Archives par mot-clé : Jupiter

La grande lunette de Lowell fait toujours rêver

130 ans après sa mise en service, la grande lunette de Percival Lowell sert régulièrement à observer les planètes.

Instrument légendaire :

C’est en 1896 que la grande lunette de Lowell entre en service. Deux ans plus tôt, son riche propriétaire a lancé la construction d’un observatoire dans les montagnes de l’Arizona. Après avoir fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père, Percival Lowell s’est en effet pris de passion pour l’astronomie. À la lecture des ouvrages de Camille Flammarion, il décide de se consacrer à l’étude de la planète Mars.

Percival Lowell observant Mars avec sa grande lunette. Dessin Christine Sasiad

Avec un objectif de 60 centimètres de diamètre, la lunette qu’il a fait construire est alors l’une des plus grandes du monde. C’est avec cet instrument que son propriétaire étudiera les mystérieux canaux de Mars. 130 ans plus tard, l’instrument est toujours en parfait état. Et il est régulièrement utilisé pour faire observer le ciel nocturne aux nombreux visiteurs, curieux de le découvrir.

La qualité optique de cette grande lunette n’est plus à démontrer. L’optique fut en effet réalisée par l’entreprise américaine Alvan Clark & Sons, l’un des plus grands fabricants de réfracteurs du XIXe siècle.  Autant dire qu’il est toujours possible d’observer et de photographier les astres avec. Et ce sont surtout les planètes qui ont la faveur de cet instrument de très longue focale (environ dix mètres). Nul doute que la vision des anneaux de Saturne, des bandes gazeuses de Jupiter ou de la surface changeante de Mars a de quoi ravir les visiteurs !

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L’occultation de Jupiter, vue de l’Amérique du Nord

Le 6 octobre à l’aube, l’Amérique du Nord était l’emplacement idéal pour admirer Jupiter et ses satellites glisser derrière la Lune.

Spectacle rare :

L’Amérique du Nord a profité d’un beau spectacle céleste le 6 octobre 2026, comme le rappelle le site Astronomy. C’est en effet depuis l’Est des États-Unis et le Sud du Canada que l’on pouvait admirer l’occultation de Jupiter par la Lune. Un phénomène rare, puisque là-bas, le dernier événement de ce type avait eu lieu en 2004. En France, quelques heures plus tôt, les deux astres étaient encore assez distants :

Sur la côte nord-américaine, alors qu’il faisait jour chez nous, les astronomes ont vu le disque de la planète gazeuse “avalé” en quelques dizaines de secondes. Mais rassurez-vous, Jupiter était de retour moins d’une heure plus tard ! Compte tenu du mouvement propre de la Lune, la disparition de la planète s’est produite côté croissant, et la réapparition côté lumière cendrée. Spectacle assuré, avec les images de Antonio Zaurrini, Gino Caporicci et Jonathan Reeves :

Rares, les occultations de planètes par la Lune sont particulièrement photogéniques. Encore faut-il aller les cueillir depuis les quatre coins du monde. En voici quelques exemples, comme en 2019, où il fallait être en Afrique du Sud pour voir Saturne disparaître :

Saturne disparaît derrière la Lune le 29 mars 2019. © Grant Petersen

Puis, en 2022, c’est depuis l’Île de la Réunion qu’on pouvait admirer une partie de cache-cache avec Vénus. La brillante étoile du Berger (qui doit son surnom à son éclat et à sa position sur l’horizon) était alors gibbeuse :

Occultation de Vénus par la Lune le 27 mai 2022. © Quentin Gineys

Enfin, en 2025, la planète Mars s’éclipsait depuis l’Observatoire de Kitt Peak en Arizona. Un timing parfait, puisque l’occultation avait lieu au moment où la quatrième planète du Système solaire était au plus près de la Terre :

Occultation de la planète Mars par la Lune le 13 janvier 2025. © KPNO/NOIRLab/NSF
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Dernière nuit d’été aux côtés des planètes Mars et Jupiter

La dernière nuit de l’été était particulièrement belle en Beaujolais, avec les planètes Mars et Jupiter encadrant l’amas de la Crèche.

