Archives de catégorie : Actualités

Éphémérides : le ciel du mois d’octobre 2026

Ce mois d’octobre 2026, Saturne est au plus près de la Terre. L’occasion rêvée pour admirer la planète aux anneaux avec un télescope.   

Des anneaux qui s’ouvrent :

Le 4 octobre 2026, c’est l’opposition de Saturne. La planète est alors à l’opposé du Soleil, se levant quand notre étoile se couche. C’est donc la meilleure période pour l’observer. Elle est en effet au plus près de la Terre, à 1,26 milliard de kilomètres. Sa magnitude est de 0,3 et son diamètre apparent de 19,7 secondes d’arc.

Ce superbe cliché a été réalisé durant l’opposition 2024. Outre les célèbres anneaux et les bandes gazeuses qui ceinturent le disque de la planète, on distingue également deux de ses nombreux satellites.  © Simon Labergère et Robin Le Guern

En raison de l’inclinaison du plan équatorial de la planète, l’aspect de ses anneaux change au cours d’une révolution (en un peu moins de 30 ans). Lors des solstices saturniens (comme en octobre 2017), nous les voyons avec un angle maximal de 26° 44′. Au moment des équinoxes saturniens (le dernier s’est produit en 2025), ils sont visibles par la tranche. Depuis, ils s’ouvrent progressivement (lire ici) et atteindront un angle de 27° en 2032. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois d’octobre 2026 →

Sur Mars aussi, on observe de nouveaux cratères d’impact

L’une des caméras de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a photographié un très jeune cratère sur la Planète rouge.

Impact récent :

Pour scruter le sol de Mars, l’orbiteur MRO dispose de trois caméras. On connaît surtout HiRISE, la caméra à très haute résolution qui a déjà collecté cent mille images. Mais MRO dispose aussi de MARCI et de CTX. C’est cette dernière caméra qui nous intéresse aujourd’hui. Elle a pris récemment un cliché révélant l’existence d’un très jeune cratère d’impact. Ce dernier est en effet absent des images acquises avant l’année 2022. Soixante fois moins dense que l’atmosphère terrestre, l’atmosphère martienne laisse passer de nombreuses météorites. On estime qu’il y en a environ 200 chaque année qui s’écrasent sur la Planète rouge :

Sur cette image, les éjectas ont été traités en fausses couleurs pour renforcer les contrastes. Remarquez que les débris ne sont pas répartis symétriquement autour du cratère. Ce sont les vents martiens qui sont responsables de cette dissymétrie. Mais, me direz-vous, Mars n’est pas le seul endroit du Système solaire où de jeunes cratères se forment. Effectivement, le phénomène est également observable sur la Lune, je vous en ai déjà parlé :

Sur notre satellite naturel, ces impacts s’accompagnent de brefs flashs lumineux que traquent les astronomes. Encore faut-il qu’ils aient lieu dans une zone plongée dans la nuit. Un spectacle étrange auquel ont d’ailleurs assisté les astronautes de la mission Artemis II.

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Dans NGC 7331, une supernova brille de plus en plus fort

La physionomie de la galaxie NGC 7331 est bouleversée par l’apparition de la supernova SN 2026 aaiv, de plus en plus lumineuse. 

Explosion dans une galaxie jumelle :

NGC 7331 est parfois surnommée “le jumeau de la Voie lactée“, tant elle lui ressemble. Elle a été découverte le 6 septembre 1785 par l’astronome germano-britannique William Herschel. Cette belle galaxie spirale de magnitude 10 est l’un des innombrables objets célestes référencés dans l’imposant New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars. Initié par l’astronome irlando-danois John Dreyer, ce catalogue fit l’objet d’une première édition en 1888. La galaxie est également enregistrée comme Caldwell 30 dans le catalogue de Patrick Moore :

Si elle défraie la chronique, c’est parce qu’une supernova y brille actuellement autant que plusieurs milliards d’étoiles. SN 2026 aaiv, c’est son nom, a été détectée le 1er septembre dernier par le système de surveillance automatisé ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System). Il s’agit de l’explosion d’une naine blanche au sein d’un système binaire, ce que les astronomes appellent une supernova thermonucléaire. L’astrophotographe Bernard Lesourd et son fils Guillaume ont réalisé un comparatif avant/après l’explosion à partir de leurs clichés :

Lorsqu’elle a été découverte, cette supernova avait une magnitude de 17. Mais depuis, son éclat n’a cessé d’augmenter. Le 18 septembre, l’astronome amateur Jean-Claude Merlin estimait sa magnitude à 11,5 (données centralisées sur ASRAS). On peut donc théoriquement la repérer visuellement dans un télescope de 20 centimètres de diamètre. Cependant, la Lune, de plus en plus brillante, va compliquer la tache des observateurs les nuits prochaines.

