Archives pour la catégorie Les hommes et le ciel

Portrait : Lewis Swift, célèbre chasseur de comètes américain

Lewis Swift consacra sa vie à traquer les astres chevelus, lui qui fut l’un des rares astronomes à connaître deux passages de la comète de Halley.

Accident de jeunesse :

Un lourd handicap peut parfois développer le caractère d’un enfant. On peut se demander si Lewis Swift aurait été l’un des astronomes les plus célèbres du XIXe siècle s’il ne s’était pas fracturé la hanche lors d’une chute alors qu’il était jeune. Cet accident malheureux survenu en 1833 (il avait 13 ans) l’a handicapé à vie. Ne pouvant plus travailler sur la ferme familiale, le  jeune Lewis a donc été autorisé à aller à l’école, ce qu’il faisait chaque jour avec des béquilles. C’est là qu’il a développé son goût pour l’astronomie.

Gravure illustrant la pluie d’étoiles filantes des Léonides en 1833.

En 1833 il assiste à la grande pluie d’étoiles filantes des Léonides. En 1835 c’est le passage de la comète de Halley suivi quelques années plus tard de la comète de 1843, l’une des plus brillantes du siècle.

Première découverte :

Inspiré par les livres d’astronomie de l’époque, il achète un petit télescope vers 1860 et s’installe dans la ville de Marathon en Floride. En 1862  il découvre sa première comète. Observé indépendamment trois jours plus tard par Horace Tuttle à l’observatoire de Harvard, l’astre chevelu prend le nom de comète Swift-Tuttle. On découvre alors que cette comète est à l’origine de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. Lewis Swift acquiert à cette occasion un prestige international et décide de consacrer sa vie à la recherche de comètes. Ayant déménagé à Rochester, il devient rapidement une célébrité locale, tant pour son passe-temps inhabituel que pour les conférences d’astronomie qu’il donne.

Rare photographie de l’astronome amateur Lewis Swift observant avec un réfracteur.

Swift a installé son télescope sur le toit plat d’un bâtiment où il se rend chaque nuit claire. Marcher 500 mètres et monter des échelles n’est pas évident pour l’homme handicapé qu’il est. Mais la passion l’emporte et Swift découvre cinq nouvelles comètes entre 1877 et 1881.

Directeur d’observatoire :

Les activités de Lewis Swift attirent l’attention de Hulbert Harrington Warner, riche homme d’affaires qui a fait fortune dans les brevets de médicaments. Ce dernier fait construire un observatoire à Rochester (inauguré en 1882) où il invite Swift qui en devient le directeur. L’établissement se voit doté d’un réfracteur de 40 centimètres de diamètre,  la quatrième plus grande lunette astronomique en service aux États-Unis à l’époque.

Lewis Swift et le réfracteur de 40 centimètres de l’observatoire Warner.

Pendant les années qui suivent Swift découvre plus de 900 nouvelles nébuleuses non cataloguées ainsi que 3 autres comètes. Son activité d’observateur ne l’empêche pas d’ouvrir l’observatoire au public deux soirs par semaine, ce qui est unique à l’époque.

De l’autre côté du pays : 

En 1893 Hulbert Harrington Warner fait faillite et ne peut plus soutenir financièrement l’observatoire. Heureusement pour Swift, sa réputation attire l’attention de Thaddeus Lowe, scientifique et inventeur. Ce dernier lui propose de venir s’installer en Californie pour diriger le nouvel observatoire Lowe à Echo Mountain, près de Los Angeles. C’est là-bas que Swift continue d’ajouter de nouvelles comètes à sa liste. Il y en aura 13 au total, la dernière en 1899 alors qu’il a 79 ans ! Puis sa vue baisse très rapidement et il n’est pas certain qu’il ait pu admirer le passage de la comète de Halley en 1910. Il décède trois ans plus tard.

Le nom de Lewis Swift est indissociable de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides, des poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle. © Jean-Baptiste Feldmann

Le plus vieil atlas astronomique, celui de Dunhuang, est chinois

Découvert au début du XXe siècle près de la ville chinoise de Dunhuang, le plus ancien atlas astronomique indique la position de plus de 1.300 étoiles.

Une bibliothèque secrète :

Les voyageurs qui empruntaient la route de la soie aimaient faire halte dans les grottes de Mogao sur la colline de Mingsha. Elles furent creusées entre les IVe et XIVe siècles. Elles se situent à environ 25 kilomètres au sud-est de Dunhuang dans la province du Gansu. Il s’agit de sanctuaires bouddhistes dans lesquels on priait sans doute pour le succès de son voyage. En 1900 un prêtre s’y installa et décida de les remettre en état. En creusant derrière une paroi il tomba par hasard sur une extraordinaire bibliothèque composées de 40.000 rouleaux.

Sur cette carte du ciel extraite de l’atlas de Dunhuang, on peut reconnaître la région de l’étoile Polaire avec en bas la constellation de  la Grande Ourse. © British Library

Sur ces parchemins il était question de littérature, mathématiques, médecine ou encore d’économie. Parmi les manuscrits se trouvait une magnifique carte céleste. Continuer la lecture

Léonard de Vinci fut le premier à expliquer la lumière cendrée

L’un des plus beaux phénomènes astronomiques, la lumière cendrée, fut expliqué pour la première fois au début du XVIe siècle par Léonard de Vinci.

Léonard, homme d’esprit universel :

Ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, musicien, poète, écrivain… Comment définir Léonard de Vinci ? On peut dire que c’est un artiste protéiforme dont on fête cette année la mort il y a 500 ans. Il est ce qu’on appelle un polymathe, un homme d’esprit universel. Car sa culture semble infinie dans les domaines des arts comme ceux des sciences. Je vous propose de regarder ce récit de la vie de l’Homme aux mille visages :

Parmi les nombreux sujets d’études abordés par Léonard de Vinci, il y en a un qui fascine les amoureux du ciel. Il s’agit de la lumière cendrée, une faible lueur qui envahit le disque lunaire en début et en fin de lunaison. Continuer la lecture

MILO, un consortium pour explorer les objets géocroiseurs

Le Congrès astronautique international a été l’occasion pour le MILO Institute de dévoiler ses projets. Au programme l’exploration de la Lune et des NEO. 

La Lune en ligne de mire :

Le 70e Congrès astronautique international (IAC) s’est déroulé à Washington du 21 au 25 octobre. Plus de 6.000 spécialistes en astronautique se sont retrouvés pendant cinq jours dans la capitale fédérale américaine. La politique n’était malheureusement pas absente de ce rassemblement puisque de nombreux experts chinois n’ont pas reçu leur visa pour s’y rendre. Cinquantième anniversaire de l’Homme sur la Lune oblige, on y a beaucoup parlé de l’exploration de notre satellite naturel.

Jim Bell, David Thomas et Lon Levin (MILO Institute) présentaient leurs projets à l’occasion du 70e Congrès astronautique international (IAC). © SpaceNews/Debra Werner

La NASA a d’ailleurs proposé à l’Europe et au Japon de participer au projet Artemis. Une aventure qui ravirait sans aucun doute le spationaute français Thomas Pesquet. Gwynne Shotwell, la présidente de SpaceX, a également annoncé un atterrissage sur la Lune en 2022.    Continuer la lecture

La constellation du Taureau dessinée dans la grotte de Lascaux ?

Les artistes qui ont décoré la grotte de Lascaux semblent avoir voulu représenter la partie la plus emblématique de la constellation du Taureau.

La chapelle Sixtine de l’art pariétal :

Située sur la commune de Montignac en Dordogne, la grotte de Lascaux a été découverte par quatre jeunes gens en septembre 1940. Elle est considérée comme l’un des plus beaux exemples de l’art pariétal. La qualité esthétique des représentations qui ornent ses parois lui vaut le surnom de Versailles de la Préhistoire donné par le préhistorien Henri Breuil.

Depuis plusieurs années des ethnoastronomes se demandent si cette grotte n’est pas le plus ancien planétarium connu. Un lieu où nos ancêtres auraient représenté certaines portions du ciel nocturne. Continuer la lecture

Choisissez un nom pour l’exoplanète HD8574b et son étoile

L’Union astronomique internationale (UAI) propose à chaque pays de nommer une exoplanète et son étoile. Pour la France il s’agit de HD8574b.  

L’UAI fête ses 100 ans :

2019 est une année riche en anniversaires dans le domaine de l’espace. Les 50 ans du Premier Homme sur la Lune (On The Moon Again), les 100 ans de l’éclipse d’Einstein et de l’Union astronomique internationale. Cette vénérable institution a en effet vu le jour en 1919 grâce à la ténacité de l’astronome français Benjamin Baillaud qui en fut le premier directeur. Comme l’explique l’astrophysicienne néerlandaise Ewine van Dishoeck, élue présidente de l’UAI en 2015, « ce centième anniversaire offre une merveilleuse occasion de mettre en lumière tout ce que l’astronomie a pu nous apporter au cours du siècle passé en matière de science, de technologie ou encore d’inspiration. Faisons en sorte qu’ensemble, nous donnions le ton pour les 100 prochaines années! »

Séance mémorable du 24 août 2006 : l’UAI déclasse Pluton de son rang de planète. © IAU

Pour fêter son centenaire, l’UAI (IAU en anglais) lance une campagne mondiale intitulée Nommez une exoplanète (IAU100-NameExoWorlds). Continuer la lecture

Une nouvelle journée commence sur l’étang Gruyère

Parti à la recherche d’un fin croissant de vieille Lune, j’ai assisté à l’embrasement du ciel à l’aube au-dessus de l’étang Gruyère en Bresse.

À la recherche d’un fin croissant :

Il est 6 heures ce dimanche matin 27 octobre. Coup d’œil par la fenêtre : le ciel en Bresse est dégagé. Pas de brouillard comme la veille, alors que je m’étais levé dans l’espoir de photographier la lumière cendrée. Ce matin les éphémérides annoncent un fin croissant lunaire de 1,4 %, nous sommes 22 heures avant la Nouvelle Lune. Je m’habille et je prends la voiture. Objectif : trouver un point de vue bien dégagé côté EST, là où la barque lunaire va faire son apparition.

Exemple d’un fin croissant de vieille Lune en janvier 2017. © Jean-Baptiste Feldmann

Elle sera très fine et le Soleil ne sera pas loin derrière : la repérer dans un ciel qui s’éclaircit demandera un peu de chance. Direction l’étang Gruyère à quelques kilomètres de Pierre de Bresse. Continuer la lecture

Vu du ciel, l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo

L’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo au Chili dévoile ses installations sur cette image aérienne. Elles abritent un télescope de 4 mètres. 

Le CTIO (Cerro Tololo Inter-American Observatory) est installé à 2.200 mètres d’altitude sur le Cerro Tololo. C’est l’un des sommets qui encadrent la vallée de l’Elqui au Chili. L’air sec et l’absence de pollution lumineuse expliquent la présence d’autres installations astronomiques dans la région. On y a également construit le Gemini sud et le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) sur un autre sommet, le Cerro Pachón.

Vu du ciel, l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo.© CTIO

Le plus grand instrument du CTIO est le télescope Blanco nommé en hommage à l’astronome portoricain Victor Manuel Blanco. Il est doté d’un miroir de 4 mètres de diamètre (coupole à droite sur l’image). L’observatoire compte également une dizaine d’instruments entre 50 centimètres et 1,5 mètre de diamètre. Continuer la lecture

Les étoiles d’Orion, un roman historique à découvrir

Avec Les étoiles d’Orion, Brice Nadin signe son premier roman historique. Quant à moi j’ai le plaisir d’y contribuer avec la photo de couverture.

L’histoire se déroule en Bourgogne en 1095, à la veille de la première croisade. L’Occident chrétien est porté par une vague de foi sans précédent. Joachim de Saint Ange est un jeune moine copiste du prieuré de Beaulieu dépendant de la puissante abbaye de Cluny. Alors qu’il rêve de parcourir le monde et d’accompagner son maître Odon à la recherche de manuscrits anciens, ses origines nobles le destinent – contre sa volonté – à une carrière ecclésiastique au service du pape Urbain II.

Les étoiles d’Orion, un roman historique à découvrir. © Brice Nadin

De la plus grande abbaye du monde chrétien aux sordides geôles de Mâcon, pris en étau entre son amour pour la fille d’un seigneur et l’opération armée la plus importante de son temps, Joachim va tenter d’échapper à sa destinée. Y parviendra-t-il ? Continuer la lecture

Les météorites, pierres sacrées à l’époque de Toutânkhamon

Le célèbre Toutânkhamon possédait un poignard dont le fer était d’origine extraterrestre. Les anciens Égyptiens vénéraient déjà les météorites.

Un magnifique  poignard :

L’histoire commence en 1925, trois ans après la découverte de la tombe de Toutânkhamon par Howard Carter. Sous les bandelettes de la célèbre momie, contre la cuisse, Carter trouve un poignard long de 34 centimètres. C’est une arme superbe dont le pommeau est en cristal de roche. Le manche en or est décoré de différents motifs dont la fleur de lotus, symbole de protection et de renaissance. L’arme est glissée dans un étui lui aussi en or décoré avec une tête de chacal et des motifs de plumes et de lys.

Le poignard d’origine météoritique de Toutânkhamon. © Egyptian Museum/ D. Comelli

Mais c’est la lame qui intrigue les chercheurs : comment fait-elle pour ne pas être rouillée, 34 siècles après sa réalisation ? Ce n’est possible que si le fer choisi est exempt d’oxygène. Continuer la lecture

Gennady Borisov, découvreur de la première comète interstellaire

Portrait de Gennady Borisov, l’astronome amateur qui a découvert le 30 août dernier la première comète venue d’un autre système planétaire. 

Première comète interstellaire :

Depuis quelques jours le monde de l’astronomie est en effervescence. En effet les paramètres orbitaux de la comète C/2019 Q4 ont confirmé que cet astre chevelu venait de l’extérieur du Système solaire. La comète en question a été rebaptisée 2I/Borisov. C’est la première comète interstellaire et le second objet provenant d’un autre système planétaire. Le premier étant l’astéroïde ʻOumuamua détecté le 19 octobre 2017.

L’astronome amateur ukrainien Gennady Borisov. © Dmitry Smirnov

On doit cette étonnante découverte à un astronome amateur ukrainien chevronné, Gennady Borisov. Continuer la lecture

ALMA : portrait d’un radiotélescope géant sous la Voie lactée

Au Chili, les 66 antennes d’ALMA scrutent les disques de gaz et de poussière qui entourent de jeunes étoiles, à la recherche d’exoterres.

Un radiotélescope géant :

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique. Il se situe au Chili, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisé par l’ESO, il se compose de 66 antennes de 12 et 7 m de diamètre. Elles se déploient sur 16 km de façon à simuler un radiotélescope géant. Mais nous n’en voyons qu’une infime partie sur ce cliché.

Les antennes du radiotélescope ALMA sous la Voie lactée. © P. Horálek/ESO

L’ensemble est situé dans le désert d’Atacama, près de la ville chilienne de San Pedro de Atacama, sur le plateau de Chajnantor. Continuer la lecture

En images : le ciel d’été sous les crayons d’un astrodessinateur

Il y a ceux qui observent le ciel, ceux qui le photographient et ceux qui le dessinent. Rencontre avec un astrodessinateur de talent.

Présentation :

Mon nom est Guillaume Martinod, j’ai 37 ans et je suis ce que certains appellent un « astrodessinateur ». Je dessine directement de nuit ce que j’observe à l’oculaire de mon télescope, un DOBSON (Meade LightBridge) 203mm.

Toute mon enfance j’ai connu un de ces fameux PERL JPM 115/900, trônant fièrement dans la salle à manger de mes parents. Il a toujours fait de l’effet. Aux visiteurs bien sûr, mais aussi sur ceux qui portaient l’œil à son oculaire… moi y compris. C’est à mon père que je dois la petite flamme qui a toujours été allumée au fond de mon âme, ce goût et cette curiosité pour ce ciel qui nous surplombe. Le mystère qu’il recèle et qu’il ne révèle que par bribes à qui sait lui demander…

De l’astronomie à la musique :

J’ai observé un peu étant enfant, mais c’est une autre passion qui aura pris le pas sur l’astronomie : la guitare, qui est à l’origine de mon métier. Cela dit, j’ai passé ces dernières années à potasser à nouveau le sujet de l’astronomie, à restaurer le PERL, et quelques observations plus tard, me voilà depuis l’été dernier derrière l’oculaire d’un 203mm plus passionné que jamais. Continuer la lecture

Flower and stars, histoire d’une curieuse image nocturne

Comment glisser une fleur dans la Voie lactée ? Réponse avec flower and stars, une image originale réalisée dans mon jardin.

Belle de nuit :

C’est un morceau de terre en Bresse où j’aime venir me ressourcer et admirer le ciel étoilé. De grands arbres offrent leur ombre bienfaisante, des fleurs y poussent toute l’année. J’en ai repéré une dont j’aime les hampes démesurées. L’onagre bisannuelle, au mille vertus médicinales,  voit ses belles fleurs jaunes s’ouvrir à la tombée de la nuit ce qui ne peut que me ravir. À l’heure où les autres se ferment, cette flower a la bonne idée d’écarter ses pétales pour y recueillir les lumières célestes.

L’onagre bisannuelle sous les étoiles. ©Jean-Baptiste Feldmann

Vous voyez à l’arrière-plan quelques-unes des étoiles de la Voie lactée. Continuer la lecture

En images : les Nuits des Étoiles 2019 à Dijon

C’est une nouvelle édition des Nuits des Étoiles qui a débuté vendredi 2 août un peu partout en France. Images recueillies à Dijon.

Comme chaque mois d’août depuis des années se déroulent les Nuits des Étoiles, organisées par l’Association Française d’Astronomie, l’occasion pour chacun de découvrir les beautés du ciel nocturne. La Société Astronomique de Bourgogne s’était une nouvelle fois mobilisée pour accueillir les habitants de Dijon et des alentours. Des dizaines de bénévoles étaient présents dès le matin du vendredi 2 août pour organiser au mieux ce grand rendez-vous.

Voici quelques images de la première soirée : plusieurs milliers de personnes sont venues découvrir le ciel à l’œil nu (constellations, passage de l’ISS) et dans les télescopes mis à disposition (Jupiter, Saturne, nébuleuses, amas d’étoiles et galaxies). Différents stands ainsi que des conférences ont attiré de nombreux visiteurs.

 

Tanabata Matsuri : au Japon, on célèbre la fête des étoiles

Tanabata Matsuri est une fête japonaise qui célèbre chaque 7 juillet l’histoire d’amour entre deux étoiles du Triangle d’été, Véga et Altaïr.

Spectacle en pleine Voie lactée :

L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée. Cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud représente notre Galaxie vue par la tranche. Le Système solaire se situe à la périphérie de ce disque d’étoiles. Trois étoiles brillantes observables au zénith en début de nuit (Deneb, Véga et Altaïr) forment le Triangle d’été.

Le Triangle d’été est constitué des étoiles Deneb (constellation du Cygne), Véga (constellation de la Lyre) et Altaïr (constellation de l’Aigle). © Jean-Baptiste Feldmann

La seconde et la troisième sont à l’origine d’un joli conte japonais et d’une fête célébrée chaque année le 7 juillet, Tanabata Matsuri, la fête des étoiles. Continuer la lecture

En Haute-Provence, un télescope traque les exoplanètes

L’Observatoire de Haute-Provence continue sa quête des exoplanètes grâce à son spectrographe SOPHIE installé sur le télescope de 193 centimètres.

Un télescope célèbre :

La transparence du ciel de Haute-Provence semble avoir attiré les astronomes depuis longtemps. En 1605 un précepteur belge nommé Wendelin y aurait créé le premier site d’observation au-dessus du village de Lardiers. L’Observatoire de Haute-Provence (à quelques kilomètres de Forcalquier) est le seul observatoire en activité dont on peut visiter les installations. C’est donc avec grand plaisir que je m’y suis rendu pour découvrir son célèbre télescope de 193 centimètres. Cet instrument, opérationnel depuis 1958, était à l’origine doté de trois foyers différents : Newton (f/5), Cassegrain (f/15) et Coudé (f/32), mais seul le foyer Cassegrain est encore utilisé.

Le télescope de 193 centimètres en Haute-Provence. © Jean-Baptiste Feldmann

L’instrument a connu son heure de gloire il y a 24 ans. En 1995 il a en effet permis aux astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz de détecter la première planète extrasolaire, 51 Pegasi bContinuer la lecture

Filé de Lune et d’étoiles au-dessus de la Cité interdite

Scène irréelle au-dessus de la Cité interdite à Pékin où les astres ont laissé leur trace lumineuse au cours d’une longue pose photographique.

La Cité de la démesure :

la Cité interdite a été construite entre 1406 et 1420 par plus d’un million d’ouvriers à la demande de Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming. C’est un palais qui s’étend sur un quadrilatère de 72 ha au sein de la Cité impériale de Pékin. La Cité est entourée d’une muraille de 10 m de haut sur 6 m de large, elle-même cernée d’une douve large de 52 m. À chaque angle du quadrilatère se dresse une tour haute de 27 m coiffée d’un triple toit très original.

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C’est une de ces tours d’angle qu’a choisi le photographe chinois Jeff Dai pour y réaliser une étonnante image. Continuer la lecture

Pompéi : une mosaïque illustre le mythe d’Orion et du Scorpion

Les fouilles dans les ruines de Pompéi ont révélé une mosaïque sur laquelle le géant Orion devient constellation après avoir été piqué par le Scorpion. 

Trésors ensevelis :

Octobre 79 après J.-C. : la ville italienne de Pompéi est ensevelie sous plusieurs mètres de cendres après une terrible colère du Vésuve. L’éruption est accompagnée de nuées ardentes qui ne laissent aucune chance aux nombreux habitants qui n’ont pu fuir à temps (on parle de 3.000 morts). Depuis la découverte du site au XVIIe siècle les campagnes de fouilles se succèdent. La dernière en date a permis de mettre à jour une étonnante fresque.

Mosaïque illustrant le mythe d’Orion et du Scorpion découverte à Pompéi. © Pompeii – Parco Archeologico

Comme le raconte sur son compte Twitter Fabien Bièvre-Perrin, Docteur en Histoire et Archéologie des Mondes Anciens à l’Université Lyon 2, il s’agit d’une mosaïque située dans la « Maison de Jupiter ». Selon Massimo Osanna, directeur du site, cette fresque illustre la transformation du géant Orion en constellation après avoir été mortellement piqué par le Scorpion. Continuer la lecture

1858 : la comète Donati au-dessus de Notre-Dame de Paris

Le spectaculaire passage de la comète Donati au-dessus de la cathédrale Notre-Dame de Paris en octobre 1858 fut immortalisé par un dessin.    

Une comète italienne :

Après l’incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris le 15 avril, chacun cherche des souvenirs de cette illustre cathédrale qui a subi le même sort que celle de Reims en septembre 1914. Pour les astronomes, c’est avec la comète Donati (C/1858 L1) qu’on retrouve le prestigieux édifice.

La comète Donati au-dessus de Notre-Dame de Paris le 4 octobre 1858. Dessin réalisé par E. Guillemin et Ph. Benoist

La comète fut découverte le 2 juin 1858 par Giovanni Battista Donati. Cet astronome italien travaillait alors à l’Observatoire de Florence, la ville où observa avant lui Galilée. Continuer la lecture