Archives pour la catégorie Les hommes et le ciel

En Haute-Provence, un télescope traque les exoplanètes

L’Observatoire de Haute-Provence continue sa quête des exoplanètes grâce à son spectrographe SOPHIE installé sur le télescope de 193 centimètres.

Un télescope célèbre :

La transparence du ciel de Haute-Provence semble avoir attiré les astronomes depuis longtemps. En 1605 un précepteur belge nommé Wendelin y aurait créé le premier site d’observation au-dessus du village de Lardiers. L’Observatoire de Haute-Provence (à quelques kilomètres de Forcalquier) est le seul observatoire en activité dont on peut visiter les installations. C’est donc avec grand plaisir que je m’y suis rendu pour découvrir son célèbre télescope de 193 centimètres. Cet instrument, opérationnel depuis 1958, était à l’origine doté de trois foyers différents : Newton (f/5), Cassegrain (f/15) et Coudé (f/32), mais seul le foyer Cassegrain est encore utilisé.

Le télescope de 193 centimètres en Haute-Provence. © Jean-Baptiste Feldmann

L’instrument a connu son heure de gloire il y a 24 ans. En 1995 il a en effet permis aux astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz de détecter la première planète extrasolaire, 51 Pegasi bContinuer la lecture

Filé de Lune et d’étoiles au-dessus de la Cité interdite

Scène irréelle au-dessus de la Cité interdite à Pékin où les astres ont laissé leur trace lumineuse au cours d’une longue pose photographique.

La Cité de la démesure :

la Cité interdite a été construite entre 1406 et 1420 par plus d’un million d’ouvriers à la demande de Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming. C’est un palais qui s’étend sur un quadrilatère de 72 ha au sein de la Cité impériale de Pékin. La Cité est entourée d’une muraille de 10 m de haut sur 6 m de large, elle-même cernée d’une douve large de 52 m. À chaque angle du quadrilatère se dresse une tour haute de 27 m coiffée d’un triple toit très original.

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C’est une de ces tours d’angle qu’a choisi le photographe chinois Jeff Day pour y réaliser une étonnante image. Continuer la lecture

Pompéi : une mosaïque illustre le mythe d’Orion et du Scorpion

Les fouilles dans les ruines de Pompéi ont révélé une mosaïque sur laquelle le géant Orion devient constellation après avoir été piqué par le Scorpion. 

Trésors ensevelis :

Octobre 79 après J.-C. : la ville italienne de Pompéi est ensevelie sous plusieurs mètres de cendres après une terrible colère du Vésuve. L’éruption est accompagnée de nuées ardentes qui ne laissent aucune chance aux nombreux habitants qui n’ont pu fuir à temps (on parle de 3.000 morts). Depuis la découverte du site au XVIIe siècle les campagnes de fouilles se succèdent. La dernière en date a permis de mettre à jour une étonnante fresque.

Mosaïque illustrant le mythe d’Orion et du Scorpion découverte à Pompéi. © Pompeii – Parco Archeologico

Comme le raconte sur son compte Twitter Fabien Bièvre-Perrin, Docteur en Histoire et Archéologie des Mondes Anciens à l’Université Lyon 2, il s’agit d’une mosaïque située dans la « Maison de Jupiter ». Selon Massimo Osanna, directeur du site, cette fresque illustre la transformation du géant Orion en constellation après avoir été mortellement piqué par le Scorpion. Continuer la lecture

1858 : la comète Donati au-dessus de Notre-Dame de Paris

Le spectaculaire passage de la comète Donati au-dessus de la cathédrale Notre-Dame de Paris en octobre 1858 fut immortalisé par un dessin.    

Une comète italienne :

Après l’incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris le 15 avril, chacun cherche des souvenirs de cette illustre cathédrale qui a subi le même sort que celle de Reims en septembre 1914. Pour les astronomes, c’est avec la comète Donati (C/1858 L1) qu’on retrouve le prestigieux édifice.

La comète Donati au-dessus de Notre-Dame de Paris le 4 octobre 1858. Dessin réalisé par E. Guillemin et Ph. Benoist

La comète fut découverte le 2 juin 1858 par Giovanni Battista Donati. Cet astronome italien travaillait alors à l’Observatoire de Florence, la ville où observa avant lui Galilée. Continuer la lecture

Succès pour la première édition du festival Étoile du Sud

Ce weekend se déroulait la première édition du Festival Étoile du Sud à Bouray-sur-Juine dans l’Essonne. Un joli succès pour les organisateurs. 

Les festivals d’astronomie ne sont pas réservés qu’aux seules grandes métropoles. On connaissait celui de Tautavel (la douzième édition est en préparation). Désormais il faudra compter avec celui de Bouray-sur-Juine. Cette commune de  2.300 habitants se trouve à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. C’est là que s’est déroulée du 5 au 7 avril la première édition du Festival Étoile du Sud. Continuer la lecture

Les astronomes amateurs découvrent encore des nébuleuses

On croyait les découvertes astronomiques désormais réservées aux professionnels. Avec les nébuleuses planétaires les amateurs ont encore leur mot à dire.

Agonie stellaire :

Qu’on ne s’y trompe pas, les nébuleuses planétaires (NP) ne doivent leur nom qu’à leur aspect circulaire. C’est ce qui les faisait passer pour des planètes dans les télescopes imparfaits de nos aïeux. Il s’agit en réalité d’une enveloppe gazeuse éjectée par des étoiles très chaudes. Elles deviennent instables en fin de vie, lorsqu’elles ont atteint le stade de naine blanche. Les astronomes estiment que notre Galaxie pourrait compter 30.000 NP dont seulement 10% ont été découvertes à ce jour.

Messier 97, la nébuleuse du Hibou dans la Grande Ourse. © Keith Quattrocchi

Certaines NP sont particulièrement célèbres, comme Messier 97 (le Hibou, image ci-dessus) ou Messier 27 (la nébuleuse Dumbbell ci-dessous). Mais la majorité d’entre elles sont beaucoup plus discrètes et peuvent être découvertes par des astronomes amateurs motivés. Continuer la lecture

En vidéo : les ciels étoilés du peintre Vincent Van Gogh

Parmi une multitude d’ œuvres, l’artiste Vincent Van Gogh (1853-1890) a aussi peint des ciels étoilés. Des tableaux tourmentés mais scientifiquement exacts.

Une décennie de chefs-d’œuvres :

Né le 30 mars 1853 aux Pays-Bas, Vincent Van Gogh ne découvre la peinture qu’à l’âge de 27 ans. En une seule décennie (il meurt le 29 juillet 1890 en France à Auvers-sur-Oise) il réalise plus de 2.000 toiles et dessins. Un certain nombre de ses tableaux montrent des paysages nocturnes. En 1888 il s’installe à Arles puis à Saint-Rémy un an plus tard. C’est son déménagement dans le sud de la France qui lui fait découvrir la beauté des ciels étoilés.

La Nuit étoilée est une huile sur toile réalisée en juin 1889 par Vincent Van Gogh.

Vincent Van Gogh est par ailleurs fasciné par l’astronomie. C’est l’époque où cette science se démocratise à travers les livres de Camille Flammarion et de Jules Verne. Il est aussi un grand admirateur de Giotto et de son « Adoration des Mages ». Dans ce tableau le peintre florentin a immortalisé la comète de Halley. L’œuvre a été réalisée en l’an 1304, trois ans après un passage très spectaculaire de l’astre chevelu. Continuer la lecture

JOA : vingtième édition de l’occasion astronomique

Le 9 mars Communay accueillait la 20ème édition de la Journée de l’Occasion en Astronomie (JOA), un grand marché de l’occasion, mais pas seulement.

Ils étaient nombreux à se presser samedi 9 mars dans la Salle des Sports des Brosses à Communay (au sud de Lyon) pour participer à à la vingtième édition du grand marché de l’occasion en astronomie, la désormais célèbre JOA.

Astronomes amateurs de la région (et de plus loin encore) seuls ou venus avec des membres de leur club (à l’image de la Société Astronomique de Bourgogne) ou simples curieux du ciel, tous étaient là pour vendre ou acheter du matériel et des accessoires : paires de jumelles, lunettes astronomiques, télescopes, pièces optiques mais également appareils photographiques, livres et revues recouvraient les nombreuses tables mises à disposition par les organisateurs.

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Vue de la Terre, la capsule Crew Dragon amarrée à l’ISS

Un astrophotographe amateur a réussi à immortaliser la capsule Crew Dragon et le vaisseau Progress MS 10 amarrés à la Station spatiale internationale (ISS). 

Samedi 2 mars la nouvelle capsule Crew Dragon de SpaceX (société célèbre pour avoir également lancé une Tesla Roadster dans l’espace) a quitté la Terre pour rejoindre la Station spatiale internationale et s’y amarrer automatiquement avec succès 24 heures plus tard. Cela faisait huit ans (depuis la mise à la retraite des navettes spatiales américaines) que les astronautes américains étaient obligés de faire appel aux Russes et à leur inusable fusée Soyouz pour rejoindre l’ISS.

Les capsules Crew Dragon et Progress MS-10 amarrées à l’ISS. © Szabolcs Nagy

Même si à l’occasion de ce vol inaugural la capsule Crew Dragon n’emportait qu’un mannequin (Ripley, du nom d’Ellen Louise Ripley, le personnage de fiction interprété par l’actrice américaine Sigourney Weaver dans le film Alien réalisé par Ridley Scott en 1979), il s’agit d’une très belle performance qui devrait pouvoir redonner aux États-Unis leur indépendance dans le domaine du transport spatial.  Continuer la lecture

Coup de cœur : les mises en scène lunaires de Cyril Mayaud

Depuis l’Autriche et la Slovénie, Cyril Mayaud met en scène la Lune à travers de belles compositions. Rencontre avec un photographe talentueux.

Depuis plusieurs mois Cyril Mayaud suit mon blog et y partage par le biais de ses commentaires de très jolis clichés. Comme moi il aime les compositions originales réalisées avec un matériel simple et très peu de retouches. Je lui ai demandé de nous présenter son travail.

Je m’appelle Cyril Mayaud et je vis en Slovénie depuis bientôt 3 ans après avoir passé 6 ans à Graz (Autriche). J’ai commencé à faire de la photo de paysage il y a une douzaine d‘années afin de documenter mes voyages. Même si j’ai toujours aimé observer la Lune, la prendre en photo est une passion venue assez tardivement. Alors que je vivais en Autriche, je m’étais rendu compte que je pouvais voir plusieurs fois par an la Pleine Lune se coucher derrière la tour du Schloßberg (l’emblème de la ville de Graz) depuis l’une des fenêtres de mon appartement.

Coucher de Lune près de la tour du Schloßberg (avril 2016), Graz, Autriche. © Cyril Mayaud

Ce magnifique spectacle me donna envie d’essayer de l’immortaliser en photo. Ce qui n’était au départ qu’un challenge est très vite devenu une passion. Le fait que la Pleine Lune revienne chaque mois et la possibilité de photographier les croissants de Vieille et Jeune Lune m’encouragèrent à continuer. Continuer la lecture

Retour deux siècles en arrière sur la Tour Philippe Le Bon

Petite mise en scène pour faire revivre l’observatoire de la Tour Philippe Le Bon à Dijon, un site scientifique renommé au XVIIIème siècle.

Il y a quelques semaines je vous avais présenté la belle renaissance d’un observatoire oublié à Dijon, celui qui fonctionna à la fin du XVIIIème siècle au sommet de la Tour Philippe Le Bon construite entre 1450 et 1460 dans l’enceinte du Palais des ducs et des états de Bourgogne (qui abrite aujourd’hui la mairie et le musée des beaux-arts) .

Dijon en soirée depuis le sommet de la Tour Philippe Le Bon. © Jean-Baptiste Feldmann

Depuis le sommet de cette tour, 46 mètres au-dessus du sol, la vue sur Dijon est à couper le souffle et on comprend pourquoi l’Abbé Jean Fabarel, grand chantre de la cathédrale et passionné d’astronomie, décida d’y installer un observatoire à une époque où la pollution lumineuse était inexistante.

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A-t-on définitivement perdu le rover martien Opportunity ?

Sur Mars le rover Opportunity n’a plus donné signe de vie depuis l’été dernier, mais la NASA espère encore renouer le contact.

Lorsque Opportunity a atterri dans la région de Meridiani Planum sur la Planète rouge (si chère à Camille Flammarion et Percival Lowell) en janvier 2004, la durée initiale de son activité était de 90 jours. 15 années plus tard la mission reste un succès retentissant même si le rover a envoyé son dernier signal en juin 2018, juste avant l’apparition d’une gigantesque tempête, la plus grande à laquelle le rover ait été confronté.

Changements d’aspect à la surface de Mars en raison d’une tempête de sable. Le cliché de référence à gauche a été pris dans le passé par Mars Global Surveyor, celui de droite le 28 juin 2018 par l’astrophotographe anglais Damian Peach. © NASA/Damian Peach

Les astronomes ont estimé que ce phénomène météorologique avait affecté une superficie d’environ 41 millions de kilomètres carrés, l’équivalent de la Russie et de l’Amérique du Nord réunies. Continuer la lecture

L’Union astronomique internationale fête ses 100 ans

En 2019 de nombreuses manifestations marqueront le centenaire de L’Union astronomique internationale. De bonnes raisons d’admirer le ciel.

2019 est une année exceptionnelle pour l’espace et l’astronomie. Nous allons d’une part célébrer le cinquantenaire du premier Homme sur la Lune (On The Moon Again) et fêter d’autre part le centenaire de l’Union astronomique internationale (UAI). Cette vénérable institution a en effet vu le jour en 1919 grâce à la ténacité de l’astronome français Benjamin Baillaud qui en fut le premier directeur.

Le 24 août 2006 l’UAI déclassait Pluton de son rang de planète. © IAU

De l’UAI nous avons surtout le souvenir d’un congrès resté célèbre (photo ci-dessus) : le 24 août 2006 à Prague, les astronomes venus de 75 pays redéfinissaient la notion de planète et déclassaient par conséquent Pluton rétrogradée au rang de planète naine. Continuer la lecture

Pourquoi utiliser un pointeur laser en astronomie ?

Son faisceau vert dirigé vers le ciel accompagne désormais les soirées astronomiques. Zoom sur le pointeur laser, un outil pédagogique mais dangereux.

Si vous avez déjà participé à une veillée en compagnie d’astronomes amateurs (par exemple à l’occasion des traditionnelles Nuits des étoiles), vous avez sans doute vu un animateur utiliser un pointeur laser vert (c’est la couleur qui a le meilleur indice de persistance rétinienne) pour accompagner ses explications. Avec ce petit faisceau parfaitement visible la nuit, il est en effet désormais très facile de montrer aux novices un astre en particulier ou de simuler la forme d’une constellation ; un outil pédagogique très apprécié par tous ceux qui sensibilisent le public aux beautés du ciel nocturne.

Le pointeur laser est un merveilleux outil pédagogique pour indiquer une zone du ciel nocturne mais son usage nécessite quelques précautions. © Jean-Baptiste Feldmann

Pour autant le pointeur laser ne doit pas être laissé entre toutes les mains en raison de sa dangerosité ; petit rappel concernant la réglementation actuelle et les règles de prudence qu’impose son utilisation.  Continuer la lecture

On The Moon Again : en 2019, regardez la Lune !

En 2019 l’opération On The Moon Again est destinée à mettre la Lune à la portée de tous, cinquante ans après les premiers pas sur cet astre. 

Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune. Cinquante ans après cet exploit, les images (et les dialogues !) sont toujours là : deux hommes se déplaçant maladroitement à la surface d’un astre mort et poussiéreux, la Lune. L’aboutissement d’une course de prestige entre Américains et Soviétiques qui avait débuté le 4 octobre 1957 avec l’envoi du premier satellite artificiel soviétique, Spoutnik.

La suite est bien connue : riposte américaine quelques mois plus tard avec la création de la NASA, vol de Youri Gagarine le 12 avril 1961 et lancement du programme Apollo juste après par le président américain Kennedy. Huit ans plus tard la mission Apollo 11 allait bouleverser le monde.  Continuer la lecture

Gerard Kuiper, une passion pour le Système solaire

Il consacra sa vie au Système solaire, notre banlieue à l’échelle de l’Univers. Portrait de Gerard Kuiper, l’un des plus grands astronomes du XXème siècle.

Gerard Kuiper (ou Gerard Peter Kuiper) est né le 7 décembre 1905 aux Pays-Bas. Diplômé de l’Université de Leiden en 1927 il y obtient son doctorat en 1933, année où il s’installe aux États-Unis (il se fait naturaliser 4 ans plus tard). Il rejoint le personnel de l’observatoire Yerkes en 1936, occupant deux fois le poste de directeur (1947-1949 et 1957-1960) des observatoires Yerkes et McDonald.

L’astronome américano-néerlandais Gerard Kuiper à l’époque de la conquête de la Lune.

Après avoir mené des recherches en astronomie stellaire, Kuiper se concentre sur le Système solaire à partir des années 1940. Continuer la lecture

Patrick Moore, le gentleman de l’astronomie britannique

Il aura fait aimer l’astronomie à des millions de personnes à travers ses livres et ses émissions télévisées. Retour sur la vie de Sir Patrick Moore.

Sir Patrick Alfred Caldwell-Moore (4 mars 1923-9 décembre 2012) était un astronome amateur anglais autodidacte, auteur prolifique (il a écrit plus de 70 livres) et surtout animateur enthousiaste de The Sky at Night, la série la plus longue et la plus ancienne de l’histoire de la télévision (il en fut le seul animateur d’avril 1957 à sa mort).

Sir Patrick Moore chez lui en 2006 avec son chat Ptolémée. © Roger Bamber

Avec son monocle, ses sourcils touffus surélevés et son imposante corpulence, il était devenu facilement reconnaissable et souvent caricaturé. Son ami Brian May, astrophysicien et ancien membre du groupe de rock Queen dira à sa mort : « Il n’y aura jamais d’autre Patrick Moore. Mais nous avons eu la chance d’en avoir un. » Continuer la lecture

Percival Lowell, l’homme qui aimait (trop) la planète Mars

Son nom est irrémédiablement associé à l’histoire des canaux martiens. Retour sur la vie de l’astronome amateur américain Percival Lowell. 

Né le 13 mars 1855 à Boston (Massachusetts) dans une famille aisée, Percival Lowell commence sa carrière dans les affaires : après un diplôme de mathématiques en 1876, il fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père. À 28 ans il décide de se consacrer à la littérature et aux voyages, la plupart en Extrême-Orient qu’il décrit dans plusieurs ouvrages. Conseiller et secrétaire aux affaires étrangères de la Mission américaine en Corée, il finit par rentrer aux États-Unis en 1893.

Percival Lowell observant Mars avec la lunette de son observatoire personnel en Arizona.

En lisant les ouvrages de Camille Flammarion (qu’il ira rencontrer quelques années plus tard à Juvisy), Lowell se découvre une passion pour la planète Mars et décide de s’y consacrer entièrement.  Continuer la lecture

À Dijon, la belle renaissance d’un observatoire oublié

La Société astronomique de Bourgogne fait revivre l’observatoire de la Tour Philippe Le Bon à Dijon, un site scientifique renommé au XVIIIème siècle.

Si vous déambulez dans Dijon, vous ne manquerez pas de passer devant le Palais des ducs et des états de Bourgogne (qui abrite aujourd’hui la mairie et le musée des beaux-arts) dont la partie la plus ancienne date du XIVème siècle. Ce majestueux ensemble architectural est surmonté par la Tour Philippe le Bon, haute de 46 m et construite entre 1450 et 1460. Depuis la terrasse située à son sommet auquel on accède après avoir gravi les 316 marches d’un escalier en vis, on découvre l’ensemble de l’agglomération dijonnaise, voire beaucoup plus loin quand l’atmosphère est dégagée.

La Tour Philippe le Bon domine Dijon de ses 46 mètres. Au XVIIIème siècle les astronomes s’installaient sur sa terrasse pour arpenter le ciel. © Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA

C’est dans cette Tour que la Société Astronomique de Bourgogne vous invite à venir admirer une méridienne horizontale constituée d’une règle en laiton de plus de 8 m de longueur. Continuer la lecture

En images : les Rencontres du Ciel et de l’Espace 2018

Les Rencontres du Ciel et de l’Espace se sont déroulées du 1 au 3 novembre. Retour en images sur ce grand salon du loisir astronomique.

Rendez-vous incontournable du monde de l’Astronomie tous les deux ans à la Cité des sciences et de l’industrie (Paris), Les Rencontres du Ciel et de l’Espace (onzième édition) viennent de s’achever. Difficile de résumer trois jours intenses de conférences, tables rondes et forums techniques sans oublier de nombreuses contributions.

Si je ne devais retenir qu’une seule conférence parmi les 32 qui se succédaient dans deux amphithéâtres de 400 et 900 places, je citerais celle intitulée « trous noirs et gravitation quantique » où près d’un millier de personnes sont venues écouter l’astrophysicien Aurélien Barrau (rédacteur du blog COSMOGONIES).

En ce qui concerne les stands, j’ai eu le plaisir de retrouver certains amis et/ou partenaires de CIELMANIA :