Comment observer et photographier l’éclipse de Lune du 16 juillet

Ce mardi 16 juillet en soirée, une éclipse partielle sera observable peu après le lever de la Pleine Lune. L’occasion de faire quelques jolies photos. 

La Lune s’éclipse à moitié :

Quatre jours après les festivités de On The Moon Again, la Lune nous offre un nouveau rendez-vous avec une éclipse partielle. En effet la Pleine Lune de juillet va traverser en partie le cône d’ombre de la Terre en début de soirée.

Le déroulement du phénomène est détaillé dans un excellent article proposé par Stelvision. En France la Lune se lève aux alentours de 21h40 en même temps que l’entrée dans la pénombre (1). L’entrée dans l’ombre a lieu vers 22h02 (2) et le maximum de l’éclipse à 23h30 (3). la Lune sort du cône d’ombre à 1h du matin (4) et de la pénombre à 2h18 (5).

La partie la plus intéressante du phénomène correspond au passage dans l’ombre terrestre, la pénombre étant imperceptible. La vidéo ci-dessous vous donne un bon aperçu du déroulement du phénomène (ajoutez deux heures pour la France aux horaires indiqués en dessous)

Continuer la lecture

On The Moon Again : deux soirées en hommage à la Lune

Les 12 et 13 juillet c’est On The Moon Again : deux nuits pour admirer la Lune dans des télescopes installés aux quatre coins du monde.

Un petit pas historique :

Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune. Cinquante ans après cet exploit, les images (et les dialogues !) sont toujours là : deux hommes se déplaçant maladroitement à la surface d’un astre mort et poussiéreux, la Lune. L’aboutissement d’une course de prestige entre Américains et Soviétiques qui avait débuté le 4 octobre 1957 avec l’envoi du premier satellite artificiel soviétique, Spoutnik.

La suite est bien connue : riposte américaine quelques mois plus tard avec la création de la NASA, vol de Youri Gagarine le 12 avril 1961 et lancement du programme Apollo juste après par le président américain Kennedy. Huit ans plus tard la mission Apollo 11 allait bouleverser le monde. Continuer la lecture

J-4 : ce soir le Soleil se lève sur le site d’Apollo 11

Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Partons à la découverte du site d’Apollo 11.

Cinquante ans déjà :

Dans cette douzième chronique dédiée aux paysages lunaires à explorer, je vous propose de découvrir le site emblématique de la mission Apollo 11. Ce fut la première à avoir déposé des hommes sur la Lune en juillet 1969, mission dont nous fêtons cette année le cinquantenaire (On The Moon Again). Le site d’alunissage se situe sur la bordure OUEST de la Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis).

Vous observerez cette zone avec un éclairage rasant (à proximité du terminateur, limite entre la partie éclairée et celle plongée dans l’ombre) aux 6ème et 20ème jours de la lunaison. Armez-vous d’une paire de jumelles bien calée ou mieux encore d’une longue-vue, d’une lunette astronomique ou d’un petit télescope qui en révéleront toute la richesse. Continuer la lecture

Comment réaliser un dessin de la surface de la Lune

Le dessin astronomique permet de conserver un souvenir de ses observations tout en développant son attention visuelle. Conseils pour vous lancer.

Garder une trace de ses observations :

Vous êtes l’heureux propriétaire d’une longue-vue ou d’une petite lunette astronomique. Vous profitez de On The Moon Again pour admirer chaque soir la surface de la Lune. Mais comment immortaliser vos observations ? Il y a la photographie, bien sûr, mais tout le monde ne maîtrise pas cette technique. Et si vous tentiez un dessin ?

Le cratère Clavius dessiné au neuvième jour de la lunaison. Longue-vue de 100 mm de diamètre, grossissement 75 fois. © Jean-Baptiste Feldmann

Je vous vois déjà lever les bras au ciel. Pas de panique : on peut réaliser de sympathiques croquis sans don artistique particulier. Le secret ? Utiliser une photographie ou une carte de la région lunaire concernée. Continuer la lecture

J-10 : la lumière cendrée, joyau de chaque nouvelle lunaison

Elle enchante chaque nouvelle lunaison. Portrait de la lumière cendrée, un spectacle à ne pas manquer avant et après chaque Nouvelle Lune.