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Éphémérides : le ciel du mois de septembre 2026

Après un mois d’août astronomique exceptionnel, septembre 2026 s’annonce plus calme. L’occasion de jeter un dernier regard au ciel d’été.

Triangle d’été :

En ce mois de septembre 2026, l’été touche doucement à sa fin. Pourtant, les nuits sont encore clémentes, et vous avez envie de veiller sous les étoiles. Choisissez donc une soirée sans Lune et rendez-vous dans un endroit loin de la pollution lumineuse. Puis levez les yeux : vous remarquerez sans peine au-dessus de votre tête la Voie lactée. Immédiatement, votre regard est attiré par trois étoiles brillantes :

Randonnée céleste dans le Triangle d’été. © Stelvision

Il s’agit de Deneb, Véga et Altaïr, qui forment ce qu’on appelle le Triangle d’été. Ne manquez pas de faire cette jolie randonnée céleste proposée par Stelvision, avant de découvrir le ciel du mois.

Le ciel en septembre 2026 :
  • Le 1er au crépuscule, cherchez sur l’horizon Ouest l’étoile Spica juste au-dessus de Vénus.

  • Le 4, c’est le Dernier quartier de Lune dans le Taureau.
  • Le 7 à l’aube, repérez à l’Est le point orangé de la planète Mars à côté du dernier croissant de Lune. Jupiter pointe son nez à l’horizon.

  • Le 11, c’est la Nouvelle Lune. Profitez-en pour effectuer la randonnée céleste dans le Triangle d’été.
  • Le 14 au crépuscule, le jeune croissant de Lune rejoint Vénus. Cette dernière va continuer sa descente en direction du Soleil, puis nous la retrouverons à l’aube sur l’horizon Est début novembre.

  • Le 18, c’est le Premier quartier de Lune dans Ophiuchus.
  • Le 23, c’est l’équinoxe d’automne.
  • Le 26, c’est la Pleine Lune dans les Poissons. Elle est accompagnée toute la nuit par Saturne, qui ne cesse de se rapprocher de nous avant son opposition le 4 octobre.

Les captures d’écran qui illustrent ces éphémérides ont été réalisées à l’aide du logiciel Stellarium, indispensable pour vos soirées d’astronomie.

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28 août 2026 : admirez l’éclipse de Lune au lever du jour

Seize jours après l’éclipse de Soleil, nous avons rendez-vous le 28 août 2026 avec une éclipse de Lune. Cette fois, il faudra se lever tôt.

Suite d’éclipses :

Si nous avons droit le 28 août 2026 à un nouvelle éclipse deux semaines après la précédente, c’est parce que nous sommes dans une saison d’éclipses. Le 12 août, avait lieu une éclipse de Soleil, donc un alignement Soleil-Lune-Terre. Nous avons vu alors la Lune masquer notre étoile (voir mes images réalisées à Saint-Jean-de Luz). En un peu plus de quinze jours, la Lune a parcouru la moitié de son orbite. Elle se retrouve cette fois dans l’ombre de la Terre. Nous assistons à un alignement Soleil-Terre-Lune, comme nous l’expliquent Les Décodeurs :

Qu’elles soient solaires ou lunaires, les éclipses ont longtemps été interprétées comme des signes du destin (lire à ce sujet Une éclipse a précipité la chute de Constantinople en 1453). Cette éclipse lunaire du 28 aôut sera partielle, puisqu’au moment du maximum, peu après 6 heures du matin (heure de Paris), 92% du disque lunaire sera dans l’ombre de la Terre. Le phénomène aura débuté à 4 heures 33 avec l’entrée dans l’ombre (la phase de pénombre est difficile à discerner). On retrouvera tous les détails sur la page de l’IMCCE :

Environ une heure après le maximum, la Lune sera couchée, ce qui signifie que le spectacle se déroulera au-dessus de l’horizon Ouest. Comme pour le 12 août, il faudra choisir un site parfaitement dégagé dans cette direction. Et comme pour le 12 août, ce seront les régions les plus à l’Ouest du pays qui bénéficieront des meilleurs conditions d’observation :

Utilisez une application comme Stellarium pour évaluer vos conditions locales. S’il fait beau, vous pourrez ainsi profiter d’une belle couleur cuivrée sur la Lune. Un phénomène lié à la réfraction atmosphérique, qui dévie les rayons rouges du Soleil à l’intérieur du cône d’ombre terrestre, comme l’explique Stelvision :

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
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La surface de l’étoile Bételgeuse est bosselée

Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge, fascine les astronomes. Cette fois, ils nous révèlent son étrange surface. 

