouvelle-Zélande). Les astronomes en étudient également sur d’autres planètes (voir ici sur Jupiter ou Saturne) et même sur des naines brunes. Continuer la lecture

En vidéo : dans le Briançonnais, le lac Laramon sous les étoiles

Deux astrophotographes ont uni leurs images dans un très beau time-lapse qui dévoile le ciel étoilé en été depuis le lac Laramon dans le Briançonnais. 

Randonnée dans les Hautes-Alpes :

Le lac Laramon (2.359 m) se situe dans la vallée de la Clarée au-dessus de Fontcouverte (Briançonnais, Hautes-Alpes). Il est le but d’une jolie randonnée d’un peu moins de 4 heures en partant de Névache. C’est là que les photographes Dominique Joubert et Jean-Philippe Kornmann (membres du GAD, le Groupe d’Astronomie du Dauphiné) se sont installés pendant une nuit de l’été 2019.

Profitant du beau temps et de l’absence de pollution lumineuse, ils ont réalisé cette vidéo. Concrètement ils ont utilisé 4 boîtiers dont 3 défiltrés (2 Canon 6D / 2 Nikon D610), 3 focales différentes (24mm, 50mm, 85mm), 2 montures équatoriales (Star Adventurer Mini) ainsi que 2 équipements pour assurer les mouvements (Rail Syrp Genie II, et 2 Platines Genie Mini). 10 séquences ont été tournées pour un total de 4.700 photos. Au final ce sont 8 séquences et 2.250 images qui ont été retenues pour le montage final. Continuer la lecture

C’est le moment d’admirer Sirius, la plus brillante étoile du ciel

Au sud-est de la constellation d’Orion, Sirius resplendit actuellement de mille feux chaque début de nuit. Zoom sur la plus brillante étoile du ciel.

Une déesse égyptienne :

Les étoiles sont source d’émerveillement lorsqu’on arrive à s’éloigner de la pollution lumineuse. La plus brillante d’entre elles est Sirius qui semble courir après la constellation d’Orion. Dans l’Égypte ancienne elle incarnait la déesse Isis. Son apparition en fin de nuit l’été coïncidait avec les crues du Nil. On la surnommait canicula (Sirius se situe dans la constellation du Grand Chien) ce qui a donné le mot canicule.

Située au sud et à l’est de la célèbre constellation d’Orion, Sirius est la plus brillante étoile du ciel (visible entre l’église de Corton en Bourgogne et l’arbre) . © Jean-Baptiste Feldmann

Si depuis plusieurs semaines on parle beaucoup de la baisse de luminosité de Bételgeuse (va-t-elle exploser en supernova ?), regardons plus au sud-est vers Sirius. Continuer la lecture

Une petite cueilleuse pour la Pleine Lune de février

Deuxième Pleine Lune de l’année, celle de ce 9 février n’est pas encore une Super Lune, ce qui n’a pas empêché une petite cueilleuse de s’y intéresser. 

Ce 9 février se produisait la Pleine Lune de l’amour, alors que notre satellite naturel se trouvait à un peu plus de 362.000 kilomètres de nous. Une petite cueilleuse avait pour mission d’essayer de s’en saisir délicatement un peu après son lever dans la soirée du 8. Certains médias parlaient déjà de Super Lune pour l’occasion, mais il faudra attendre la Pleine Lune du 8 avril pour que Séléné soit au plus près de nous avec 357.000 kilomètres. Mais au fait, c’est quoi une Super Lune ?

En raison de son orbite elliptique, la Lune n’est pas toujours à la même distance de la Terre. Au plus près, le périgée, cette distance est de 356.700 km ; au plus loin, l’apogée, la Lune se trouve à 406.300 km. Continuer la lecture

La nova observée en Chine il y a 2000 ans retrouvée par le VLT

2000 ans séparent les astronomes qui observaient en Chine une nova en 48 avant J.-C. et ceux qui en ont retrouvé les restes avec le Very Large Telescope.