Des planètes pour terminer l’été :

Le ciel était parfaitement dégagé pour profiter de la dernière nuit d’été. C’est en effet aujourd’hui qu’a lieu l’équinoxe de septembre. Depuis le solstice du 21 juin, les nuits n’ont cessé de rallonger, pour le plus grand plaisir des astronomes. La période septembre-octobre est d’ailleurs particulièrement appréciée des amoureux des étoiles, pour ses nuits tempérées et sombres. Pour ceux qui se lèvent tôt, il y a bien sûr la célèbre constellation d’Orion. Impossible de ne pas y chercher aux jumelles sa célèbre nébuleuse, Messier 42. N’hésitez pas à aller l’admirer sous un beau ciel, en vous laissant guider par la fiche d’observation proposée par Stelvision. Une application comme Stellarium vous permettra également de repérer les planètes les plus brillantes. En fin de nuit, alors que Saturne descend lentement vers l’Ouest, Jupiter et Mars escaladent la voûte céleste côté Est :

Entre les deux planètes, se devine l’amas d’étoiles de la Crèche, niché dans la discrète constellation du Cancer. L’écart entre Mars et Jupiter va se réduire jusqu’à ce qu’elles se croisent, le 16 novembre. Quant à Saturne, invisible sur ce cliché, elle sera au plus près de la Terre le 4 octobre, un événement que je ne manquerai pas de détailler dans les prochaines éphémérides. L’image ci-dessus a été réalisée avec un boîtier Nikon D7100 et un objectif Samyang de 12 millimètres de focale. Pose de 15 secondes à 2000 iso.

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Les belles images de la conjonction Jupiter-Vénus

Les photographes ont immortalisé la belle conjonction Jupiter-Vénus facilement observable au-dessus de l’horizon Ouest.

Rapprochement apparent :

Conjonction : le dictionnaire nous apprend qu’il s’agit d’un rapprochement entre deux astres. Pendant quelques temps, vus depuis la Terre, ils nous semblent très proches. Mais attention, ces rapprochements ne sont qu’apparents. Prenez par exemple le cas de Jupiter et Vénus, qui se frôlent actuellement en soirée :

Alors que Vénus est à un peu plus de 150 millions de kilomètres de nous, Jupiter est six fois plus éloignée ! Il arrive, dans de rares cas, que l’un des deux astres passe devant l’autre : ce sera le cas le 12 août 2026, quand la Lune cachera le Soleil. On parle alors d’occultation ou d’éclipse.

Désormais, Jupiter et Vénus vont s’éloigner dans le ciel. Jupiter va se rapprocher de l’horizon, puis devenir inobservable début juillet. On retrouvera la planète gazeuse géante à l’aube (côté Est) dans la seconde quinzaine du mois d’août. Elle frôlera la planète Mars entre le 14 et le 18 novembre, nous offrant une autre très belle conjonction planétaire (nous en reparlerons dans les éphémérides). Quant à Vénus, la voilà bien installée pour l’été côté Ouest au crépuscule. Elle glissera ensuite vers le Soleil fin septembre pour revenir à l’aube (à l’Est) en novembre.

Images de Paolo Palma, Nathalie Roy, Jean-François Graffand, Benjamin van Jaarsveldt, Nasser Kaveh, François Quesnel, Heiko Ulbricht.

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Jupiter et Vénus se rapprochent, Mercure s’invite discrètement

Alors que Jupiter et Vénus préparent leur baiser du 9 juin, la fugace Mercure fait son retour sur l’horizon Ouest.

Messager des Dieux :

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer. Elle est perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule. Les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin. Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez facilement en raison de son éclat assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité :

Mercure saisie au-dessus de la cité médiévale de Chauvigny en 2019. © CIELMANIA

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce. Chez les Grecs, cet astre était assimilé à Hermès, le Messager des Dieux, et actuellement, on peut l’admirer au crépuscule, mais peu de gens la remarquent. Car un peu plus haut, Jupiter et Vénus lui volent la vedette. Les deux planètes les plus brillantes ne cessent en effet de se rapprocher :

Trio planétaire observable dans la soirée du 5 juin 2026. © CIELMANIA

l’image ci-dessus a été réalisée dans la soirée du 5 juin. L’écart entre les deux va continuer de se réduire, et dans quatre jours, Jupiter et Vénus seront espacés d’environ 1,5° seulement. Un spectacle que l’on peut désormais suivre également dans une paire de jumelles.

