Saturne et la Lune au-dessus du Château-Gris

Le 15 octobre Saturne et la Lune dominaient le Château-Gris, une belle demeure au milieu du vignoble de Nuits-Saint-Georges. 

Situé sur les hauteurs de la commune de Nuits-Saint-Georges en Côte-d’or, le Château-Gris (que j’avais déjà photographié au clair de Lune) appartient à la maison Albert Bichot. Construit au XVIIIe siècle, il est le joyau architectural d’un clos de 3,5 hectares de vignes plantées en terrasse (du Pinot Noir dans la partie basse et du Chardonnay en altitude) dont l’âge moyen dépasse 40 ans.

Saturne (en bas à droite de la Lune) se devine le 15 octobre en début de nuit alors que l’éclairage du Château-Gris met en valeur le bâtiment. © Jean-Baptiste Feldmann

Ces parcelles dominent la ville natale de l’astronome Félix Tisserand qui y est né le 13 janvier 1845. Quant au nom de Château-Gris il fait référence à la couleur du toit en ardoise. Continuer la lecture

Pluie d’étoiles sur Brochon pour le Jour de la Nuit

À l’occasion de cette nouvelle édition du Jour de la Nuit, Brochon proposait ce 13 octobre une soirée dédiée aux spectacles célestes.

De plus en plus de communes cherchent désormais à réduire la pollution lumineuse pour des raisons économiques et écologiques. C’est le cas de Brochon en Côte-d’Or où depuis plusieurs années l’éclairage urbain est interrompu une partie de la nuit, offrant aux habitants la possibilité de découvrir la Voie lactée malgré les lumières de Dijon au nord et de Gevrey-Chambertin au sud.

Pour marquer cette dixième édition du Jour de la Nuit le 13 octobre, la commune était plongée dans le noir et offrait à ses habitants une découverte du ciel nocturne. Continuer la lecture

Admirez une dernière fois Jupiter en soirée

Ce sont les derniers soirs pour apercevoir la planète Jupiter sur l’horizon avant sa conjonction solaire le 26 novembre prochain. 

Le  9 mai 2018 Jupiter passait à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 658 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 44,8 sec d’arc et une magnitude de -2,5. En 2017 l’opposition s’était produite le 7 avril, la planète gazeuse géante se trouvant alors 7 millions de km plus loin de nous (ce qui ne change guère le diamètre apparent de l’astre).

Jupiter à l’horizon en début de soirée le 11 octobre. © Jean-Baptiste Feldmann

Cinq mois plus tard la cinquième planète du Système solaire n’est plus qu’un point brillant visible sur l’horizon SUD-OUEST. Continuer la lecture

Partie de cache-cache pour la lumière cendrée

Retour sur la fin de nuit du 6 octobre alors que la vieille Lune accompagnée de la lumière cendrée jouait à cache-cache avec les nuages.

Avez-vous déjà entendu parler de la lumière cendrée ? Cette douce clarté, environ 10.000 fois plus faible que la Pleine Lune, permet de distinguer le reste du disque lunaire juste avant ou après la Nouvelle Lune, quand le croissant est assez fin pour ne pas trop nous éblouir. Alors que ce croissant reçoit directement les rayons solaires, le reste de la surface lunaire est très légèrement éclairé par la lumière solaire que la Terre renvoie dans l’espace (les océans et les nuages terrestres jouent un peu un rôle de miroir).

Le disque lunaire semble gris clair comme de la cendre, ce qui explique le nom de lumière cendrée. Continuer la lecture

La station spatiale et le lavoir bourguignon

Nouveau passage de la Station spatiale internationale (ISS) à la nuit tombée. Cette fois c’est un lavoir qui sert de premier plan. 

l’ISS (International Space Station) est un assemblage de modules et de panneaux solaires de la taille d’un terrain de football et d’une masse de 400 tonnes qui passe régulièrement au-dessus de nos têtes. On peut l’admirer lorsque les passages se produisent au-dessus de la France en début ou en fin de nuit, le Soleil sous l’horizon éclairant ce Meccano géant. 

Ce fut le cas au cours de la soirée du 29 septembre : grâce aux prévisions du site Heavens-Above (un site que je vous recommande pour assister à de prochains transits depuis chez vous), j’avais remarqué un passage intéressant sous l’étoile Polaire un peu avant 21 heures. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois d’octobre 2018

Le croissant de Vénus, les constellations de Persée et d’Andromède et quelques rapprochements planétaires sont à suivre dans le ciel en octobre.

La météo de ce premier mois d’automne devrait encore nous offrir quelques belles nuits de plus en plus longues pour admirer le ciel étoilé sans pour autant connaître des températures trop basses qui découragent parfois les observateurs occasionnels. Il faut en profiter d’autant que la nuit tombe assez vite et qu’il est donc possible de faire des observations astronomiques en semaine sans être trop fatigué pour aller travailler le lendemain !