L’âge d’or de l’astronomie chinoise :

La contribution majeure de la Chine ne cesse de se révéler au fil de la publication d’études en archéoastronomie. Il semble que les astronomes de l’Empire du Milieu étaient déjà particulièrement actifs il y a plus de 4.000 ans. Prédiction des éclipses, observation de phénomènes célestes marquants (comètes, novae…), création d’un calendrier luni-solaire, découpage du ciel en constellations, autant d’avancées à mettre à l’actif des astronomes impériaux. Un patrimoine scientifique qui a traversé le temps grâce à la manie qu’avaient les Chinois de consigner toutes leurs observations. On en retrouve la trace au fil des découvertes d’anciens parchemins comme l’atlas astronomique de Dunhuang.

L’atlas astronomique de Dunhuang fut réalisé en Chine à la fin du VIIe siècle.

Nous allons nous intéresser aujourd’hui à l’observation d’une explosion d’étoile consignée en 48 avant Jésus-Christ. Le Very Large Telescope a permis d’en retrouver les restes un peu plus de 2.000 ans après.  Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne en février 2020

Ce mois de février sera l’occasion de suivre le retour de trois planètes dans le ciel de l’aube, alors qu’au crépuscule c’est Vénus qui étincelle.

Si tu observes en février, couvre-toi le bout du nez, pourrait être le dicton de ce second mois de l’année. Les températures encore fraîches sont compensées par des nuits qui commencent tôt et permettent d’admirer le ciel nocturne sans trop veiller, ce qui est appréciable en semaine. Chaque sortie crépusculaire sera l’occasion de surveiller Bételgeuse. Cette étoile supergéante rouge dans la constellation d’Orion a en effet perdu de son éclat depuis le mois de décembre. Va-t-elle retrouver sa luminosité passée ou exploser en supernova ? On pourra relire utilement l’interview donnée par l’astrophysicienne Sylvie Vauclair à ce sujet.

La Lune s’est glissée entre l’amas des Pléiades et la constellation d’Orion à la fin du printemps 2016. Image réalisée dans une calanque de Cassis. © Jean-Baptiste Feldmann

Voici quelques jolies observations pour lesquelles l’œil nu ou une paire de jumelles suffisent. N’oubliez pas d’utiliser l’excellente carte du ciel de Stelvision pour visualiser la position des astres en fonction de l’heure et de votre position géographique. Continuer la lecture

Fantastiques premières images pour le télescope solaire Inouye

Tout juste mis en service, le télescope solaire Daniel K. Inouye nous offre de stupéfiantes images de la surface de notre étoile.

Le plus grand télescope solaire :

Le Advanced Technology Solar Telescope (ATST) se trouve sur l’île hawaïenne de Maui. Construit à 3.000 mètres d’altitude au sommet du volcan Haleakalā, il pourrait bien révolutionner l’astronomie solaire. Cet instrument est doté d’un miroir primaire de 4,24 mètres de diamètre. Il porte également le nom de Daniel Ken Inouye (1924-2012). Ce dernier fut sénateur de l’État d’Hawaï au Congrès des États-Unis de 1963 à sa mort. Le télescope a été conçu pour fournir des images d’une résolution deux fois plus élevée que ses prédécesseurs.

Pour y parvenir les ingénieurs l’ont doté d’une optique adaptative. Elle permet au miroir de garder exactement la même forme avec une précision de l’ordre du micron. Grâce à l’emploi de 142 vérins hydrauliques le miroir ne se déforme pas quelle que soit son orientation ou sa température . Continuer la lecture

La comète C/2017 T2 et le double amas d’étoiles de Persée

Rapprochement céleste particulièrement photogénique, voici la rencontre entre la comète C/2017 T2 et le double amas d’étoiles de Persée. 

La comète C/2017 T2 a été découverte le 2 octobre 2017 à la magnitude 19,9 par le réseau de surveillance d’astéroïdes Pan-Starrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System) installé à Hawaii. Ce télescope a également déniché d’autres astres chevelus comme C/2014 Q1 ou encore C/2016 R2. C/2017 T2 ne laissera pas un souvenir impérissable puisque son éclat actuel la réserve aux possesseurs de très gros télescopes. Mais sa trajectoire la conduite à passer dans le même champ que le double amas de Persée.

