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Dimanche 23, c’est l’équinoxe de septembre sur Terre

C’est le 23 septembre que débute l’automne dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.

Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens nord-sud le 23 septembre et se fera dans le sens sud-nord le 20 mars 2019, date de l’équinoxe de printemps.

Cadran solaire de Villingen-Schwenningen. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

Désormais le Soleil (qui se trouve depuis quelques jours dans la constellation de la Vierge) va traverser le ciel au sud de l’équateur céleste : c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus basse le 21 décembre prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’hiver dans l’hémisphère nord.

Ce 23 septembre, comme le 20 mars prochain, la durée du jour sera égale à la durée de la nuit, une égalité à l’origine du mot équinoxe, du latin æquus (égal) et nox, noctis (nuit). Les nuits vont donc continuer de s’allonger, faisant le bonheur des astronomes qui pourront passer plus de temps à contempler les merveilles du ciel nocturne, comme par exemple Albiréo, la Voie lactée ou encore la planète Saturne.

Que voir dans le ciel nocturne au mois de septembre 2018

Sept planètes sont au menu de ce mois de septembre, dernière période pour profiter des constellations d’été traversées par la Voie lactée. 

Septembre est l’un des rares mois où vous pourrez tenter de repérer les sept planètes du Système solaire (la huitième étant la Terre, bien entendu). Si la chose sera aisée pour Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, ce sera un peu plus délicat pour Uranus et surtout Neptune. Vous pourrez également profiter des périodes sans Lune pour admirer la Voie Lactée dans les constellations d’été (c’est la portion la plus belle) qui commencent à plonger vers l’horizon OUEST en début de nuit.

Voici donc les rendez-vous astronomiques les plus intéressants :

La Lune aux côtés de l’étoile Aldébaran au mois d’avril 2017. © Jean-Baptiste Feldmann
  • le 6 avant l’aube vous trouverez facilement Mercure au cours de l’une de ses rares apparitions ; la première planète du Système solaire se trouve à un degré de l’étoile Régulus (constellation du Lion)
  • le 7 Neptune passe à l’opposition dans la discrète constellation du Verseau ; avec une magnitude de 7,8 la dernière planète ne peut être vue qu’à l’aide d’un télescope (carte de repérage). Uranus quant à elle se trouve dans la constellation du Bélier ; avec une magnitude de 5,7 on peut la voir dans une paire de jumelles (carte de repérage)
  • le 9 admirez Saturne dans la constellation du Sagittaire à deux degrés des nébuleuses Messier 20 et Messier 8
La planète Mars entre Messier 8 et Messier 20 au printemps 2018. © Damian Peach
  • le 10 la comète 21P Giacobini-Zinner passe au périhélie. Sa magnitude est comprise entre 6 et 7 ; elle est à rechercher aux jumelles dans la constellation du Cocher
  • le 12 au crépuscule la jeune Lune surplombe Vénus ; notre satellite naturel s’approche ensuite de Jupiter le 13, de Saturne le 17 et de Mars le 19
  • le 25 c’est la Pleine Lune des récoltes, deux jours après l’équinoxe

Suivez le passage de la comète 21P/Giacobini-Zinner

Attendue au plus près de la Terre le 10 septembre, la comète 21P/Giacobini-Zinner est déjà visible dans une paire de jumelles.

La comète 21P/Giacobini-Zinner se rapproche actuellement de nous à la vitesse vertigineuse de 23 km/sec. Le 10 septembre prochain elle passera à 58 millions de km de la Terre (la même distance qui nous séparait de la planète Mars il y a un mois) pour sa plus belle approche depuis 72 ans.

La comète 21P/Giacobini-Zinner photographiée le 17 août. © Alexander Vasenin

En attendant la comète Wirtanen qui pourrait devenir visible à l’œil nu à la fin de l’année, les astronomes pointent actuellement leurs télescopes vers celle que l’on surnomme simplement 21P. Quel est donc cet astre chevelu ?  Continuer la lecture

En images : Tautavel fait son festival d’astronomie

Connue par les amateurs de préhistoire, la ville de Tautavel a aussi son festival d’astronomie. Zoom sur la 11ème édition qui s’est déroulée du 9 au 12 août. 