En octobre la Pleine Lune se produit le 24. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Voici une liste non exhaustive de quelques jolis rendez-vous avec les astres, qu’ils se situent dans le Système solaire ou beaucoup plus loin : Continuer la lecture

Tucson, la ville qui fait baisser la pollution lumineuse

En faisant baisser la pollution lumineuse tout en modernisant son éclairage, la ville de Tucson donne de l’espoir à ceux qui défendent le ciel nocturne.

Avec près d’un million d’habitants, la ville américaine de Tucson est la seconde agglomération (derrière Phœnix) de l’état d’Arizona qui en compte sept millions. Autant dire que son éclairage a un impact majeur sur le ciel étoilé d’une région où l’astronomie est très présente : l’Observatoire de Kitt Peak se situe à une cinquantaine de kilomètres au SUD-OUEST de l’agglomération et l’Observatoire du mont Lemmon (qui fait partie du Catalina Sky Survey, le réseau de surveillance des astéroïdes qui s’approchent un peu trop près de la Terre) est à moins de 30 kilomètres au NORD-EST.

L’éclairage urbain est à l’origine d’une pollution lumineuse galopante. © Sriram Murali

Autant dire que la modernisation de l’éclairage de la ville et l’apparition massive des lampes à Led avait de quoi inquiéter les astronomes. Bonne nouvelle : la pollution lumineuse a diminué en trois ans. Continuer la lecture

Valse à trois temps pour la Pleine Lune du 25 septembre

La Pleine Lune de septembre m’a entraîné dans une valse marquée par trois temps forts : un lever au crépuscule, deux parasélènes et un coucher à l’aube.

Première Pleine Lune de l’automne (elle intervenait deux jours après l’équinoxe), la Pleine Lune du 25 septembre a bénéficié d’une météo très clémente, l’occasion de l’immortaliser à différents instants. Si Jacques Brel a rendu célèbre la valse à mille temps en 1959, pour ma part c’est en trois temps que j’ai pu accompagner Séléné.

Lever de Pleine Lune le 24 septembre. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Premier temps ci-dessus en début de soirée le 24 septembre, alors que le disque lunaire nous montre 99,7% de sa surface, la Pleine Lune intervenant le 25 à 2h52 TU. Continuer la lecture

Dimanche 23, c’est l’équinoxe de septembre sur Terre

C’est le 23 septembre que débute l’automne dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.

Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens nord-sud le 23 septembre et se fera dans le sens sud-nord le 20 mars 2019, date de l’équinoxe de printemps.

Cadran solaire de Villingen-Schwenningen. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Désormais le Soleil (qui se trouve depuis quelques jours dans la constellation de la Vierge) va traverser le ciel au sud de l’équateur céleste : c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus basse le 21 décembre prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’hiver dans l’hémisphère nord.

Ce 23 septembre, comme le 20 mars prochain, la durée du jour sera égale à la durée de la nuit, une égalité à l’origine du mot équinoxe, du latin æquus (égal) et nox, noctis (nuit). Les nuits vont donc continuer de s’allonger, faisant le bonheur des astronomes qui pourront passer plus de temps à contempler les merveilles du ciel nocturne, comme par exemple Albiréo, la Voie lactée ou encore la planète Saturne.

Saturne, la planète qui fait naître des vocations

Par sa beauté, Saturne est sans aucun doute l’astre qui fascine le plus ceux qui regardent pour la première fois dans un télescope.  

Saturne est la plus éloignée et la moins lumineuse des cinq planètes que l’on peut observer à l’œil nu. Sa magnitude apparente peut atteindre 0 lors des oppositions (la dernière opposition a eu lieu le 27 juin) qui se produisent en moyenne tous les 378 jours. À cette époque la sixième planète du Système solaire se situe à environ 9 unités astronomiques de nous, un peu plus de 1,34 milliard de km tout de même.

Observation de Saturne dans un télescope. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

En raison de son éclat et de son mouvement apparent, on peut penser que Saturne est observée depuis la préhistoire, mais c’est au XVIIème siècle que l’on va découvrir la particularité de cet astre.  Continuer la lecture

Promenade avec un télescope sur un croissant de Lune

Un boîtier photographique fixé derrière un télescope permet de réaliser facilement des images détaillées du croissant de Lune. 

