Tous les articles par Jean-Baptiste FELDMANN

Les météorites, pierres sacrées à l’époque de Toutânkhamon

Le célèbre Toutânkhamon possédait un poignard dont le fer était d’origine extraterrestre. Les anciens Égyptiens vénéraient déjà les météorites.

Un magnifique  poignard :

L’histoire commence en 1925, trois ans après la découverte de la tombe de Toutânkhamon par Howard Carter. Sous les bandelettes de la célèbre momie, contre la cuisse, Carter trouve un poignard long de 34 centimètres. C’est une arme superbe dont le pommeau est en cristal de roche. Le manche en or est décoré de différents motifs dont la fleur de lotus, symbole de protection et de renaissance. L’arme est glissée dans un étui lui aussi en or décoré avec une tête de chacal et des motifs de plumes et de lys.

Le poignard d’origine météoritique de Toutânkhamon. © Egyptian Museum/ D. Comelli

Mais c’est la lame qui intrigue les chercheurs : comment fait-elle pour ne pas être rouillée, 34 siècles après sa réalisation ? Ce n’est possible que si le fer choisi est exempt d’oxygène. Continuer la lecture

« The Moon Night » : le 5 octobre la Lune frôle Saturne

Le 5 octobre vous pourrez admirer la Lune au Premier Quartier à l’occasion de International Observe the Moon Night. Avec en prime Saturne juste à côté.

International Observe the Moon Night est une opération internationale lancée en 2010 suite à l’Année mondiale de l’astronomie. Cette manifestation se déroule chaque année entre septembre et octobre autour du Premier Quartier. C’est en effet la meilleure période pour admirer la beauté des paysages lunaires en début de soirée.

Pour cette nouvelle édition les organisateurs ont retenu la date du samedi 5 octobre. Outre la Lune, il sera possible d’observer la planète Saturne juste à côté ! Continuer la lecture

Une couronne irisée pour la jeune Lune et Jupiter

Une couronne lunaire aux couleurs de l’arc-en-ciel a fait son apparition autour de Jupiter et la Lune dans la soirée du 3 octobre.

Un rare photométéore :

Avez-vous déjà admiré une couronne, cet ensemble d’anneaux lumineux aux couleurs de l’arc-en-ciel ? On en observe parfois autour de la Lune et plus difficilement autour du Soleil (car il est trop lumineux) ? Si les halos se forment en présence de cristaux de glace, ce sont les gouttelettes d’eau des nuages ou du brouillard qui sont à l’origine des couronnes, un rare et joli photométéore. Les plus belles couronnes (avec des couleurs vives et bien séparées) apparaissent quand toutes les gouttelettes ont le même diamètre. Malheureusement c’est rarement le cas. Les couronnes sont alors imparfaites et l’on observe simplement des nuages irisés.

Une couronne lunaire encercle Jupiter et la Lune au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

C’est le spectacle éphémère que j’ai pu observer dans la soirée du 3 octobre, avec en prime une conjonction entre Jupiter et la Lune. Continuer la lecture

Gennady Borisov, découvreur de la première comète interstellaire

Portrait de Gennady Borisov, l’astronome amateur qui a découvert le 30 août dernier la première comète venue d’un autre système planétaire. 

Première comète interstellaire :

Depuis quelques jours le monde de l’astronomie est en effervescence. En effet les paramètres orbitaux de la comète C/2019 Q4 ont confirmé que cet astre chevelu venait de l’extérieur du Système solaire. La comète en question a été rebaptisée 2I/Borisov. C’est la première comète interstellaire et le second objet provenant d’un autre système planétaire. Le premier étant l’astéroïde ʻOumuamua détecté le 19 octobre 2017.

L’astronome amateur ukrainien Gennady Borisov. © Dmitry Smirnov

On doit cette étonnante découverte à un astronome amateur ukrainien chevronné, Gennady Borisov. Continuer la lecture

Crépuscule flamboyant 48 heures après la Nouvelle Lune

Ce 30 septembre au crépuscule, deux jours après la Nouvelle Lune, le mince croissant est apparu dans un ciel de feu après le coucher du Soleil.

