Tous les articles par Jean-Baptiste FELDMANN

Admirez Neowise, la jolie comète qui tient (enfin) ses promesses

C’est le moment d’admirer sans instrument la comète C/2020 F3 Neowise qui trône sur l’horizon nord-est en fin de nuit. Un spectacle qu’on n’espérait plus.

Mise à jour du 12 juillet :

La comète C/2020 F3 Neowise continue de faire l’admiration de tous les amoureux du ciel nocturne qui n’avaient pas connu un tel spectacle depuis 23 ans avec la comète Hale-Bopp. L’astre chevelu poursuit son chemin en direction de la Grande Ourse et devient progressivement circumpolaire, ce qui va permettre de la voir en soirée puis toute la nuit sur l’horizon nord d’ici quelques jours. Ce matin elle s’élevait majestueusement avec Vénus (à droite) accompagnée de l’étoile Aldébaran :

Pour ce cliché j’ai utilisé un boîtier Pentax K500 et un objectif 18-55 mm réglé à sa plus courte focale. Pose de 10 secondes à 1600 iso, ouverture 3,5. La carte de Guillaume Cannat vous permet de retrouver la position de la comète au fil du mois :

Mise à jour du 9 juillet :

Cette image a été réalisée à 4h45 ce matin en Auvergne. On y voit la comète C/2020 F3 Neowise s’élever dans le jour naissant, avec à sa gauche le château de Murol. J’ai utilisé un boîtier Panasonic FZ82 réglé à 400 iso avec un temps de pose de 4 sec :

Tout savoir sur la comète Neowise (7 juillet) :

On n’osait plus trop y croire : après la déception causée par les comètes Atlas et Swan, personne n’osait parier sur une nouvelle venue, la comète Neowise. La troisième visiteuse de l’année semble pourtant la bonne !

Découverte le le 27 mars dernier dans le cadre du programme Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer développé par la NASA, la comète C/2020 F3 (Neowise) est désormais un astre assez brillant pour être repérable à l’œil nu à l’aube. Si vous disposez d’une paire de jumelles le spectacle n’en sera que plus beau. L’astre chevelu est actuellement situé à la verticale de Capella, la plus brillante étoile de la constellation du Cocher :

Le 7 juillet vers 4h30 du matin je l’ai photographiée à côté du Puy de Chambourguet, un volcan au-dessus de la station de Super Besse en Auvergne. Continuer la lecture

Pleine Lune de juillet depuis le massif du Sancy

Le début du mois de juillet a été marqué par la septième Pleine Lune de l’année. Un spectacle que j’ai admiré depuis le massif du Sancy en Auvergne. 

Situé en Auvergne, le Puy de Sancy est le plus haut volcan de France métropolitaine. Haut de 1.886 mètres, il a des allures de sommet alpin avec ses fortes pentes et de nombreuses arêtes déchiquetées qui attirent les alpinistes. Son versant sud abrite la station de Super Besse. En 1961, trois ans avant le premier Plan neige destiné à créer et aménager en France des stations de sports d’hiver de haute montagne, cette station voit le jour dans le cirque de la Biche au-dessus du village de Besse-en-Chandesse (rebaptisé Besse-et-Saint-Anastaise depuis 1973) à l’intérieur du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne.

Lever de Pleine Lune dans le massif du Sancy. © Jean-Baptiste Feldmann

C’est depuis Super Besse que j’ai photographié le lever de la Pleine Lune dans la soirée du 4 juillet. J’ai profité de la longue focale (1.200 mm) de mon boîtier Panasonic FZ82 pour zoomer sur notre satellite naturel lorsqu’il a émergé derrière les sapins. Le choix d’un premier plan très éloigné permet ce genre de composition, qui rappelle une image du coucher de Pleine Lune réalisée à l’aube du 7 mai.

Si vous souhaitez vous aussi réaliser des photographies du ciel sans télescope, je vous invite à me retrouver dans cette interview :

À suivre : Jupiter et Saturne au plus près de la Terre en juillet

Juillet sera le mois de l’opposition pour les planètes gazeuses géantes Jupiter et Saturne. Un rendez-vous à ne pas manquer !

Deux planètes au menu :

Ce sont les joyaux du Système solaire : Saturne a plongé dans l’extase des générations d’observateurs avec ses magnifiques anneaux que révèlent une petite lunette astronomique. Quant à Jupiter la géante, c’est la danse de ses quatre plus gros satellites (découverts par Galilée) qui a de quoi vous surprendre. IoEuropeGanymède et Callisto sont en effet repérables dans une simple longue-vue. En raison de leur révolution autour de Jupiter, leur configuration est différente chaque nuit. Continuer la lecture

On The Moon Again, une édition 2020 très particulière

La seconde édition de l’opération On The Moon Again s’est déroulée à huit clos en raison de l’épidémie de coronavirus qui touche la planète.

Anniversaire lunaire :

Souvenez-vous : les 12 et 13 juillet 2019 on fêtait un peu partout dans le monde les cinquante ans des premiers pas sur la Lune avec la première édition de On The Moon Again. Je vous avais fait vivre cet événement depuis le château de Brochon le 12 et en Bresse le 13. Partout dans le monde des passionnés avaient sorti leur télescope pour faire admirer notre satellite naturel aux passants et curieux.

Sous la Lune le 12 juillet 2019 au château de Brochon. © Jean-Baptiste Feldmann

L’occasion aussi de leur rafraîchir la mémoire. Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune. Continuer la lecture

Toledo Montes, la mystérieuse crête équatoriale de Japet

C’est un curieux bourrelet équatorial découvert par la sonde Cassini qui ceinture Japet, une des lunes de Saturne. Zoom sur Toledo Montes.

Une lune en noir et blanc :

Quand on parle des satellites de Saturne, on pense immédiatement à Titan, le plus gros, dont les océans d’hydrocarbures nous fascinent, et qui a reçu la visite du module Huygens en 2005. D’autres lunes de Saturne intéressent beaucoup les scientifiques, à l’image de Japet. Troisième satellite de Saturne par la taille (après Titan et Rhéa), Japet a été découvert en 1671 par l’astronome Jean-Dominique Cassini. Les mesures de densité indiquent qu’il est composé principalement de glace et d’environ 20 % de matière rocheuse.

Japet, un satellite noir et blanc qui gravite autour de Saturne. © NASA

Tournant sur lui-même en un peu plus de 79 jours, Japet a la particularité de présenter deux hémisphères cratérisés de couleurs très différentes. Sa face avant (qui capture les poussières quand le satellite avance sur son orbite) est noire comme du charbon, alors que sa face arrière est blanche comme neige. Continuer la lecture

Cet été vous avez rendez-vous avec la Lune

L’été est là ; c’est l’occasion de prendre le temps de regarder le ciel et d’y suivre facilement les phases et les déplacements de la Lune. Mode d’emploi.

Depuis le 50e anniversaire du premier Homme sur la Lune en 2019, notre satellite naturel est redevenu à la mode. Même si l’opération On The Moon Again n’a pu être renouvelée cette année en raison du coronavirus, il est toujours possible d’admirer la Lune cet été. C’est faisable depuis une fenêtre, un balcon, un jardin, à l’œil nu ou dans une longue-vue.

Cet été je vous propose quelques jolis rendez-vous avec la Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Outre le plaisir de découvrir la surface changeante de notre satellite naturel, son déplacement au fil des nuits le fait passer régulièrement près d’une planète qui devient alors beaucoup plus aisée à localiser. Voyons cela en détail. Continuer la lecture

En vidéo : Rosetta, 900 jours sur une comète

Le survol de la comète 67P par la sonde Rosetta en 2014 est l’une des plus belles aventures scientifiques de ce début de XXIe siècle. 

Les 12 et 13 novembre 2014 resteront célèbres dans l’histoire de la conquête du Système solaire. C’est à cette date que la sonde européenne Rosetta a largué le module Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (du nom des deux astronomes soviétiques qui ont découvert cet astre chevelu en 1969 et qui étaient présents au siège de l’ESA pour suivre l’événement). La zone d’atterrissage prévue a été surnommée Agilkia (Agilkia est le nom d’une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l’île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d’Assouan dans les années 1970).

Cette incroyable aventure (qui a débuté en 1993) et la décennie de voyage de la sonde européenne nous sont contées dans cette vidéo. Nous partageons les joies et les doutes des scientifiques qui vont diriger cette mission jusqu’à son terme, le crash de la sonde sur la comète le 30 septembre 2016. Aux côtés d’Andrea Accomazzo, l’ingénieur italien qui a été nommé chef de la mission, et de l’astrophysicien français Jean-Pierre Bibring, nous revivons ce qui est aujourd’hui considéré comme l’une des plus grandes réussites de l’exploration spatiale depuis les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune.

Spectaculaire : la Lune occulte Vénus le 19 juin au matin

Ce sera l’un des grands spectacles astronomiques de cette année 2020. Le croissant de Lune occultera celui de Vénus le matin du 19 juin.

Une rencontre entre croissants :

Le mois de mai nous avait laissé sur notre faim avec la déconvenue de la comète Swan, celui de juin nous réserve un joli baiser céleste entre Vénus et la Lune. Après avoir passé plusieurs mois dans le ciel du soir (voir sa rencontre avec l’amas des Pléiades), la brillante Vénus est de retour dans le ciel du matin. Le 19 juin la seconde planète du Système solaire aura la forme d’un mince croissant (8% du disque) d’une taille apparente de 51 secondes d’arc. La vieille Lune se présentera également sous la forme d’un très fin croissant (4%), 48 heures avant la Nouvelle Lune.

L’occultation de Vénus du 19 juin 2020 sera assez similaire à celle de 2009. © Kevin Jung

La rencontre entre les deux astres se produira en matinée dans un ciel lumineux, ce qui nécessitera quelques préparatifs pour réussir cette observation spectaculaire. Continuer la lecture

NGC 3718, la galaxie torsadée la plus photogénique

Dans la grande famille des galaxies, certaines sont particulièrement belles à photographier. C’est le cas de NGC 3718 dans la Grande Ourse.

Beauté discrète :

Au cours du printemps, par une nuit sans Lune, je vous invite à pointer un puissant télescope du côté de Phecda (Gamma Ursae Majoris). Cette étoile marque le coin en bas à gauche de la Grande Casserole. L’astérisme en question est en réalité la partie la plus célèbre de la Grande Ourse.

C’est dans cette zone que se cache NGC 3718, une magnifique galaxie tordue. Située à environ 45 millions d’années-lumière, elle est très discrète visuellement avec une magnitude de 10,6.  Au point qu’elle est souvent négligée au profit de la nébuleuse planétaire du Hibou (Messier 97) juste à côté. Continuer la lecture

Spectaculaire : la Pleine Lune en vase étrusque sur l’océan

L’astrophotographe iranien Babak Amin Tafreshi nous envoûte avec une étonnante image d’un lever de Pleine Lune qui prend la forme d’un vase étrusque.

Ceux qui aiment les belles images astronomiques connaissent bien celles de Babak Amin Tafreshi, ce photographe iranien qui vit à Boston, fondateur du collectif TWAN (The World At Night). Certains de ses clichés sont très spectaculaires, comme celui de ce vase étrusque :

Pleine Lune en vase étrusque à son lever derrière l’océan Atlantique. © Babak A. Tafreshi

De quoi s’agit-il ? Un vase étrusque se produit lorsque les rayons lumineux de la Lune (ou du Soleil) à l’horizon traversent différentes couches atmosphériques, donnant à l’astre une forme évasée à sa base. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne en juin 2020

Les rapprochements Lune-planètes et les nuages noctiluques sont au menu de ce mois de juin et de ses nuits les plus courtes de l’année. 

Le mois des planètes :

Nous voici aux portes de l’été. Nous espérons tous de belles nuits dégagées aux températures agréables. Mais nous savons déjà qu’elles seront très courtes en juin. Inutile donc d’espérer admirer nébuleuses et galaxies, il faudra nous concentrer sur la Lune et les planètes. Ça tombe bien, c’est de ce côté que le spectacle promet d’être au rendez-vous.

Vieux croissant de Lune à l’aube au-dessus des monts du Forez. © Jean-Baptiste Feldmann

À un mois de leur opposition (14 juillet pour Jupiter et 20 juillet pour Saturne) les deux planètes géantes gazeuses continuent de s’imposer au fil des nuits. Mars poursuit également son rapprochement (opposition le 13 octobre) et Vénus bascule dans le ciel du matin. Continuer la lecture

Pourquoi (presque) personne n’a vu passer Crew Dragon

Vous étiez nombreux à espérer voir passer la capsule Crew Dragon après son lancement dans la soirée du 30 mai. Sans beaucoup de succès malheureusement.

Un lancement historique :

Tous les passionnés de la conquête spatiale se sont retrouvés devant leur écran hier soir pour assister au décollage de la capsule Crew Dragon. Le premier véhicule spatial construit par une entreprise privée (SpaceX de Elon Musk) devait emporter Bob Behnken et Doug Hurley en direction de la Station spatiale internationale (ISS).

Les deux astronautes ont d’ailleurs renommé leur capsule Endeavour en l’honneur de la navette spatiale dans laquelle ils avaient voyagé il y a environ une décennie.

Le passage de l’ISS au-dessus du château de Corton le 30 mai. © Jean-Baptiste Feldmann

Après un décollage parfait qui a ravi les aficionados, chacun est sorti pour tenter d’admirer la capsule dans le ciel. Malheureusement, si de nombreuses personnes ont vu l’ISS après 23 heures (passage que j’ai immortalisé en Bourgogne depuis le château de Corton, image ci-dessus), la capsule Crew Dragon a été particulièrement discrète. Continuer la lecture

Vénus s’approche sous la forme d’un très fin croissant

Dans les semaines qui encadrent sa conjonction avec le Soleil, la planète Vénus se présente en croissant, un phénomène comparable aux phases de la Lune.

Des phases pour Vénus :

Tout comme Mercure, l’autre planète intérieure (leurs orbites sont comprises entre la Terre et le Soleil), Vénus présente des phases très marquées. Le phénomène est spectaculaire quand on s’approche de la conjonction. Celle qui se produit le 3 juin est une conjonction inférieure, ce qui signifie que la planète passe entre nous et notre étoile. L’alignement entre les trois astres ne sera pas rigoureusement exact et nous n’assisterons donc pas à un transit de Vénus devant notre étoile comme ce fut le cas le 6 juin 2012.

Le très fin croissant de Vénus au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

En attendant on assiste à la chute de Vénus sur l’horizon OUEST après le coucher du Soleil et il devient difficile de localiser la planète dans un ciel très lumineux. Continuer la lecture

Vredefort, un cratère d’impact de 300 kilomètres de diamètre

En Afrique du Sud, la ville de Vredefort a donné son nom à l’immense cratère d’impact (le plus grand connu à ce jour sur Terre) dans laquelle elle se situe.

Structure géante :

À 120 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg (Afrique du Sud), on peut découvrir le plus grand cratère d’impact du monde, celui de Vredefort. L’astéroïde qui a creusé ce cratère de 300 km de diamètre devait avoir une taille comprise entre 10 et 15 km. L’impact s’est produit il y a un peu plus de 2 milliards d’années ce qui explique que le cratère soit très érodé. On parle d’ailleurs plutôt d’astroblème quand on se trouve face à un cratère fossile (comme dans le cas de Rochechouart).

Vredefort est à ce jour le plus grand cratère d’impact connu. © NASA

Sur les images prises depuis l’espace on ne repère que de vagues structures géologiques circulaires centrées sur un dôme de roches.  Ce dernier, appelé dôme de Vredefort (le nom de la ville logée dans le cratère), a un rayon d’environ 25 km. En raison de son intérêt scientifique le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Continuer la lecture

24 mai : la jeune Lune, Vénus et une colonne solaire

Alors que la soirée du 24 mai semblait dédiée au rapprochement apparent entre la jeune Lune, Mercure et Vénus, une colonne solaire s’est invitée.

Deux clichés réalisés pendant la soirée du 24 mai montrent un curieux phénomène lumineux. Il s’agit d’un pilier de lumière appelé également colonne solaire. Elle est apparue peu après le coucher du Soleil. Un tel phénomène se produit par réflexion des rayons du Soleil sur des cristaux de glace plats à base hexagonale situés dans l’atmosphère.

Colonne solaire, jeune Lune et Vénus au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

Au départ j’avais prévu de photographier le ballet céleste entre Mercure, Vénus et la Lune. Trois jours plus tôt seules les deux planètes intérieures étaient visibles, l’occasion d’immortaliser leur rapprochement en présence d’une danseuse (image du 21 mai). Arrivé assez tôt sur le site d’observation, j’ai remarqué la présence d’une belle colonne solaire. Le ciel était encore trop clair pour y déceler les protagonistes célestes (premier cliché). Ce n’est qu’un peu plus tard que le jeune croissant de Lune est apparu ainsi que Vénus (second cliché). Plus faible, Mercure s’est montrée plus tard, alors que Vénus était cachée par l’église de Corton.

Une danseuse aux côtés des planètes Vénus et Mercure

Quoi de mieux qu’une gracieuse danseuse pour accompagner la chorégraphie des planètes Vénus et Mercure actuellement au crépuscule ?

Comme nous le rappelle François Aru dans ses Visions Nocturnes, les planètes intérieures Vénus et Mercure ont entamé une belle chorégraphie pour quelques soirs (je vous en ai également parlé ici) :

Dans la soirée du 21 les deux astres étaient alignés verticalement au-dessus de l’horizon OUEST peu après le coucher du Soleil. Avec la complicité de Christine, qui a bien voulu jouer le rôle d’une danseuse, nous avons immortalisé ce rapprochement apparent entre les deux planètes :

Une danseuse pour accompagner Vénus et Mercure. © Jean-Baptiste Feldmann

L’image a été réalisée avec un boîtier Nikon D3100, un objectif de 50 mm de focale diaphragmé à 5,6 et une pose d’1/4 de seconde à 400 iso. La petite étoile visible au bout de la main la plus haute est Beta Tauri. Connue également sous le nom de Elnath, c’est la deuxième étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, avec une magnitude apparente de 1,7. Continuer la lecture

Ballet céleste entre Mercure, Vénus et la Lune du 19 au 25 mai

C’est une jolie chorégraphie qui se déroulera en soirée du 19 au 25 mai : Mercure va croiser Vénus. La Lune se joindra également au couple planétaire. 

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule (les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin). Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez relativement facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité.

La planète Mercure dans la soirée du 25 février 2019. © Jean-Baptiste Feldmann

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce alors que chez les Grecs cet astre était assimilé à Hermès, le Messager des Dieux. Continuer la lecture

Aurores boréales au-dessus de la rivière des Esclaves

Plongez dans la magie des aurores boréales avec une image réalisée par le photographe John McKinnon depuis les rapides de la rivière des Esclaves au Canada. 

Les amoureux de grands espaces et les kayakistes connaissent bien la rivière des Esclaves et ses rapides. Située au Canada dans les Territoires du Nord-Ouest, elle s’étire sur 435 kilomètres entre l’Alberta où elle prend naissance et le Grand lac des Esclaves dans lequel elle se jette. La ville américaine de Fort Smith, dans l’État de l’Arkansas, sert de point de rassemblement pour les pagayeurs.

Aurores boréales au-dessus de la rivière des Esclaves au Canada. © John McKinnon

Le 7 mai le photographe John McKinnon s’est rendu au bord de la rivière au crépuscule. Une superbe aurore boréale a pris naissance dans la haute atmosphère, attisée par le vent solaire. C’est ce courant de particules énergétiques qui est également à l’origine des modifications observables ces dernières nuits dans la queue de la comète Swan.

Sur le cliché de John McKinnon un astre brillant attire l’attention au-dessus de l’horizon OUEST. Il s’agit de la planète Vénus qui du 20 au 25 mai va réaliser une belle chorégraphie céleste avec Mercure et le croissant de Lune. Pour ne rien manquer de ce spectacle abonnez-vous à CIELMANIA sur Facebook ou Twitter !

En vidéo : le nettoyage des miroirs du Very Large Telescope

Les miroirs des 4 télescopes du VLT font l’objet d’un entretien régulier. Une opération délicate indispensable pour maintenir la qualité des observations.

4 télescopes exceptionnels :

Installé dans le désert chilien de l’Atacama au sommet du Cerro Paranal depuis plusieurs décennies, l’Observatoire européen austral (ESO) est constitué de nombreux instruments astronomiques parmi les plus puissants du monde qui opèrent sous l’un des ciels les plus purs de la planète. Les 4 télescopes qui composent le VLT (Very Large Telescope) sont les plus réputés. Ils sont équipés de miroirs primaires de 8,2 mètres de diamètre.

Chacun de ces télescopes peut travailler seul, mais on peut aussi les associer à 4 autres télescopes plus petits (1,8 mètre) et mobiles (ils circulent sur des rails) de façon à former un interféromètre géant, le VLTI, capable d’offrir des vues de l’Univers 25 fois plus précises qu’avec un seul des télescopes. Continuer la lecture

Une supernova explose dans la galaxie spirale Messier 61

Messier 61, une galaxie spirale dans la constellation de la Vierge, attire l’attention des astronomes : une supernova vient d’y exploser.

La constellation de la Vierge est parfaitement visible durant les nuits du mois de mai. Quand la Lune est absente, les astronomes en profitent pour pointer leurs télescopes en direction des nombreux objets cosmiques que l’on peut admirer aux alentours de Spica, la plus brillante étoile de la constellation. Il y a bien sûr le superamas de la Vierge, un grand amas de galaxies situé à une distance de 15 à 22 Mégaparsec (entre 50 et 70 millions d’années-lumière). Mais la constellation abrite également  d’autres curiosités célestes comme l’étrange couple de galaxies Arp 116, Messier 98 ou encore Messier 104, le célèbre Sombrero céleste.

La belle galaxie spirale Messier 61 se trouve dans la constellation de la Vierge. © ESO

Attardons-nous sur l’une d’entre elles, la superbe galaxie spirale Messier 61 située à 55 millions d’années-lumière de nous. Si elle est assez discrète dans un télescope d’amateur avec une magnitude de 10, la galaxie M 61 révèle toute sa beauté dans un grand instrument, comme nous le prouve cette image proposée par l’ESO il y a quelques mois (image ci-dessus). Continuer la lecture