Située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie, la commune de Tautavel doit sa renommée à la Caune de l’Arago, un site mondialement connu pour les fouilles archéologiques qui y sont menées depuis plusieurs décennies. C’est dans cette grotte perchée que l’équipe du professeur Henry de Lumley a découvert en 1971 des fragments de crâne humain datant d’environ 450.000 ans, un Homo heidelbergensis que l’on a surnommé l’Homme de Tautavel.

Pour les amoureux des étoiles, Tautavel est aussi un rendez-vous incontournable avec un festival d’astronomie dont c’était la 11ème édition cette année. Initié et porté par Cyril Calvet, astronome amateur et Coordinateur du Service de Médiation scientifique du musée de Tautavel, ce festival permet au public de découvrir le ciel et ses merveilles. Expositions, stands, ateliers (fusées à eau, cadrans solaires), séances de planétarium, conférences et observations du ciel sont au menu de ces 4 jours et 3 nuits, le tout dans une ambiance chaleureuse.

Que voir dans le ciel nocturne au mois d’août 2018

Au menu de ce mois d’août il y aura les Nuits des étoiles, un bon cru pour les Perséides, quatre planètes qui se courent après et une comète surprise !

Août c’est le mois des vacances, c’est aussi celui des températures estivales et des nuits qui commencent à s’allonger. Trois bonnes raisons pour prendre le temps de découvrir les beautés du ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2018 qui se tiendront les 3, 4 et 5 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).

Les clubs d’astronomie vous ouvriront leurs portes et leur coupoles pour deux ou trois soirées de découverte du ciel (avec animations et observations du Soleil en journée), un peu comme le fait chaque année le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) en organisant au printemps la  Nuit de l’Équinoxe (vidéo ci-dessus) dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière. Continuer la lecture

27 juillet : Mars s’approche et la Lune s’éclipse

Beaucoup se souviendront de ce vendredi 27 juillet : l’opposition de la planète Mars coïncidait avec une éclipse totale de Lune, le tout dans les nuages… 

Il y a des dates qui marquent les esprits et celle du 27 juillet 2018 en fait indéniablement partie. Les amoureux des spectacles célestes n’auraient manqué pour rien au monde cette soirée. Pensez donc ! deux astres séparés de 7° apparents tenaient la vedette : la Lune, qui traversait le cône d’ombre terrestre en nous promettant de mettre ses plus beaux habits rouges, et Mars dont c’était la meilleure approche depuis 15 ans (à environ 58 millions de kilomètres). Tout s’annonçait donc pour le mieux… si ce n’est la météo.

Inquiétude sous les nuages en début de soirée le 27 juillet. © Jean-Baptiste Feldmann

Après trois semaines de ciel bleu et de fortes chaleurs, une perturbation s’était invitée et traversait tout le pays, ce qui a compromis fortement les observations. Continuer la lecture

Comment photographier l’éclipse de Lune du 27 juillet

Le 27 juillet la Lune se glissera dans le cône d’ombre de la Terre, prenant une belle couleur rouge sang ; un spectacle à photographier.

Si vous consultez régulièrement les éphémérides, vous savez déjà que le 27 juillet nous aurons droit à deux événements astronomiques rares : l’opposition de la planète Mars (actuellement recouverte par une tempête de sable) à suivre dans un télescope, et une éclipse totale de Lune (la précédente, inobservable en France, a eu lieu le 31 janvier) dont tout le monde pourra profiter à l’œil nu si la météo est clémente.

Principe d’une éclipse de Lune. © Observatoire de Besançon

Je vous rappelle qu’une éclipse de Lune se produit lorsque notre satellite naturel traverse le cône d’ombre terrestre, condition remplie quand l’alignement Soleil-Terre-Lune est parfait (le reste du temps nous assistons à une Pleine Lune). Continuer la lecture

Nouvelle chute spectaculaire de météorite en Russie

Le 21 juin la Russie a connu une nouvelle chute de météorite impressionnante dont plusieurs échantillons ont déjà été récoltés.  