Depuis l’invention du télescope à miroir par Isaac Newton au XVIIème siècle (1/2 siècle après les premières observations à la lunette astronomique réalisées par Galilée), le ciel nocturne n’a cessé de nous révéler sa beauté et sa complexité. Si certains de ces instruments sont de véritables géants (à l’image du Gran Tecan doté d’un miroir de 10,40 mètres de diamètre), les petits télescopes pour amateurs ont eux aussi beaucoup évolué et permettent des observations qui auraient fait pâlir d’envie les astronomes des siècles précédents.

Parallèlement les progrès de la photographie permettent désormais d’obtenir des clichés spectaculaires du ciel avec des boîtiers grand public. Continuer la lecture

Albiréo, la plus belle étoile double du ciel

La constellation du Cygne héberge une étoile double aux couleurs particulièrement contrastées, Albiréo. Un joyau accessible aux astronomes amateurs. 

La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le sud : alors que la queue est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été, la tête du volatile, qui se situe à la limite de la constellation du Petit Renard, correspond à l’étoile Bêta Cygni (Albiréo), ce qui lui vaut parfois le surnom « d’étoile du bec ».

Localisation de l’étoile double Albiréo. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Cet astre n’est pas particulièrement lumineux (magnitude 3) mais quand on la regarde dans un télescope on découvre un spectacle étonnant. Continuer la lecture

Le jeune croissant deux jours après la Nouvelle Lune

Hier soir on pouvait admirer le jeune croissant en début de soirée, moins d’une cinquantaine d’heures après la Nouvelle Lune.

La Nouvelle Lune s’est produite le dimanche 9 septembre à 18 heures et le jeune croissant était aisément observable hier soir loin au nord-ouest de la brillante Vénus. 49 heures après la Nouvelle Lune (NL), on pouvait admirer un fin croissant qui nous dévoilait un peu plus de 5% de la surface de notre satellite naturel, un spectacle à suivre dans un ciel sombre mais encore coloré de rose une trentaine de minutes après le coucher du Soleil.

L’image a été réalisée avec un bridge Finepix HS20 dont le zoom de 720 mm de focale était déployé au maximum pour l’occasion (retrouvez d’autres images de cette soirée sur le blog d’un ami, Escapades photos). Continuer la lecture

L’astroblème canadien de Manicouagan vu de l’espace

Photographié en fausses couleurs par le satellite Sentinel-1A, le cratère de Manicouagan s’est formé il y a un peu plus de 200 millions d’années. 

Il y a 214 millions d’années, un astéroïde est venu frapper ce qui est aujourd’hui le comté de Manicouagan dans la région de la Côte-Nord du Québec, au Canada, environ 300 km au nord de la ville de Baie-Comeau (et 10° de latitude plus bas que le cratère d’impact des Pingualuit, beaucoup plus récent). Il s’agit d’un des cratères d’impact les plus anciens et les plus importants de la planète. Partiellement détruit par l’érosion causée par les glaciers, il n’est pas facilement décelable sur le terrain, d’où son classement dans la famille des astroblèmes (tout comme Rochechouart en France).

Sa structure concentrique résulte des ondes de choc transmises par l’impact. Ceux-ci ressemblent un peu aux anneaux qui se forment quand un caillou est tombé dans l’eau. Continuer la lecture

Souvenirs d’été : Mars aux côtés de la Voie lactée

Mars restera incontestablement la vedette de l’été 2018. Retour sur une opposition spectaculaire de la célèbre Planète rouge.

Passant à l’opposition le 27 juillet (à la même date qu’une éclipse totale de Lune), la Planète Rouge nous a offert en 2018 sa plus belle approche (un peu moins de 58 millions de kilomètres quand même) depuis celle, exceptionnelle, de 2003.

Installée dans la constellation du Capricorne, la quatrième planète du Système solaire a fait le show tout l’été ; la tempête de sable qui a recouvert la totalité de cet astre au mois de juin ayant eu la bonne idée de se calmer, les observations télescopiques ont révélé les grands traits des paysages martiens à partir de la fin du mois de juillet. Continuer la lecture

NGC 602, une merveille dans le Petit Nuage de Magellan

Le Petit Nuage de Magellan abrite un jeune amas ouvert d’étoiles né il y a 5 millions d’années particulièrement photogénique, NGC 602.

C’est au cours de son grand tour de l’Amérique du Sud entre 1519 et 1522 que le navigateur portugais Fernand de Magellan mentionna dans son journal de bord l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses prirent ensuite son nom, honneur qui aurait pu revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt. Les astronomes savent aujourd’hui que les Nuages de Magellan ne sont pas des nébuleuses mais des galaxies naines. Leur forme  irrégulière s’explique par les forces gravitationnelles exercées par la Voie lactée, leur imposante et plus proche voisine à moins de 200.000 années-lumière.

