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Le nouveau visage du système stellaire Alpha Centauri

En compilant une énorme quantité d’observations, deux astronomes belges viennent de dépoussiérer le portrait du système stellaire Alpha Centauri.  

Alpha Centauri est l’astre le plus brillant de la constellation australe du Centaure. Il s’agit en réalité d’un système stellaire triple composé de deux étoiles proches l’une de l’autre (les composantes A et B à 4,36 années-lumière de nous) et d’une troisième, Alpha Centauri C à 4,22 années-lumière (l’étoile la plus proche du Système solaire).

En vidéo : les 10 plus grandes découvertes des télescopes de l’ESO

Alpha Centauri A est une étoile très semblable au Soleil avec un type spectral G2. Sa voisine B (de type K1) est juste un peu moins lumineuse que notre étoile. Quant à Alpha Centauri C il s’agit d’une naine rouge beaucoup plus discrète que ses 2 voisines, mais qui doit sa célébrité à sa distance puisqu’il s’agit de l’étoile la plus proche, mieux connue sous le nom de Proxima Centauri.

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Découverte de l’étoile Proxima Centauri il y a un siècle

Proxima Centauri, la plus proche étoile de la Terre, a été découverte il y a 100 ans en Afrique du Sud par l’astronome Robert Innes.

En 1915 l’astronome d’origine écossaise Robert Thorburn Ayton Innes est installé depuis plusieurs années à l’Observatoire de Johannesburg dont il est devenu le directeur.

5 ans plus tôt il a été le premier astronome à observer la comète C/1910 A1, un astre chevelu repéré par un groupe de mineurs qui va atteindre la magnitude -4 au bout de quelques jours et prendra le nom de Grande Comète de janvier 1910 (à ne pas confondre avec la comète de Halley qui deviendra visible 3 mois plus tard).

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Quand il n’observe pas les comètes, Robert Innes se passionne pour les étoiles binaires et particulièrement pour Alpha Centauri, la plus brillante étoile de la constellation australe du Centaure qu’il soupçonne d’avoir un compagnon.

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Un radiotélescope endormi sous les étoiles

Avec l’évolution rapide des technologies, la durée de vie d’un radiotélescope est souvent brève. La preuve avec le Swedish–ESO Submillimetre Telescope

Le SEST (Swedish-ESO Submillimetre Telescope) est un radiotélescope qui a été mis en service en 1987 à 2400 mètres d’altitude dans les Andes chiliennes (c’était à l’époque le seul grand télescope dédié à l’astronomie submillimétrique installé dans l’hémisphère sud). Son antenne de 15 mètres de diamètre ressemble beaucoup à celles qui constituent le réseau NOEMA dans les Hautes-Alpes.

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Mais depuis 2003 le SEST est abandonné, dépassé technologiquement par des réseaux d’antennes beaucoup plus performants comme APEXALMA ou encore FAST, le plus grand radiotélescope actuellement en construction en Chine.

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