Avez-vous déjà entendu parler de la lumière cendrée ? Cette douce clarté, environ 10.000 fois plus faible que la Pleine Lune, permet de distinguer le reste du disque lunaire juste avant ou après la Nouvelle Lune, quand le croissant est assez fin pour ne pas trop nous éblouir. Alors que ce croissant reçoit directement les rayons solaires, le reste de la surface lunaire est très légèrement éclairé par la lumière solaire que la Terre renvoie dans l’espace (les océans et les nuages terrestres jouent un peu un rôle de miroir).

Le disque lunaire semble gris clair comme de la cendre, ce qui explique le nom de lumière cendrée. Continuer la lecture

J-15 : zoom sur Pierazzo, un cratère lunaire de la face cachée

En photographiant des détails sur la face cachée de la Lune, la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter nous dévoile en détail le cratère Pierazzo.

15 jours avant On The Moon Again, je vous propose de faire un petit tour du côté obscur de notre satellite naturel. Invisible depuis la Terre, la face cachée révèle ses reliefs aux orbiteurs lunaires.

Lancée le 18 juin 2009 (au cours de l’Année mondiale de l’astronomie), LRO (Lunar Reconnaissance orbiter) est une sonde d’environ 2 tonnes qui a été placée en orbite à moins de 50 km de la Lune pour en étudier la surface de façon approfondie. Sa caméra haute résolution (LROC) a même été capable de nous révéler les sites d’atterrissage d’Apollo. Cette fois-ci c’est Pierazzo qui est à l’honneur, un cratère d’impact d’un peu plus de 9 kilomètres de diamètre situé sur la face cachée.

Ce cratère a été nommé en 2015 par l’UAI (Union Astronomique Internationale) en l’honneur de la planétologue italienne Elisabetta Pierazzo (1963-2011) spécialiste des cratères d’impact.  Continuer la lecture

Filé d’étoiles derrière le moulin de Saint-Michel l’Observatoire

Outre son observatoire astronomique, la commune de Saint-Michel l’Observatoire compte un joli moulin à vent restauré il y a quelques années.

Un village célèbre :

Dans les Alpes de Haute-Provence, la petite commune de Saint-Michel l’Observatoire est bien connue pour ses installations astronomiques. C’est là que se trouve le T193. Ce télescope professionnel a permis de découvrir en 1995 la première exoplanète. La construction après la Seconde Guerre mondiale de cet observatoire est à l’origine du nouveau nom du village, auparavant appelé Saint-Michel.

Filé d’étoiles derrière le moulin de Saint-Michel l’Observatoire. © jean-Baptiste Feldmann

Autre curiosité de la commune, un joli moulin à vent restauré il y a quelques années. Il m’a servi de décor pour une image nocturne. Continuer la lecture

J-20 : l’indispensable Petit Guide d’observation de la Lune

Comment découvrir les paysages lunaires dans un instrument astronomique ? Un petit guide d’observation de la Lune arrive à point nommé pour vous aider.

2019, année de la Lune :

Cette année 2019 est marquée par le cinquantième anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune (On The Moon Again). Peut-être avez-vous déjà fait ou allez-vous faire l’acquisition d’une lunette ou d’un télescope. Vous n’aurez alors qu’une envie : utiliser votre instrument pour arpenter les paysages lunaires. Mais comment les reconnaître ? Quel ouvrage répondra à vos attentes ? Comment vous tirer d’affaire sachant que les images ne sont pas orientées de la même façon selon l’instrument choisi ?

Le Petit Guide d’observation de la Lune. © J-M Lecleire

Jean-Marc Lecleire est opticien de formation. C’est aussi un passionné d’astronomie qui observe le ciel depuis plus de 30 ans. Spécialiste de la Lune, il lui a consacré trois livres et de nombreux articles. Il réédite opportunément son Petit Guide d’observation de la Lune. Continuer la lecture

En Grèce, la Pleine Lune des fraises derrière le temple de Poséidon

Le photographe grec Elias Chasiotis a immortalisé le lever de la Pleine Lune des fraises dans la soirée du 17 juin depuis le cap Sounion. 