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Éphémérides : le ciel du mois de juin 2026

Au cours de ce mois de juin 2026, il faudra guetter les nuages noctiluques et admirer le baiser de Jupiter à Vénus.

Pas de nuit noire :

Qu’observer en juin 2026, alors que les nuits sont les plus courtes de l’année ? Rassurez-vous, il n’est pas toujours nécessaire d’attendre que le ciel soit noir. Outre l’étude des taches solaires (voir comment observer l’activité solaire en toute sécurité), nous entrons dans la bonne période pour guetter les fugaces nuages noctiluques (noctilucent clouds, NLC en anglais). Ces nuages polaires mésosphériques se forment à 80 kilomètres d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C), des traînées de vapeur d’eau se condensent autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers (le soir) ou premiers (le matin) rayons solaires :

Festival de nuages noctiluques à l’aube durant l’été 2024. © Jean-Baptiste Feldmann

Mais ce mois de juin sera surtout l’occasion d’admirer un très beau rapprochement apparent entre Jupiter et Vénus. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juin 2026 →

Jupiter et Vénus préparent leur rendez-vous du 9 juin

Prenez note : dans la soirée du 9 juin 2026, Jupiter et Vénus ont rendez-vous au crépuscule. Un rapprochement planétaire à ne pas manquer.

Rencontre céleste :

Ce 9 juin, tous les regards seront tournés vers l’horizon Ouest en début de nuit. C’est là que Jupiter et Vénus se croiseront, pour notre plus grand plaisir. Ce soir-là, les deux planètes seront espacées de 1,5° apparent environ. C’est trois fois le diamètre de la Pleine Lune seulement :

Ne manquez pas le rendez-vous planétaire dans la soirée 9 juin. © Stellarium

Un très joli spectacle céleste, sorte de mise en bouche avant le 12 août. À cette date, vous le savez sans doute, c’est la Lune qui aura rendez-vous avec le Soleil. Une très belle éclipse, dont vous trouverez tous les détails ici. Mais revenons à ce fameux 9 juin. Imaginez : dans un petit télescope, vous pourrez distinguer Jupiter (accompagné de ses quatre principaux satellites) et Vénus dans le même champ. Bien entendu, il sera également possible d’admirer ce spectacle à l’œil nu, car les deux astres sont très brillants. On peut déjà le constater sur ce cliché, réalisé dans la soirée du 21 mai depuis le Beaujolais :

Ce soir-là, la Lune était un peu plus haut, formant un alignement avec Jupiter et Vénus. L’écart entre les deux planètes est encore important, mais il va considérablement se réduire au fil des soirs. Après le 9 juin, Jupiter plongera dans les lueurs solaires, pendant que Vénus poursuivra sa remontée le long de l’écliptique.

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Éphémérides : le ciel du mois de mai 2026

Au cours de ce mois de mai 2026, traditionnellement riche en rencontres astronomiques, Saturne sera de retour à l’aube. 

Rencontres entre passionnés :

Comme les années précédentes, mai 2026 sera l’occasion pour les astronomes amateurs de se rencontrer. En effet, le pont de l’Ascension offre quatre jours et trois nuits sans Lune, une aubaine si la météo est clémente. Les astronomes amateurs se retrouveront durant les Rencontres Astronomiques de Printemps (RAP, 28ème édition) ou les Nuits Astronomiques de Touraine (NAT, 14ème édition). Notez également que dans le Sud de la France se déroulera la seconde édition des Nuits Astronomiques du Verdon (NAV) :

En mai, les astronomes se retrouvent pour observer ensemble. © Jean-Baptiste Feldmann

Ces rencontres seront une belle occasion pour observer et échanger entre passionnés. En outre, de nombreux ateliers et conférences permettront de s’initier ou de se perfectionner dans différents domaines comme le dessin ou encore l’astrophoto. Quant aux observations solaires, elles auront une saveur toute particulière, à trois mois de la grande éclipse solaire du 12 août… Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de mai 2026 →

L’atmosphère de Jupiter dévoile lentement ses secrets

Les observations de Jupiter ne cessent de révéler la complexité des phénomènes météorologiques qui agitent son atmosphère.