Célèbre étoile :

Faut-il encore présenter Bételgeuse ? Tout le monde (ou presque) connaît cette supergéante rouge. Elle marque l’épaule gauche d’Orion, le chasseur géant de la mythologie grecque. Et, en cette fin de mois d’août, il suffit de se lever avant l’aube pour l’admirer à l’Est. Cet astre intriguant devrait finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour, mais personne ne peut dire quand. Il y a moins d’un mois, le Very Large Telescope a confirmé l’existence d’une discrète étoile compagnon qui gravite autour de la supergéante. Cette fois, c’est la surface de l’astre qui nous est révélée (lire le communiqué de l’ESO) :

Contrairement au Soleil, dont la forme sphérique est lisse, Bételgeuse présente une surface très irrégulière et bosselée. Ces bosses correspondent à de gigantesques bulles de gaz chaud qui remontent des profondeurs de l’étoile. Pourtant, quelque chose cloche : logiquement, ce processus de convection rend ces bulles éphémères. Mais voilà : la zone la plus brillante de la surface était déjà visible sur des données acquises il y a sept ans ! Pour les astronomes, jamais avares d’explications, la persistance de ce point chaud est peut-être liée à la présence de l’étoile compagnon. À moins qu’il faille en rechercher la cause dans le grand obscurcissement dont Bételgeuse a été victime en 2019-2020.

Bételgeuse est une étoile supergéante rouge. © CIELMANIA
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Avec Chang’e 7, la Chine vise le pôle sud lunaire

La nouvelle mission chinoise Chang’e 7 va s’envoler pour le pôle sud lunaire. Objectif : rechercher de la glace au fond des cratères.

Recherche glace désespérément :

Pourquoi vouloir explorer le pôle sud lunaire ? Il faut savoir que cette région est particulièrement intéressante pour deux raisons. D’une part, on pense qu’elle recèle d’importantes réserves de glace d’eau au fond de cratères qui ne reçoivent jamais la lumière (comme Shackleton). D’autre part, certains plateaux bénéficient d’un ensoleillement quasi permanent. Deux conditions indispensables pour y établir de futures bases lunaires. C’est donc tout naturellement l’objectif de Chang’e7, la nouvelle mission chinoise qui devrait s’envoler en cette fin août :

Au pôle sud, le cratère Shackleton, plongé dans une obscurité permanente, pourrait contenir de la glace d’eau. La caméra très sensible ShadowCam en dévoile le fond. © NASA

Depuis vingt ans, la Chine développe un ambitieux programme d’exploration lunaire :

  • Chang’e 1 (2007) et 2 (2010) ont été chargés de cartographier la surface lunaire et d’analyser sa composition.
  • Chang’e 3 (2013) et 4 (2019) ont déposé des rovers sur le sol lunaire, notamment sur la face cachée (2019).
  • Chang’e 5 (2020) et 6 (2024) ont permis la collecte et le retour d’échantillons lunaires.
  • Chang’e 7 (2026) et 8 (2028) vont concentrer leurs recherches sur le pôle sud. Chacune de ces missions se compose de quatre éléments : un orbiteur, un atterrisseur, un rover et un drone sauteur (pour explorer le fond des cratères).
Les différents éléments de la mission Chang’e 7 vont traquer la glace lunaire. © CNSA

L’ensemble de ce programme devrait déboucher sur la construction ultérieure d’une base lunaire chinoise (International Lunar Research Station) .

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La comète 220P/McNaught prend de court les astronomes

Pour la seconde fois en quelques semaines, la comète 220P/McNaught a connu une brusque augmentation de luminosité.

