Archives de catégorie : Actualités

Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Le 5 juillet 2026, la sonde Hayabusa2 a survolé en rase-motte l’astéroïde (98943) Torifune, dévoilant sa forme en cacahuète.

Prouesse technique :

(98943) Torifune est un astéroïde découvert en 2001 par le réseau de surveillance LINEAR. Son nom dérive de Ame no Torifune no Kami, une divinité de la mythologie japonaise. Membre de la famille des géocroiseurs, il a reçu ce 5 juillet la visite de la sonde japonaise Hayabusa2. Les techniciens de la JAXA ont réussi à faire passer leur sonde à seulement un kilomètre de l’astéroïde :

Un rase-motte qui a permis de découvrir la forme en cacahuète de l’astéroïde (probablement deux petits astéroïdes accolés). Mais ce survol est surtout la preuve que les ingénieurs japonais maîtrisent parfaitement ces délicates manœuvres. Un savoir-faire qui marque une nouvelle étape dans la défense planétaire, après le succès de la mission DART. Continuer la lecture de La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

En juillet 2026, la Lune a rendez-vous avec quelques planètes ou étoiles brillantes, des rapprochements apparents à savourer aux jumelles.

Vision amplifiée :

La plupart des amoureux du ciel nocturne ont fait leur premiers pas avec une paire de jumelles. Grâce à sa simplicité d’utilisation, c’est l’instrument idéal pour commencer à scruter le ciel nocturne. Il peut même devenir l’instrument principal de l’observateur, tant il est polyvalent. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter “Le ciel aux jumelles“, un excellent guide pour optimiser ses observations :

En juillet 2026, vous pouvez dépoussiérer les jumelles qui dorment dans un tiroir ! Elles vont vous permettre de belles découvertes, la Lune servant de guide. Une application comme Stellarium pourra vous être utile pour repérer les astres les plus discrets aux côtés de notre satellite naturel. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

Premières images de l’ouverture des anneaux de Saturne

Après avoir assisté à leur fermeture en 2025, les astronomes vont pouvoir suivre la lente ouverture des anneaux de Saturne jusqu’en 2032.

Fascinants anneaux :

En raison de l’inclinaison du plan équatorial de Saturne, l’aspect de ses anneaux change au cours d’une révolution autour du Soleil (en un peu moins de 30 ans). Lors des solstices saturniens (comme en octobre 2017), nous les voyons avec un angle maximal de 26° 44′. Au moment des équinoxes saturniens (le dernier s’est produit en 2025), ils sont visibles par la tranche. Ils vont maintenant s’ouvrir progressivement et atteindront un angle de 27° en 2032.

Saturne a été inobservable durant les semaines qui entouraient sa conjonction avec le Soleil le 26 mars 2026. On a pu recommencer à la repérer fin avril, très basse sur l’horizon Est à l’aube. Le 25 avril, elle faisait un timide retour aux côtés de Vénus et la Lune. Voilà qu’en cette fin de mois de juin, elle est désormais assez haute pour en réaliser de bonnes images télescopiques. Une occasion que n’ont pas laissé passer Simon Labergère, Martin Bernier, Hafedh Driss ou encore Moisés Portillo :

Si vous souhaitez repérer la planète la plus fascinante du Système solaire, guettez ses prochains rapprochements avec la Lune le 7 juillet, le 3 août ou encore le 26 septembre, quelques jours avant l’opposition du 4 octobre. Des rendez-vous que je ne manquerai pas de vous présenter dans les éphémérides.

Dernières nouvelles de la planète :

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La route poussiéreuse de la comète Tempel 2

Deux astrophotographes ont mis en évidence la fine traînée de poussières abandonnées sur son orbite par la comète Tempel 2.

Poussières de comète :

Tempel 2 est l’un des nombreux astres chevelus dénichés par l’astronome allemand Ernst Wilhelm Tempel. Cette comète, connue également sous l’appellation 10P/Tempel, fut découverte le 4 juillet 1873. Les astronomes guetteront son prochain passage au périhélie le 2 août 2026. Il sera alors possible de la suivre aux jumelles, mais depuis l’hémisphère Sud. Comme toutes les comètes, 10P/Tempel abandonne de la poussière dans son sillage. Cette poussière cométaire, nous pouvons tous la visualiser lors d’une belle nuit du mois d’août par exemple. À cette époque, la Terre coupe l’orbite de la comète 109P/Swift-Tuttle. Les grains de poussière abandonnés par l’astre chevelu deviennent alors des étoiles filantes, les célèbres Perséides :