Météo de l’extrême :

L’atmosphère de Jupiter est un sujet d’étude depuis plus de 4 siècles. De Galilée jusqu’aux dernières images capturées par la sonde Juno, vortex et tempêtes joviennes intriguent les observateurs. Poussés par des vents à près de 400 km/h et sans relief pour les stopper, certains cyclones sont visibles pendant des années. Record absolu pour la Grande tache rouge (GTR), cette célèbre formation observée depuis le XIXe siècle :

Visible depuis 1831, la Grande tache rouge, est un cyclone deux fois plus grand que la Terre. C’est la plus ancienne formation météorologique connue sur Jupiter. © NASA/ESA

À l’aide des mesures fournies par les sondes interplanétaires (Pioneer 10, Voyager, Galileo et Juno, en attendant celles de Juice) les scientifiques ont commencé à dresser le portrait de cette turbulente couche nuageuse. Et progressent peu à peu dans leur compréhension des phénomènes qui s’y déroulent. Continuer la lecture de L’atmosphère de Jupiter dévoile lentement ses secrets →

Les très belles images de Jupiter au plus près de la Terre

Les astrophotographes amateurs ont été nombreux à immortaliser la planète gazeuse géante Jupiter au plus près de la Terre.

Une approche remarquée :

Tous les treize mois environ, Jupiter s’approche de la Terre. C’est l’époque où la planète se trouve à l’opposé du Soleil . Les astronomes parlent alors de son opposition. La dernière s’est produite le 9 janvier 2026. La planète gazeuse géante se trouvait alors à 633 millions de kilomètres. Compte tenu de sa taille imposante (son diamètre est onze fois plus important que celui de la Terre), l’astre présentait un diamètre apparent de 46,5 secondes d’arc. Un atout pour l’imager, surtout lors de son passage au méridien. C’est le moment où les astres sont le plus haut dans le ciel, au-dessus de la turbulence atmosphérique qui brouille les images. De nombreux astrophotographes amateurs ont donc bravé les conditions météorologiques hivernales pour photographier la planète :

Outre la stabilité des images, le diamètre du télescope conditionne la finesse des détails. Mais tout cela n’est rien sans un traitement adapté. Un domaine où certains sont passés maîtres, à l’instar de Jean-Paul Oger qui nous a donné ses conseils en imagerie planétaire. Rassurez-vous : la planète reste observable encore plusieurs mois. Se levant chaque soir un peu plus tôt, vous pourrez la suivre jusqu’à l’été. Et, à défaut de réaliser des clichés mémorables, ne manquez pas la danse des satellites galiléens, ou encore le passage de la Grande tache rouge.

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Éphémérides : le ciel du mois de janvier 2026

En ce mois de janvier 2026, les regards seront tournés vers la planète gazeuse géante Jupiter, au plus près de la Terre.

Une planète haute dans le ciel :

La prochaine opposition de Jupiter se produit le 9 janvier 2026. À cette date, la planète sera à l’opposé du Soleil : elle se lèvera donc quand il se couchera. Ce sera alors la meilleure période pour l’admirer, au plus près de la Terre, à 633 millions de kilomètres. À cette distance, l’astre aura un diamètre apparent de 46,5 secondes d’arc. Mais plus que sa taille, c’est sa hauteur dans le ciel qui détermine la qualité des observations. Et cette année encore, la planète gazeuse géante est idéalement placée, dans la constellation des Gémeaux.

Superbe dessin de Jupiter réalisé le 28 août 2011 à l’aide d’un télescope de 406 mm de diamètre (les satellites sont Ganymède en haut et Europe). © Frédéric Burgeot

Astrophotographes et astrodessinateurs pourront profiter de cette opposition très favorable pour immortaliser la planète géante. Voyons maintenant les autres rendez-vous célestes du mois.

