Archives pour la catégorie Actualités

Rendez-vous avec la Lune : ce qu’il ne faut pas manquer en 2021

Qu’elle soit pleine ou en croissant, la Lune nous offre de jolis rendez-vous tout au long de l’année. Voici ceux qu’on pourra vivre en 2021.

Faire ses classes sur la Lune :

Noël vous a peut-être apporté une longue-vue ou un petit télescope. Pour étrenner cet instrument, quoi de mieux que de belles observations lunaires ? Rien de plus facile : pas besoin de s’éloigner de la pollution lumineuse. Une simple fenêtre ouverte, un balcon ou un coin de jardin pour poser votre instrument, et vous voilà devenu sélénographe. Le pointage est rapide, le spectacle est garanti même avec du matériel modeste (pensez aux jumelles).

Avez-vous déjà pensé à regarder la Lune avec des jumelles ? © Jean-Baptiste Feldmann

Et si vous n’avez rien trouvé au pied du sapin, rassurez-vous, de nombreux rendez-vous avec notre satellite naturel sont déjà possibles à l’œil nu. Passons maintenant en revue ce que vous allez pouvoir admirer en 2021. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de janvier 2021

L’observation de la délicate lumière zodiacale, le ballet des planètes et de la Lune sont au programme de ce mois de janvier 2021.

Sortez couvert :

En astronomie l’hiver est une saison peu appréciée en raison des basses températures qui peuvent parfois décourager les observateurs. Pourtant, la saison a des atouts indéniables. Les nuits sont très longues et il n’est nul besoin de veiller très tard pour observer. D’autre part, lorsque le ciel nocturne est dégagé il est particulièrement noir, ce qui n’est pas le cas en été. Je vous invite donc à mettre le nez dehors en ce mois de janvier et je vous renvoie vers les 5 conseils pour observer sans avoir froid.

Tenue chaude indispensable pour les observations hivernales. © Jean-Baptiste Feldmann

Voici quelques jolis phénomènes célestes que vous pourrez tenter d’admirer si la météo est clémente. N’oubliez pas que la carte du ciel de Stelvision vous permettra de visualiser ces phénomènes : Continuer la lecture

En images : les Terriens ont immortalisé la Grande conjonction

Retour sur le rendez-vous Jupiter-Saturne. De Melbourne à Stonehenge en passant par la Russie, les Terriens ont immortalisé ce spectacle.

Un rendez-vous exceptionnel :

Considérée comme l’annonce d’une prochaine catastrophe au Moyen Âge (tout comme le passage des comètes), la Grande conjonction a été remarquée par les Hommes depuis l’Antiquité. De nombreux textes font mention de ce rapprochement entre Jupiter et Saturne qui se produit tous les 19,86 ans.

En raison de leur mouvement autour du Soleil, les deux planètes gazeuses géantes se rattrapent tous les 20 ans environ. C’est en tout cas l’impression que nous avons depuis notre observatoire terrestre. Le 21 décembre 2020, seulement 6 minutes d’arc séparaient les deux astres (équivalent au 1/5e du diamètre apparent de la Lune). Un écart minuscule qu’on n’avait pas connu depuis 1623 (c’était à l’époque de Galilée) et qu’on ne reverra pas avant 2080 !

Direction Sud-Ouest :

Chacun a pu suivre le rapprochement des deux astres tout au long du mois de décembre. Bien entendu il s’agissait d’un écart apparent. Jupiter est en effet situé à 5,86 Unités astronomiques, deux fois plus près que Saturne. Il suffisait de porter le regard une fois la nuit tombée en direction du Sud-Ouest. De nombreux Terriens ont ainsi découvert et photographié cette rencontre planétaire pendant plusieurs semaines.

Le 6 décembre, l’écart entre les deux planètes était de 1,5 degré (trois fois le diamètre de la Pleine Lune). Dix jours plus tard cet écart avait été divisé par trois et la jeune Lune était présente.  À partir de cette date, une simple longue-vue permettait d’admirer les deux planètes ensemble. On pouvait déjà remarquer une ribambelle de satellites autour d’elles. Les quatre satellites galiléens d’un côté, Titan et ses principaux voisins de l’autre.