Avec plus de 17 millions de km², la Russie est l’état dont le territoire est le plus vaste de la planète. C’est ce qui explique qu’on y observe un nombre important de grosses chutes météoritiques. Alors qu’on vient de commémorer le cent-dixième anniversaire de l’événement de la Toungouska et un peu plus de cinq ans après une incroyable explosion dans le ciel de Tcheliabinsk, une impressionnante chute de météorite s’est produite le jour du solstice d’été au-dessus de la région de Lipetsk, une ville située sur les bords de la rivière Voronej à 500 km au sud-est de Moscou.

Fragment de météorite récolté après la chute du 21 juin 2018. © Université Fédérale d’Oural

Plusieurs fragments ont déjà été ramassés dont un morceau de 550 grammes que l’on peut voir ici dans les mains de Evgenia Petrova, l’une des membres de l’équipe de l’Université Fédérale d’Oural. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de juillet 2018

L’opposition de la planète Mars et une éclipse totale de Lune sont les grands événements célestes de ce mois de juillet. Des rendez-vous à ne pas manquer !

Nous commençons à nous éloigner du solstice et les nuits s’allongent lentement ; même s’il est encore un peu tôt pour traquer nébuleuses et galaxies, ce mois de juillet 2018 nous offre la possibilité d’observer deux phénomènes astronomiques assez peu courants : un passage de la Lune dans le cône d’ombre terrestre et la plus courte distance entre nous et la planète Mars depuis 15 ans, deux événements qui tombent à la même date, le 27 ! Nous n’en oublierons pas pour autant quelques jolis rapprochements entre la Lune et les planètes.

L’éclipse partielle du 7 août 2017 peu après le lever de la Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Que ce soit à l’œil nu, muni d’une paire de jumelles ou d’une longue-vue, voici les rendez-vous à ne pas manquer (vous pouvez les localiser avec la carte de Stelvision) : Continuer la lecture

27 juin 2018 : Saturne est au plus près de la Terre

Ce 27 juin c’est l’opposition de Saturne. La planète aux anneaux est au plus près de la Terre, le meilleur moment pour admirer le joyau du Système solaire.

La nuit du 31 mai au 1er juin, vous avez peut-être comme moi assisté a un joli flirt entre Saturne et la Lune, l’occasion de repérer le petit point brillant (magnitude 0) de la plus belle planète du Système solaire qui se trouve actuellement dans la constellation du Sagittaire. Planète gazeuse géante neuf fois plus grande que la Terre, Saturne passe en cette fin de mois à l’opposition (elle est à l’opposé du Soleil par rapport à notre planète) à 1,35 milliard de km.

Que peut-on espérer voir sur Saturne au cours de cette opposition (la prochaine aura lieu le 9 juillet 2019) ? Continuer la lecture

Vénus passe à côté de l’amas d’étoiles de la Crèche

Vous avez une paire de jumelles ? Pointez-la en soirée en direction de l’éclatante Vénus et de l’amas d’étoiles Messier 44, l’amas de la Crèche. 

À quelques heures du solstice d’été, le crépuscule semble interminable : les premières étoiles font leur apparition tardivement et on ne sait pas trop quoi observer en début de nuit à part la Lune, Jupiter et Saturne. Pour patienter, je vous invite à repérer Vénus en train de se rapprocher de l’horizon OUEST vers 23 heures et à l’observer aux jumelles.

La seconde planète du Système solaire est actuellement dans la constellation du Cancer, juste à côté d’un célèbre amas d’étoiles (Messier 44), comme le montre ce cliché réalisé le 19 juin (objectif de 50 mm de focale, 3200 iso, pose de 5 sec).    Continuer la lecture

Tempête de sable géante sur la planète Mars

Une tempête de sable ne cesse de prendre de l’ampleur sur Mars. Un événement climatique prévisible alors que la Planète rouge se rapproche de nous.

Les ingénieurs de la NASA l’ont annoncé le 12 juin : ils n’ont plus aucun contact avec le rover Opportunity qui affronte sa pire tempête de sable depuis son arrivée sur Mars au début de l’année 2004. Installé près du cratère Endeavour, dans Perseverance Valley, le robot américain a certainement mis en veille tous ses circuits pour économiser l’énergie qui fait défaut : en raison d’une violente tempête de sable, les panneaux solaires du rover ne reçoivent plus assez de lumière pour un fonctionnement correct.