La comète C/2017 T2 passe à proximité du double amas de Persée. © Gregg Ruppel

L’astrophotographe Gregg Ruppel a immortalisé ce rapprochement apparent le 26 janvier. Continuer la lecture

Moisson de nébuleuses planétaires pour deux amateurs

La recherche de nébuleuses planétaires sur les images digitalisées du ciel est devenue la spécialité de certains astronomes amateurs méticuleux. 

Agonie stellaire :

Les nébuleuses planétaires (NP) portent un nom qui peut prêter à confusion. On le doit uniquement à leur aspect circulaire qui les faisait passer pour des planètes dans les télescopes imparfaits de nos aïeux. Il s’agit en réalité d’une enveloppe gazeuse éjectée par des étoiles très chaudes. Elles deviennent instables en fin de vie, lorsqu’elles ont atteint le stade de naine blanche. Les astronomes estiment que notre Galaxie pourrait compter 30.000 NP dont seulement 10% ont été découvertes à ce jour.

Messier 97, la nébuleuse planétaire du Hibou. © Keith Quattrocchi

Certaines NP sont particulièrement célèbres, comme Messier 97 (le Hibou, image ci-dessus) ou Messier 27 (la nébuleuse Dumbbell). Mais la majorité d’entre elles sont beaucoup plus discrètes. Elles restent encore à découvrir. Continuer la lecture

Bételgeuse : les Aborigènes australiens connaissaient déjà sa variabilité

Sujet d’actualité en raison de sa baisse de luminosité, l’étoile géante rouge Bételgeuse était déjà connue des Aborigènes australiens pour sa variabilité.

Un chasseur hivernal :

L’hiver est la saison idéale pour observer la célèbre constellation d’Orion.  Elle nous raconte l’histoire d’un chasseur arrogant. Dans la mythologie grecque le géant Orion passait son temps à se vanter de ses prouesses. Exaspérée, Héra, sœur et femme de Zeus, lui envoya un scorpion qui le piqua et le tua (lire à ce sujet Pompéi : une mosaïque illustre le mythe d’Orion et du Scorpion). Orion et Scorpion furent alors placés aux deux extrémités du ciel pour ne jamais se rencontrer. L’un se couche quand l’autre se lève.

La constellation d’Orion s’élève à l’aube en fin d’été. © Jean-Baptiste Feldmann

Depuis environ deux mois, Bételgeuse, qui symbolise l’une des deux épaules du chasseur, a perdu de son éclat. Cet astre devrait finir par exploser en supernova sans qu’on sache s’il le fera la nuit prochaine ou dans 100.000 ans (lire l’avis de l’astrophysicienne Sylvie Vauclair). Les sautes d’humeur de cette étoile géante rouge ont laissé des traces dans les récits que se transmettent oralement les Aborigènes d’Australie (découvrir l’étude sur arXiv). Continuer la lecture

Pour mesurer la qualité du ciel, comptez les étoiles dans Pégase

Le Carré de Pégase est un astérisme facilement reconnaissable en début de nuit hivernale. Utilisez-le pour mesurer la qualité de votre ciel.

Un grand Carré dans le ciel hivernal :

Pégase est la septième constellation du ciel par la taille. Elle est assez facile à identifier grâce à la forme caractéristique du grand Carré. Les étoiles qui délimitent ce quadrilatère sont Markab (α Pegasi), Schéat (β Pegasi) et Algénib (γ Pegasi). Le quatrième jalon appartient à la constellation voisine d’Andromède. Il s’agit de Alpheratz ou Sirrah (α Andromedae).  Le reste de la constellation s’étend un peu au-delà d’Enif.

Comment retrouver le grand Carré de Pégase dans le ciel d’hiver. © Stelvision

En ce mois de janvier Pégase est une constellation haut placée en début de nuit qui bascule vers l’ouest. Vous le constaterez en consultant la carte du ciel de Stelvision. S’il n’y a pas d’objet céleste spectaculaire à y observer (à part la galaxie d’Andromède voisine), le Carré vous offre l’opportunité de mesurer la qualité de votre ciel. Continuer la lecture

"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh