Archives pour la catégorie Soleil et planètes

Toledo Montes, la mystérieuse crête équatoriale de Japet

C’est un curieux bourrelet équatorial découvert par la sonde Cassini qui ceinture Japet, une des lunes de Saturne. Zoom sur Toledo Montes.

Une lune en noir et blanc :

Quand on parle des satellites de Saturne, on pense immédiatement à Titan, le plus gros, dont les océans d’hydrocarbures nous fascinent, et qui a reçu la visite du module Huygens en 2005. D’autres lunes de Saturne intéressent beaucoup les scientifiques, à l’image de Japet. Troisième satellite de Saturne par la taille (après Titan et Rhéa), Japet a été découvert en 1671 par l’astronome Jean-Dominique Cassini. Les mesures de densité indiquent qu’il est composé principalement de glace et d’environ 20 % de matière rocheuse.

Japet, un satellite noir et blanc qui gravite autour de Saturne. © NASA

Tournant sur lui-même en un peu plus de 79 jours, Japet a la particularité de présenter deux hémisphères cratérisés de couleurs très différentes. Sa face avant (qui capture les poussières quand le satellite avance sur son orbite) est noire comme du charbon, alors que sa face arrière est blanche comme neige. Continuer la lecture

Vénus s’approche sous la forme d’un très fin croissant

Dans les semaines qui encadrent sa conjonction avec le Soleil, la planète Vénus se présente en croissant, un phénomène comparable aux phases de la Lune.

Des phases pour Vénus :

Tout comme Mercure, l’autre planète intérieure (leurs orbites sont comprises entre la Terre et le Soleil), Vénus présente des phases très marquées. Le phénomène est spectaculaire quand on s’approche de la conjonction. Celle qui se produit le 3 juin est une conjonction inférieure, ce qui signifie que la planète passe entre nous et notre étoile. L’alignement entre les trois astres ne sera pas rigoureusement exact et nous n’assisterons donc pas à un transit de Vénus devant notre étoile comme ce fut le cas le 6 juin 2012.

Le très fin croissant de Vénus au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

En attendant on assiste à la chute de Vénus sur l’horizon OUEST après le coucher du Soleil et il devient difficile de localiser la planète dans un ciel très lumineux. Continuer la lecture

Escortée par la Lune, Vénus se dirige vers les Pléiades

Le ciel du soir offre un joli spectacle actuellement : la Lune circule du côté de la brillante planète Vénus qui ne cesse de se rapprocher des Pléiades.

Éclatante Vénus :

Vénus est le phare céleste qui agrémente nos soirées en cette période de confinement. Avec sa magnitude de -4, la seconde planète du Système solaire est éclatante. C’est le premier astre visible après le coucher du Soleil si on ne tient pas compte de la Lune. Notre satellite naturel était à côté dans la soirée du 28 mars comme l’illustre ce cliché.

Accompagnée par la Lune, Vénus se dirige vers les Pléiades. © Jean-Baptiste Feldmann

J’ai réalisé cette image avec un boîtier Nikon D3200, un objectif de 50 mm de focal diaphragmé à 4 et une pose de 3 secondes à 800 iso. Si vous regardez attentivement cette photo, vous y découvrirez un groupe d’étoiles vers lequel se dirige Vénus. Continuer la lecture

Ballet céleste à l’aube entre la Lune et trois planètes

C’est un joli rassemblement céleste entre la vieille Lune et trois planètes brillantes que l’on peut suivre actuellement à l’aube.

Confiné sous les étoiles :

L’épidémie de coronavirus oblige désormais chacun de nous à se confiner. Reste la possibilité de regarder le ciel étoilé depuis une fenêtre, un balcon ou un jardin. Certains ont la chance de n’avoir que quelques pas à faire pour admirer un spectacle céleste en pleine nature. Pour moi c’est possible dans les vignes bourguignonnes qui entourent mon petit village. Autant vous dire que je ne me prive pas de sortir la nuit quand le ciel est dégagé. Comme vous pouvez vous en douter je ne croise personne !

La Lune et trois planètes étaient visibles à l’aube du 18 mars. © Jean-Baptiste Feldmann

Ce matin la vieille Lune (dont on devinait la lumière cendrée) était accompagnée d’astres brillants. Les éphémérides nous indiquaient qu’il y avait Mars et Jupiter. Saturne suivait plus à l’EST et le croissant lunaire l’accompagnera demain 19 mars à l’aube. Continuer la lecture

Vénus-Lune : alignement céleste au crépuscule depuis Thionville

Ce 26 février Vénus et le jeune croissant de Lune étaient alignés verticalement, un spectacle photographié pour l’occasion depuis Thionville.

Au cœur du Grand Est :

En Moselle, Thionville est la petite sœur de Metz.  C’est la seconde ville du département en nombre d’habitants (50.000). On apprécie de flâner dans ses rues piétonnes qui mènent au beffroi dont la construction remonte au XIVeme siècle. Haut de 45 mètres, l’édifice dépasse les bâtiments qui l’entourent.

Alignement Vénus-Lune depuis Thionville. © Jean-Baptiste Feldmann

On le repère sur la gauche de cette image réalisée dans la soirée du 26 février avec un boîtier Panasonic Lumix DC-FZ82. Continuer la lecture

Hippocampe, la petite lune de Neptune qui n’est pas à sa place

Découverte autour de Neptune en 2013, la petite lune Hippocampe est sans doute un fragment de Protée dont elle est beaucoup trop proche.

Chasseur de lunes :

L’astronome américain Mark Showalter aime bien traquer les lointaines petites lunes dans le Système solaire. On lui doit les découvertes de Pan autour de Saturne, Mab et Cupid du côté d’Uranus et Kerberos et Styx qui gravitent autour de Pluton. En 2013 il a rajouté Hippocampe à son tableau de chasse. Excepté pour Pan, toutes ses découvertes ont été réalisées en analysant les images prises par le télescope spatial Hubble.

Tout au fond de la mer :

Hippocampe est un caillou d’une trentaine de kilomètres de diamètre. Dénicher un objet aussi petit à plus de 4 milliards de kilomètres est un défi de taille, même avec le télescope spatial. Seule solution pour contourner la difficulté : superposer plusieurs clichés pour en augmenter la sensibilité et la résolution. Un procédé qu’utilisent tous les astrophotographes amateurs qui cherchent à révéler de faibles nébuleuses. En lui ayant choisi ce nom, Mark Showalter s’est fait plaisir (il est passionné de plongée) tout en restant dans le royaume de la mer du dieu Neptune. Continuer la lecture

Ahuna Mons, un étonnant cryovolcan sur Cérès

Au cœur de la ceinture d’astéroïdes, Cérès est un sphéroïde de 940 km de diamètre. Son plus haut sommet est un cryovolcan, Ahuna Mons.

Planète naine la plus proche de nous,  Cérès occupe une place particulière dans le Système solaire. En effet elle s’intercale entre les planètes humides (la Terre et Mars) et les planètes gazeuses comme Jupiter et Saturne. C’est dire si son exploration par la sonde Dawn a été riche d’enseignements.

Ahuna Mons (photographié par la sonde Dawn), un cryovolcan sur Cérès. © NASA

Après avoir orbité autour de Vesta entre juillet 2011 et septembre 2012, la sonde Dawn (lancée le 27 septembre 2007) est arrivée à proximité de Cérès au mois de mars 2015. Elle a transmis des données jusqu’à une panne d’hydrazine fin 2018. La découverte d’Ahuna Mons restera l’un des grands moments de la mission. Continuer la lecture

Saisissante image des deux anticyclones géants de Jupiter

La sonde Juno a immortalisé sur le même cliché la Grande Tache rouge (GTR) et l’ovale BA, les deux plus grands anticyclones observables sur Jupiter. 

Un vortex étudié depuis 1665 :

Les astronomes qui scrutent les surfaces planétaires sont unanimes : sur Jupiter, ce sont les anticyclones qui font le spectacle. Ces immenses vortex ont la particularité d’être observables pendant des décennies, voire des siècles pour le plus grand d’entre eux, la GTR. La Grande Tache rouge fut découverte  par l’astronome français Jean-Dominique Cassini en 1665. C’est la plus célèbre tempête de tout le Système solaire.

Saisissante image de la Grande Tache rouge et de l’ovale BA, deux anticyclones géants sur Jupiter. © NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Gerald Eichstädt/Seán Doran

Ce gigantesque anticyclone orangé doit sa couleur à l’action des rayons cosmiques sur les molécules d’hydrosulfure d’ammonium qui remontent du fond de la Tache jusqu’à sa surface. Un petit télescope d’amateur permet déjà de l’admirer. Au printemps 2019 la GTR a connu d’importantes modifications. Continuer la lecture

Spectacle céleste : Jupiter à proximité de l’étoile supergéante Antarès

Après son opposition du mois de juin, Jupiter continue de briller aux côtés d’Antarès en début de nuit. Prenez le temps d’admirer ce duo céleste.

Le  10 juin 2019 Jupiter passait à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 645 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 46 sec d’arc et une magnitude de -2,6. Depuis cette date la planète géante gazeuse s’éloigne de nous mais son éclat est toujours aussi vif. Lorsque la nuit tombe, dirigez votre regard vers le sud-ouest. Jupiter est l’astre le plus brillant : il apparaît dans un ciel encore clair avant toutes les étoiles. Sa voisine Antarès est une étoile supergéante rouge de magnitude 1 qui brille dans la constellation du Scorpion. Le VLTI a permis d’obtenir une superbe image de cet astre.

Jupiter et Antarès sont observables sur l’horizon sud-ouest. © Jean-Baptiste Feldmann

Si l’œil nu est suffisant pour repérer les deux astres, ne laissez pas dormir votre paire de jumelles. Bien calée entre vos mains (coudes posés sur une table), elle vous permettra d’admirer le ballet des 4 principales lunes qui sont IoEurope, Ganymède et Callisto, les satellites galiléens (ils ont été découverts en 1610 par Galilée). Avec un peu d’attention et une atmosphère stable, on devine parfois les deux principales bandes sombres qui ceinturent l’astre. Mais pour espérer voir plus de détails sur la planète il faut disposer d’une lunette astronomique ou d’un télescope bien réglés.

Vu du ciel, Phobos survole le cratère martien Herschel

Retour sur une incroyable image réalisée en 1977 par l’orbiteur Viking 1 qui survola le satellite Phobos sur fond de cratère martien.

Les deux satellites naturels de Mars, Phobos et Deimos, ont été découverts en 1877 à l’occasion d’une opposition particulièrement favorable : le 5 septembre la Planète rouge n’était qu’à 56,2 millions de kilomètres de nous et de nombreux télescopes essayèrent alors d’en percer quelques-uns des secrets. À l’Observatoire naval de Washington (USNO) l’astronome Asaph Hall avait décidé dès le mois d’août de chercher d’éventuels satellites. Ne voyant rien, il était prêt à abandonner son projet mais sa femme Angelina Stickney l’exhorta à ne pas renoncer : Hall retourna observer… et découvrit Deimos le 12 août 1877 et Phobos 5 jours plus tard !

Phobos se glisse entre l’orbiteur Viking 1 et la planète Mars. © NASA/Michael Benson

L’image ci-dessus a été prise presque un siècle plus tard, le 26 septembre 1977, par Viking Orbiter 1 et colorisée en 2003 par l’artiste Michael Benson. Continuer la lecture

Io, une lune volcanique très active autour de Jupiter

Orbitant très près de la planète gazeuse géante Jupiter, Io est un satellite qui connaît une activité volcanique intense découverte en 1979.

Lorsqu’il pointe le 8 janvier 1610 sa modeste lunette en direction de Jupiter, le savant italien Galilée constate que 4 satellites gravitent autour de la planète gazeuse géante : Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Notes de Galilée rédigées en janvier 1610 au sujet des satellites de Jupiter. © Librairie de l’Université du Michigan

Des quatre lunes galiléennes, Io est sans doute la plus surprenante. Ce brillant satellite de magnitude 5 (il serait même visible à l’œil nu s’il n’était pas perdu dans l’éclat éblouissant de Jupiter) un peu plus gros que la Lune orbite à 350.000 kilomètres de son imposante voisine, ce qui déclenche d’importants effets de marée en son sein.

L. Morabito en 1979 à côté des écrans montrant un panache volcanique sur Io. © NASA

Le 9 mars 1979, alors qu’elle analysait l’une des images transmises par la sonde Voyager 1, Linda Morabito, membre du Jet Propulsion Laboratory, détecta un nuage sur Io : elle venait de découvrir le premier exemple de volcanisme actif en dehors de la Terre. Continuer la lecture

Guettez la fugace planète Mercure au crépuscule

Vous avez quelques soirées pour repérer la discrète planète Mercure au-dessus de l’horizon. Voici quelques conseils pour la trouver.

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule (les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin). Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez relativement facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité.

La discrète planète Mercure dans la soirée du 25 février. © Jean-Baptiste Feldmann

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce alors que chez les Grecs cet astre était assimilé à Hermès, le Messager des Dieux. Continuer la lecture

Chassé-croisé matinal entre Vénus et Jupiter

Vénus et Jupiter ont échangé leurs positions dans le ciel de l’aube en quelques semaines. Explications concernant ce chassé-croisé planétaire. 

Si vous observez régulièrement l’aspect du ciel avant l’aube, vous avez peut-être remarqué que les planètes Vénus et Jupiter ont échangé leur position en un peu moins d’un mois. Comme vous le constatez sur ce montage photographique, Vénus, qui occupait la position la plus élevée à la mi-janvier est désormais en dessous de Jupiter.

Déplacement de Vénus et Jupiter en moins d’un mois. © Jean-Baptiste Feldmann

Les astronomes préfèrent dire que l’on observait d’EST en OUEST le long de l’écliptique le couple Jupiter-Vénus il y a 3 semaines et que cet ordre est désormais inversé. Pourquoi ce chassé-croisé planétaire ? Continuer la lecture

Admirez le rapprochement de Vénus et Jupiter à l’aube

C’est à l’aube que se déroule le premier spectacle planétaire de 2019 avec un très beau rapprochement entre Vénus et Jupiter. 

Cela fait déjà quelques semaines que vous pouvez admirer la brillante Vénus en fin de nuit ; je vous l’avais présentée avec Mercure et le Mont-Blanc le 12 décembre. Vénus a retrouvé sa place dans le ciel du matin après sa conjonction inférieure avec le Soleil le 26 octobre : à cette occasion la planète est passée entre la Terre et le Soleil mais l’alignement Terre-Vénus-Soleil n’était pas assez parfait pour assister à un transit.

Vénus, Jupiter et Antarès à l’aube du 12 janvier. © Jean-Baptiste Feldmann

Depuis cette date la seconde planète du Système solaire brille de mille feux à l’aube (magnitude -4,4) et elle est rejointe actuellement par Jupiter. Continuer la lecture

3 janvier : la vieille Lune a rendez-vous avec Jupiter

Même si Jupiter est un peu moins brillante que Vénus, on ne pouvait pas la manquer aux côtés de la vieille Lune à l’aube de ce 3 janvier. 

Nous avions pu admirer Jupiter une dernière fois en soirée le 13 octobre avant sa conjonction solaire du 26 novembre (alignement Terre-Soleil-Jupiter). La planète géante gazeuse est désormais de retour à l’aube pour notre plus grand plaisir. En ce troisième jour de l’année 2019 elle trônait aux côtés de la vieille Lune (la Nouvelle Lune se produit le 6) avant le lever du jour.

La vieille Lune, Jupiter et Vénus à l’aube du 3 janvier. © Jean-Baptiste Feldmann

Remarquez Vénus beaucoup plus haute ainsi que le massif du Mont-Blanc à l’horizon (voir à ce propos le cliché du 12 décembre) sur cette image obtenue à l’aide d’un boîtier Panasonic DC-FZ82. La magnitude de Jupiter est de -1,8 et celle de Vénus de -4,4 !   Continuer la lecture

Vénus, Mercure et le massif du Mont-Blanc

Alors que le froid s’est installé en Bourgogne, je suis parti à l’aube en quête de deux planètes. Elles se sont dévoilées au-dessus du massif du Mont-Blanc.

6 heures : le thermomètre affiche -4° et la voiture est couverte de givre. Hier soir le ciel s’est enfin dégagé, laissant le chasseur Orion prendre peu à peu possession du ciel d’hiver, non loin des Pléiades et de la comète 46P/Wirtanen qui passera à proximité de cet amas d’étoiles le weekend prochain. Mais ce matin j’ai rendez-vous avec Vénus et je l’espère Mercure. Après avoir gratté mon pare-brise, je m’éloigne de la pollution lumineuse et je gagne les hauteurs entre Dijon et Beaune.

Le 12 décembre Vénus brille à la verticale du Mont-Blanc. © Jean-Baptiste Feldmann

Plein EST, je sais que je vais pouvoir admirer les deux premières planètes du Système solaire et peut-être même la silhouette du massif du Mont-Blanc à l’horizon (240 kilomètres m’en séparent à vol d’oiseau). Continuer la lecture

Comment admirer le joli croissant de Vénus à l’aube

Après sa conjonction inférieure avec le Soleil le mois dernier, Vénus est de retour à l’aube sous la forme d’un petit croissant. Explications. 

Tout comme la Lune, la planète Vénus présente des phases ; on peut ainsi la voir en croissant, en quartier ou même gibbeuse. Une simple paire de jumelles ou une longue-vue permettent de faire cette amusante observation. Si vous regardez actuellement l’horizon EST vers 7 heures du matin, vous repairerez facilement la brillante planète (magnitude -4) et un instrument grossissant quelques dizaines de fois vous révélera son croissant d’environ 1 minute d’arc.

Le croissant de Vénus à l’aube du 7 novembre saisi avec un zoom de 1200 mm de focale. Le croissant est en réalité bien plus fin mais la diffusion de la lumière le montre plus épais.

Après avoir étincelé pendant des mois dans le ciel du soir, la seconde planète du Système solaire (que l’on voit ici au-dessus du phare de Sanary-sur-Mer) est revenue dans le ciel du matin. Continuer la lecture

Mars, la planète qu’on peut (parfois) toucher du doigt

Tous les 15 ans environ la planète Mars est au plus près de la Terre (c’est le cas en 2018) et on peut presque la toucher du doigt. Explications.

Cela ne vous a pas échappé : en 2018 la Planète rouge (une couleur provoquée par la présence d’oxyde de fer à sa surface) était particulièrement visible dans le ciel au moment de son opposition en juillet, et c’est encore le cas sur cette image réalisée trois mois plus tard en présente de la Lune (un rapprochement apparent qui s’est produit le 18 octobre) ; l’occasion de toucher du doigt la planète si chère à Camille Flammarion. Un spectacle qui ne s’était pas produit depuis 2003. Pourquoi un tel intervalle de 15 ans ? Explications.

Le 18 octobre la Planète rouge (au bout du doigt) se trouvait à proximité de la Lune. Trois mois après sa spectaculaire opposition le 27 juillet elle est encore assez brillante pour être repérée par les néophytes en début de nuit. @ Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Les oppositions martiennes (c’est le moment où la Terre s’interpose entre le Soleil et Mars) se produisent à un intervalle de 2 ans et 49 jours.  Continuer la lecture

Saturne, la planète qui fait naître des vocations

Par sa beauté, Saturne est sans aucun doute l’astre qui fascine le plus ceux qui regardent pour la première fois dans un télescope.  

Saturne est la plus éloignée et la moins lumineuse des cinq planètes que l’on peut observer à l’œil nu. Sa magnitude apparente peut atteindre 0 lors des oppositions (la dernière opposition a eu lieu le 27 juin) qui se produisent en moyenne tous les 378 jours. À cette époque la sixième planète du Système solaire se situe à environ 9 unités astronomiques de nous, un peu plus de 1,34 milliard de km tout de même.

Observation de Saturne dans un télescope. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

En raison de son éclat et de son mouvement apparent, on peut penser que Saturne est observée depuis la préhistoire, mais c’est au XVIIème siècle que l’on va découvrir la particularité de cet astre.  Continuer la lecture

Titan et Encelade, deux satellites bien différents

Retour sur l’une des belles images de la banlieue de Saturne recueillies par la sonde Cassini, un cliché des satellites Titan et Encelade. 

Le 15 septembre 2017, la sonde Cassini effectuait un grand plongeon dans les entrailles de Saturne, mettant fin à plus d’une décennie d’exploration de la planète gazeuse géante, de ses anneaux et de ses principales lunes. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine a réalisé une multitude d’observations à l’aide de ses 12 instruments scientifiques et d’incroyables photographies.

Cassini était l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle mesurait près de 7 mètres de haut pour 4 mètres de largeur et pesait 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens (largué sur Titan le 14 janvier 2005) et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. Continuer la lecture