Il y a quelques années l’astrophotographe Thierry Legault avait réussi à photographier la Nouvelle Lune, un exploit que je vous racontais sur Futura-Sciences. De nombreux amateurs cherchent depuis longtemps à immortaliser les plus fins croissants à chaque lunaison. Un sympathique challenge qui nécessite un ciel particulièrement transparent. Il faut aussi repérer ce minuscule croissant aux jumelles avant de tenter de le photographier. Il est en effet impossible à discerner sans instrument, tant le fond du ciel est clair.

Crépuscule flamboyant 48 heures après la Nouvelle Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

En admirant la jeune Lune hier soir âgée de 48 heures, je n’avais la prétention de battre nul record. Il n’y avait aucune difficulté à localiser un croissant de 3% un fois notre étoile sous l’horizon.

J’avais juste envie de profiter du retour de notre satellite naturel au crépuscule. L’embrasement du ciel m’a apporté de jolies teintes pour colorer mon image. Celle-ci a été réalisée avec un boîtier Panasonic DC-FZ82, une focale de 200 millimètres et 1/2 seconde à 100 iso. Ce sont les éruptions volcaniques du Raikoke, de l’Ulawun et plus modestement du Stromboli qui sont à l’origine des couleurs du ciel couchant depuis quelques semaines. Ils ont expédié dans la stratosphère des panaches de poussières et d’aérosols que les vents ont dispersé tout autour du globe.

Que voir dans le ciel nocturne au mois d’octobre 2019

Ce mois d’octobre s’annonce plutôt calme côté ciel. L’occasion de tenter de repérer aux jumelles deux lointaines planètes, Uranus et Neptune.

La météo de ce premier mois d’automne devrait encore nous offrir quelques belles nuits de plus en plus longues pour admirer le ciel étoilé sans pour autant connaître des températures trop basses qui découragent parfois les observateurs occasionnels. Il faut en profiter d’autant que la nuit tombe assez vite et qu’il est donc possible de faire des observations astronomiques en semaine sans être trop fatigué pour aller travailler le lendemain !

Soirée d’observation du ciel à La Grange Rouge en Bresse. © Jean-Baptiste Feldmann

Voici une liste non exhaustive de quelques jolis rendez-vous avec les astres en octobre, qu’ils se situent dans le Système solaire ou beaucoup plus loin. N’oubliez pas d’utiliser la carte de Stelvision pour vous orienter ! Continuer la lecture

UY Scuti, la supergéante 1.700 fois plus grande que le Soleil

La constellation de l’Écu de Sobieski héberge une supergéante monstrueuse. UY Scuti est actuellement la plus grosse étoile connue.

Bien qu’elle soit la cinquième plus petite constellation du ciel, celle de l’Écu de Sobieski est intéressante à observer en raison de sa situation. En pleine Voie lactée, entre l’Aigle et le Sagittaire, elle est régulièrement visée par les astronomes amateurs. Ces derniers se régalent en pointant Messier 11, l’amas du Canard sauvage, un groupe d’environ 3.000 étoiles de magnitude 5,8.

Comparaison entre le Soleil et UY Scuty. © Philip Park

Mais c’est un astre d’un tout autre acabit qui nous intéresse aujourd’hui : UY Scuti, la plus grosse étoile connue à ce jour. Continuer la lecture

Le 26 septembre le Grand Genève rallume les étoiles

La nuit est belle ! C’est avec ce slogan que le Grand Genève s’apprête à lancer sa première soirée d’extinction de l’éclairage public.  

Rallumons les étoiles :

Les messages alarmistes martelés depuis plusieurs années concernant l’impact de la pollution lumineuse commencent à porter leurs fruits. De plus en plus de communes expérimentent l’extinction de l’éclairage public une partie de la nuit. On peut les découvrir sur le site de NuitFrance qui en recense à ce jour 2250.  Elles sont plus de 90% dans les Landes par exemple.

À deux semaines du Jour de la Nuit, c’est au tour du Grand Genève de s’y mettre. Les 209 communes de l’agglomération transfrontalière, en Suisse et en Haute-Savoie, sont invitées à éteindre leur éclairage public la nuit du 26 septembre. Continuer la lecture

Spectaculaire image du rapprochement entre deux comètes

Le 8 septembre dernier les comètes 260P/McNaught et C/2018 N2 (ASASSN) se trouvaient dans un coin de la constellation du Bélier.

Deux lointaines voyageuses :

Les comètes du moment sont très discrètes : aucune n’est visible dans une paire de jumelles, encore moins à l’œil nu. Que les nostalgiques de Hale-Bopp ou de Hyakutake passent leur chemin ! Seuls les astrophotographes aguerris peuvent capturer les astres chevelus qui traversent actuellement le Système solaire. Il aura fallu tout le talent de Gerald Rhemann pour saisir le rapprochement apparent entre deux lointaines voyageuses dans la constellation du Bélier (à l’ouest des Pléiades) le 8 septembre.

Les comètes 260P/McNaught et C/2018 N2 ( ASASSN ). © Gerald Rhemann

Cet astrophotographe autrichien qui utilise un télescope installé en Namibie est un spécialiste des belles images de comètes. Il a par exemple immortalisé les volutes gazeuses et poussiéreuses de C/2016 R2 ou encore Swan et Lovejoy. Continuer la lecture

Rotation d’étoiles en Bresse au cours d’une nuit d’été

Avec le logiciel StarMax il est très facile de faire une rotation d’étoiles. Exemple avec ce cliché réalisé le 14 août après le coucher de la Lune gibbeuse.

La Terre tourne, pas le ciel :

La Terre tourne sur elle-même autour d’un axe imaginaire, un mouvement à l’origine de l’alternance des jours et des nuits. Cette rotation explique pourquoi nous voyons le Soleil et la Lune se lever à l’EST et se coucher à l’OUEST environ 12 heures plus tard. Si vous admirez le ciel nocturne vous noterez les mêmes déplacements des étoiles : les constellations semblent circuler d’EST en OUEST également. Ces déplacements ne sont bien entendu qu’apparents puisque c’est notre planète qui tourne en réalité. L’axe imaginaire de rotation de la Terre se prolonge en direction du pôle nord céleste marqué par une étoile, la Polaire.

Rotation d’étoiles en Bresse au cours d’une nuit d’été. © Jean-Baptiste Feldmann

Durant la nuit les astres semblent tourner autour de l’étoile polaire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, un phénomène facile à photographier. Continuer la lecture

ALMA : portrait d’un radiotélescope géant sous la Voie lactée

Au Chili, les 66 antennes d’ALMA scrutent les disques de gaz et de poussière qui entourent de jeunes étoiles, à la recherche d’exoterres.

Un radiotélescope géant :

ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est un observatoire radiomillimétrique et submillimétrique. Il se situe au Chili, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisé par l’ESO, il se compose de 66 antennes de 12 et 7 m de diamètre. Elles se déploient sur 16 km de façon à simuler un radiotélescope géant. Mais nous n’en voyons qu’une infime partie sur ce cliché.

Les antennes du radiotélescope ALMA sous la Voie lactée. © P. Horálek/ESO

L’ensemble est situé dans le désert d’Atacama, près de la ville chilienne de San Pedro de Atacama, sur le plateau de Chajnantor. Continuer la lecture

Zoom sur la Pleine Lune des récoltes, Harvest Moon

Samedi 14 septembre avait lieu la Pleine Lune la plus proche de l’équinoxe qu’on surnomme pour l’occasion la Pleine Lune des récoltes, Harvest Moon

Harvest Moon est le terme anglais qui désigne la Pleine Lune qui précède (ou suit) de peu l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord. Ce dernier se produira cette année le 23 septembre. Le 20 mars dernier l’équinoxe de printemps avait coïncidé avec la Pleine Lune. Cette Pleine Lune de septembre avait une autre particularité : c’était la plus petite de la décennie à venir.

Lever de Pleine Lune dans la soirée du 13 septembre. ©Jean-Baptiste Feldmann

En effet notre satellite naturel était à l’apogée de son orbite à 406.000 kilomètres de nous. Lorsque la Pleine Lune se produit au moment du périgée (356.000 km), on assiste à une Super Lune. Continuer la lecture

La constellation d’Orion, un joyau à découvrir en fin de nuit

La constellation d’Orion fascine les hommes depuis des millénaires et les photographes depuis que leurs capteurs sont assez sensibles pour l’immortaliser. 

Un chasseur puni :

Elle est de retour ! La constellation d’Orion, sans conteste la plus belle de toutes, est désormais visible avant l’aube. Elle nous raconte l’histoire d’un chasseur arrogant. Il mourut foudroyé par le venin d’un scorpion (lire à ce sujet Pompéi : une mosaïque illustre le mythe d’Orion et du Scorpion). Dans la mythologie grecque le chasseur géant Orion passait son temps à se vanter de ses prouesses. Exaspérée, Héra, sœur et femme de Zeus, lui envoya un scorpion qui le piqua et le tua.

La constellation d’Orion s’élève à l’aube en fin d’été. © Jean-Baptiste Feldmann

Pour savoir quand la constellation est observable, je vous conseille de regarder la carte du ciel de Stelvision correspondant à votre site et à votre heure d’observation. Continuer la lecture

STEVE, le mystérieux ruban lumineux, est de retour

Photographié depuis quelques années par des chasseurs d’aurores boréales, un curieux ruban de plasma surnommé STEVE intrigue les scientifiques.

Une découverte récente :

Tout a commencé en 2016 quand des membres du Alberta Aurora Chasers, un groupe de chasseurs d’aurores boréales, ont partagé sur les réseaux sociaux leurs clichés d’un curieux phénomène. Ils avaient enregistré un arc de plasma scintillant, de couleur violette, qui s’invitait sur leurs images d’aurores polaires. Ce ruban lumineux était systématiquement accompagné à sa base d’une barrière verte semblable aux draperies que l’on observe dans certaines aurores. Le phénomène est visible sur une image réalisée il y a quelques jours par l’astrophotographe Alan Dyer.

Image réalisée au cours d’une star party dans l’ouest du Canada lors du dernier week-end d’août 2019. Le ruban lumineux de STEVE est nettement visible mais la barrière verte à la base est cachée par les nuages. © Alan Dyer

Intrigués, ils décidèrent de lui donner un nom, STEVE, en attendant de pouvoir en comprendre la nature. Depuis les scientifiques se sont penchés sur le phénomène et ont commencé à en élucider quelques-uns des mystères. Continuer la lecture

Le ciel étoilé a tourné autour d’un pommier

Un pommier sous les étoiles, ça vous dit ? La nouvelle image que je vous présente fait partie de la série consacrée aux rotations d’étoiles.

Comme un goût de pomme :

Savez-vous que le pommier se décline en une quarantaine d’espèces et plus de 20.000 variétés ? Cet arbre fruitier est un incontournable des jardins. Il résiste aux grands froids et peut se planter un peu partout. Selon les variétés la récolte s’étire de juillet à octobre. Celui que j’ai choisi a encore quelques jours de maturité à gagner avant que les gourmands ne viennent le dépouiller.

Le pommier sous les étoiles. © Jean-Baptiste Feldmann

Orné de ses fruits, il était bien orienté pour loger l’étoile polaire à son sommet et l’immortaliser pendant la nuit.  Continuer la lecture

En images : le ciel d’été sous les crayons d’un astrodessinateur

Il y a ceux qui observent le ciel, ceux qui le photographient et ceux qui le dessinent. Rencontre avec un astrodessinateur de talent.

Présentation :

Mon nom est Guillaume Martinod, j’ai 37 ans et je suis ce que certains appellent un « astrodessinateur ». Je dessine directement de nuit ce que j’observe à l’oculaire de mon télescope, un DOBSON (Meade LightBridge) 203mm.

Toute mon enfance j’ai connu un de ces fameux PERL JPM 115/900, trônant fièrement dans la salle à manger de mes parents. Il a toujours fait de l’effet. Aux visiteurs bien sûr, mais aussi sur ceux qui portaient l’œil à son oculaire… moi y compris. C’est à mon père que je dois la petite flamme qui a toujours été allumée au fond de mon âme, ce goût et cette curiosité pour ce ciel qui nous surplombe. Le mystère qu’il recèle et qu’il ne révèle que par bribes à qui sait lui demander…

De l’astronomie à la musique :

J’ai observé un peu étant enfant, mais c’est une autre passion qui aura pris le pas sur l’astronomie : la guitare, qui est à l’origine de mon métier. Cela dit, j’ai passé ces dernières années à potasser à nouveau le sujet de l’astronomie, à restaurer le PERL, et quelques observations plus tard, me voilà depuis l’été dernier derrière l’oculaire d’un 203mm plus passionné que jamais. Continuer la lecture

La Voie lactée s’étire entre les cimes des arbres

Aujourd’hui j’ai envie de rendre hommage aux arbres, ces géants immobiles et bienfaiteurs qui tutoient les étoiles dans une clairière en Bresse.

Savourons la nuit :

Le jour s’en est allé en cette fin de mois d’août. La Lune est proche de son Dernier Quartier et ne se lèvera pas avant minuit. C’est le moment idéal pour admirer la Voie lactée. C’est une rivière d’étoiles qui s’écoule du nord au sud. Son intensité lumineuse ne se dévoile qu’à ceux qui s’échappent des villes. Il faut fuir tout éclairage artificiel (ce qu’on appelle la pollution lumineuse). Une fois le site d’observation atteint, prenez votre temps. Écoutez les bruits de la nuit, multiples craquements et sons émis par un peuple dont nous ne connaissons rien ou presque. Le temps également pour nos yeux de s’accoutumer au noir qui n’est jamais total, à nos pupilles de se dilater. Nous pourrons alors collecter les précieux photons qui tombent du ciel.

En Bresse, la Voie lactée se déploie entre les cimes des arbres. © Jean-Baptiste Feldmann

Le chemin qu’ils ont parcouru défie l’imagination : ils ont mis des années, voire des siècles pour arriver jusqu’à nous à la vitesse hallucinante de 300.000 kilomètres par seconde. Chacune de ces chandelles célestes est un soleil qui brûle dans un silence assourdissant. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de septembre 2019

En septembre Saturne et Jupiter continuent de briller plein sud, Mercure et Vénus reviennent doucement et la Pleine Lune est toute petite !

Un été chargé :

Juillet et août ont été riches en événements astronomiques : le cinquantenaire du premier Homme sur la Lune, une éclipse partielle de Lune, des Nuits des Étoiles fécondes et des Perséides toujours au rendez-vous. L’été touche lentement à sa fin, nous offrant des nuits de plus en plus longues avec des températures agréables. Deux bonnes raisons pour rester dehors en soirée et admirer quelques spectacles célestes courant septembre. N’oubliez pas de regarder la carte de Stelvision pour localiser les astres dans le ciel tout au long du mois. Continuer la lecture

31 août : la nouvelle lunaison a débuté par un joli croissant

Il fallait surveiller l’horizon ouest dans la soirée du 31 août pour espérer voir le jeune croissant annonciateur d’une nouvelle lunaison. 

Qu’est-ce qu’une lunaison ? C’est le temps écoulé entre deux nouvelles lunes. Les éphémérides nous apprennent qu’en moyenne une lunaison dure 29 jours 12 heures 44 minutes. La Lune fait le tour de la Terre en un peu plus de 27 jours mais comme la Terre avance pendant ce temps, il faut donc à la Lune un peu plus de 29 jours pour retrouver la même phase.

Le croissant de Lune à l’horizon le soir du 31 août. © Jean-Baptiste Feldmann

La Nouvelle Lune s’étant produite le 30 août, c’est dans la soirée du 31 qu’on pouvait espérer observer un très jeune croissant juste après le coucher du Soleil. Continuer la lecture

Spectacle céleste : Jupiter à proximité de l’étoile supergéante Antarès

Après son opposition du mois de juin, Jupiter continue de briller aux côtés d’Antarès en début de nuit. Prenez le temps d’admirer ce duo céleste.

Le  10 juin 2019 Jupiter passait à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 645 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 46 sec d’arc et une magnitude de -2,6. Depuis cette date la planète géante gazeuse s’éloigne de nous mais son éclat est toujours aussi vif. Lorsque la nuit tombe, dirigez votre regard vers le sud-ouest. Jupiter est l’astre le plus brillant : il apparaît dans un ciel encore clair avant toutes les étoiles. Sa voisine Antarès est une étoile supergéante rouge de magnitude 1 qui brille dans la constellation du Scorpion. Le VLTI a permis d’obtenir une superbe image de cet astre.

Jupiter et Antarès sont observables sur l’horizon sud-ouest. © Jean-Baptiste Feldmann

Si l’œil nu est suffisant pour repérer les deux astres, ne laissez pas dormir votre paire de jumelles. Bien calée entre vos mains (coudes posés sur une table), elle vous permettra d’admirer le ballet des 4 principales lunes qui sont IoEurope, Ganymède et Callisto, les satellites galiléens (ils ont été découverts en 1610 par Galilée). Avec un peu d’attention et une atmosphère stable, on devine parfois les deux principales bandes sombres qui ceinturent l’astre. Mais pour espérer voir plus de détails sur la planète il faut disposer d’une lunette astronomique ou d’un télescope bien réglés.