Astre chevelu imprévisible :

On ne s’ennuie pas en observant la comète 220P/McNaught (paramètres sur Astro.Vanbuitenen). Elle vient de connaître une seconde éruption (entre le 4 et le 5 août), qui a multiplié sa luminosité par environ 650. La fois précédente, fin mai, la luminosité avait été multipliée par 7000 !  Bien connu, le responsable de ces sursauts d’éclat est le cryovolcanisme. Lorsque la surface gelée de l’astre chevelu devient hermétique à tout dégazage, elle finit par céder sous la pression. Le noyau se fracture, laissant échapper de la glace et des poussières. On observe alors une brutale augmentation d’éclat et l’expansion d’un halo de particules glacées. C’est bien ce qu’a photographié Nirmal Paul :

Visible actuellement dans la constellation de la Baleine (non loin de Saturne), l’astre chevelu est désormais observable avec une simple paire de jumelles. Son découvreur n’est autre que Robert H. McNaught. Cet astronome scotto-australien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’on lui doit notamment la Grande comète C2006/P1.

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Éclipse du 12 août : un avion de la NASA dans l’ombre de la Lune

À l’occasion de l’éclipse solaire du 12 août 2026, la NASA a prévu de faire voler un de ses avions dans l’ombre de la Lune.

Au sol et dans les airs :

Le 12 août, vous serez des millions à admirer l’éclipse de Soleil. Les plus chanceux, installés dans la bande de centralité, verront le Soleil disparaître totalement. Pour l’occasion, la NASA a prévu d’étudier le phénomène à bord d’un avion. Observer une éclipse depuis le ciel présente des avantages indiscutables. Tout d’abord, on est certain d’échapper aux éventuels nuages. Ensuite, voler dans l’ombre de la Lune permet d’allonger le temps d’observation de la couronne solaire :

La couronne solaire ne se dévoile qu’au moment de la totalité d’une éclipse. G. Cannat  

Cette couronne, observable uniquement durant les éclipses totales, atteint une température de deux millions de degrés. Une valeur inexplicable, au regard des six mille degrés de la surface du Soleil. Deux bonnes raisons qui ont poussé les astronomes à prendre de l’altitude. Le 12 août, la NASA a prévu de faire voler un WB-57, un avion de reconnaissance construit au début des années 1960 :

Un avion WB-57 permet d’étudier la couronne solaire à l’occasion des éclipses. © NASA

L’appareil est régulièrement utilisé pour étudier la couronne solaire, comme ce fut le cas à l’occasion de l’éclipse du 8 avril 2024. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait appel à des avions à l’occasion d’éclipses solaires. Tout a commencé lors de l’éclipse du 8 juin 1937, quand un major de l’US Army, A. W. Stevens, observa le phénomène à bord d’un Douglas DC-2 volant à 9.000 mètres d’altitude. Plus récemment, un vol du Concorde le 30 juin 1973 a permis aux astronomes de profiter d’un Soleil noir pendant 80 minutes. Un record jamais égalé depuis !

Images réalisées à bord d’un avion WB-57 lors de l’éclipse du 8 avril 2024. © NASA

Pour en savoir plus, lire le communiqué de la NASA.

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Éphémérides : le ciel du mois d’août 2026

Ce mois d’août 2026 sera exceptionnel avec deux éclipses (de Soleil et de Lune) et un excellent cru des Perséides (étoiles filantes).

Deux éclipses en 15 jours :

Avouons-le, août 2026 a de quoi faire rêver les observateurs du ciel ! D’abord le 12, avec une éclipse de Soleil remarquable, puisque totale au nord de l’Espagne. Je vous rappelle que j’y ai consacré un article, tout savoir sur l’éclipse solaire du 12 août 2026. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à le lire. Vous y trouverez toutes les informations utiles pour profiter de ce spectacle dans les meilleures conditions :

Mais ce n’est pas tout ! Deux semaines plus tard, le 28, la Pleine Lune plongera presque totalement dans le cône d’ombre terrestre. En fin de nuit, nous assisterons alors à une très belle éclipse avec 92% de Lune éclipsée aux alentours de 6 heures du matin. Les conditions d’observation de ce phénomène sont détaillées sur la page de l’IMCCE.

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
Le ciel en août 2026 :
  • Le 4, la Lune gibbeuse décroissante accompagne Saturne avant le lever du jour.

  • Le 5, l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 devrait percuter la Lune à plus de 8000 km/h (lire ici).
  • Le 6, Dernier Quartier de Lune.
  • Le 7 avant l’aube, la Lune glisse au-dessus de l’amas d’étoiles des Pléiades.

  • Le 9 en fin de nuit, le croissant de Lune surplombe la planète Mars.

