Archives pour la catégorie Actualités

Spectacle cosmique : trois supernovae dans une galaxie !

C’est un phénomène très rare : on observe actuellement trois supernovae dans NGC 5605, une lointaine galaxie spirale.

Explosions cataclysmiques :

Par une nuit sans Lune, loin de toute pollution lumineuse, nous pouvons admirer l’apaisante beauté d’un ciel étoilé. Pourtant, cette apparente immuabilité est parfois troublée par une explosion stellaire. Les astronomes parlent alors de supernovae. Un nom emprunté au latin nova qui signifie nouvelle étoile, en raison de l’incroyable augmentation de luminosité. Écoutons l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson nous expliquer ce phénomène :

Aucune supernova n’a été observée dans la Voie lactée depuis l’invention de la lunette astronomique par Galilée. La plus proche de ces explosions a eu lieu en 1987 dans le Grand Nuage de Magellan. Le phénomène est donc relativement peu fréquent dans une galaxie. Autant dire que l’observation de trois supernovae simultanément dans NGC 5605 est un événement rarissime.  Continuer la lecture

La planète Mars est de retour aux côtés de Vénus à l’aube

En 2022, nous suivrons le retour de Mars, au plus près le 8 décembre. La Planète rouge est actuellement observable du côté de Vénus.

Une planète intrigante :

Mars est sans conteste la planète qui nous fascine le plus. Sa couleur ocre (en raison de la présence d’oxyde de fer à sa surface) et ses variations de luminosité (sa distance peut varier de 50 à 400 millions de kilomètres) avaient été remarquées depuis l’Antiquité. Les premières observations télescopiques débutèrent avec Galilée. L’amélioration des instruments apporta de nouveaux indices troublants. La Planète rouge tournait sur elle-même à la même vitesse que la Terre, et on y observait des calottes polaires dont l’aspect change au fil des saisons.

Mars photographiée le 30 octobre 2020 à l’aide d’un télescope de 1 mètre de diamètre. Le canyon géant de Valles Marineris apparaît comme une cicatrice sombre. © Damian Peach

Avec Perseverance, mais également toutes les autres missions en cours, l’exploration de Mars se poursuit. Les scientifiques espèrent y trouver des traces de vie passée. Et les agences spatiales rêvent d’y poser le pied dans quelques décennies. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de février 2022

L’Hexagone d’hiver en soirée et trois planètes de retour dans le ciel du matin sont au menu des éphémérides de ce mois de février 2022.

Ciel d’hiver :

Pour ce mois de février, je vous propose de découvrir l’Hexagone d’hiver en début de nuit. Nul besoin d’instrument, vos deux yeux suffisent pour ce voyage cosmique, si possible sans trop de pollution lumineuse. Vous avez plusieurs soirées pour en profiter avant que la Lune ne devienne gênante. Observez-le avant le 8 février, date du Premier Quartier, puis après la Pleine Lune du 16.

Position de la Lune par rapport à l’Hexagone d’hiver dans la soirée du 6 février. © Stelvision

Cet astérisme se compose de sept étoiles en commençant par Capella et en tournant dans le sens horaire :

  • Capella : la plus brillante étoile de la constellation du Cocher (magnitude 0,7) est distante de 42 années-lumière.
  • Aldébaran : située à 66 années-lumière, la plus brillante étoile de la constellation du Taureau a une magnitude de 0,9.
  • Rigel : c’est l’astre le plus brillant de la superbe constellation d’Orion. La nébuleuse Messier 42 se trouve à sa gauche.
  • Sirius : principale étoile de la constellation du Grand Chien, la plus brillante du ciel (magnitude -1,5).
  • Procyon : la plus brillante étoile de la constellation du Petit Chien (magnitude 0,4) est située à 11,4 années-lumière.
  • Castor et Pollux : ces deux étoiles ont donné leur nom à la constellation des Gémeaux mais ce sont de fausses jumelles. Castor est distante de 50 années-lumière (magnitude 1,3) et Pollux de 38 années-lumière (magnitude 1,1).
En février, l’Hexagone d’hiver est parfaitement visible en début de nuit. © Jimmy Westlake
L’actualité du ciel en février :
  • Le 1, c’est le Nouvel An chinois qui ouvre l’année du Tigre. C’est également la Nouvelle Lune.
  • Le 2 et 3 au crépuscule, un très fin croissant lunaire glisse sous Jupiter au-dessus de l’horizon Sud-Sud Ouest.
  • Le 7, Vénus atteint son éclat maximum (magnitude -4,7). La seconde planète du Système solaire est visible au Sud Est à l’aube.
  • Le 8, c’est le Premier Quartier de Lune.
  • Le 9, la Lune est à 4° de l’amas des Pléiades.
  • Le 10 en soirée, admirez le magnifique cirque lunaire Copernic qui reçoit ses premiers rayons de Soleil.
Copernic est l’un des plus beaux cratères lunaires. © Philippe Mouniguet
  • Le 16 à l’aube, Vénus, Mars et Mercure sont proches en direction de l’horizon Sud Est. Si la première est très brillante, les deux autres planètes sont un peu plus délicates à distinguer dans le jour naissant. C’est la Pleine Lune.
  • Le 23, c’est le Dernier Quartier.
  • Le 27 et 28 à l’aube, le fin croissant de vieille Lune rend visite au trio planétaire évoqué le 16. Saturne s’invite en-dessous de Mercure pour l’occasion. Un horizon Est-Sud Est parfaitement dégagé est indispensable.