Phénomènes à observer :
  • le 3, c’est la Pleine Lune, à quelques degrés de Jupiter. Une petite lunette vous montrera les quatre lunes galiléennes alignées à l’Est de la planète. Durant la nuit, vous pourrez observer les plus brillantes étoiles filantes de l’essaim des Quadrantides, à son maximum.

  •  Le 7 à partir de 2 heures du matin, la Lune gibbeuse décroissante occulte 45 Leo, une étoile de magnitude 6.

  • Le 7, la comète 24P/Schaumasse passe au périhélie à 177 millions de kilomètres du Soleil. L’astre chevelu se trouve alors entre les constellations de la Vierge et du Lion, avec une magnitude proche de 9.

  • Le 10, opposition de Jupiter et Dernier quartier de Lune.

  • Le 18, c’est la Nouvelle Lune. Le 20 au crépuscule, le fin croissant lunaire est posé sur l’horizon Sud-Ouest.

  • Le 23, le croissant de Lune accompagne Saturne.
  • Le 26, c’est le Premier quartier de Lune.
  • Le 27 en première partie de nuit, une paire de jumelles vous dévoilera les étoiles de l’amas des Pléiades, juste à côté de la Lune.

Pour finir, je vous recommande le logiciel Stellarium, utilisé pour réaliser les captures d’écran ci-dessus. C’est un outil indispensable pour connaître ce que le ciel nous réserve.

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Somptueux cliché de Jupiter, bientôt au plus près de la Terre

L’astrophotographe Christopher Go a réalisé une incroyable image de Jupiter, alors que la planète géante continue de se rapprocher. 

Une planète haute dans le ciel :

La prochaine opposition de Jupiter aura lieu le 9 janvier 2026. À cette date, la planète sera à l’opposé du Soleil : elle se lèvera donc quand il se couchera. Ce sera alors la meilleure période pour l’admirer, au plus près de la Terre, à 633 millions de kilomètres. À cette distance, l’astre aura un diamètre apparent de 46,5 secondes d’arc. Mais plus que sa taille, c’est sa hauteur dans le ciel qui détermine la qualité des observations. Et cette année encore, la planète gazeuse géante est idéalement placée, dans la constellation des Gémeaux. De quoi franchir le méridien très haut dans le ciel, condition indispensable pour échapper à une bonne partie de la turbulence atmosphérique qui brouille les images. Commencée cet été, la campagne d’observation de cette planète s’intensifie. C’est ainsi que le 9 décembre, un mois avant l’opposition, Christopher Go a pu l’immortaliser :

Opérant depuis les Philippines avec un télescope Celestron 14, Christopher Go a bénéficié d’une atmosphère particulièrement stable. Outre de très nombreux détails dans les bandes gazeuses de la planète (dont la Grande tache rouge), cet extraordinaire cliché nous dévoile également la surface de Ganymède. Il s’agit de la plus grande lune du Système solaire, qui, dans les années à venir, devrait recevoir la visite des sondes Juice (ESA) et Europa Clipper (NASA).

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Éphémérides : le ciel du mois de novembre 2025

Une prometteuse comète et deux belles planètes vont nous offrir quelques occasions de sortir la nuit durant ce mois de novembre 2025.

Une comète au périhélie :

Le 8 novembre 2025, la comète Lemmon (C/2025 A6) atteindra son périhélie, soit sa plus courte distance au Soleil (79 millions de kilomètres). Nous avons été nombreux durant le mois d’octobre à essayer d’observer et de photographier cette belle voyageuse. Pour ma part, j’ai pu l’observer depuis le Beaujolais. et sur Cielmania, je vous ai présenté les images de Christian Bertincourt, Pierre-Paul Feyte ou encore Gerald Rhemann et Michael Jäger. Il faudra rechercher l’astre chevelu au-dessus de l’horizon Ouest à la tombée de la nuit :

Outre la comète, Saturne et Jupiter seront également des cibles de choix. Ces deux planètes sont en effet idéalement placées pour les observateurs munis d’un télescope. Voyons maintenant cela en détail.    Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de novembre 2025 →

Insolite : observez les ombres des lunes de Jupiter

C’est un spectacle à suivre avec un petit télescope ou une lunette : une, deux et parfois trois ombres se déplacent sur le disque de Jupiter.

Jupiter se rapproche :

Savez-vous que Jupiter sera au plus près de la Terre le 9 janvier 2026 ? À cette date, la planète gazeuse géante, qui se trouvera à 920 millions de kilomètres, présentera un diamètre apparent de 46 secondes d’arc. Autant dire que son observation sera passionnante dans une lunette ou un télescope. D’autant qu’elle se trouve dans les Gémeaux, donc dans d’excellentes conditions de visibilité pour les observateurs européens. Les astrophotographes n’ont d’ailleurs pas attendu l’opposition de janvier. Depuis quelques semaines, ils ont pris l’habitude de se lever très tôt pour l’immortaliser avant l’aube :

Les satellites Ganymède, Io et leurs ombres à l’aube du 13 octobre 2025. © Pierre Gilet

Si les différentes ceintures du système nuageux de Jupiter et la Grande Tache rouge sont des sujets d’intérêt, c’est aussi le cas des quatre satellites galiléens (Io, Europe, Ganymède et Callisto). Leurs passages et leurs ombres offrent un fascinant spectacle, comme le montre le cliché de Pierre Gilet réalisé le 13 octobre 2025.

Jeux d’ombres :

Avec une lunette ou un télescope, on peut s’amuser à suivre les ombres des satellites qui se projettent sur la planète. Pour connaître à l’avance ces phénomènes, utilisez un simulateur comme Shallowsky ou une application comme Stellarium :

Ce simulateur permet de visualiser les déplacements des lunes de Jupiter. © Shallowsky

Vous constaterez que le transit d’une ombre sur le globe se produit assez régulièrement. Moins fréquents sont les transits de deux ombres. Ce fut le cas le 13 octobre (voir plus haut), ce sera le cas la nuit du 29 octobre ainsi que les 5 et 21 novembre. D’ailleurs, pour ne pas les manquer, il vous suffit de consulter régulièrement les éphémérides. Et qu’en est-il de trois ombres ? Et bien sachez que le dernier transit triple d’ombres s’est produit le 24 janvier 2015, et qu’il a même été immortalisé par le télescope spatial Hubble. Quant au prochain, il aura lieu en 2032 par deux fois, le 20 mars et le 30 décembre !

Transit de Callisto, Europe et Io le 24 janvier 2015. © ESA/NASA
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Rarissime : Ganymède, la lune de Jupiter, va occulter une étoile

Le 14 octobre 2025 avant l’aube, Ganymède, une lune de Jupiter, doit occulter une étoile de magnitude 7,5. Un spectacle rarissime.

Satellite galiléen :

Tout comme les satellites Io, Europe et Callisto, Ganymède a été observé pour la première fois par Galilée en 1610. Cette lune fut ensuite étudiée de près par les sondes Pioneer 10 (décembre 1973), puis Voyager (1979) et Galileo (1995-2002). On a découvert sur un tiers de sa surface des régions sombres très anciennes fortement cratérisées. Quant au reste, il est constitué de zones plus claires et plus jeunes traversées par de profonds sillons :

Il est fort probable qu’un océan salé se cache à 100 kilomètres de profondeur. L’ensemble pourrait alors représenter une quantité d’eau supérieure à celle des océans terrestres ! Continuer la lecture de Rarissime : Ganymède, la lune de Jupiter, va occulter une étoile →

Éphémérides : le ciel du mois d’octobre 2025

En plus des traditionnels rapprochements célestes, deux comètes s’invitent dans le ciel de ce mois d’octobre 2025.
Astres chevelus au menu :

Si j’avais préparé ces éphémérides d’octobre 2025 il y a quelques semaines, il n’aurait pas été question de comètes. Mais l’imprévu est venu se glisser au milieu de phénomènes établis depuis longtemps par les lois de la mécanique céleste. Et pour notre plus grand plaisir, nous allons pouvoir suivre non pas une, mais deux comètes. Commençons par C/2025 R2 (SWAN) dont je vous parlais ici : si elle est désormais observable en début de nuit dans le ciel boréal, son éclat n’a pas atteint les valeurs espérées. Elle ne devrait pas dépasser la magnitude 6, elle sera donc réservée aux possesseurs de jumelles et télescopes :

C’est la comète C/2025 A6 (Lemmon) qui est la plus prometteuse. Comme je vous l’explique ici, elle pourrait atteindre la magnitude 2 à la fin du mois. Observable avant l’aube dans le Lynx, elle va filer en direction du Serpent en passant par le Bouvier, basculant progressivement dans le ciel du soir :

Signalons enfin la présence d’une troisième comète, C/2025 K1 (ATLAS), qui, avec une magnitude de 10, est réservée aux possesseurs de gros télescopes. Délaissons maintenant les astres chevelus et regardons le reste de l’actualité céleste de ce mois d’octobre 2025.

Phénomènes à ne pas manquer :
  • Le 6, veille de la Pleine Lune, notre satellite naturel escorte Saturne. Après avoir admiré les deux astres, faites un tour du côté de Cérès. La planète naine est passée à l’opposition quatre jours plus tôt avec une magnitude de 7,6.

  • Le 8 à l’aube, admirez dans un instrument le bel alignement des quatre principales lunes de Jupiter. L’amas d’étoiles NGC 2420 complète ce joli tableau céleste.

  • Le 10 à l’aube, la Lune gibbeuse décroissante est toute proche du célèbre amas d’étoiles des Pléiades.

  • Le 13, c’est le Dernier quartier de Lune. En fin de nuit, les ombres de Ganymède et Io vont visibles simultanément sur le disque de Jupiter. Un télescope est indispensable pour admirer ce spectacle.

  • Le 14 avant l’aube, Ganymède devrait occulter l’étoile HIP 37442 (magnitude 7,5). Un phénomène rare, pour lequel on trouvera plus d’infos ici.

  • Les 16 et 17 en fin de nuit, cherchez la comète C/2025 A6 (Lemmon) juste à côté de Cor Caroli, la célèbre étoile double des Chiens de Chasse.
  • Le 19 avant l’aube, le fin croissant de Lune décroissante surplombe l’horizon Est, non loin de la brillante Vénus. La très discrète comète C/2025 K1 (ATLAS) est également présente.

  • Le 21, c’est la Nouvelle Lune.
  • Les 22 et 29 en seconde partie de nuit, un télescope vous permettra d’admirer de nouveau le lent transit des ombres de deux lunes de Jupiter sur le disque de la planète.

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À l’aube, la Lune se glisse lentement entre Jupiter et Vénus

L’été s’achève doucement, Orion est de retour, Jupiter et Vénus scintillent à l’aube et la Lune leur rend visite. 

Brillantes planètes :

Il ne vous a pas échappé que Jupiter et Vénus occupent le ciel en fin de nuit. La première ne cesse de gagner en visibilité (elle se lève de plus en plus tôt) avant son opposition le 10 janvier 2026. La seconde se dirige tranquillement vers l’horizon, avant sa conjonction solaire le 6 janvier prochain. Quant à la Lune, après son éclipse totale il y a quelques jours, elle sera nouvelle le 21 septembre. Mais attention, deux jours plus tôt, le 19 en milieu de journée, elle occultera Vénus !

En attendant ce rendez-vous céleste, on pouvait observer ces astres en fin de nuit, alors que la célèbre constellation d’Orion est de retour. À l’horizon, la brillante Sirius attire l’œil, tandis que plus haut, les inséparables Castor et Pollux surplombent la Lune. l’image ci-dessous a été réalisée avec un boîtier Nikon D3200 équipé d’un objectif Samyang de 12 millimètres de focale. La pose a été de 4 secondes à 800 iso :

Si le beau temps persiste, vous pourrez suivre la descente du croissant de Lune en direction de Vénus les deux prochains matins.

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Éphémérides : le ciel du mois de septembre 2025

L’éclipse totale de Lune du 7 sera l’un des spectacles célestes à ne pas manquer durant ce mois de septembre 2025.

Éclipse à l’horizon :

Le dimanche 7 septembre 2025, nous assisterons à la seconde éclipse totale de Lune de l’année, après celle du 14 mars. Aux alentours de vingt heures, vous verrez notre satellite naturel se lever à l’Est, entièrement plongé dans l’ombre terrestre :

Si le ciel est dégagé, ce sera l’occasion de réaliser de belles images avec un premier plan terrestre. Je vous rappelle que lors des éclipses de Lune, notre satellite naturel se pare d’une belle couleur cuivrée, provoquée par la réfraction de la lumière solaire (explications). Mais bien que ce joli phénomène soit particulièrement photogénique, il ne sera pas le seul à intéresser les amoureux du ciel durant ce mois de septembre. Je vous propose donc de voir maintenant ce que le ciel nous réserve. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de septembre 2025 →

Spectacle à l’aube : deux planètes et une étoile filante

Ce matin 12 août, spectacle assuré avec la conjonction Jupiter-Vénus, avec en prime le passage d’une belle étoile filante.

Rencontre céleste :

Le spectacle annoncé a bien eu lieu ! Comme prévu, on pouvait admirer le rendez-vous entre Vénus et Jupiter en fin de nuit. Un rapprochement planétaire qui n’était qu’apparent, puisque les deux planètes ne sont pas à la même distance. Vénus se situe en effet à 180 millions de kilomètres, alors que Jupiter vogue à 900 millions de kilomètres !

Moins d’un degré apparent séparait les deux planètes. © Jean-Baptiste Feldmann

Il fallait composer avec l’éclairage lunaire, deux jours après la Pleine Lune.  On voit bien la clarté du ciel sur l’image ci-dessus, prise avec une focale de 75 millimètres. Mais ce 12 août, c’est aussi la date du maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. Et un joli météore s’est invité sur un de mes clichés, glissant au-dessus de la constellation d’Orion :

Passage surprise d’une étoile filante au-dessus d’Orion. © Jean-Baptiste Feldmann

Vénus va poursuivre sa descente en direction de l’horizon Est jusqu’à sa conjonction avec le Soleil le 6 janvier 2026. Quant à Jupiter, elle a entamé le mouvement inverse. Elle va s’élever au fil des nuits, allongeant sa période d’observation jusqu’à son opposition le 10 janvier 2026. Avec Saturne, le duo planétaire va enchanter les astronomes dans les semaines qui viennent.

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À l’aube, admirez le rapprochement Vénus-Jupiter

Prélude à leur rencontre le 12 août 2025, les planètes Vénus et Jupiter ont entamé un rapprochement apparent dans le ciel de l’aube. 

Rencontre céleste :

C’est à l’aube que se déroule actuellement un joli spectacle céleste. Comme elles le font régulièrement, les planètes Vénus et Jupiter vont se croiser. Un rapprochement qui n’est qu’apparent : si, à l’aube du 12 août, moins d’un degré séparera les deux astres, ils sont en réalité très éloignés. Vénus se situe en effet à 180 millions de kilomètres, alors que Jupiter vogue à 900 millions de kilomètres !

Position des deux planètes dans le ciel côté Est le matin du 3 août 2025. © Eric G. David

Le charme de ces rendez-vous planétaires, c’est qu’ils sont observables par tous. Pour les suivre, pas besoin d’une lunette astronomique ou d’un télescope, car l’éclat des deux astres est très important. Figurez-vous que Vénus a une magnitude de -4 et Jupiter de -2. Autant dire que vous n’aurez aucune difficulté pour les repérer à l’œil nu :

Situation à l’aube du 12 août 2025. © Stellarium

Vous pouvez donc admirer dès maintenant ce spectacle (que je vous annonçais dans les éphémérides), à condition de vous lever aux alentours de cinq heures du matin. En portant votre regard en direction de l’Est, vous ne pourrez pas manquer les deux planètes. Pour mémoire, leur dernier rapprochement apparent  a eu lieu dans la soirée du 2 mars 2023 :

Rapprochement Jupiter-Vénus le 2 mars 2023 en soirée. © Jean-Baptiste Feldmann
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