Archives pour l'étiquette Percival Lowell

De Lowell à Perseverance, la planète Mars nous a toujours fait rêver

Des étranges visions de Percival Lowell à l’atterrissage du rover Perseverance, retour sur plus d’un siècle de passion pour la planète Mars.

Une planète intrigante :

Mars est sans conteste la planète qui nous fascine le plus. Sa couleur ocre (en raison de la présence d’oxyde de fer à sa surface) et ses variations de luminosité (sa distance peut varier de 50 à 400 millions de kilomètres) avaient été remarquées depuis l’Antiquité. Les premières observations télescopiques débutèrent avec Galilée. L’amélioration des instruments apporta de nouveaux indices troublants. La Planète rouge tournait sur elle-même à la même vitesse que la Terre, et on y observait des calottes polaires ainsi que des changements d’aspect saisonniers.

Mars photographiée à l’aide d’un télescope de 1 mètre de diamètre. © Damian Peach

Dans les années 1880, on cru même détecter la présence d’eau dans l’atmosphère martienne. Il ne manquait plus que l’entrée en scène de Percival Lowell pour asseoir le mythe de la Planète rouge.  Continuer la lecture

Coup de jeune pour le télescope qui a découvert Pluton

Un moment menacé, le télescope qui permit à Clyde William Tombaugh de découvrir la planète naine Pluton en 1930 a été restauré.  

Une planète devenue naine :

Le 18 février 1930, l’astronome américain Clyde William Tombaugh, âgé de 24 ans, découvre Pluton. Elle devient alors la neuvième planète du Système solaire. Pluton sera reclassée en 2006 dans le groupe des planètes naines par l’Union Astronomique Internationale (IAU). La découverte de Pluton fut réalisée en comparant des plaques photographiques. Elles avaient été obtenues avec un nouveau télescope de 13 pouces (environ 32,5 cm de diamètre). Un instrument installé à l’Observatoire Lowell près de Flagstaff en Arizona.

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Clyde William Tombaugh compara des images prises les 23 et 29 janvier 1930. Il remarqua alors qu’un point lumineux s’était déplacé par rapport au fond du ciel étoilé. Sa découverte fut confirmée le 13 mars par une équipe de l’Observatoire Lowell. Cet observatoire avait été fondé en 1894 par un riche astronome amateur, Percival Lowell, fervent défenseur de la théorie des canaux martiens.

Un télescope désormais protégé :

Le télescope utilisé par Clyde William Tombaugh fut employé jusqu’en 1996. Cette année-là, il servit à photographier les comètes Hyakutake et Hale-Bopp. Puis on referma sa coupole pendant 20 ans. Une coupole en bois sérieusement entamée par la pourriture qui avait bien besoin d’une cure de rajeunissement.

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En 2016, un an après le survol de Pluton par la sonde New Horizons, l’Observatoire Lowell lança une campagne de crowdfunding. Il était urgent de financer la restauration du télescope et de sa coupole.  L’opération a été un succès, et l’instrument peut de nouveau pointer le ciel nocturne à travers une coupole restaurée. Les clichés nous montrent l’installation avant restauration (ci-dessus), et après réfection de la coupole et du tube (ci-dessous).

Gageons que les visiteurs nocturnes éprouveront sans aucun doute le grand frisson en mettant l’œil derrière l’oculaire de ce télescope. Une émotion qu’on peut ressentir également plus près de chez nous en observant avec un autre instrument mythique, la grande lunette de Camille Flammarion.

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Percival Lowell, l’homme qui aimait (trop) la planète Mars

Son nom est irrémédiablement associé à l’histoire des canaux martiens. Retour sur la vie de l’astronome amateur américain Percival Lowell. 

Né le 13 mars 1855 à Boston (Massachusetts) dans une famille aisée, Percival Lowell commence sa carrière dans les affaires : après un diplôme de mathématiques en 1876, il fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père. À 28 ans il décide de se consacrer à la littérature et aux voyages, la plupart en Extrême-Orient qu’il décrit dans plusieurs ouvrages. Conseiller et secrétaire aux affaires étrangères de la Mission américaine en Corée, il finit par rentrer aux États-Unis en 1893.

Percival Lowell observant Mars avec la lunette de son observatoire personnel en Arizona.

En lisant les ouvrages de Camille Flammarion (qu’il ira rencontrer quelques années plus tard à Juvisy), Lowell se découvre une passion pour la planète Mars et décide de s’y consacrer entièrement.  Continuer la lecture