Une brillante Perséide apparaît brièvement en fin de nuit. © Jean-Baptiste Feldmann

À chacun de ses passages (tous les 5,4 ans environ), 10P/Tempel alimente donc son propre sillage poussiéreux. Une trace que les progrès de l’astrophotographie permettent désormais de visualiser, comme le montre ce remarquable cliché réalisé par le tandem Julien De Winter/Landon Boehm :

Spectaculaire mise en évidence de la traînée de poussières déposées le long de son orbite par la comète périodique 10P/Tempel. © Julien De Winter/Landon Boehm

Comme nous l’explique Julien De Winter, “le phénomène est surtout visible autour du périhélie, le moment où la comète (le halo vert au centre de l’image) perd le plus de poussières. Les particules les plus grosses restent dans son sillage car la pression de radiation n’est pas suffisante pour les éjecter. Ce sont elles qui forment la trace rectiligne visible sur ce cliché. Les particules plus petites constitueront la queue de poussière de la comète.”

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Spectacle céleste : Vénus aux côtés du croissant de Lune

Le rapprochement apparent entre Vénus et le croissant de Lune dans la soirée du 17 juin 2026 a tenu toutes ses promesses.

Rendez-vous céleste :

C’est un croissant de Lune bien accompagné qui nous a ravi hier soir. Ce spectacle, je vous l’avais d’ailleurs annoncé dans les éphémérides. Un rapprochement très serré entre deux astres particulièrement brillants. D’un côté, la planète Vénus. Après sa conjonction avec Jupiter il y a quelques jours, la planète la plus chaude du Système solaire continue de briller dans le ciel du soir. De l’autre, le croissant de Lune, qui est venu lui tenir compagnie quelques heures. Un peu partout, le beau temps a permis d’immortaliser ce très beau rendez-vous céleste. Pour ma part, j’ai choisi de montrer le mouvement apparent des deux astres durant la soirée :

J’ai donc réalisé 14 images espacées de trois minutes, que j’ai ensuite superposées avec le logiciel StarMax. J’utilisais pour l’occasion un boîtier Nikon D3200 et un zoom 70-400 millimètres réglé sur la focale la plus courte. Les poses étaient de 1 seconde à 100 iso. Les deux astres se retrouveront dans une configuration à peu près similaire durant la soirée du 17 juillet. Ce sera alors l’occasion de les admirer de nouveau ensemble.

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La planète Mars est de retour à l’aube

Très discrètement, la planète Mars revient nous rendre visite. Mais patience, elle n’est pas encore accessible avec un télescope. 

Fascinante planète Mars :

C’est un petit point orangé qui captive les hommes depuis l’Antiquité. Lisez à ce sujet “De Lowell à Perseverance, la planète Mars nous a toujours fait rêver” . Sa couleur, Mars la doit à la poussière riche en oxyde de fer qui recouvre sa surface. Une teinte qui lui a valu le surnom de Planète rouge. Tous les vingt-cinq mois environ, elle passe à l’opposition, la meilleure période pour l’observer. La dernière s’est produite le 16 janvier 2025, la prochaine est fixée au 19 février 2027. Mais toutes les oppositions ne se valent pas. En 2003, la distance qui nous séparait de Mars était passée sous la barre des 60 millions de kilomètres, et il faudra attendre 2035 pour retrouver une situation aussi favorable.

Pour l’instant, Mars n’est qu’un astre de magnitude 1,3 situé à plus de 320 millions de kilomètres ! Un petit confetti noyé dans les lueurs de l’aube, comme sur ce cliché réalisé le 13 juin au lever du jour. Le dernier croissant de Lune était également présent. Image réalisée avec un boîtier Nikon D7100 et un zoom 80-400 mm (réglé sur 80 mm de focale), 2 sec de pose à 2000 iso.

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Les belles images de la conjonction Jupiter-Vénus

Les photographes ont immortalisé la belle conjonction Jupiter-Vénus facilement observable au-dessus de l’horizon Ouest.

Rapprochement apparent :

Conjonction : le dictionnaire nous apprend qu’il s’agit d’un rapprochement entre deux astres. Pendant quelques temps, vus depuis la Terre, ils nous semblent très proches. Mais attention, ces rapprochements ne sont qu’apparents. Prenez par exemple le cas de Jupiter et Vénus, qui se frôlent actuellement en soirée :

Alors que Vénus est à un peu plus de 150 millions de kilomètres de nous, Jupiter est six fois plus éloignée ! Il arrive, dans de rares cas, que l’un des deux astres passe devant l’autre : ce sera le cas le 12 août 2026, quand la Lune cachera le Soleil. On parle alors d’occultation ou d’éclipse.