  • Le 11 avant le lever du Soleil, cherchez le très fin croissant de Lune qui surplombe Mercure. Une paire de jumelles peut s’avérer nécessaire.

  • Le 12, Nouvelle Lune et éclipse de Soleil.

  • La nuit du 12 au 13, maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. Cette année, l’absence de Lune permettra de profiter des météores les moins lumineux.
  • Le 15 à l’aube, Mercure et Jupiter sont très proches, un spectacle magnifié dans une petit télescope.

  • Les 15 et 16 août en soirée, retrouvez le croissant de Lune et Vénus.

Les captures d’écran qui illustrent ces éphémérides ont été réalisées à l’aide du logiciel Stellarium, indispensable pour vos soirées d’astronomie.

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L’étoile compagnon de Bételgeuse se dévoile un peu plus

Grâce au VLT, les astronomes disposent d’une nouvelle image du compagnon de Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge.

Vedette imprévisible :

S’il y a une étoile que tout le monde connaît, c’est bien Bételgeuse. Celle qui symbolise l’épaule du chasseur Orion fait en effet régulièrement parler d’elle. On pense en particulier à son grand obscurcissement en 2019-2020. Le phénomène a depuis été expliqué par les astrophysiciens Éric Lagadec et Miguel Montargès :

https://www.youtube.com/watch?v=lE5zQsGUXbI

Cet astre intriguant devrait même finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour ! Quand ? Cela, personne ne peut le prévoir. Peut-être la nuit prochaine, ou dans cent mille ans… Une chose est sûre, c’est que les sautes d’humeur de cette supergéante rouge sont connues depuis longtemps. On en trouve par exemple la trace dans les récits des Aborigènes d’Australie (à lire sur arXiv) :

Bételgeuse est l’une des principales étoiles de la constellation d’Orion. © CIELMANIA

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Insolite : la Station spatiale du côté de Saturne

L’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé le passage de la Station spatiale à proximité de Saturne depuis l’Île de la Réunion.

Des anneaux et des Hommes :

Il y a quelques semaines, Saturne a pris place dans le ciel du matin. Cela n’a pas échappé aux astrophotographes, qui nous ont offert les premières images de l’ouverture des anneaux. Pour Quentin Gineys (voir son site internet et son compte Instagram), installé sur l’Île de la Réunion, une autre opportunité s’est présentée : celle de saisir le passage de la Station spatiale à proximité de la planète aux anneaux. Et la chose est loin d’être évidente, quand on sait que l’ISS met en moyenne moins d’une seconde pour passer devant la Lune ou le Soleil ! Une vitesse dont on peut avoir idée en regardant cette vidéo.  Quant à l’image finale, la voici :

À savoir :

La Station spatiale internationale (ISS en anglais pour International Space Station) circule à environ 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est le fruit d’une coopération entre les agences spatiales américaine, européenne, japonaise et canadienne. L’assemblage de cette structure de plus de 300 tonnes grande comme un terrain de football a commencé en 1998. Elle est occupée en permanence par des astronautes qui la rejoignent désormais avec la capsule Crew Dragon. Rappelons que la spationaute française Sophie Adenot est à bord de la Station depuis le 14 février 2026.

Dernières nouvelles de la planète :

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Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Le 5 juillet 2026, la sonde Hayabusa2 a survolé en rase-motte l’astéroïde (98943) Torifune, dévoilant sa forme en cacahuète.

Prouesse technique :

(98943) Torifune est un astéroïde découvert en 2001 par le réseau de surveillance LINEAR. Son nom dérive de Ame no Torifune no Kami, une divinité de la mythologie japonaise. Membre de la famille des géocroiseurs, il a reçu ce 5 juillet la visite de la sonde japonaise Hayabusa2. Les techniciens de la JAXA ont réussi à faire passer leur sonde à seulement un kilomètre de l’astéroïde :

Un rase-motte qui a permis de découvrir la forme en cacahuète de l’astéroïde (probablement deux petits astéroïdes accolés). Mais ce survol est surtout la preuve que les ingénieurs japonais maîtrisent parfaitement ces délicates manœuvres. Un savoir-faire qui marque une nouvelle étape dans la défense planétaire, après le succès de la mission DART. Continuer la lecture de La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune →

Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

En juillet 2026, la Lune a rendez-vous avec quelques planètes ou étoiles brillantes, des rapprochements apparents à savourer aux jumelles.