Ces deux images prises par le télescope spatial Hubble montrent comment la tempête de 2001 avait masqué la surface de la planète Mars en quelques semaines. © NASA

Détectée pour la première fois le 30 mai par le vaisseau MRO depuis son orbite, cette tempête s’étendait sur 35 millions de kilomètres carrés (le quart de la surface martienne) le 12 juin et pourrait à terme recouvrir toute la planète comme ce fut le cas en 2001 (images ci-dessus).  Continuer la lecture

Plus brillante que les étoiles, la planète Mars se rapproche

Se rapprochant chaque jour un peu plus avant son opposition le 27 juillet, La planète Mars est désormais plus brillante que n’importe quelle étoile du ciel. 

Le 27 juillet prochain, la planète Mars (sur laquelle on vient de découvrir d’intrigantes molécules organiques) sera à l’opposition, ce qui signifie qu’elle sera à l’opposé du Soleil vue de la Terre. C’est aussi l’époque où la distance qui nous sépare de cet astre sera la plus courte : un peu moins de 58 millions de kilomètres.

La planète Mars est l’astre le plus brillant du ciel en cette fin de nuit du 10 juin au château du Clos de Vougeot en Bourgogne. © Jean-Baptiste Feldmann

Les oppositions martiennes se produisent tous les 780 jours en moyenne, mais en raison de la forte excentricité de l’orbite martienne, la plus courte distance Terre-Mars varie énormément : de 56 à 101 millions de km. Cet été nous aurons donc droit à la plus proche opposition martienne depuis celle (exceptionnelle) de 2003 ; il faudra ensuite attendre 2035 pour connaître mieux.  Continuer la lecture

Quel avenir pour l’Observatoire de Bordeaux à Floirac ?

Comme tous les anciens observatoires, celui de Bordeaux (situé à Floirac) est riche d’un patrimoine scientifique exceptionnel. Mais qu’en faire aujourd’hui ?

L’avenir des observatoires astronomiques anciens est aujourd’hui très incertain. Si certains s’en sortent bien, comme l’Observatoire de Paris qui a fêté l’an dernier 350 ans de science, ou encore celui du Pic du Midi sauvé dans les années 1990 grâce à la mobilisation de la région Midi-Pyrénées, d’autres connaissent des jours difficiles, comme celui de Camille Flammarion en région parisienne, de Pulkovo en Russie ou de Yerkes aux États-Unis.

L’Observatoire de Bordeaux situé à Floirac s’interroge lui aussi sur l’avenir d’un site riche de son passé mais déserté par les 70 chercheurs du LAB (Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux) qui ont rejoint le campus universitaire de Talence depuis l’été 2016.    Continuer la lecture

La saison des nuages noctiluques est ouverte

Attendus chaque été, les nuages noctiluques sont de retour depuis le début du mois de juin. Pour le moment ils n’ont été observés qu’à de hautes latitudes.  

Il se passe chaque été quelque chose d’étrange et de merveilleux dans le ciel au-dessus des pôles terrestres. Des nuages de très haute altitude prennent une couleur d’un bleu électrique alors que le Soleil est passé depuis longtemps sous l’horizon.

Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 km d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) des traînées de vapeur d’eau se condensent autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires. La vidéo ci-dessus nous montre l’activité de ces nuages saisie en 2007 par le satellite américain AIM (Aeronomy of Ice in the Mesosphere).   Continuer la lecture

Quand Saturne flirte avec la Lune

La nuit du 31 mai au 1er juin, la planète Saturne se trouvait juste à côté de la Lune gibbeuse décroissante. Un spectacle à ne pas manquer. 

Sixième planète du Système solaire en partant du Soleil et seconde après Jupiter si l’on classe les planètes selon leur taille ou leur masse, Saturne est sans aucun doute l’astre qui fascine le plus et qui est à l’origine de très nombreuses vocations d’astronomes. Une simple paire de jumelles ou mieux encore une petite longue-vue suffisent à dévoiler ses magnifiques anneaux. Composés principalement de particules de glace et de poussière, les anneaux ont été observés pour la première fois par Galilée en 1610 qui ne comprit pas pourquoi la planète avait des oreilles (la mauvaise qualité optique de sa lunette ne permettait pas au savant italien de bien voir cet astre).