Désormais, Jupiter et Vénus vont s’éloigner dans le ciel. Jupiter va se rapprocher de l’horizon, puis devenir inobservable début juillet. On retrouvera la planète gazeuse géante à l’aube (côté Est) dans la seconde quinzaine du mois d’août. Elle frôlera la planète Mars entre le 14 et le 18 novembre, nous offrant une autre très belle conjonction planétaire (nous en reparlerons dans les éphémérides). Quant à Vénus, la voilà bien installée pour l’été côté Ouest au crépuscule. Elle glissera ensuite vers le Soleil fin septembre pour revenir à l’aube (à l’Est) en novembre.

Images de Paolo Palma, Nathalie Roy, Jean-François Graffand, Benjamin van Jaarsveldt, Nasser Kaveh, François Quesnel, Heiko Ulbricht.

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Co-découvreur de la comète Hale-Bopp, Alan Hale est décédé

Alan Hale est décédé le 6 juin 2026. Avec Thomas Bopp, ils avaient découvert la célèbre comète Hale-Bopp en juillet 1995.

Une comète pour l’éternité :

Si le nom de Alan Hale est bien connu des astronomes, c’est parce que cet américain a co-découvert l’une des plus brillantes comètes du XXe siècle, C/1995 O1, la nuit du 22 au 23 juillet 1995. À l’époque, il est déjà un passionné de comètes : il en a observé près de deux cents, la première en 1970. C’est pour assouvir sa passion qu’il s’est installé à Cloudcroft, au Nouveau-Mexique. Perché à 2.500 mètres d’altitude, l’endroit est réputé pour son ciel particulièrement noir. Le soir du 22 juillet 1995, il a décidé d’observer 6P/d’Arrest. Il s’agit d’une comète périodique découverte en 1851 par l’astronome prussien Heinrich Louis d’Arrest. En attendant que l’astre chevelu se lève, l’astronome décide de pointer son télescope en direction de la constellation du Sagittaire :

Alan Hale aux côtés du télescope avec lequel il a découvert C/1995 O1. Crédit Karen Lowe

On dit que le hasard n’existe pas. Qu’est ce qui l’a poussé à viser l’amas globulaire Messier 70 ? On ne le saura jamais. Dans cette portion du Sagittaire, les objets nébuleux ne manquent pas. Mais l’homme connait le ciel sur le bout du doigt, et la consultation de ses atlas célestes n’y change rien. Il y a bel et bien une petite tache floue inconnue à proximité de cet amas ! Continuer la lecture de Co-découvreur de la comète Hale-Bopp, Alan Hale est décédé

Jupiter et Vénus se rapprochent, Mercure s’invite discrètement

Alors que Jupiter et Vénus préparent leur baiser du 9 juin, la fugace Mercure fait son retour sur l’horizon Ouest.

Messager des Dieux :

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer. Elle est perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule. Les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin. Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez facilement en raison de son éclat assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité :

Mercure saisie au-dessus de la cité médiévale de Chauvigny en 2019. © CIELMANIA

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce. Chez les Grecs, cet astre était assimilé à Hermès, le Messager des Dieux, et actuellement, on peut l’admirer au crépuscule, mais peu de gens la remarquent. Car un peu plus haut, Jupiter et Vénus lui volent la vedette. Les deux planètes les plus brillantes ne cessent en effet de se rapprocher :

Trio planétaire observable dans la soirée du 5 juin 2026. © CIELMANIA

l’image ci-dessus a été réalisée dans la soirée du 5 juin. L’écart entre les deux va continuer de se réduire, et dans quatre jours, Jupiter et Vénus seront espacés d’environ 1,5° seulement. Un spectacle que l’on peut désormais suivre également dans une paire de jumelles.

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Éphémérides : le ciel du mois de juin 2026

Au cours de ce mois de juin 2026, il faudra guetter les nuages noctiluques et admirer le baiser de Jupiter à Vénus.