Le 21 décembre la séparation entre les deux géantes gazeuses était la plus petite. En France la météo a été très capricieuse mais ailleurs quelques astrophotographes ont eu le privilège d’assister au spectacle. La mécanique céleste étant immuable, les deux planètes vont poursuivre leur orbite et s’éloigner l’une de l’autre. Le prochain rendez-vous entre Jupiter et Saturne est fixé au 31 octobre 2040.

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Le mystérieux objet 2020 SO photographié par un amateur

Satellite temporaire de la Terre depuis quelques semaines, le mystérieux objet 2020 SO a été photographié par un astronome amateur. 

Un faux astéroïde :

Vous avez sans doute entendu parler de 2020 SO. Il s’agit d’un objet céleste d’une dizaine de mètres de diamètre repéré au mois de septembre. Il a été détecté par le réseau de surveillance d’astéroïdes Pan-Starrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System) installé à Hawaii. Cet  objet a rapidement intrigué les astronomes car ses paramètres orbitaux ne sont pas ceux que l’on trouve habituellement chez les petits astéroïdes.

Maquette de l’atterrisseur Surveyor 2. La fusée Atlas qui a servi à son lancement en 1966 est de retour sous la forme du faux astéroïde 2020 SO. © NASA

Il pourrait s’agir d’un étage de fusée qui errait dans l’espace depuis un peu plus d’un demi-siècle. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de décembre 2020

Ce mois de décembre s’annonce particulièrement riche en spectacles célestes de qualité. En espérant que la météo soit de la partie…

Un mois exceptionnel :

Décembre va-t-il conclure en apothéose une riche année astronomique ? C’est en tout cas ce que laisse penser la lecture des éphémérides. Une dernière comète pour les astrophotographes, une éclipse totale de Soleil, des étoiles filantes et une belle occultation d’étoile sont au menu. Sans parler de la Grande conjonction, une extraordinaire rencontre entre Jupiter et Saturne.

La Grande conjonction du 21 décembre sera l’événement majeur de ce mois de décembre.

Tout cela dépendra bien entendu de la météo, souvent capricieuse à cette époque. Et si tout va bien, le déconfinement progressif ne devrait pas trop entraver nos déplacements ! Continuer la lecture

Chang’E 5 : repérez aux jumelles le site d’alunissage

La sonde Chang’E 5 est en route. Et si vous profitiez de la Pleine Lune ce weekend pour localiser la région où va se poser demain la mission chinoise ? 

Une mission ambitieuse :

Avec Chang’E 5, c’est une opération particulièrement audacieuse que la Chine s’apprête à réaliser. Parti le 23 novembre, l’imposant vaisseau spatial (plus de 8 tonnes) est actuellement en route pour la Lune. Il devrait y larguer demain un atterrisseur au nord de l’Océan des Tempêtes. C’est dans la région du Mont Rümker, inexplorée jusqu’à présent, qu’il va collecter ses échantillons. Environ 2 kg de roches lunaires doivent être extraites et renvoyées sur Terre pour la mi-décembre. Une première depuis 1976, date de la précédente collecte réalisée par une sonde soviétique, Luna 24.

Pleine Lune derrière le clocher de l’église de Brochon. © Jean-Baptiste Feldmann

Je vous encourage à sortir et à profiter d’un weekend de beau temps pour admirer la Pleine Lune et y localiser les sites d’exploration. Continuer la lecture

Et voici S3 Erasmus, la dernière (?) comète de l’année 2020

2020 restera un excellent cru en matière d’astres chevelus. Sauf surprise de dernière minute, la comète S3 Erasmus devrait clore l’année.

Encore une fille d’ATLAS :

La comète S3 Erasmus a été découverte dans la nuit du 17 septembre 2020 par l’astronome Nicolas Erasmus. Ce dernier a déniché l’astre chevelu dans les données recueillies par le réseau de surveillance ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System). Si vous suivez l’actualité cométaire, ATLAS vous dit quelque chose. C’est ce même réseau qui a permis la découverte de C/2020 M3, la comète qui vient de traverser Orion.

La comète S3 Erasmus photographiée le 20 novembre. © Gerald Rhemann

Toujours aux aguets, Gerald Rhemann lui a tiré le portrait le 20 novembre depuis la Namibie. Une immense queue de poussières longiligne derrière une chevelure verte : S3 Erasmus a de quoi faire rêver les astrophotographes. Continuer la lecture

La Grande conjonction, un exceptionnel rendez-vous planétaire

La Grande conjonction, c’est une incroyable rencontre planétaire qui n’a lieu que tous les 20 ans. Le 21 décembre Jupiter et Saturne seront côte à côte !