Vision amplifiée :

La plupart des amoureux du ciel nocturne ont fait leur premiers pas avec une paire de jumelles. Grâce à sa simplicité d’utilisation, c’est l’instrument idéal pour commencer à scruter le ciel nocturne. Il peut même devenir l’instrument principal de l’observateur, tant il est polyvalent. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter “Le ciel aux jumelles“, un excellent guide pour optimiser ses observations :

En juillet 2026, vous pouvez dépoussiérer les jumelles qui dorment dans un tiroir ! Elles vont vous permettre de belles découvertes, la Lune servant de guide. Une application comme Stellarium pourra vous être utile pour repérer les astres les plus discrets aux côtés de notre satellite naturel. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026 →

Premières images de l’ouverture des anneaux de Saturne

Après avoir assisté à leur fermeture en 2025, les astronomes vont pouvoir suivre la lente ouverture des anneaux de Saturne jusqu’en 2032.

Fascinants anneaux :

En raison de l’inclinaison du plan équatorial de Saturne, l’aspect de ses anneaux change au cours d’une révolution autour du Soleil (en un peu moins de 30 ans). Lors des solstices saturniens (comme en octobre 2017), nous les voyons avec un angle maximal de 26° 44′. Au moment des équinoxes saturniens (le dernier s’est produit en 2025), ils sont visibles par la tranche. Ils vont maintenant s’ouvrir progressivement et atteindront un angle de 27° en 2032.

Saturne a été inobservable durant les semaines qui entouraient sa conjonction avec le Soleil le 26 mars 2026. On a pu recommencer à la repérer fin avril, très basse sur l’horizon Est à l’aube. Le 25 avril, elle faisait un timide retour aux côtés de Vénus et la Lune. Voilà qu’en cette fin de mois de juin, elle est désormais assez haute pour en réaliser de bonnes images télescopiques. Une occasion que n’ont pas laissé passer Simon Labergère, Martin Bernier, Hafedh Driss ou encore Moisés Portillo :

Si vous souhaitez repérer la planète la plus fascinante du Système solaire, guettez ses prochains rapprochements avec la Lune le 7 juillet, le 3 août ou encore le 26 septembre, quelques jours avant l’opposition du 4 octobre. Des rendez-vous que je ne manquerai pas de vous présenter dans les éphémérides.

Dernières nouvelles de la planète :

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La route poussiéreuse de la comète Tempel 2

Deux astrophotographes ont mis en évidence la fine traînée de poussières abandonnées sur son orbite par la comète Tempel 2.

Poussières de comète :

Tempel 2 est l’un des nombreux astres chevelus dénichés par l’astronome allemand Ernst Wilhelm Tempel. Cette comète, connue également sous l’appellation 10P/Tempel, fut découverte le 4 juillet 1873. Les astronomes guetteront son prochain passage au périhélie le 2 août 2026. Il sera alors possible de la suivre aux jumelles, mais depuis l’hémisphère Sud. Comme toutes les comètes, 10P/Tempel abandonne de la poussière dans son sillage. Cette poussière cométaire, nous pouvons tous la visualiser lors d’une belle nuit du mois d’août par exemple. À cette époque, la Terre coupe l’orbite de la comète 109P/Swift-Tuttle. Les grains de poussière abandonnés par l’astre chevelu deviennent alors des étoiles filantes, les célèbres Perséides :

Une brillante Perséide apparaît brièvement en fin de nuit. © Jean-Baptiste Feldmann

À chacun de ses passages (tous les 5,4 ans environ), 10P/Tempel alimente donc son propre sillage poussiéreux. Une trace que les progrès de l’astrophotographie permettent désormais de visualiser, comme le montre ce remarquable cliché réalisé par le tandem Julien De Winter/Landon Boehm :

Spectaculaire mise en évidence de la traînée de poussières déposées le long de son orbite par la comète périodique 10P/Tempel. © Julien De Winter/Landon Boehm

Comme nous l’explique Julien De Winter, “le phénomène est surtout visible autour du périhélie, le moment où la comète (le halo vert au centre de l’image) perd le plus de poussières. Les particules les plus grosses restent dans son sillage car la pression de radiation n’est pas suffisante pour les éjecter. Ce sont elles qui forment la trace rectiligne visible sur ce cliché. Les particules plus petites constitueront la queue de poussière de la comète.”