Le cap Sounion est surmonté par un très beau temple en marbre qui fut construit vers 440 avant J.-C. en l’honneur de Poséidon, dieu des mers et des océans. Ce cap, situé à 45 kilomètres au sud d’Athènes, la capitale de la Grèce, est célèbre. Dans la mythologie, c’est à cet endroit que Ulysse fit une halte en revenant de Sparte avec Hélène. Le cap s’achève dans la mer Égée. Elle porte le nom du roi Egée qui s’y jeta de désespoir, croyant que son fils avait été tué par le Minotaure.

La Pleine Lune des fraises se lève derrière le temple de Poséidon. © Elias Chasiotis

Le 17 juin avait lieu la Pleine Lune des fraises, 25 jours avant On The Moon Again. Elias Chasiotis s’est rendu au cap Sounion comme il le fait régulièrement pour y photographier le lever de Séléné. Continuer la lecture

J-25 : rendez-vous avec la Pleine Lune des fraises ce soir

La sixième Pleine Lune de l’année a lieu ce lundi 17 juin. Ne manquez pas d’observer son lever. Mais pourquoi la surnomme-t-on la Pleine Lune des fraises ?

Dans 25 jours ce sera On The Moon Again. Deux nuits de fête sur la planète pour rendre hommage à la Lune les 12 et 13 juillet prochains. Cinquante ans après l’alunissage d’Apollo 11, les astronomes du monde entier vous inviteront à observer notre satellite naturel dans un télescope. Après la Lune dans une paire de jumelles, mode d’emploi, CIELMANIA poursuit sa série de chroniques pour vous accompagner jusqu’à cet événement.

Lever de Pleine Lune à Rome derrière le Colisée. © Jean-Baptiste Feldmann
Un alignement presque parfait :

La Pleine Lune se produit lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés. Une situation que l’on retrouve tous les 29,5 jours environ, le temps pour la Lune de faire un tour complet de la Terre. Continuer la lecture

Ciel étoilé au-dessus des Rochers des Mourres

Les Rochers des Mourres sont d’étranges sculptures rocheuses à découvrir en Haute-Provence. Les voici photographiées sous les étoiles.

Une histoire d’érosion :

Les Rochers des Mourres sont une curiosité géologique située sur la commune de Forcalquier, dans les Alpes de Haute-Provence. Meules de foin, vasques, cylindres, ces roches aux formes multiples sont issues de la calcification d’herbiers aquatiques à différents stades de leur croissance. Imaginez il y a 25 millions d’années une zone marécageuse, entre lac et rivière. De grands herbiers capturent dans leur feuillage le calcaire des sédiments jusqu’à former de véritables rochers. La vase ensevelit petit à petit le site, recouvrant ces édifices.

Ciel étoilé au-dessus des Rochers des Mourres. © Jean-Baptiste Feldmann

L’élévation des Alpes transforme le paysage, marécages et lacs disparaissent. L’érosion fait ensuite son travail et dégage les rochers que nous voyons aujourd’hui. Continuer la lecture

J-30 : la Lune dans une paire de jumelles, mode d’emploi

Avez-vous déjà songé à diriger votre paire de jumelles en direction de la Lune ? Voici quelques conseils pour réaliser de belles observations.

Dans 30 jours ce sera On The Moon Again. Deux nuits de fête sur la planète pour rendre hommage à la Lune les 12 et 13 juillet prochains. Cinquante ans après l’alunissage d’Apollo 11, les astronomes du monde entier vous inviteront à observer notre satellite naturel dans un télescope. CIELMANIA débute une série de chroniques pour vous accompagner jusqu’à cet événement.

Comment ça marche ?

On ne pense pas toujours à la paire de jumelles quand on veut débuter en astronomie. C’est pourtant un instrument beaucoup plus simple à utiliser qu’une lunette ou un télescope. Une paire de jumelles comporte deux objectifs qui collectent la lumière et deux oculaires derrière lesquels il faut placer ses yeux. L’écartement entre les deux oculaires (qui correspond à la distance interpupillaire) est réglable.

Trois paires de jumelles : des 8X22 légères pour un premier repérage, des 8X42 (compromis idéal entre grossissement, diamètre et poids), et de lourdes 16X70 à installer sur trépied.

Sur l’instrument on trouve en général deux nombres, par exemple 10X50. Le premier indique le grossissement, 10 fois dans ce cas : c’est comme si la scène que vous observez était 10 fois plus proche. Le second indique le diamètre, ici 50 millimètres. Plus le diamètre est important et plus vous collectez de lumière. Continuer la lecture

Spectacle céleste : ce soir Jupiter est au plus près de la Terre

C’est l’opposition de Jupiter, la meilleure période pour admirer la planète géante gazeuse. Ne manquez pas ce rendez-vous !  