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L’astéroïde 2022 AE1 va-t-il vraiment heurter la Terre ?

La NASA vient de classer 2022 AE1 en tête des astéroïdes potentiellement dangereux. Faut-il vraiment s’en inquiéter ?

Un nouvel Apollon :

L’astéroïde 2022 AE1 a été repéré pour la première fois le 6 janvier 2022 à 1,3 million de kilomètres de la Terre. La découverte a été réalisée dans le cadre du Catalina Sky Survey, un programme de recherche d’objets géocroiseurs. Rapidement, la NASA a inscrit cet astéroïde de 70 mètres en tête de la liste des corps susceptibles de rencontrer la Terre :

Les géocroiseurs ont des orbites qui peuvent les amener à rencontrer la Terre. © iStock

Pour classer la dangerosité des astéroïdes, les astronomes utilisent l’échelle de Turin. Elle est graduée de 0 (aucun risque de collision) à 10 (collision inévitable entraînant une catastrophe climatique). L’astéroïde 2022 AE1 (un nouveau membre dans la famille des géocroiseurs Apollon) est actuellement au niveau 1. Tous les autres géocroiseurs connus à ce jour sont au niveau 0.  Continuer la lecture

Une tempête géomagnétique imprévue a touché la Terre

Les prévisionnistes n’avaient pas prévu la tempête géomagnétique qui a eu lieu ce 14 janvier, pour le plus grand bonheur des observateurs.

Surveillance solaire :

Les astronomes savent que la formation d’un trou coronal sur le Soleil s’accompagne de violentes bouffées de vent solaire. Si elles frappent la Terre, ces particules énergétiques peuvent provoquer des dysfonctionnements dans les réseaux électriques. C’est pour anticiper ces inconvénients que la surveillance de l’activité solaire existe depuis quelques décennies. Une charge qui incombe à la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), qui lance alors un avis de tempête géomagnétique. Leur niveau varie de G1 (phénomène mineur) à G5 (tempête extrême).

Aurore boréale en Finlande le 14 janvier 2022. La Lune éclaire le paysage. © Jari Ylioja

Surprenant les prévisionnistes, une brèche s’est ouverte dans le champ magnétique de notre planète le 14 janvier 2022. Le bouclier qui protège la Terre n’étant plus aussi efficace, le vent solaire a pu s’engouffrer dans l’atmosphère et y provoquer des aurores.

Spectacle sous la Lune :

Vendredi dernier, trois jours avant la Pleine Lune, le ciel nocturne était baigné par la lumière de notre satellite naturel. Les astronomes n’avaient alors plus grand chose à observer. Mais le niveau G2 de cette tempête géomagnétique a été suffisant pour que les aurores boréales fassent une apparition remarquée. Encore fallait-il que des photographes mettent le nez dehors alors qu’aucune alerte n’avait été lancée. En Finlande, Jari Ylioja a eu la bonne idée de sortir et de braver le froid pour immortaliser le spectacle :

Malgré la Lune, l’aurore était bien visible en Finlande ce 14 janvier 2022. © Jari Ylioja

Le ciel s’est paré de magnifiques couleurs vertes et rouges un peu partout en Europe du Nord et jusqu’en Allemagne, où Laura Kranich en a également profité. Bien que le maximum de l’activité solaire ne soit pas attendu avant 2025, il semble que le réveil de notre étoile ne fasse plus aucun doute !

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Que voir dans le ciel nocturne au mois de janvier 2022

En ce mois de janvier 2022, outre les étoiles filantes des Quadrantides, on suivra le basculement de Vénus du crépuscule à l’aube.

Le froid, ennemi de l’astronome :

En astronomie, l’hiver est une saison peu appréciée en raison des basses températures. Elles peuvent en effet rapidement décourager les observateurs du ciel nocturne. Pourtant, la saison a des atouts indéniables. Les nuits sont très longues et il n’est nul besoin de veiller tard pour observer. D’autre part, lorsque le ciel nocturne est dégagé, il est particulièrement noir. Je vous invite donc à mettre le nez dehors en ce mois de janvier 2022 après avoir appliqué mes 5 conseils pour observer sans avoir froid :

En cette saison, il est indispensable de bien se couvrir pour combattre le froid. Vous pourrez ainsi profiter de longues soirées sous les étoiles. © Jean-Baptiste Feldmann

Voici quelques jolis phénomènes célestes que vous pourrez tenter d’admirer si la météo est clémente. Comme toujours, la carte du ciel de Stelvision est une alliée indispensable pour vous orienter sous la voûte céleste. Et pour commencer, découvrons le ciel du mois présenté par la chaîne YouTube Astroculus :