2020, année astronomique :

S’il fallait résumer 2020, beaucoup d’entre nous évoqueraient l’épidémie de COVID-19. Mais pour les amoureux des étoiles l’année qui se termine restera un excellent cru. Ils penseront bien sûr au passage mémorable de la comète Neowise. L’astre chevelu nous a offert un très beau spectacle comme on n’en avait pas vu depuis Hale-Bopp en 1997. Les astronomes n’oublieront pas non plus la mission Osiris-Rex qui a réussi à prélever des échantillons sur l’astéroïde Bennu.

La jeune Lune suivie par Jupiter et Saturne le 18 novembre. © Jean-Baptiste Feldmann

Il y a enfin la Grande conjonction le 21 décembre. Ce sera un superbe rapprochement entre Jupiter et Saturne. L’écart entre les deux planètes géantes ne cesse de se réduire depuis des mois. Continuer la lecture

Planète Mars : tempête de sable dans Valles Marineris

Depuis le 15 novembre, les astronomes observent des changements importants dans la région de Valles Marineris où une tempête de sable s’est levée.

Sur Mars, le spectacle continue :

Il y a un peu plus d’un mois, le 6 octobre, la planète Mars était au plus près de la Terre. Depuis, elle s’éloigne et ne reviendra pas dans d’aussi bonnes conditions avant le mois de décembre 2022. Bien que son diamètre apparent ne cesse de diminuer nuit après nuit, les astronomes amateurs (comme Philippe Mouniguet) continuent de l’observer et de la photographier. Une ténacité qui paie : ils ont repéré de spectaculaires modifications du paysage.

Des zones anormalement claires révèlent l’apparition d’une tempête de sable sur Mars. Cliché réalisé le 17 novembre par Philippe Mouniguet.

L’éclaircissement de la région de Valles Marineris trahit la formation d’une tempête de sable. Un phénomène météorologique dont ils vont pouvoir suivre l’évolution.  Continuer la lecture

L’activité solaire reprend, les aurores polaires s’intensifient

De belles taches ont fait leur apparition sur le Soleil depuis quelques jours. Elles s’accompagnent d’éruptions solaires qui déclenchent des aurores.

Le Soleil se réveille :

Le 25e cycle solaire a débuté en décembre 2019 et le maximum est prévu pour 2025. Jusqu’à présent l’activité de notre étoile était très modeste. Mais depuis le début du mois les choses se sont accélérées. Il y a eu un premier grand groupe de taches qui porte le numéro AR 2781. On a pu suivre son évolution au fil des jours sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

Taches solaires le 13 novembre 2020. © SDO / HMI

Alors qu’il est en train de rejoindre le bord opposé du Soleil, un autre groupe a fait son apparition, AR 2782. La présence de ces taches trahit une intense activité magnétique qui s’accompagne d’éruptions de matière ionisée. Continuer la lecture

La comète C/2020 M3 (Atlas) traverse le cœur d’Orion

En passant devant la constellation d’Orion, la comète C/2020 M3 (Atlas) n’a pas manqué de saluer les plus belles nébuleuses du ciel d’hiver. 

Rencontre féérique :

Beaucoup plus discrète que Neowise lors de son passage cet été, la comète C/2020 M3 (Atlas) est actuellement de magnitude 7,5. Sa trajectoire l’amène ce mois-ci à passer devant la constellation d’Orion. C’est là que sont localisées deux des plus belles nébuleuses du ciel boréal. Messier 42 la grande nébuleuse d’Orion et IC 434, la nébuleuse de la Tête de cheval.

La comète C/202 M3 (Atlas) le 8 novembre du côté des joyaux d’Orion. © Michael Jaeger

L’astrophotographe amateur autrichien Michael Jaeger est un grand spécialiste de l’imagerie des comètes. Il n’a donc pas manqué d’immortaliser cette rencontre. Bien entendu de tels rapprochements ne sont qu’apparents. La comète circule à quelques centaines de millions de kilomètres alors que la distance des nébuleuses et étoiles croisées se compte en centaines d’années-lumière. Continuer la lecture

Voici la plus belle image de la planète Mars jamais réalisée

Obtenu le 30 octobre avec un télescope de 1 mètre installé au Chili, ce cliché de la planète Mars est le plus détaillé jamais obtenu depuis la Terre.