Une planète géante au plus près :

Le  10 juin 2019 Jupiter est à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 645 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 46 sec d’arc et une magnitude de -2,6. En 2018 l’opposition s’était produite le 9 mai, la planète gazeuse géante se trouvant alors 13 millions de km plus loin de nous (ce qui ne change guère le diamètre apparent de l’astre).

Très brillante avec une magnitude -2,6, Jupiter est actuellement visible en début de nuit au-dessus de l’horizon SUD-EST à droite de la Voie lactée. © Jean-Baptiste Feldmann

La planète gazeuse géante est très suivie par les astronomes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Continuer la lecture

En Haute-Provence, un télescope traque les exoplanètes

L’Observatoire de Haute-Provence continue sa quête des exoplanètes grâce à son spectrographe SOPHIE installé sur le télescope de 193 centimètres.

Un télescope célèbre :

La transparence du ciel de Haute-Provence semble avoir attiré les astronomes depuis longtemps. En 1605 un précepteur belge nommé Wendelin y aurait créé le premier site d’observation au-dessus du village de Lardiers. L’Observatoire de Haute-Provence (à quelques kilomètres de Forcalquier) est le seul observatoire en activité dont on peut visiter les installations. C’est donc avec grand plaisir que je m’y suis rendu pour découvrir son célèbre télescope de 193 centimètres. Cet instrument, opérationnel depuis 1958, était à l’origine doté de trois foyers différents : Newton (f/5), Cassegrain (f/15) et Coudé (f/32), mais seul le foyer Cassegrain est encore utilisé.

Le télescope de 193 centimètres en Haute-Provence. © Jean-Baptiste Feldmann

L’instrument a connu son heure de gloire il y a 24 ans. En 1995 il a en effet permis aux astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz de détecter la première planète extrasolaire, 51 Pegasi bContinuer la lecture

La vieille Lune et la chapelle Notre-Dame de Provence

Rendez-vous entre la vieille Lune et la chapelle Notre-Dame de Provence qui surplombe Forcalquier à l’aube du 30 mai.

Une chapelle en hauteur :

La chapelle Notre-Dame de Provence est visible de loin quand on approche de Forcalquier, dans les Alpes de Haute-Provence. Elle se situe au sommet d’une colline contre laquelle est adossée la ville. Ce point élevé fut occupé par le château des Comtes de Forcalquier au Moyen-Âge puis rasé en 1601 à la demande de Henry IV. La construction de la chapelle débuta en 1868 et l’inauguration eut lieu 7 ans plus tard. De forme octogonale, elle est coiffée d’un dôme qui supporte une statue de la Vierge.

La vieille Lune et la chapelle Notre-Dame de Provence. © Jean-Baptiste Feldmann

Sur ce cliché pris à l’aube du 30 mai, on aperçoit l’abri du carillon en dessous du croissant de vieille Lune. Pourquoi vieille ? Parce que nous sommes un peu avant la Nouvelle Lune du 3 juin. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de juin 2019

Jupiter au plus près de la Terre et des rapprochements Lune-planètes sont au menu de ce mois de juin et de ses nuits les plus courtes de l’année. 

Le mois des planètes :

Nous voici aux portes de l’été. Nous espérons tous de belles nuits dégagées aux températures agréables. Mais nous savons déjà qu’elles seront très courtes en juin. Inutile donc d’espérer admirer nébuleuses et galaxies, il faudra nous concentrer sur la Lune et les planètes. Ça tombe bien, c’est de ce côté que le spectacle promet d’être au rendez-vous.

Un panache de gaz est apparu sur le bord de la Grande Tache rouge. Le passage de Jupiter au plus près de la Terre en juin devrait permettre d’en savoir plus. © Anthony Wesley

C’est en effet au mois de juin que Jupiter passera à l’opposition, la meilleure période pour observer la géante gazeuse. Et même si elle est assez basse sur l’horizon SUD, nombreux seront ceux qui tenteront de suivre l’évolution de la situation sur la Grande Tache rouge. On pourra également admirer Saturne dont l’opposition se produira le 9 juillet. Continuer la lecture

Filé de Lune et d’étoiles au-dessus de la Cité interdite

Scène irréelle au-dessus de la Cité interdite à Pékin où les astres ont laissé leur trace lumineuse au cours d’une longue pose photographique.