Janvier 2022 dans le détail :
  • Le 2, c’est la Nouvelle Lune. À la veille du maximum d’activité de l’essaim des Quadrantides, les conditions sont idéales pour admirer le passage de quelques jolis météores. Vous pourrez en profiter si vous avez pris la peine de vous éloigner de la pollution lumineuse.
  • Le 3, la comète C/2021 A1 (Leonard) est à sa plus courte distance du Soleil (92 millions de kilomètres). Seuls les observateurs situés dans l’hémisphère Sud pourront voir si elle résiste au chauffage solaire.
La comète Leonard le 26 décembre depuis La Palma. © Sebastian Voltmer Photography
  • Du 4 au 6, le jeune croissant de Lune s’éloigne progressivement de l’horizon Sud-Ouest en début de soirée. Au cours de cette ascension, le croissant passe successivement à quelques encâblures de Mercure, Saturne (le 4) et Jupiter (5 et 6 janvier).
  • Le 9, c’est le Premier Quartier. C’est aussi la conjonction inférieure de Vénus. Cela signifie que cette planète se trouve entre nous et le Soleil, précisément 5° au Nord de notre étoile. Au cours des soirs précédents, Vénus plonge en direction du Soleil. Passée la conjonction, elle redevient progressivement observable à l’aube.
  • Le 13, la Lune gibbeuse brille entre les amas d’étoiles des Hyades et des Pléiades.
La Lune gibbeuse à proximité de l’amas d’étoiles des Pléiades. © Jean-Baptiste Feldmann
  • Le 17, c’est la première Pleine Lune de l’année.
  • Le 25, c’est le Dernier Quartier. C’est la période idéale pour observer la belle constellation d’Orion. Et pourquoi pas, de réaliser votre première photo de la nébuleuse Messier 42.
  • Le 29 à l’aube, on peut admirer Vénus, Mars et le vieux croissant de Lune posés sur l’horizon Sud-Est. 2022 sera une année martienne, la Planète rouge ne cessant de se rapprocher jusqu’à l’opposition du 8 décembre prochain.
La planète Mars photographiée par le télescope Hubble lors de l’opposition 2016. © NASA
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Dans le ciel de La Palma, la comète Leonard fait son show

Continuant de s’approcher du Soleil, la comète C/2021 A1 (Leonard) offre un spectacle étonnant depuis l’île de La Palma aux Canaries.

Entre volcan et ciel étoilé :

On a beaucoup parlé de La Palma ces derniers mois. C’est en effet sur cette île de l’archipel des Canaries qu’est entré en éruption le Cumbre Vieja. En activité depuis le 19 septembre 2021, le volcan s’est éteint un peu avant Noël. Mais les volcanologues ne sont pas les seuls à fréquenter cette île. Les astronomes y ont mis en service depuis 2007 le plus grand télescope optique du monde. Il s’agit du Gran Telescopio Canarias construit à 2.400 mètres d’altitude :

Le Gran Tecan est construit au sommet de l’île de La Palma. © Jean-Baptiste Feldmann

Cet instrument géant (300 tonnes monture comprise) fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos. Sous une coupole de 32 mètres de diamètre, son miroir primaire est composé de 36 miroirs hexagonaux. La surface collectrice totale est de 75,7 m², soit l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,4 mètres de diamètre. Continuer la lecture

Fin d’année 2021 : ne manquez pas le beau croissant de Vénus

Savez-vous que le mince croissant de Vénus est actuellement visible avec une simple paire de jumelles ? Suivez le guide ! 

Une planète qui se rapproche :

Installée depuis des mois dans le ciel du soir, Vénus, la seconde planète du Système solaire, continue de se rapprocher du Soleil. Elle sera en conjonction avec notre étoile le 9 janvier prochain. Il s’agira d’une conjonction inférieure (la planète se trouve entre nous et notre étoile), Vénus passant à 5° au nord du disque solaire. Si l’orbite de la planète n’était pas inclinée, nous assisterions alors à un transit de Vénus devant le Soleil comme ce fut le cas les 5 et 6 juin 2012 :

Transit de la planète Vénus devant le Soleil les 5 et 6 juin 2012. © NASA/SDO

C’est lors des conjonctions inférieures que Vénus se rapproche le plus de la Terre. Le 9 janvier 2022, elle sera à moins de 40 millions de kilomètres de nous. C’est aussi l’époque où l’on peut observer le croissant de Vénus. Car tout comme la Lune, Vénus présente des phases. Suivant la configuration Soleil-Vénus-Terre, on peut ainsi la voir en croissant, en quartier ou même gibbeuse :

Variations de la phase et de la taille apparente de la planète Vénus entre les mois de janvier et mai 2012, avant le transit devant le Soleil les 5 et 6 juin 2012. © Efrain Morales Rivera
Croissant vénusien au crépuscule :