Pas de nuit noire :

Qu’observer en juin 2026, alors que les nuits sont les plus courtes de l’année ? Rassurez-vous, il n’est pas toujours nécessaire d’attendre que le ciel soit noir. Outre l’étude des taches solaires (voir comment observer l’activité solaire en toute sécurité), nous entrons dans la bonne période pour guetter les fugaces nuages noctiluques (noctilucent clouds, NLC en anglais). Ces nuages polaires mésosphériques se forment à 80 kilomètres d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C), des traînées de vapeur d’eau se condensent autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers (le soir) ou premiers (le matin) rayons solaires :

Festival de nuages noctiluques à l’aube durant l’été 2024. © Jean-Baptiste Feldmann

Mais ce mois de juin sera surtout l’occasion d’admirer un très beau rapprochement apparent entre Jupiter et Vénus. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juin 2026

Jupiter et Vénus préparent leur rendez-vous du 9 juin

Prenez note : dans la soirée du 9 juin 2026, Jupiter et Vénus ont rendez-vous au crépuscule. Un rapprochement planétaire à ne pas manquer.

Rencontre céleste :

Ce 9 juin, tous les regards seront tournés vers l’horizon Ouest en début de nuit. C’est là que Jupiter et Vénus se croiseront, pour notre plus grand plaisir. Ce soir-là, les deux planètes seront espacées de 1,5° apparent environ. C’est trois fois le diamètre de la Pleine Lune seulement :

Ne manquez pas le rendez-vous planétaire dans la soirée 9 juin. © Stellarium

Un très joli spectacle céleste, sorte de mise en bouche avant le 12 août. À cette date, vous le savez sans doute, c’est la Lune qui aura rendez-vous avec le Soleil. Une très belle éclipse, dont vous trouverez tous les détails ici. Mais revenons à ce fameux 9 juin. Imaginez : dans un petit télescope, vous pourrez distinguer Jupiter (accompagné de ses quatre principaux satellites) et Vénus dans le même champ. Bien entendu, il sera également possible d’admirer ce spectacle à l’œil nu, car les deux astres sont très brillants. On peut déjà le constater sur ce cliché, réalisé dans la soirée du 21 mai depuis le Beaujolais :

Ce soir-là, la Lune était un peu plus haut, formant un alignement avec Jupiter et Vénus. L’écart entre les deux planètes est encore important, mais il va considérablement se réduire au fil des soirs. Après le 9 juin, Jupiter plongera dans les lueurs solaires, pendant que Vénus poursuivra sa remontée le long de l’écliptique.

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Éphémérides : le ciel du mois de mai 2026

Au cours de ce mois de mai 2026, traditionnellement riche en rencontres astronomiques, Saturne sera de retour à l’aube. 

Rencontres entre passionnés :

Comme les années précédentes, mai 2026 sera l’occasion pour les astronomes amateurs de se rencontrer. En effet, le pont de l’Ascension offre quatre jours et trois nuits sans Lune, une aubaine si la météo est clémente. Les astronomes amateurs se retrouveront durant les Rencontres Astronomiques de Printemps (RAP, 28ème édition) ou les Nuits Astronomiques de Touraine (NAT, 14ème édition). Notez également que dans le Sud de la France se déroulera la seconde édition des Nuits Astronomiques du Verdon (NAV) :

En mai, les astronomes se retrouvent pour observer ensemble. © Jean-Baptiste Feldmann

Ces rencontres seront une belle occasion pour observer et échanger entre passionnés. En outre, de nombreux ateliers et conférences permettront de s’initier ou de se perfectionner dans différents domaines comme le dessin ou encore l’astrophoto. Quant aux observations solaires, elles auront une saveur toute particulière, à trois mois de la grande éclipse solaire du 12 aoûtContinuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de mai 2026

La comète C/2025 R3 (PANSTARRS) en images

Blottie en fin de nuit au-dessus de l’horizon Est, la comète C/2025 R3 (PANSTARRS) ne se dévoile qu’aux astrophotographes aguerris.

Un astre chevelu discret :

La comète C/2025 R3 (PANSTARRS) ne restera pas dans les annales. Contrairement à ce qu’écrivent certains médias, elle n’est pas visible à l’œil nu. Elle pourrait l’être théoriquement, puisqu’elle affiche une magnitude de 4,4 (prévisions de G. van Buitenen). Mais ne vous y fiez pas. Très basse sur l’horizon Est, perdue dans les premières lueurs de l’aube, elle n’est pas vraiment à son avantage ! Même à plus de 2.000 mètres d’altitude, loin de toute pollution lumineuse, elle reste très discrète. Seuls les astrophotographes peuvent nous en révéler toute la beauté.

Certains ont décidé de se lever tôt pour aller l’immortaliser depuis un site exceptionnel, souvent en altitude. La comète était invisible à l’œil nu, mais les boîtiers numériques performants ont pu la capter. D’autres ont fait le choix de la photographier à distance. Tous ont ensuite passé beaucoup de temps derrière leur ordinateur pour mettre l’astre chevelu en valeur. Avec, au final, des clichés uniques. Car, si les nébuleuses et les galaxies sont immuables, les comètes, elles, ne font que passer.

Il faudra donc attendre la prochaine, en l’espérant un peu plus brillante, pour que le spectacle soit complet. Les images qui illustrent cet article sont signées Michael Jäger, Luc Perrot, Dario Giannobile, James David Paton, Dominique Dierick, Yann Sty, Stéphane Vetter, Jakub Kuřák ou encore Julien De Winter.

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Les astronomes ont immortalisé Artemis II au milieu des étoiles

Des astronomes, amateurs ou professionnels, sont parvenus à capter la lumière du vaisseau Orion, durant la mission Artemis II.   

Retour vers la Lune :

Avec Artemis II, les Terriens repartent vers la Lune, 54 ans après la dernière mission du programme Apollo. À bord du véhicule Orion, les quatre astronautes devraient amerrir vendredi 10 avril. Partis le 1er avril, ils sont allés plus loin qu’aucun être humain et ont fait le tour de la Lune. Une expérience qu’ils ont qualifiée “d’absolument spectaculaire et magnifique”. Depuis la Terre, les passionnés ont suivi cette aventure sur leurs écrans. Certains ont même tenté de capter la faible lumière renvoyée par les panneaux solaires du véhicule Orion. Un petit point faiblement lumineux au milieu des étoiles :

Avoir un instrument astronomique était indispensable, encore fallait-il savoir où viser. Au Mont Palomar, on a mis à contribution le célèbre télescope de 5 mètres inauguré en 1948. Surnommé télescope Hale (en hommage à l’astronome George Ellery Hale), il resta le plus grand du monde jusqu’en 1976 :

Les astronomes de l’observatoire ont réalisé une vidéo montrant le véhicule Orion, point immobile au milieu des étoiles en mouvement. Sans disposer d’un télescope aussi imposant, quelques astrophotographes amateurs sont également parvenus à immortaliser la scène :

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La comète C/2025 R3 (PANSTARRS) entre en scène

Actuellement dans la constellation de Pégase, C/2025 R3 (PANSTARRS) est la nouvelle coqueluche des chasseurs de comètes.

Une comète en chasse une autre :

C/2025 R3 (PANSTARRS) a vite fait oublier C/2026 A1 (MAPS), qui s’est volatilisée le 4 avril en frôlant le Soleil. Place donc à un nouvel astre chevelu, découvert le 8 septembre 2025 par le réseau de surveillance Pan-Starrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System). Il s’agit de deux télescopes robotisés installés à Hawaii. Depuis leur mise en service (en 2014 et 2018), ils ont découvert plusieurs centaines de milliers d’astéroïdes. Mais ils ont également déniché de nombreuses comètes :

C/2025 R3 est une comète non périodique, tout comme la célèbre C/1995 O1 (Hale-Bopp). Dans cette famille, on range tous les astres chevelus dont la période orbitale est supérieure à 200 ans. Continuer la lecture de La comète C/2025 R3 (PANSTARRS) entre en scène

Fin de l’aventure pour la comète C/2026 A1 (MAPS)

En frôlant le Soleil, la comète C/2026 A1 (MAPS) s’est désintégrée le 4 avril, mettant fin à plusieurs semaines de folles spéculations.

Prometteuse comète :

C/2026 A1 (MAPS) aura tenu les astronomes en haleine pendant presque trois mois. Cette comète avait été découverte le 13 janvier 2026 par quatre amateurs, Alain Maury, Georges Attard, Florian Signoret et Daniel Parrott. Je vous avais d’ailleurs présenté cette découverte ici, alors que l’astre chevelu n’avait pas encore reçu sa désignation officielle :

Les premiers calculs ont révélé que la comète faisait partie du groupe de Kreutz. Ce groupe compte quelques membres célèbres, comme C/2011 W3 Lovejoy, et surtout C/1965 S1 (Ikeya-Seki), qui fut visible en plein jour. Une parenté qui, vous l’imaginez bien, a enflammé les imaginations ! Au cours d’un webinaire organisé par la SAF le 14 mars, les astronomes ont fait le point sur cette découverte. Il ne restait plus qu’à attendre le passage au périhélie, pour savoir si la comète y survivrait :