Il faut attendre 1656 pour que l’astronome Christian Huygens, en utilisant un télescope bien plus puissant, comprenne que la planète est en réalité entourée d’un anneau (qu’il pense être solide). Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de juin 2018

L’opposition de Saturne sera l’événement de ce mois de juin qui offre également quelques beaux rapprochements entre la Lune et les planètes. 

Juin est le mois de l’année où les nuits sont les plus courtes (le solstice, date à laquelle le Soleil atteint sa plus haute déclinaison, a lieu le 21) ; autant dire que les nuits noires sont inexistantes. Ce n’est donc pas le mois pendant lequel vous pourrez traquer de faibles nébuleuses ou de lointaines galaxies. Il vaudra mieux en profiter pour admirer la Lune et les planètes, ces dernières étant à l’honneur avec l’opposition de Saturne le 27 juin, un peu plus d’un mois après celle de Jupiter et 30 jours avant celle de Mars !

La planète Saturne sera au plus près de la Terre le 27 juin. © D. PEACH

Que ce soit à l’œil nu, muni d’une paire de jumelles ou d’une longue-vue, voici les rendez-vous à ne pas manquer (vous pouvez les localiser avec la carte de Stelvision) : Continuer la lecture

Un télescope Cherenkov à l’Observatoire de Meudon

L’Observatoire de Meudon a développé l’un des prototypes du « Cherenkov Telescope Array », un futur grand réseau international de télescopes gamma.

Certains astres exotiques (comme les pulsars, les trous noirs, les noyaux actifs de galaxies…), émettent des rayonnements à très haute énergie lors de phénomènes cosmiques violents. Ce sont des sursauts gamma dont l’énergie se mesure en GeV (Giga-électron-Volt).

L’arrivée dans l’atmosphère terrestre de ces rayons gamma produit une cascade de particules dont la lumière bleutée (appelée lumière Cherenkov) peut être captée et analysée par des dispositifs particuliers, les télescopes à imagerie Cherenkov atmosphérique. Continuer la lecture

Des météorites heurtent toujours le sol martien

La caméra de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a photographié un cratère creusé récemment par une météorite sur la Planète rouge.

Découvrir un nouveau cratère d’impact sur Mars est assez rare et toujours passionnant pour les planétologues. C’est le cas sur l’image ci-dessous qui a été obtenue grâce à la caméra HiRISE installée à bord de l’orbiteur MRO. Ce cratère (d’environ 7 mètres de diamètre) est très récent puisqu’il est apparu entre deux survols de l’orbiteur en 2006 et 2011. En perçant la couche claire superficielle, la météorite qui est tombée là a fait jaillir du sous-sol de la poussière plus sombre.

En général les planétologues, gens très patients, observent des changements à la surface des astres sur des durées beaucoup plus longues qui se chiffrent en milliers, voire millions d’années. Ce cratère a eu la bonne idée de se former presque en direct sous l’œil de MRO ! Continuer la lecture

En route pour Mars, un Cubesat photographie la Terre

Un Cubesat qui accompagne la mission Insight en direction de la planète Mars a photographié le couple Terre-Lune à 1 million de kilomètres.

Le 5 mai 2018, la mission américaine InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) a quitté la Terre en direction de la Planète rouge avec à son bord le sismomètre français Seis (Seismic Experiment for Interior Structures).  L’atterrissage est prévu le 26 novembre prochain dans Elysium Planitia, pas très loin du rover Curiosity. La station Insight est accompagnée par deux Cubesat, MarCO A et B, qui assureront la transmission des données télémétriques de la station pendant sa traversée de l’atmosphère martienne.

Le 9 mai, à 1 million de kilomètres de la Terre, les ingénieurs de la NASA ont réalisé une image à l’aide de la caméra fisheye de MarCO-B pour s’assurer que l’antenne à gain élevé placée à bord de ce Cubesat s’était bien déployée. Opération réussie, avec en prime une image du couple Terre-Lune.  Continuer la lecture