Lors d’une conjonction inférieure la planète se situe au plus près de la Terre et peut atteindre en théorie un diamètre apparent de 68 secondes d’arc (cette fois le maximum sera de 63,2 secondes d’arc le 9 janvier 2022). Un tel diamètre permet donc de repérer le croissant de Vénus avec une simple paire de jumelles ou une petite lunette astronomique puisque la forme devient évidente avec un grossissement d’au moins une dizaine de fois. On peut le constater sur l’image que j’ai réalisée au cours de l’été 2015 :

Croissant de Vénus et passage d’un avion saisis à l’aide d’un boîtier Finepix HS20 équipé d’un zoom de 720 mm de focale le 20 juillet 2015. © Jean-Baptiste Feldmann

Attention : à l’approche de la conjonction, la distance apparente entre Vénus et notre étoile diminue chaque jour. Prenez garde de ne pas pointer accidentellement le Soleil quand vous visez Vénus !

Comment procéder :

Pointez Vénus une fois le Soleil couché. Vous trouverez facilement la planète, particulièrement brillante au-dessus de l’horizon Sud-Ouest, dans le prolongement de l’axe Jupiter-Saturne :

Le bel alignement Jupiter-Saturne-Vénus (ici le 22 novembre 2021 au-dessus du site mégalithique de Stonehenge) se poursuit en décembre. © Stonehenge Dronescapes

Vous pouvez stabiliser votre paire de jumelles en l’appuyant sur un pied photo, ou en posant vos coudes sur une table. Une longue-vue d’ornithologie est également bien adaptée à ce type d’observation. À la fin du mois, vous verrez un croissant d’une minute d’arc (1/30e de la taille apparente de la Lune) dont la fraction éclairée représente seulement 4% du disque vénusien. Après sa conjonction inférieure le 9 janvier 2022, Vénus redeviendra observable, mais cette fois à l’aube.

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Observez la comète Leonard en soirée du côté de Vénus

Désormais visible aux jumelles en soirée, la comète C/2021 A1 (Leonard) sera proche de Vénus dans la soirée du 18 décembre.

Noël avant l’heure :

Cette semaine, le ciel nous offre un beau cadeau si la météo le veut bien. Il s’agit de la conjonction de deux spectacles célestes. D’un côté, un bel alignement planétaire observable depuis quelques semaines. De l’autre, l’arrivée dans le ciel du soir de la comète C/2021 A1 (Leonard). L’astre chevelu sera au plus près de Vénus les 17 et 18 décembre, mais on peut le suivre toute la semaine avec une paire de jumelles :

Déplacement de la comète Leonard en soirée du 12 au 19 décembre. © Christine Sasiad
Alignement d’astres :

Commençons par les planètes : Vénus, Saturne et Jupiter sont spectaculaires après le coucher du Soleil. En particulier Vénus, la plus à l’Ouest et la plus basse, qui étincelle avec une magnitude de -4,7. Beaucoup plus haute, Jupiter n’est pas mal non plus, avec une magnitude de -2,4. Entre les deux, Saturne est un peu plus discrète (magnitude de 0,6).

Le 18 décembre au crépuscule, la comète Leonard se trouvera à quelques degrés de Vénus, dans l’axe d’un bel alignement planétaire. © SkySafari

Neptune et Mercure encadrent ce bel alignement. Mais sans une bonne paire de jumelles, vous ne les verrez pas. Neptune est trop peu lumineuse ; quant à Mercure, elle est noyée dans les lueurs du couchant. Toute la semaine en France, la comète Leonard va glisser sur l’horizon dans le sens Ouest-Sud-Ouest. Pour les observateurs situés dans l’hémisphère Sud, C/2021 A1 sera particulièrement bien placée à partir de la fin de la semaine :

Visibilité de la comète Leonard depuis l’île de la Réunion. © AstroAlpa
Comète attendue :

La comète C/2021 A1 (Leonard) est sous surveillance depuis le 3 janvier 2021, date de sa découverte par l’astronome Greg Leonard. Ce dernier avait déniché l’astre chevelu sur des images réalisées à l’Observatoire du Mont Lemmon en Arizona. Les calculs ont montré depuis que cette comète pourrait atteindre un éclat suffisant pour être observable avec une paire de jumelles au cours de ce mois de décembre.

La comète C/2021 A1 (Leonard) le 25 novembre 2021. © Michael Jäger

Après son passage au plus près de la Terre (35 millions de kilomètres) le 12 décembre, C/2021 A1 continue de s’approcher du Soleil (le périhélie est prévu le 3 janvier 2022). Ce 18 décembre, la comète se trouve entre l’horizon Ouest et l’éclatante Vénus. Puis elle filera en direction du Soleil. Si elle ne se fragmente pas en s’approchant de notre étoile, elle redeviendra observable depuis l’hémisphère Sud après le 15 janvier.

Pleine Lune :

Ce 18 décembre, c’est aussi la plus haute Pleine Lune de l’année ! Une fois que vous en aurez terminé avec la comète et les planètes côté Ouest, regardez notre satellite naturel qui s’est levé à l’Est. Au fil des heures, la Lune va escalader la voûte céleste. Vers minuit, elle trônera très haut au-dessus de nos têtes. Un véritable lustre céleste qui éclairera les paysages de façon spectaculaire !

Dessin de la Pleine Lune. © Christine Sasiad
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Sous un bon ciel, la comète Leonard est visible à l’œil nu

Pour les observateurs installés sous un ciel bien noir, il est désormais possible de distinguer la comète C/2021 A1 (Leonard) à l’œil nu.

Imprévisibles comètes :

Le bruit avait couru fin novembre que le noyau de la comète C/2021 A1 (Leonard) s’était peut-être fragmenté. Mais les images obtenues les nuits suivantes ont infirmé cette annonce. Heureusement, car si tel avait été le cas, l’astre chevelu aurait perdu de son éclat. Une telle mésaventure était par exemple arrivée au printemps 2020 à la comète C/2019 Y4 (Atlas). Pas de souci pour Leonard, qui continue de s’approcher de la Terre.

Image composite (assemblage de deux clichés pris avec différentes focales) montrant la comète Leonard le 3 décembre 2021 à proximité de l’amas Messier 3. © Ryan Lucenkiw

Depuis quelques heures, c’est fait ! C/2021 A1 (Leonard) a franchi la barre symbolique de la magnitude 6. Cette valeur correspond à la limite de visibilité d’un astre à l’œil nu. Bien entendu, il faut que l’observateur soit installé sous un bon ciel, loin de toute pollution lumineuse.

Voici à quoi on peut s’attendre si on observe actuellement la comète C/2021 A1 (Leonard) à l’œil nu. © Justin Anderson

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Dossier Futura : quels mystères nous cache encore la Lune ?

On croyait tout savoir sur notre satellite naturel. Mais la Lune garde encore ses secrets. Un grand dossier du Magazine Futura. 

La Lune et ses mystères : ce sera le thème de l’un des 4 dossiers que vous découvrirez dans la première édition du Mag Futura. Cette belle revue papier de plus de 200 pages verra le jour en 2022, année des 20 ans de Futura. Une aventure à laquelle vous pouvez contribuer ici.

La Lune, sujet permanent d’émerveillement. © Jean-Baptiste Feldmann
Découvrez le sommaire de ce grand dossier :
À la recherche de l’eau lunaire :

Un laboratoire toulousain nous a ouvert ses portes. On y peaufine un appareil de haute technologie qui devrait atterrir sur notre satellite naturel avec une sonde chinoise en 2024. L’objectif : mieux comprendre où se trouve et comment évolue l’eau lunaire. Toutes les puissances spatiales se précipitent déjà vers les pôles de notre voisine en espérant l’exploiter…

Mise en scène avec les astres au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann
Mais d’où vient la Lune ?

Éjection d’une « goutte » de matière issue de la Terre en fusion, capture d’un mystérieux astre lointain, impact géant cataclysmique ou bien produit d’une vaporisation au sein d’un gigantesque donut… Retour sur l’évolution des théories cherchant depuis 150 ans à comprendre l’origine de notre satellite, toutes plus fascinantes les unes que les autres.

Lever de Pleine Lune, un cliché toutes les deux minutes. © Jean-Baptiste Feldmann
La Lune en images :

Petit tour d’horizon contemplatif en images de cet astre. De Galilée à la NASA, les croquis et photos toujours plus précis en disent long sur l’histoire scientifique de notre compréhension de ce satellite naturel, et de notre fascination toujours intacte pour ses merveilles.

Dessin de la Pleine Lune. © Christine Sasiad
Et si la vie en dépendait ?

On dit qu’il faut de l’eau liquide et de la matière organique pour qu’une planète soit habitable. Mais s’il lui fallait aussi un satellite ? L’investigation scientifique dans de nombreuses disciplines révèle à quel point la Lune a pu contribuer à protéger la Terre des cataclysmes cosmiques et favoriser le développement de la vie…

Croissant de Lune derrière le château de Montmelas. © Jean-Baptiste Feldmann
Comment calculer la distance Terre-Lune :

Parce que la science n’est pas qu’une lecture mais aussi une pratique, voici quelques astuces géniales venues des grecs anciens pour estimer à l’œil nu, via quelques calculs, la taille de la Lune et la distance qui nous sépare d’elle !

Le croissant déformé par la réfraction atmosphérique. © Jean-Baptiste Feldmann
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Décembre 2021 : voici ce que le ciel nocturne nous réserve

Un alignement planétaire le soir, une comète en fin de nuit et la plus haute Pleine Lune de l’année : en décembre 2021, le ciel est en fête ! 

Menu céleste chargé :

Pour les amoureux des étoiles, décembre 2021 sera un mois particulièrement intéressant. Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez en ville ou à la campagne. Depuis un jardin ou un balcon, voire une fenêtre ouverte, le ciel nocturne vous dévoilera ses merveilles. Mais pour que vos soirées ne tournent pas au cauchemar, relisez d’abord mes 5 conseils pour observer sans avoir froid :

En décembre, sortez bien couvert pour admirer le ciel étoilé. © Jean-Baptiste Feldmann

N’oubliez pas non plus d’utiliser la carte du ciel étoilé en temps réel pour vous orienter sous les étoiles. Et si vous venez de faire l’acquisition d’un instrument d’astronomie, le Ciel au télescope vous sera d’une aide précieuse.

Nuits de décembre :  
  • Le 2 et 3 à l’aube, le vieux croissant de Lune chemine à proximité de la planète Mars.
  • Le 3, avant le lever du jour, admirez dans un petit télescope la comète Leonard à côté de l’amas globulaire Messier 3 dans les Chiens de Chasse.
  • Le 4, c’est la Nouvelle Lune. Elle coïncide avec une éclipse de Soleil qui ne sera totale qu’en Antarctique.
  • Du 6 au 9, au crépuscule, le fin croissant de Lune escalade l’écliptique à proximité de l’alignement planétaire Vénus-Saturne-Jupiter (d’Ouest en Est).
Jupiter, Saturne et Vénus le 22/11 au-dessus de Stonehenge. © Stonehenge Dronescapes
  • Le 11, c’est le Premier Quartier de Lune. Mais que voit-on lors d’un Premier Quartier de Lune ?
  • Le 12, la comète Leonard passe au plus près de la Terre. Elle est observable sur l’horizon Est avant le lever du jour.
  • Le 14, c’est le maximum d’activité des Géminides. En raison de la présence de la Lune, il faut attendre la seconde partie de nuit pour l’observer.
Pluie de Géminides depuis l’Observatoire de Las Campanas au Chili. © Yuri Beletsky
  • La nuit du 18 au 19, la plus haute Pleine Lune de l’année passe au-dessus de votre tête.
  • Le 21, c’est le solstice de décembre, début de l’hiver dans l’hémisphère nord.
  • Le 27, c’est le Dernier Quartier. La Lune se levant de plus en plus tard, profitez des dernières soirées de l’année pour admirer le retour de la belle constellation d’Orion.
Admirez la constellation d’Orion avec une paire de jumelles. © Jean-Baptiste Feldmann
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Comète Leonard : flirt cosmique avec deux jolies galaxies

Continuant de se rapprocher de nous, la comète C/2021 A1 (Leonard) est passée à proximité de deux galaxies des Chiens de Chasse. 

Perspective cosmique :

Cette belle image de la comète Leonard a été réalisée le 25 novembre par l’amateur autrichien Michael Jäger. L’astre chevelu se trouvait alors devant la constellation boréale des Chiens de Chasse (à l’OUEST de la Grande Ourse). Au second plan se détachent deux curieuses galaxies, beaucoup plus éloignées. Proche de la tête de la comète, on trouve  NGC 4656, qui a la forme d’une crosse de hockey. Cette galaxie spirale barrée (photographiée au télescope de quatre mètres du Kitt Peak National Observatory) a été découverte en 1787 par William Herschel.

La comète C/2021 A1 le 25 novembre 2021 dans les Chiens de Chasse.  © Michael Jäger

À sa droite, il y a une autre galaxie spirale barrée, NGC 4631. Elle est surnommée la galaxie de la Baleine en raison d’un léger renflement dans sa structure allongée qui évoque la forme du célèbre cétacé. Une petite galaxie elliptique, NGC 4627, est logée juste à côté. Les trois galaxies (en interaction gravitationnelle) se situent à environ 30 millions d’années-lumière. La comète se trouve “seulement” à quelques dizaines de millions de kilomètres. La belle couleur verte de sa tête est provoquée  par une forte émission de carbone diatomique.

À savoir :

Découverte le 3 janvier 2021 par l’astronome Greg Leonard, la comète C/2021 A1 mobilise les astronomes depuis plusieurs semaines. La courbe de luminosité prévisionnelle laisse espérer un beau passage en fin d’année. Début décembre, la magnitude de l’astre chevelu pourrait être comprise entre 3 et 6. Si tel est le cas, il s’agira de la comète la plus brillante de l’année 2021.

Déplacement de la comète Leonard fin 2021. © Chris Marriott’s SkyMap/Sky & Telescope

L’astre chevelu circulant près de l’horizon Est en fin de nuit, une paire de jumelles sera sans doute nécessaire pour bien en profiter. Des cartes de repérage et des estimations d’éclat sont disponibles sur AstroVanbuitenen et sur EarthSky.

Dernières nouvelles :

Il y a quelques heures, le bruit a couru d’une possible désintégration du noyau de la comète. Si c’est vraiment le cas, l’astre chevelu perdra son éclat et son passage sera beaucoup moins spectaculaire que ce que nous espérions. Une telle mésaventure était par exemple arrivée au printemps 2020 à la comète C/2019 Y4 (Atlas) :

Le télescope spatial Hubble a photographié les morceaux de la comète Atlas. © NASA

Mais rien n’est confirmé pour l’instant. On peut suivre l’évolution de la situation concernant C/2021 A1 sur ce compte Twitter ou ce compte Facebook par exemple.

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Spectaculaire alignement planétaire en cette fin d’année

Pour bien terminer cette année 2021, Jupiter, Saturne et Vénus nous offrent un très bel alignement planétaire au crépuscule.

Ciel pour tous :

Que diriez-vous d’un bel alignement planétaire visible par tous en cette fin d’année ? C’est le spectacle auquel nous convient Jupiter, Saturne et Vénus avant de quitter le ciel du soir. Si la visibilité de la comète Léonard reste toujours incertaine, vous ne pourrez par contre pas manquer cet alignement. Même en pleine ville, pourvu que vous puissiez regarder le ciel en direction du Sud-Ouest, les trois planètes sont facilement repérables.

Jupiter, Saturne et Vénus sont immanquables le 22 novembre 2021 au-dessus du très célèbre site mégalithique de Stonehenge en Angleterre. © Stonehenge Dronescapes

En particulier Vénus, la plus à l’Ouest et la plus basse, qui étincelle avec une magnitude de -4,7. Beaucoup plus haute, Jupiter n’est pas mal non plus, avec une magnitude de -2,4. Entre les deux, Saturne est un peu plus discrète (magnitude de 0,6). Continuer la lecture

À suivre : la planète naine Cérès est au plus près de la Terre

Cérès passe à l’opposition le 27 novembre 2021. C’est donc la meilleure période pour repérer la plus petite planète naine connue.

Un astéroïde devenu planète naine :

Cérès a été découverte le 1er janvier 1801 par Giuseppe Piazzi, le directeur de l’Observatoire de Palerme en Sicile. Elle porte le nom de la déesse romaine de l’agriculture et de la fécondité. C’est en 2006 que l’Union astronomique internationale a reclassé Cérès (considérée alors comme un astéroïde) dans la famille des planètes naines en raison de sa forme sphérique. Avec un diamètre d’environ 950 km, c’est la plus petite des cinq planètes naines connues à ce jour (il y a aussi Hauméa, Eris, Makémaké et Pluton).

Ahuna Mons (photographié par la sonde Dawn), un cryovolcan sur Cérès. © NASA

Planète naine la plus proche de nous, Cérès occupe une place particulière dans le Système solaire. En effet, elle s’intercale entre les planètes humides (la Terre et Mars) et les planètes gazeuses comme Jupiter et Saturne. La sonde Dawn (lancée le 27 septembre 2007) a exploré ce corps céleste de très près (35 km d’altitude) de février 2015 à octobre 2018. Continuer la lecture

Les Terriens ont admiré l’éclipse de Lune du 19 novembre

Du Nord au Sud des Amériques, les Terriens n’ont pas manqué d’immortaliser l’une des plus longues éclipses partielles de Lune. 

Spectacle céleste :

Pour nombre de Terriens, ce vendredi 19 novembre 2021 aura été l’occasion d’admirer un très beau spectacle céleste. Se glissant dans le cône d’ombre de la Terre, la Lune a changé de couleur pendant quelques heures.

On pourrait penser que, privée de lumière, la Lune devient invisible pendant une éclipse. Mais le rayonnement solaire est en partie filtré lorsqu’il traverse l’atmosphère terrestre. Les rayons rouges sont déviés vers l’intérieur du cône d’ombre, les rayons bleus vers l’extérieur. Voilà pourquoi la Lune éclipsée se pare de magnifiques teintes variant de l’orange léger au rouge vif.

Les Amériques favorisées :

Depuis la France, cette éclipse partielle n’était guère observable. Pour les habitants les mieux placés, à l’Ouest du pays, la Lune se couchait au début de l’éclipse. Mais depuis les Amériques, on pouvait suivre le phénomène dans son intégralité. Comble de chance, la Lune éclipsée n’était pas très loin du bel amas d’étoiles des Pléiades :

Du Canada à l’Argentine, les astrophotographes ne se sont pas privés d’immortaliser le spectacle. Et ils ont eu raison : une éclipse partielle de Lune aussi longue ne se reproduira pas avant février 2669. Mais rassurez-vous, nous n’aurons qu’à attendre jusqu’au 16 mai 2022 pour admirer une éclipse totale de Lune en France.

Quels mystères nous cache encore la Lune ?

Ce sera le thème de l’un des 4 dossiers que vous découvrirez dans la première édition du Mag Futura. Cette belle revue papier de plus de 200 pages verra le jour en 2022, année des 20 ans de Futura. Une aventure à laquelle vous pouvez contribuer ici :

https://www.youtube.com/watch?v=Ulfso5HuM0g&t=2s

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La comète Leonard pourrait devenir la plus brillante de l’année

La comète C/2021 A1 (Leonard) continue de s’approcher de la Terre et pourrait nous offrir un beau spectacle au mois de décembre.

Une année pour nous rejoindre :

Le 3 janvier 2021, l’astronome Greg Leonard a découvert une comète de magnitude 19 sur des images réalisées à l’Observatoire du Mont Lemmon en Arizona. L’astre chevelu , enregistré sous le matricule C/2021 A1 (Leonard), se trouvait alors dans les Chiens de Chasse. Cette constellation circumpolaire (proche de l’étoile Polaire, elle ne se couche jamais pour les observateurs français) est surtout connue pour héberger la superbe galaxie Messier 51.

La comète Neowise lors de son passage en juillet 2020. © Jean-Baptiste Feldmann

Il aura fallu un an à C/2021 A1 pour venir nous voir. La comète est en effet attendue au plus près du Soleil, son périhélie, le 3 janvier 2022. Les astronomes ont aussi calculé qu’elle passerait à 35 millions de kilomètres de la Terre le 12 décembre. Six jours plus tard l’astre chevelu se trouvera à seulement 4,2 millions de kilomètres de Vénus. Continuer la lecture

Au Japon, les astronomes ont vu la Lune passer devant Vénus

La spectaculaire occultation de Vénus par la Lune le 8 novembre dernier a pu être immortalisée par des astronomes au Japon.

Spectacle céleste :

Au Japon, l’astronome amateur Tomio Akutsu fait partie des meilleurs photographes planétaires au monde. Il a notamment réalisé de très belles images de la planète Mars. Mais ce 8 novembre 2021, c’est vers Vénus qu’il a pointé son télescope. La seconde planète du Système solaire avait en effet rendez-vous avec la Lune. Une occultation visible seulement depuis le Japon et l’Asie aux alentours de 5 heures TU. L’observation était impossible en France, les deux astres n’étant pas encore levés à une heure aussi matinale.

Planche réunissant plusieurs clichés de l’occultation de Vénus (actuellement nous voyons un Quartier de Vénus) par le croissant de Lune le 8 novembre 2021. © Tomio Akutsu

Bien qu’il fasse jour au Japon au moment de l’occultation, on pouvait quand même suivre cette rencontre céleste avec un instrument astronomique en raison de l’éclat élevé de la Lune et de Vénus (magnitude de -4,5 pour cette dernière). L’astronome amateur Paul Krizak avait eu la chance de filmer un spectacle similaire depuis San Diego en Californie en 2015. Sa vidéo nous permet d’admirer la lente disparition de Vénus derrière la Lune :

Quelques heures après cette partie de cache-cache, alors que la nuit tombait en France, je photographiais à mon tour les deux astres qui avaient repris leur distance :

Le rapprochement Lune-Vénus immortalisé dans la soirée du 8 novembre 2021 avec la complicité de Christine, quelques heures après l’occultation. © Jean-Baptiste Feldmann
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Le 11 novembre, une étoile va s’éteindre pendant 20 secondes

Le 11 novembre avant l’aube, la lumière d’une étoile dans la constellation du Triangle sera masquée par le passage d’un astéroïde.

Des occultations très utiles :

Le 11 novembre 2021, avant que le jour ne se lève en Europe, de nombreux astronomes seront derrière leur télescope. Un peu avant 4 heures, ils guetteront l’extinction de l’étoile UCAC4 616-007599. Cet astre de magnitude 11,7 est situé dans la constellation du Triangle. Il sera occulté par l’astéroïde 2002 TC 302 pendant une vingtaine de secondes au maximum. Observer l’extinction d’une étoile est une manière élégante d’en savoir un peu plus sur l’astéroïde auquel on ne peut pas rendre visite.

L’observation d’une occultation d’étoile par un astéroïde permet de révéler la forme de ce dernier. Chaque trait correspond à la mesure de lumière obtenue par un observateur. Les astronomes se répartissent sur une ligne perpendiculaire à la trajectoire de l’ombre de l’astéroïde pour en définir le contour. © IOTA

En mesurant la durée d’occultation de l’étoile depuis différents endroits, on peut déterminer la forme (voir ci-dessus) et l’albédo (l’éclat) de ce corps céleste. En 2014, les astronomes avaient par exemple étudié trois occultations d’étoiles par 2014 MU69. Continuer la lecture

Ciel de novembre : la planète Vénus fait le spectacle

Pour ce mois de novembre 2021, je vous propose de tourner vos regards et vos boîtiers vers l’étincelante planète Vénus.

Vénus à son maximum :

Cela fait plusieurs semaines qu’elle scintille sur l’horizon Sud-Ouest juste après le coucher du Soleil. La seconde planète du Système solaire se rapprochant de la Terre, son éclat ne cesse d’augmenter. Il atteindra la magnitude -4,7 à la fin du mois. Hormis la Lune, aucun astre nocturne ne peut donc rivaliser avec Vénus. Si vous utilisez un petit instrument (une longue-vue par exemple) pour l’observer, vous constaterez une nette évolution entre le début et la fin du mois.

Vénus en soirée depuis les hauteurs de Beaumes-de-Venise. © Jean-Baptiste Feldmann

La planète de l’Amour se présente en un Quartier qui va se transformer en croissant de plus en plus grand. Mais saviez-vous que de récentes recherches laissent entendre que Vénus aurait été habitable dans le passé ?    Continuer la lecture