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Spectacle céleste : Vénus aux côtés du croissant de Lune

Le rapprochement apparent entre Vénus et le croissant de Lune dans la soirée du 17 juin 2026 a tenu toutes ses promesses.

Rendez-vous céleste :

C’est un croissant de Lune bien accompagné qui nous a ravi hier soir. Ce spectacle, je vous l’avais d’ailleurs annoncé dans les éphémérides. Un rapprochement très serré entre deux astres particulièrement brillants. D’un côté, la planète Vénus. Après sa conjonction avec Jupiter il y a quelques jours, la planète la plus chaude du Système solaire continue de briller dans le ciel du soir. De l’autre, le croissant de Lune, qui est venu lui tenir compagnie quelques heures. Un peu partout, le beau temps a permis d’immortaliser ce très beau rendez-vous céleste. Pour ma part, j’ai choisi de montrer le mouvement apparent des deux astres durant la soirée :

J’ai donc réalisé 14 images espacées de trois minutes, que j’ai ensuite superposées avec le logiciel StarMax. J’utilisais pour l’occasion un boîtier Nikon D3200 et un zoom 70-400 millimètres réglé sur la focale la plus courte. Les poses étaient de 1 seconde à 100 iso. Les deux astres se retrouveront dans une configuration à peu près similaire durant la soirée du 17 juillet. Ce sera alors l’occasion de les admirer de nouveau ensemble.

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La planète Mars est de retour à l’aube

Très discrètement, la planète Mars revient nous rendre visite. Mais patience, elle n’est pas encore accessible avec un télescope. 

Fascinante planète Mars :

C’est un petit point orangé qui captive les hommes depuis l’Antiquité. Lisez à ce sujet “De Lowell à Perseverance, la planète Mars nous a toujours fait rêver” . Sa couleur, Mars la doit à la poussière riche en oxyde de fer qui recouvre sa surface. Une teinte qui lui a valu le surnom de Planète rouge. Tous les vingt-cinq mois environ, elle passe à l’opposition, la meilleure période pour l’observer. La dernière s’est produite le 16 janvier 2025, la prochaine est fixée au 19 février 2027. Mais toutes les oppositions ne se valent pas. En 2003, la distance qui nous séparait de Mars était passée sous la barre des 60 millions de kilomètres, et il faudra attendre 2035 pour retrouver une situation aussi favorable.

Pour l’instant, Mars n’est qu’un astre de magnitude 1,3 situé à plus de 320 millions de kilomètres ! Un petit confetti noyé dans les lueurs de l’aube, comme sur ce cliché réalisé le 13 juin au lever du jour. Le dernier croissant de Lune était également présent. Image réalisée avec un boîtier Nikon D7100 et un zoom 80-400 mm (réglé sur 80 mm de focale), 2 sec de pose à 2000 iso.

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Les belles images de la conjonction Jupiter-Vénus

Les photographes ont immortalisé la belle conjonction Jupiter-Vénus facilement observable au-dessus de l’horizon Ouest.

Rapprochement apparent :

Conjonction : le dictionnaire nous apprend qu’il s’agit d’un rapprochement entre deux astres. Pendant quelques temps, vus depuis la Terre, ils nous semblent très proches. Mais attention, ces rapprochements ne sont qu’apparents. Prenez par exemple le cas de Jupiter et Vénus, qui se frôlent actuellement en soirée :

Alors que Vénus est à un peu plus de 150 millions de kilomètres de nous, Jupiter est six fois plus éloignée ! Il arrive, dans de rares cas, que l’un des deux astres passe devant l’autre : ce sera le cas le 12 août 2026, quand la Lune cachera le Soleil. On parle alors d’occultation ou d’éclipse.

Désormais, Jupiter et Vénus vont s’éloigner dans le ciel. Jupiter va se rapprocher de l’horizon, puis devenir inobservable début juillet. On retrouvera la planète gazeuse géante à l’aube (côté Est) dans la seconde quinzaine du mois d’août. Elle frôlera la planète Mars entre le 14 et le 18 novembre, nous offrant une autre très belle conjonction planétaire (nous en reparlerons dans les éphémérides). Quant à Vénus, la voilà bien installée pour l’été côté Ouest au crépuscule. Elle glissera ensuite vers le Soleil fin septembre pour revenir à l’aube (à l’Est) en novembre.

Images de Paolo Palma, Nathalie Roy, Jean-François Graffand, Benjamin van Jaarsveldt, Nasser Kaveh, François Quesnel, Heiko Ulbricht.

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