Très haute résolution :

L’image est exceptionnelle et on la doit à l’astrophotographe Damian Peach. Pour saisir la planète Mars le 30 octobre, il a utilisé un télescope à distance. Un instrument de l’observatoire Chilescope dont le miroir mesure 1 mètre de diamètre. En profitant d’une atmosphère stable, D. Peach a obtenu un portrait stupéfiant de la Planète rouge.

La calotte polaire sud (en haut du disque) a bien fondu depuis le 2 septembre, premier jour de l’été dans l’hémisphère sud martien (Mars étant inclinée sur son orbite, elle connaît des saisons, comme la Terre). C’est à la surface de cette couche de glace carbonique que la caméra de MRO (Mars Reconnaissance Orbiter)a saisi d’incroyables motifs composés de sable mélangé à la glace. Continuer la lecture

La première tache géante du nouveau cycle solaire est apparue

Les observateurs du Soleil savourent l’arrivée du premier grand groupe de taches. Le 25e cycle solaire est bel et bien lancé.

Une histoire de magnétisme :

Les taches solaires sont des zones sombres (moins chaudes) qui apparaissent régulièrement à la surface de notre étoile. Elles trahissent une intense activité magnétique. Il semble que la plus ancienne observation avérée de taches solaires soit chinoise et remonte à l’an -28. Galilée fut le premier à les observer en 1612 avec une lunette astronomique. La périodicité de l’apparition de ces taches fut évoquée par Heinrich Schwabe en 1848. Puis Rudolph Wolf détermina la durée moyenne d’un cycle solaire : environ 11 ans.

Le groupe de taches solaires AR 2781 photographié le 3 novembre. Ce groupe est le plus important du nouveau cycle solaire. La Terre donne l’échelle. © Giuseppe Petricca

Ces taches sont numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, (National Oceanic and Atmospheric Administration), le numéro étant précédé par les lettres AR qui signifient Active Region. Continuer la lecture

Rendez-vous entre la Lune bleue et Mars la rouge pour Halloween

Ce weekend d’Halloween nous donne l’occasion d’admirer une dernière fois la Pleine Lune à proximité de la brillante planète Mars qui s’éloigne.

Tradition celtique :

La soirée du 31 octobre, veille de Toussaint, est traditionnellement marquée par Halloween, une fête qui semble remonter à l’époque où les Celtes célébraient l’arrivée de l’automne. C’est l’occasion de sculpter des têtes grimaçantes dans des citrouilles dont on a vidé le contenu pour y placer une bougie. Posées sur les bords de fenêtres et les murets, les cucurbitacées deviennent alors d’inquiétants visages. ils perpétuent l’espace d’une nuit la légende  de Jack à la lanterne. Ce maréchal-ferrant irlandais ivrogne et méchant bouscula un soir le diable dans une taverne.

La Lune bleue et Mars dans la nuit du 30 au 31 octobre. © Jean-Baptiste Feldmann

Au cours de ce weekend nous avons rendez-vous avec la Lune bleue. Bleue parce que c’est le nom donné traditionnellement à la seconde Pleine Lune d’un mois qui en compte deux. Continuer la lecture

C/2020 M3 (Atlas), la comète qui va traverser Orion

Une nouvelle comète, C/2020 M3 (Atlas), a fait son apparition. Particularité : elle va traverser la très belle constellation d’Orion en novembre.

Une nouvelle comète :

L’actualité du ciel en novembre semble assez maigre comme nous le rappelle François Aru dans cette édition de Planetaria, l’agenda des étoiles. Mais une nouvelle comète va sans doute intéresser les astrophotographes aguerris :

Avec C/2020 M3 (Atlas), ne vous attendez pas au spectacle que nous a offert la comète Neowise cet été. Découverte par le réseau de surveillance ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System), C/2020 M3 sera un astre chevelu beaucoup plus discret. Les astronomes estiment que sa magnitude ne devrait pas excéder 8. Elle sera donc réservée aux possesseurs de gros télescopes.

La comète C/2020 M3 (Atlas) va traverser Orion en novembre. © Jean-Baptiste Feldmann

Mais ces derniers vont avoir la possibilité de faire de très belles images. Cette comète va en effet traverser la constellation d’Orion au mois de novembre. Continuer la lecture

Couvre-feu : et si on éteignait enfin l’éclairage public ?

La généralisation progressive du couvre-feu remet en cause le bien-fondé de l’éclairage nocturne. Et si on profitait de la situation pour éteindre ?

Couvre-feu pour tous ou presque :

C’est une évidence : la fin de la pandémie actuelle n’est pas pour demain. Même si la Recherche ne cesse de progresser (lire par exemple : Covid-19 : les premiers essais sur le tocilizumab se confirment), nous n’en avons pas fini avec ce virus. Le couvre-feu est aujourd’hui l’une des armes pour tenter de ralentir sa progression. 46 millions de Français sont concernés par cette mesure. Après 21 heures et jusqu’à 6 heures, la circulation des personnes est désormais interdite.

Se pose alors une question pertinente : l’éclairage nocturne des villes et villages a-t-il encore un sens ? Continuer la lecture

Formidable explosion stellaire dans la galaxie NGC 514

Les astronomes peuvent actuellement admirer une supernova. Cette impressionnante explosion stellaire s’est produite dans la galaxie spirale NGC 514. 

Située sous le Carré de Pégase, la constellation des Poissons est très discrète. Bien qu’elle soit assez étendue, elle ne contient aucune étoile dont la magnitude dépasse 3,6. On peut y observer l’un des objets du catalogue Messier, M 74, une galaxie spirale. Moins lumineuse car beaucoup plus éloignée, NGC 514 est une autre spirale située à 110 millions d’années-lumière. Découverte en 1784 par William Herschel, sa magnitude de 12 la réserve aux possesseurs de gros télescopes.

Une supernova a explosé dans la galaxie NGC 514. © Peter Hannah

C’est dans un bras de cette faible galaxie spirale que Koichi Itagaki a découvert une supernova (SN) le 5 octobre dernier. Cet astronome amateur japonais est bien connu pour ses nombreuses détections de SN (lire à ce sujet : en vidéo, la supernova qui a explosé deux fois). Continuer la lecture

Admirez la planète Mars, l’astre le plus brillant en soirée

Au plus près de nous, la planète Mars est actuellement l’astre le plus brillant de la soirée, en attendant le retour de la Lune. Conseils pour l’admirer.

Question de distance :

Depuis l’Antiquité, les Hommes ont remarqué les différences d’éclat spectaculaires de la planète Mars. On sait qu’elles s’expliquent par les variations considérables de distance entre nous et cette planète. Songez que l’écart peut varier de 50 à 400 millions de kilomètres ! En ce mois d’octobre 2020, la Planète rouge est à 62 millions de kilomètres. C’est l’astre le plus éclatant en début de nuit avec une magnitude de -2,6.

C’est le moment d’admirer en soirée la brillante planète Mars. © Jean-Baptiste Feldmann

Même Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire, est un peu moins brillante. La première monte rapidement dans le ciel une fois la nuit tombée, pendant que la seconde file vers l’horizon sud-ouest, poursuivie par SaturneContinuer la lecture

Au plus près de la Terre, Mars nous dévoile Olympus Mons

En passant au plus près de nous aujourd’hui, la planète Mars nous offre le rare privilège d’admirer le plus grand volcan du Système solaire, Olympus Mons.

Performance photographique :

L’image réalisée hier par l’astronome amateur australien Anthony Wesley est tout simplement stupéfiante. Prise au moment où la Planète rouge est à sa plus courte distance de la Terre, elle révèle un luxe incroyable de détails. Mais c’est surtout la présence d’Olympus Mons, le plus grand volcan du Système solaire, qui retiendra toute notre attention.

Avec la qualité du matériel dont ils disposent, les astronomes amateurs peuvent désormais l’immortaliser. Après Syrtis Major, voici donc Olympus Mons. Continuer la lecture

51 Pegasi b : la première planète extrasolaire a 25 ans !

La première planète extrasolaire, 51 Pegasi b, a été découverte il y a 25 ans à l’Observatoire de Haute-Provence par deux astronomes suisses.

Annonce fracassante :

Le 6 octobre 1995 deux  astronomes suisses, Michel Mayor et Didier Queloz annoncèrent la découverte de la première planète extrasolaire. Faite à l’occasion de la Ninth Cambridge Workshop on Cool Stars, Stellar Systems and the Sun qui se tenait à Florence (Italie), l’annonce fit l’effet d’une bombe. Au point que certains comparèrent cette découverte à celle du Nouveau Monde en 1492 par Christophe Collomb.

Les astronomes Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz. © Université de Genève

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