L’amas ouvert d’étoiles NGC 602 et sa nébuleuse se situent dans le Petit Nuage de Magellan. © NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Grâce au télescope spatial Hubble nous pouvons plonger dans le Petit Nuage de Magellan pour y admirer le jeune amas d’étoiles ouvert NGC 602. Continuer la lecture

Une belle étoile filante dans le ciel des Pyrénées

Dans la soirée du 15 août une belle étoile filante a rayé le ciel des Pyrénées juste au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte.

Le mois d’août est traditionnellement consacré à l’observation des étoiles filantes, tout particulièrement les poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle et qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août ; on leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.

Ce n’est pourtant pas une Perséide (il ne provient pas de ce radian) mais sans doute un météore sporadique qui a brillé dans le ciel au cours de la soirée du 15 août au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte. Ce cliché est extrait d’une série de 120 images (des prises de 30 secondes de pose à 5000 iso avec un objectif Samyang 8 mm monté sur un boîtier Nikon D7100) destinées à la réalisation d’une rotation d’étoiles. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de septembre 2018

Sept planètes sont au menu de ce mois de septembre, dernière période pour profiter des constellations d’été traversées par la Voie lactée. 

Septembre est l’un des rares mois où vous pourrez tenter de repérer les sept planètes du Système solaire (la huitième étant la Terre, bien entendu). Si la chose sera aisée pour Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, ce sera un peu plus délicat pour Uranus et surtout Neptune. Vous pourrez également profiter des périodes sans Lune pour admirer la Voie Lactée dans les constellations d’été (c’est la portion la plus belle) qui commencent à plonger vers l’horizon OUEST en début de nuit.

Voici donc les rendez-vous astronomiques les plus intéressants :

La Lune aux côtés de l’étoile Aldébaran au mois d’avril 2017. © Jean-Baptiste Feldmann
  • le 6 avant l’aube vous trouverez facilement Mercure au cours de l’une de ses rares apparitions ; la première planète du Système solaire se trouve à un degré de l’étoile Régulus (constellation du Lion)
  • le 7 Neptune passe à l’opposition dans la discrète constellation du Verseau ; avec une magnitude de 7,8 la dernière planète ne peut être vue qu’à l’aide d’un télescope (carte de repérage). Uranus quant à elle se trouve dans la constellation du Bélier ; avec une magnitude de 5,7 on peut la voir dans une paire de jumelles (carte de repérage)
  • le 9 admirez Saturne dans la constellation du Sagittaire à deux degrés des nébuleuses Messier 20 et Messier 8
La planète Mars entre Messier 8 et Messier 20 au printemps 2018. © Damian Peach
  • le 10 la comète 21P Giacobini-Zinner passe au périhélie. Sa magnitude est comprise entre 6 et 7 ; elle est à rechercher aux jumelles dans la constellation du Cocher
  • le 12 au crépuscule la jeune Lune surplombe Vénus ; notre satellite naturel s’approche ensuite de Jupiter le 13, de Saturne le 17 et de Mars le 19
  • le 25 c’est la Pleine Lune des récoltes, deux jours après l’équinoxe

Suivez le passage de la comète 21P/Giacobini-Zinner

Attendue au plus près de la Terre le 10 septembre, la comète 21P/Giacobini-Zinner est déjà visible dans une paire de jumelles.

La comète 21P/Giacobini-Zinner se rapproche actuellement de nous à la vitesse vertigineuse de 23 km/sec. Le 10 septembre prochain elle passera à 58 millions de km de la Terre (la même distance qui nous séparait de la planète Mars il y a un mois) pour sa plus belle approche depuis 72 ans.

La comète 21P/Giacobini-Zinner photographiée le 17 août. © Alexander Vasenin

En attendant la comète Wirtanen qui pourrait devenir visible à l’œil nu à la fin de l’année, les astronomes pointent actuellement leurs télescopes vers celle que l’on surnomme simplement 21P. Quel est donc cet astre chevelu ?  Continuer la lecture

Ciel en fête pour la superbe Pleine Lune du 26 août

Ciel dégagé pour cette Pleine Lune du mois d’août, l’occasion de faire quelques images à son lever et un peu plus tard pendant un feu d’artifice.

Chaque Pleine Lune est l’occasion de tenter des images originales, surtout au lever de notre satellite naturel, quand il fait encore jour pour profiter du paysage au premier plan. Hier soir 26 août Séléné a lentement gravi les échelons sur la voûte céleste à partir de 21 heures, émergeant dans l’axe d’une maison lointaine.

Le zoom de 720 mm de focale du Finepix HS20 m’a permis de saisir ces moments particulièrement photogéniques avant que le paysage ne devienne trop sombre (avec la tombée de la nuit) et la Lune trop brillante (en s’élevant elle gagne en éclat puisque la couche atmosphérique que ses rayons traversent est de moins en moins épaisse).

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"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh