Tous les articles par Jean-Baptiste FELDMANN

28 août 2026 : admirez l’éclipse de Lune au lever du jour

Seize jours après l’éclipse de Soleil, nous avons rendez-vous le 28 août 2026 avec une éclipse de Lune. Cette fois, il faudra se lever tôt.

Suite d’éclipses :

Si nous avons droit le 28 août 2026 à un nouvelle éclipse deux semaines après la précédente, c’est parce que nous sommes dans une saison d’éclipses. Le 12 août, avait lieu une éclipse de Soleil, donc un alignement Soleil-Lune-Terre. Nous avons vu alors la Lune masquer notre étoile (voir mes images réalisées à Saint-Jean-de Luz). En un peu plus de quinze jours, la Lune a parcouru la moitié de son orbite. Elle se retrouve cette fois dans l’ombre de la Terre. Nous assistons à un alignement Soleil-Terre-Lune, comme nous l’expliquent Les Décodeurs :

Qu’elles soient solaires ou lunaires, les éclipses ont longtemps été interprétées comme des signes du destin (lire à ce sujet Une éclipse a précipité la chute de Constantinople en 1453). Cette éclipse lunaire du 28 aôut sera partielle, puisqu’au moment du maximum, peu après 6 heures du matin (heure de Paris), 92% du disque lunaire sera dans l’ombre de la Terre. Le phénomène aura débuté à 4 heures 33 avec l’entrée dans l’ombre (la phase de pénombre est difficile à discerner). On retrouvera tous les détails sur la page de l’IMCCE :

Environ une heure après le maximum, la Lune sera couchée, ce qui signifie que le spectacle se déroulera au-dessus de l’horizon Ouest. Comme pour le 12 août, il faudra choisir un site parfaitement dégagé dans cette direction. Et comme pour le 12 août, ce seront les régions les plus à l’Ouest du pays qui bénéficieront des meilleurs conditions d’observation :

Utilisez une application comme Stellarium pour évaluer vos conditions locales. S’il fait beau, vous pourrez ainsi profiter d’une belle couleur cuivrée sur la Lune. Un phénomène lié à la réfraction atmosphérique, qui dévie les rayons rouges du Soleil à l’intérieur du cône d’ombre terrestre, comme l’explique Stelvision :

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
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La surface de l’étoile Bételgeuse est bosselée

Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge, fascine les astronomes. Cette fois, ils nous révèlent son étrange surface. 

Célèbre étoile :

Faut-il encore présenter Bételgeuse ? Tout le monde (ou presque) connaît cette supergéante rouge. Elle marque l’épaule gauche d’Orion, le chasseur géant de la mythologie grecque. Et, en cette fin de mois d’août, il suffit de se lever avant l’aube pour l’admirer à l’Est. Cet astre intriguant devrait finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour, mais personne ne peut dire quand. Il y a moins d’un mois, le Very Large Telescope a confirmé l’existence d’une discrète étoile compagnon qui gravite autour de la supergéante. Cette fois, c’est la surface de l’astre qui nous est révélée (lire le communiqué de l’ESO) :

Contrairement au Soleil, dont la forme sphérique est lisse, Bételgeuse présente une surface très irrégulière et bosselée. Ces bosses correspondent à de gigantesques bulles de gaz chaud qui remontent des profondeurs de l’étoile. Pourtant, quelque chose cloche : logiquement, ce processus de convection rend ces bulles éphémères. Mais voilà : la zone la plus brillante de la surface était déjà visible sur des données acquises il y a sept ans ! Pour les astronomes, jamais avares d’explications, la persistance de ce point chaud est peut-être liée à la présence de l’étoile compagnon. À moins qu’il faille en rechercher la cause dans le grand obscurcissement dont Bételgeuse a été victime en 2019-2020.

Bételgeuse est une étoile supergéante rouge. © CIELMANIA
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Avec Chang’e 7, la Chine vise le pôle sud lunaire

La nouvelle mission chinoise Chang’e 7 va s’envoler pour le pôle sud lunaire. Objectif : rechercher de la glace au fond des cratères.

Recherche glace désespérément :

Pourquoi vouloir explorer le pôle sud lunaire ? Il faut savoir que cette région est particulièrement intéressante pour deux raisons. D’une part, on pense qu’elle recèle d’importantes réserves de glace d’eau au fond de cratères qui ne reçoivent jamais la lumière (comme Shackleton). D’autre part, certains plateaux bénéficient d’un ensoleillement quasi permanent. Deux conditions indispensables pour y établir de futures bases lunaires. C’est donc tout naturellement l’objectif de Chang’e7, la nouvelle mission chinoise qui devrait s’envoler en cette fin août :

Au pôle sud, le cratère Shackleton, plongé dans une obscurité permanente, pourrait contenir de la glace d’eau. La caméra très sensible ShadowCam en dévoile le fond. © NASA

Depuis vingt ans, la Chine développe un ambitieux programme d’exploration lunaire :

  • Chang’e 1 (2007) et 2 (2010) ont été chargés de cartographier la surface lunaire et d’analyser sa composition.
  • Chang’e 3 (2013) et 4 (2019) ont déposé des rovers sur le sol lunaire, notamment sur la face cachée (2019).
  • Chang’e 5 (2020) et 6 (2024) ont permis la collecte et le retour d’échantillons lunaires.
  • Chang’e 7 (2026) et 8 (2028) vont concentrer leurs recherches sur le pôle sud. Chacune de ces missions se compose de quatre éléments : un orbiteur, un atterrisseur, un rover et un drone sauteur (pour explorer le fond des cratères).
Les différents éléments de la mission Chang’e 7 vont traquer la glace lunaire. © CNSA

L’ensemble de ce programme devrait déboucher sur la construction ultérieure d’une base lunaire chinoise (International Lunar Research Station) .

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Acuter Elite Phoenix, une étonnante lunette solaire

Avec sa lunette Elite Phoenix, la marque Acuter démocratise l’observation du Soleil en H-alpha. Découvrons ce curieux instrument.

Le Soleil revisité :

L’Acuter Elite Phoenix a fait une entrée fracassante dans le monde de l’astronomie amateur. Cette petite lunette permet en effet d’accéder à l’observation du Soleil en H-alpha pour un coût raisonnable (1200 euros). En  se focalisant sur la raie spectrale de l’hydrogène (656 nanomètres), il devient alors possible d’admirer les protubérances, la chromosphère et les filaments solaires :

La lunette Acuter permet de s’adonner aux joies de l’observation du Soleil en H-alpha.

Jusqu’à récemment, il fallait attendre une éclipse totale de Soleil pour profiter brièvement de ces phénomènes. Dans les années 1930, l’invention du coronographe par l’astronome Bernard Lyot a permis de reproduire des éclipses artificielles. Mais l’instrument, délicat à construire et à utiliser, était hors de portée du monde des amateurs.

Pendant longtemps, seules les éclipses solaires permettaient d’entrevoir brièvement les protubérances (en rouge). Éclipse nord-américaine du 8 avril 2024. © Bryon Wiley

Puis les systèmes optiques H-alpha ont fait leur apparition, à des prix prohibitifs, qui s’expliquent par la complexité de leur réalisation. En effet, ces systèmes se composent de trois parties :

  • Un filtre de réjection d’énergie (ERF), constitué de plusieurs dizaines de couches diélectriques, pour éliminer les rayons UV et les IR.
  • Un étalon de Fabry-Pérot, formé de deux lames de verre aux faces planes dotées de couches partiellement réfléchissantes ultra-précises (traitement multicouche hautement réfléchissant).
  • Enfin, un filtre bloquant (BF). Il s’agit d’un filtre interférentiel complexe comportant environ 50 couches (voire plus) déposées sous vide (technologie dichroïque) pour isoler strictement la raie à 656,3 nm.

Pour être complet, signalons enfin l’apparition récente du spectrohéliographe Sol’Ex. S’il démocratise incontestablement l’accès à l’imagerie monochromatique du Soleil, il nécessite de posséder déjà une lunette astronomique.

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La chute d’une fusée Falcon a bien créé un cratère lunaire

La sonde LRO a photographié un nouveau cratère lunaire, formé à la suite de la chute d’un étage de fusée Falcon le 5 août dernier.

Une chute calculée :

On peut s’étonner qu’un morceau de fusée Falcon puisse terminer sa course sur la Lune. Pourtant, bien que ce lanceur serve principalement à mettre en orbite terrestre des grappes de satellites, il peut aussi emmener sa charge utile beaucoup plus loin. C’est par exemple ce qui s’est passé avec le modèle 2025-010. En effet, le 15 janvier 2025, le dixième lancement de l’année a propulsé vers la Lune Blue Ghost et Hakuto-R. Il s’agit de deux atterrisseurs lunaires qui ont fait le voyage à bord du second étage du lanceur. C’est alors qu’est entré en scène Bill Gray, un astronome américain spécialisé dans les logiciels de calculs d’orbite. Il a annoncé que le second étage en question s’écraserait sur la Lune le 5 août 2026 (une semaine avant la grande éclipse solaire) :

Point d’impact du second étage d’un lanceur Falcon 9 le 5 août 2026. Project Pluto.

Ne restait plus qu’à vérifier si l’impact n’avait pas créé un nouveau cratère, que seul LRO pourrait nous dévoiler. Les 11 et 12 août, les ingénieurs de la NASA ont donc incliné l’orbiteur lunaire pour que ses caméras pointent la zone présumée de l’impact. Ce qui a permis de découvrir un nouveau cratère, large de 18 mètres et profond de 3 mètres :

Images avant et après l’impact causé par la chute d’un étage de fusée Falcon 9. NASA/LRO
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La comète 220P/McNaught prend de court les astronomes

Pour la seconde fois en quelques semaines, la comète 220P/McNaught a connu une brusque augmentation de luminosité.

Astre chevelu imprévisible :

On ne s’ennuie pas en observant la comète 220P/McNaught (paramètres sur Astro.Vanbuitenen). Elle vient de connaître une seconde éruption (entre le 4 et le 5 août), qui a multiplié sa luminosité par environ 650. La fois précédente, fin mai, la luminosité avait été multipliée par 7000 !  Bien connu, le responsable de ces sursauts d’éclat est le cryovolcanisme. Lorsque la surface gelée de l’astre chevelu devient hermétique à tout dégazage, elle finit par céder sous la pression. Le noyau se fracture, laissant échapper de la glace et des poussières. On observe alors une brutale augmentation d’éclat et l’expansion d’un halo de particules glacées. C’est bien ce qu’a photographié Nirmal Paul :

Visible actuellement dans la constellation de la Baleine (non loin de Saturne), l’astre chevelu est désormais observable avec une simple paire de jumelles. Son découvreur n’est autre que Robert H. McNaught. Cet astronome scotto-australien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’on lui doit notamment la Grande comète C2006/P1.

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Coucher de Soleil éclipsé depuis Saint-Jean-de-Luz

C’est depuis Saint-Jean-de-Luz que j’ai vécu l’éclipse solaire du 12 août 2026, avec un coucher de Soleil mémorable.

Une éclipse à la plage :

Adossée aux Pyrénées, Saint-Jean-de-Luz a les pieds dans l’Océan Atlantique. Ce 12 août, la station balnéaire accueillait le temps d’un soir la plus belle éclipse solaire depuis celle du 11 août 1999. Il faut dire que, dans cette jolie cité, le Soleil devait être occulté à 99,5% ! Un score qui avait retenu toute mon attention. Voilà donc un spectacle qu’habitants et touristes n’ont bien entendu pas voulu manquer. Ils étaient certainement des milliers massés sur la Grande plage pour assister au rendez-vous du Soleil avec la Lune. Alors, pendant une heure environ, armés de lunettes de protection, ils ont pu voir l’astre du jour lentement grignoté :

Dans un ciel devenu peu à peu bleu-gris, le croissant solaire s’est fait minuscule, sans jamais disparaître pour autant. Bien entendu, chacun savait ici qu’il ne vivrait pas la magie d’une éclipse totale. Malgré tout, le spectacle, remarquable, fut salué par des applaudissements, comme un peu partout en France :

Puis les deux astres se sont lentement séparés, et chacun a repris le cours normal de sa vie. Pour autant, le Soleil n’en avait pas fini. Seuls les initiés savaient que, une quarantaine de minutes après son rendez-vous manqué avec la Lune, il allait nous offrir un somptueux coucher. En repérage les soirs précédents, j’avais remarqué qu’il pourrait se glisser derrière le phare de Socoa. Mais encore fallait-il que je me place judicieusement pour jouir de ce spectacle étonnant :

Sachez pour finir que les images de cette mémorable éclipse ont été réalisées avec un boîtier Panasonic FZ 82. J’ai utilisé un filtre pour la première image uniquement (la série de croissants solaires).

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Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Sur l’île hawaïenne de Maui, le télescope solaire Daniel K. Inouye vient de saisir de stupéfiants détails à la surface du Soleil.

Le plus grand télescope solaire :

Le Advanced Technology Solar Telescope (ATST) se trouve sur l’île hawaïenne de Maui. Construit à 3.000 mètres d’altitude au sommet du volcan Haleakalā, il révolutionne l’astronomie solaire depuis sa mise en service fin 2019. Doté d’un miroir primaire de 4,24 mètres de diamètre, cet instrument porte le nom de Daniel Ken Inouye (1924-2012). Ce dernier fut sénateur de l’État d’Hawaï au Congrès des États-Unis. Le télescope a été conçu pour fournir des images d’une résolution deux fois plus élevée que ses prédécesseurs :

La coupole du Daniel K. Inouye Solar Telescope (DKIST) à Hawaï. © Ruth Kneale, DKIST

Pour y parvenir, les ingénieurs l’ont doté d’une optique adaptative. Grâce à l’emploi de 142 vérins hydrauliques, le miroir ne se déforme pas, quelle que soit son orientation ou sa température. Il garde ainsi la même forme avec une précision de l’ordre du micron. Continuer la lecture de Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Éclipse du 12 août : un avion de la NASA dans l’ombre de la Lune

À l’occasion de l’éclipse solaire du 12 août 2026, la NASA a prévu de faire voler un de ses avions dans l’ombre de la Lune.

Au sol et dans les airs :

Le 12 août, vous serez des millions à admirer l’éclipse de Soleil. Les plus chanceux, installés dans la bande de centralité, verront le Soleil disparaître totalement. Pour l’occasion, la NASA a prévu d’étudier le phénomène à bord d’un avion. Observer une éclipse depuis le ciel présente des avantages indiscutables. Tout d’abord, on est certain d’échapper aux éventuels nuages. Ensuite, voler dans l’ombre de la Lune permet d’allonger le temps d’observation de la couronne solaire :

La couronne solaire ne se dévoile qu’au moment de la totalité d’une éclipse. G. Cannat  

Cette couronne, observable uniquement durant les éclipses totales, atteint une température de deux millions de degrés. Une valeur inexplicable, au regard des six mille degrés de la surface du Soleil. Deux bonnes raisons qui ont poussé les astronomes à prendre de l’altitude. Le 12 août, la NASA a prévu de faire voler un WB-57, un avion de reconnaissance construit au début des années 1960 :

Un avion WB-57 permet d’étudier la couronne solaire à l’occasion des éclipses. © NASA

L’appareil est régulièrement utilisé pour étudier la couronne solaire, comme ce fut le cas à l’occasion de l’éclipse du 8 avril 2024. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait appel à des avions à l’occasion d’éclipses solaires. Tout a commencé lors de l’éclipse du 8 juin 1937, quand un major de l’US Army, A. W. Stevens, observa le phénomène à bord d’un Douglas DC-2 volant à 9.000 mètres d’altitude. Plus récemment, un vol du Concorde le 30 juin 1973 a permis aux astronomes de profiter d’un Soleil noir pendant 80 minutes. Un record jamais égalé depuis !

Images réalisées à bord d’un avion WB-57 lors de l’éclipse du 8 avril 2024. © NASA

Pour en savoir plus, lire le communiqué de la NASA.

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Éphémérides : le ciel du mois d’août 2026

Ce mois d’août 2026 sera exceptionnel avec deux éclipses (de Soleil et de Lune) et un excellent cru des Perséides (étoiles filantes).

Deux éclipses en 15 jours :

Avouons-le, août 2026 a de quoi faire rêver les observateurs du ciel ! D’abord le 12, avec une éclipse de Soleil remarquable, puisque totale au nord de l’Espagne. Je vous rappelle que j’y ai consacré un article, tout savoir sur l’éclipse solaire du 12 août 2026. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à le lire. Vous y trouverez toutes les informations utiles pour profiter de ce spectacle dans les meilleures conditions :

Mais ce n’est pas tout ! Deux semaines plus tard, le 28, la Pleine Lune plongera presque totalement dans le cône d’ombre terrestre. En fin de nuit, nous assisterons alors à une très belle éclipse avec 92% de Lune éclipsée aux alentours de 6 heures du matin. Les conditions d’observation de ce phénomène sont détaillées sur la page de l’IMCCE.

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
Le ciel en août 2026 :
  • Le 4, la Lune gibbeuse décroissante accompagne Saturne avant le lever du jour.

  • Le 5, l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 devrait percuter la Lune à plus de 8000 km/h (lire ici).
  • Le 6, Dernier Quartier de Lune.
  • Le 7 avant l’aube, la Lune glisse au-dessus de l’amas d’étoiles des Pléiades.

  • Le 9 en fin de nuit, le croissant de Lune surplombe la planète Mars.

  • Le 11 avant le lever du Soleil, cherchez le très fin croissant de Lune qui surplombe Mercure. Une paire de jumelles peut s’avérer nécessaire.

  • Le 12, Nouvelle Lune et éclipse de Soleil.

  • La nuit du 12 au 13, maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. Cette année, l’absence de Lune permettra de profiter des météores les moins lumineux.
  • Le 15 à l’aube, Mercure et Jupiter sont très proches, un spectacle magnifié dans une petit télescope.

  • Les 15 et 16 août en soirée, retrouvez le croissant de Lune et Vénus.

Les captures d’écran qui illustrent ces éphémérides ont été réalisées à l’aide du logiciel Stellarium, indispensable pour vos soirées d’astronomie.

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Le Soleil se lève, rougi par les fumées des incendies

Ce matin, l’atmosphère opacifiée par les fumées des incendies a filtré le lever de Soleil, lui donnant une belle coloration rouge.

Ciels laiteux :

Les incendies de forêts se poursuivent, comme on peut le constater sur la carte des feux en cours. Actifs depuis plusieurs jours pour certains, ils sont une source importante de pollution atmosphérique. Comme l’explique AtmoSud, les fumées contiennent des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, ainsi que des composés organiques volatils. Portées par les vents sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres, ces fumées subissent des transformations chimiques à l’origine de nouveaux polluants, comme l’ozone ou des aérosols secondaires. Visuellement, ces fumées opacifient l’atmosphère, surtout en direction de l’horizon, là où la couche d’air est la plus épaisse :

Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer les levers et couchers de Soleil. La lumière de l’astre est fortement atténuée, et subit une importante coloration rouge. On le voit bien sur ces deux images, la première réalisée à l’aube du 30 juillet, la seconde le lendemain. D’habitude, à cette époque de l’année, le Soleil est éblouissant dès son lever…

  • Image 1 (30 juillet) : boîtier Nikon D3200, objectif 55-200 mm (focale maxi), addition de huit images avec le logiciel StarMax.
  • Image 2 (31 juillet) : boîtier Panasonic FZ82.
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L’étoile compagnon de Bételgeuse se dévoile un peu plus

Grâce au VLT, les astronomes disposent d’une nouvelle image du compagnon de Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge.

Vedette imprévisible :

S’il y a une étoile que tout le monde connaît, c’est bien Bételgeuse. Celle qui symbolise l’épaule du chasseur Orion fait en effet régulièrement parler d’elle. On pense en particulier à son grand obscurcissement en 2019-2020. Le phénomène a depuis été expliqué par les astrophysiciens Éric Lagadec et Miguel Montargès :

https://www.youtube.com/watch?v=lE5zQsGUXbI

Cet astre intriguant devrait même finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour ! Quand ? Cela, personne ne peut le prévoir. Peut-être la nuit prochaine, ou dans cent mille ans… Une chose est sûre, c’est que les sautes d’humeur de cette supergéante rouge sont connues depuis longtemps. On en trouve par exemple la trace dans les récits des Aborigènes d’Australie (à lire sur arXiv) :

Bételgeuse est l’une des principales étoiles de la constellation d’Orion. © CIELMANIA

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Sur la Lune, les mystères du fascinant plateau d’Aristarque

C’est l’une des régions lunaires les plus étonnantes : visite guidée du plateau d’Aristarque, déjà observable dans un petit télescope.

Un cratère à la jeunesse toute relative :

Pour explorer le célèbre plateau d’Aristarque, je vous invite à regarder l’hémisphère Nord-Ouest de la Lune. C’est là, au milieu de l’océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum), que nous attend Aristarque. Il fait partie des plus jeunes grands cratères lunaires (450 millions d’années quand même !) :

Observé pour la première fois en 1645 par Johannes Hevelius, il a été nommé en l’honneur de Aristarque de Samos. Ce cratère s’est formé suite à la chute d’une comète ou un d’un astéroïde. L’impact a creusé une excavation de 40 kilomètres de diamètre, profonde de 3.500 mètres. Continuer la lecture de Sur la Lune, les mystères du fascinant plateau d’Aristarque

À Céron, un grand gîte accueille les astronomes amateurs

Les astronomes amateurs sont à la recherche de gîtes pour se retrouver et observer. À Céron, un lieu répond parfaitement à leurs besoins.

Point central et ciel noir :

Céron (site internet) possède des atouts pour attirer les observateurs du ciel. Située au centre de la France, cette commune de Saône-et-Loire est éloignée des grosses sources de pollution lumineuse. En outre, elle offre une infrastructure d’accueil idéale : le gîte Le Bois Rond. J’ai eu la possibilité de le découvrir, invité par le club AstroAspach que je remercie. Chaque année depuis une décennie, un groupe d’astronomes amateurs alsaciens y prend ses quartiers d’été. Une semaine pour admirer et photographier le ciel étoilé :

Au gîte Le Bois Rond, seule la Lune est source de pollution lumineuse.

Le gîte, pouvant accueillir jusqu’à vingt personnes, est idéal pour cela. Un grand terrain dégagé vers le Sud, pas d’éclairages malvenus, et d’excellentes conditions d’accueil. On peut notamment citer la piscine, très appréciée en période estivale ! En outre, de grandes salles offrent la possibilité de faire des “manips” diurnes : traitement d’images, réglages du matériel… et discussions interminables ! Le lieu devrait dont retenir l’attention des clubs  et des groupes de passionnés à la recherche d’un endroit pour se retrouver et observer ensemble :

Le gîte Le Bois Rond sous les étoiles. Les astres et les déplacements des observateurs ont laissé des traces lumineuses durant les deux heures qu’a duré le cliché.
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Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

En pointant la galaxie Centaurus A, le télescope spatial James Webb nous révèle une scène de cannibalisme cosmique.

Une galaxie intrigante :

Centaurus A s’appelle également NGC 5128 ou encore Cadwell 77. L’appellation NGC nous renvoie à l’imposant New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars qui regroupe près de 8.000 objets du ciel profond. Quant à Caldwell, c’est le nom du catalogue produit par un célèbre vulgarisateur britannique, Patrick Moore. Située dans la constellation australe du Centaure, NGC 5128 est une cible de choix depuis l’hémisphère Sud. Découverte en 1826 par l’écossais James Dunlop, elle est théoriquement perceptible dans une paire de jumelles (magnitude 7) :

La galaxie NGC 5128 dans la constellation du Centaure. © Wolfgang Promper

Centaurus A est rangée dans la famille des galaxies lenticulaires, des sortes de galaxies spirales privées de bras. Une large bande irrégulière composée de poussières obscurcit son centre où se cache un trou noir supermassif. De ce trou noir s’échappent des jets de rayons X dont le plus long s’étire sur plusieurs milliers d’années-lumière. Continuer la lecture de Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

L’inquiétant miroir Eärendil-1 bientôt en orbite ?

Éclairer la nuit avec un miroir en orbite ? C’est ce que devrait être capable de faire Eärendil-1, le pionnier d’une inquiétante flottille. 

La nuit en sursis :

Eärendil-1 emprunte son nom à l’un des personnages imaginaires de J. R. R. Tolkien. Si, dans les textes de l’écrivain britannique, il devient une étoile, il pourrait bien les faire disparaître. Car c’est le nom qu’a choisi Reflect Orbital pour désigner le premier de ses miroirs placés en orbite (à 625 km d’altitude). Objectif : éclairer temporairement des zones terrestres d’environ 5 kilomètres de diamètre avec l’intensité de la Pleine Lune. Sur son site, la société vente les mérites de ce projet : éclairer la nuit des équipes de secours (séismes, incendies…), des chantiers ou encore des centrales solaires. Un éclairage d’appoint payant, bien entendu.

Reflect Orbital prévoit la mise en service de miroirs en orbite. © Montage Cielmania

La FCC (Federal Communications Commission) vient de donner son feu vert pour la mise en orbite du premier miroir (un film réfléchissant de 18 mètres de diamètre). Il devrait être testé dans l’espace d’ici la fin de l’année. Si le premier essai est concluant, Reflect Orbital prévoit la mise en service de 50.000 miroirs d’ici 2035 ! La société assure qu’elle prendra soin d’éviter les “zones d’astronomie“. Pas de quoi rassurer les amoureux des étoiles, déjà inquiets par la prolifération des constellations de satellites

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Insolite : la Station spatiale du côté de Saturne

L’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé le passage de la Station spatiale à proximité de Saturne depuis l’Île de la Réunion.

Des anneaux et des Hommes :

Il y a quelques semaines, Saturne a pris place dans le ciel du matin. Cela n’a pas échappé aux astrophotographes, qui nous ont offert les premières images de l’ouverture des anneaux. Pour Quentin Gineys (voir son site internet et son compte Instagram), installé sur l’Île de la Réunion, une autre opportunité s’est présentée : celle de saisir le passage de la Station spatiale à proximité de la planète aux anneaux. Et la chose est loin d’être évidente, quand on sait que l’ISS met en moyenne moins d’une seconde pour passer devant la Lune ou le Soleil ! Une vitesse dont on peut avoir idée en regardant cette vidéo.  Quant à l’image finale, la voici :

À savoir :

La Station spatiale internationale (ISS en anglais pour International Space Station) circule à environ 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est le fruit d’une coopération entre les agences spatiales américaine, européenne, japonaise et canadienne. L’assemblage de cette structure de plus de 300 tonnes grande comme un terrain de football a commencé en 1998. Elle est occupée en permanence par des astronautes qui la rejoignent désormais avec la capsule Crew Dragon. Rappelons que la spationaute française Sophie Adenot est à bord de la Station depuis le 14 février 2026.

Dernières nouvelles de la planète :

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Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Le 5 juillet 2026, la sonde Hayabusa2 a survolé en rase-motte l’astéroïde (98943) Torifune, dévoilant sa forme en cacahuète.

Prouesse technique :

(98943) Torifune est un astéroïde découvert en 2001 par le réseau de surveillance LINEAR. Son nom dérive de Ame no Torifune no Kami, une divinité de la mythologie japonaise. Membre de la famille des géocroiseurs, il a reçu ce 5 juillet la visite de la sonde japonaise Hayabusa2. Les techniciens de la JAXA ont réussi à faire passer leur sonde à seulement un kilomètre de l’astéroïde :

Un rase-motte qui a permis de découvrir la forme en cacahuète de l’astéroïde (probablement deux petits astéroïdes accolés). Mais ce survol est surtout la preuve que les ingénieurs japonais maîtrisent parfaitement ces délicates manœuvres. Un savoir-faire qui marque une nouvelle étape dans la défense planétaire, après le succès de la mission DART. Continuer la lecture de La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

En juillet 2026, la Lune a rendez-vous avec quelques planètes ou étoiles brillantes, des rapprochements apparents à savourer aux jumelles.

Vision amplifiée :

La plupart des amoureux du ciel nocturne ont fait leur premiers pas avec une paire de jumelles. Grâce à sa simplicité d’utilisation, c’est l’instrument idéal pour commencer à scruter le ciel nocturne. Il peut même devenir l’instrument principal de l’observateur, tant il est polyvalent. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter “Le ciel aux jumelles“, un excellent guide pour optimiser ses observations :

En juillet 2026, vous pouvez dépoussiérer les jumelles qui dorment dans un tiroir ! Elles vont vous permettre de belles découvertes, la Lune servant de guide. Une application comme Stellarium pourra vous être utile pour repérer les astres les plus discrets aux côtés de notre satellite naturel. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026