La Cité de la démesure :

la Cité interdite a été construite entre 1406 et 1420 par plus d’un million d’ouvriers à la demande de Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming. C’est un palais qui s’étend sur un quadrilatère de 72 ha au sein de la Cité impériale de Pékin. La Cité est entourée d’une muraille de 10 m de haut sur 6 m de large, elle-même cernée d’une douve large de 52 m. À chaque angle du quadrilatère se dresse une tour haute de 27 m coiffée d’un triple toit très original.

cite_interdite

C’est une de ces tours d’angle qu’a choisi le photographe chinois Jeff Day pour y réaliser une étonnante image. Continuer la lecture

L’éclipse d’Einstein fête ses 100 ans

Le 29 mai 1919 l’observation d’une éclipse totale de Soleil apporta la première confirmation de la théorie de la relativité générale d’Einstein. 

Une théorie révolutionnaire :

La théorie de la relativité générale est aujourd’hui unanimement reconnue. Pour Albert Einstein (1879-1955) ce fut ce qu’il appela la plus heureuse idée de sa vie. Elle provoqua cependant quelques remous lorsqu’il l’énonça en 1915. Comment faire accepter aux physiciens cette audacieuse théorie ? Comment appréhender l’idée que, comme le résuma le physicien américain J. A. Wheeler (1911-2008), « la matière dit à l’espace comment s’incurver et l’espace dit à la matière comment se mouvoir » ?

Albert Einstein en 1947. © O. J. Turner, Princeton, N.J. — The Library of Congress
Convaincre les septiques :

Einstein proposa un moyen élégant de confirmer l’idée que la masse déforme l’espace en utilisant une éclipse de Soleil. Continuer la lecture

En mai découvrez le célèbre triplet de galaxies du Lion

Passant au méridien vers minuit au mois de mai, la constellation du Lion abrite un spectaculaire triplet de galaxies à découvrir dans une longue-vue.

Dans les pattes du Lion :

Ce mois-ci je vous invite à partir à la découverte de la constellation du Lion qui domine les nuits de printemps dans l’hémisphère nord. Blottie entre le Cancer et la Vierge, la constellation du Lion est bien connue des astronomes. Son étoile la plus brillante n’est autre que la célèbre Régulus, qui forme avec Arcturus (Bouvier) et Spica (Vierge) le triangle de printemps. Mais ne le confondez pas avec le triangle d’hiver ou le triangle d’été.

Position du triplet de galaxies dans la constellation du Lion. © Feldmann/Lesourd

Cette constellation qui passe au méridien vers minuit au mois de mai héberge un célèbre trio de galaxies. Surnommé le triplet du Lion, il est situé à environ 35 millions d’années-lumière. Niché dans les pattes du Lion, il se compose des galaxies Messier 65, Messier 66 et NGC 3628. Continuer la lecture

La Grande Tache rouge est-elle en train de se désagréger ?

La communauté astronomique est en alerte : sur Jupiter, la célèbre Grande Tache rouge connaît une transformation inédite depuis le 19 mai.

Un œil orange sur Jupiter :

C’est la plus célèbre tempête de tout le Système solaire. La GTR (Grande Tache rouge) est un gigantesque anticyclone orangé que l’on observe sur Jupiter. Sa couleur provient de l’action des rayons cosmiques sur les molécules d’hydrosulfure d’ammonium qui remontent du fond de la Tache jusqu’à sa surface. La découverte  de la GTR par l’astronome français Jean-Dominique Cassini date de 1665. Un petit télescope d’amateur suffit déjà pour admirer cette formation nuageuse ovale. Il semble pourtant qu’elle soit en train de changer d’aspect.

Depuis le 19 mai un panache de gaz semble se détacher de la GTR. © Anthony Wesley

Sur une image réalisée le 19 mai par l’astronome amateur australien Anthony Wesley, un long panache de gaz (10.000 kilomètres !) s’échappe de l’anticyclone, donnant l’impression qu’il est en train de se désagréger. Continuer la lecture

"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh