Archives pour l'étiquette Camille Flammarion

Percival Lowell, l’homme qui aimait (trop) la planète Mars

Son nom est irrémédiablement associé à l’histoire des canaux martiens. Retour sur la vie de l’astronome amateur américain Percival Lowell. 

Né le 13 mars 1855 à Boston (Massachusetts) dans une famille aisée, Percival Lowell commence sa carrière dans les affaires : après un diplôme de mathématiques en 1876, il fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père. À 28 ans il décide de se consacrer à la littérature et aux voyages, la plupart en Extrême-Orient qu’il décrit dans plusieurs ouvrages. Conseiller et secrétaire aux affaires étrangères de la Mission américaine en Corée, il finit par rentrer aux États-Unis en 1893.

Percival Lowell observant Mars avec la lunette de son observatoire personnel en Arizona.

En lisant les ouvrages de Camille Flammarion (qu’il ira rencontrer quelques années plus tard à Juvisy), Lowell se découvre une passion pour la planète Mars et décide de s’y consacrer entièrement.  Continuer la lecture

Sur les traces de l’astronome Camille Flammarion

Située sur les bords de la Seine, Juvisy-sur-Orge est la patrie de l’astronome et grand vulgarisateur Camille Flammarion. Visite de son observatoire.

Qui était Camille Flammarion ?
Aîné d’une famille de 4 enfants (son frère Ernest fondera les éditions Flammarion), Camille Flammarion naît le 26 février 1842 à Montigny-le-Roi (Haute-Marne). En 1858 il est admis à 16 ans comme élève astronome à l’Observatoire de Paris sous la direction d’Urbain Le Verrier, le découvreur de Neptune.

Camille Flammarion observant avec sa grande lunette. © Société Astronomique de France

Il quitte cette institution 4 ans plus tard et travaille comme chroniqueur scientifique pour différents journaux. Il publie de nombreux ouvrages de vulgarisation et devient célèbre en 1879 avec « l’Astronomie populaire », un livre de 870 pages qui sera réédité à plusieurs reprises et traduit en anglais en 1894.

Léguée par un riche admirateur en 1882, la demeure de Juvisy-sur-Orge devient la maison et l’observatoire de Camille Flammarion. © Jean-Baptiste Feldmann

Trois ans plus tard, l’un de ses admirateurs, M. Méret, lui lègue une propriété à Juvisy-sur-Orge. Camille Flammarion aménage la bâtisse pour y vivre et y développer l’astronomie : création d’une importante bibliothèque et d’un observatoire privé équipé d’une grande lunette. En 1887 il fonde la Société Astronomique de France. Il travaillera dans son observatoire de Juvisy jusqu’à sa mort le 3 juin 1925.

L’entrée de l’observatoire et le grand cadran solaire. © Jean-Baptiste Feldmann

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Zoom sur un Sombrero céleste, la galaxie Messier 104

Le télescope spatial Hubble nous entraîne dans la constellation de la Vierge à la découverte de Messier 104, la fameuse galaxie du Sombrero.

Observée sous un bon ciel dans un télescope d’amateur, loin de toute pollution lumineuse, la galaxie Messier 104 fait immédiatement penser à un sombrero, ce célèbre chapeau de haute taille dont les larges bords protègent les Mexicains du Soleil. Située à une trentaine de millions d’années-lumière de la Terre, la galaxie a été observée pour la première fois indépendamment dans la constellation de la Vierge par les astronomes Pierre Méchain et Charles Messier en 1781 puis par William Herschel en 1784, mais il faudra attendre 1921 pour que l’écrivain et scientifique Camille Flammarion l’incorpore dans La suite du catalogue Messier, un additif au catalogue de 1781 dans lequel il ajoute dix-huit nouveaux objets célestes.

m104

Messier 104, dont la magnitude est de 8, se présente à nous presque par la tranche (son plan équatorial n’est incliné que de 6 degrés) tout en s’éloignant à la folle vitesse de 1.000 kilomètres par seconde. L’image ci-dessus a été réalisée par le télescope spatial HubbleContinuer la lecture