Le 4 avril, chacun a pu voir C/2026 A1 (MAPS)  foncer en direction du Soleil, masqué par le cache du coronographe LASCO (Large Angle and Spectrometric COronagraph). La suite nous restera cachée à jamais, mais on peut aisément l’imaginer. À moins de 200.000 kilomètres de la surface de notre étoile, C/2026 A1 (MAPS) s’est littéralement vaporisée. Quelques heures plus tard, on a identifié ce qui pourrait être un nuage de débris cométaires s’éloignant du Soleil :

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Éphémérides : le ciel du mois d’avril 2026

Une comète qui contourne le Soleil, le rendez-vous des Pléiades avec la Lune et l’éclatante Vénus sont au menu de ce mois d’avril 2026.

C/2026 A1 (MAPS), la grande inconnue :

Ce mois d’avril 2026 sera-t-il celui de la comète MAPS ? Impossible à dire au moment de la rédaction de ces éphémérides. L’astre chevelu, découvert le 13 janvier par des amateurs, semble bien prometteur. L’évolution de sa luminosité laisse penser qu’il pourrait être assez brillant autour du périhélie (à suivre ici). Mais les comètes, c’est bien connu, n’en font qu’à leur tête. Et personne ne peut dire si C/2026 A1 (MAPS) résistera à son passage au plus près du Soleil le 4 avril. Un spectacle que tout le monde pourra vivre sans danger sur son ordinateur (voir plus bas).

Autre comète à surveiller, C/2025 R3 (PanSTARRS), à suivre ici. Elle aussi pourrait nous réserver une belle surprise durant ce mois d’avril, son périhélie ayant lieu le 19 :

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La lumière cendrée salue l’arrivée du printemps

Ce 20 mars 2026 marquait le début du printemps dans l’hémisphère Nord, accompagné d’une belle lumière cendrée en soirée.

Mécanique céleste :

L’arrivée du printemps n’a rien d’arbitraire. Ce changement de saison est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Le jour de l’équinoxe, il surplombe exactement l’équateur terrestre, éclairant à parts égales le Nord et le Sud de notre planète. Ce franchissement de l’équateur céleste s’effectue dans le sens Sud-Nord le 20 mars (c’est la même date depuis 2008 et ça le restera jusqu’en 2043). Le Soleil effectuera le franchissement inverse (dans le sens Nord-Sud) à l’occasion de l’équinoxe d’automne. Ce 20 mars, la durée du jour est égale à la durée de la nuit. Cette égalité est à l’origine du mot équinoxe, du latin æquus (égal) et noxnoctis (nuit).

La Nouvelle Lune ayant eu lieu le 19 mars, le jeune croissant était visible durant cette première soirée de printemps. Lorsque le ciel a été assez sombre, on pouvait de plus admirer une superbe lumière cendrée. Un spectacle que je n’ai pas manqué d’immortaliser. Pour l’occasion, j’ai fixé un boîtier Nikon D3200 au foyer d’une lunette Bresser 102/460. Et voici le résultat, obtenu avec une seconde de pose à 800 iso :

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Regardez passer l’ISS, avec à son bord Sophie Adenot

La seconde quinzaine du mois de mars nous offre la possibilité d’observer en soirée la Station spatiale (ISS) avec à son bord Sophie Adenot.

Meccano géant :

l’ISS (International Space Station) est un assemblage de modules et de panneaux solaires de la taille d’un terrain de football. Elle passe régulièrement au-dessus de nos têtes à plus de 300 kilomètres d’altitude. La première mission de longue durée, Expédition 1, s’est déroulée il y a vingt-cinq ans. Depuis, la Station est occupée sans interruption. Le spationaute français Thomas Pesquet y séjournait en 2021. C’est désormais au tour de Sophie Adenot. Elle est à bord de la Station depuis le mois de février dans le cadre de la Mission Epsilon.

L’ISS au-dessus du château des Carbonnières dans le Beaujolais. © Jean-Baptiste Feldmann

Il est possible de voir passer la Station spatiale dans le ciel lorsqu’elle nous survole en début ou en fin de nuit. C’est à ce moment que le Soleil (sous l’horizon) éclaire toute la structure. La Station peut alors briller aussi fort que Vénus.

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