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Que voir dans le ciel nocturne au mois de décembre 2018

Une comète visible à l’œil nu, une pluie d’étoiles filantes et le retour à l’aube de Jupiter et Mercure : décembre 2018 sera riche en spectacles célestes.

Si vous avez prévu ne ne pas trop sortir pour observer le ciel nocturne au cours de ce mois de décembre 2018, vous allez sans doute changer d’avis une fois que vous aurez lu les éphémérides. Ce dernier mois de l’année nous offre en effet quelques rendez-vous astronomiques que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte, à condition que la météo y mette du sien !

Pensez à bien vous couvrir pour profiter pleinement de vos observations hivernales.

Avant de découvrir dans le détail ce que nous réserve le ciel, je vous recommande de relire les 5 conseils pour observer sans avoir froid ! Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de septembre 2018

Sept planètes sont au menu de ce mois de septembre, dernière période pour profiter des constellations d’été traversées par la Voie lactée. 

Septembre est l’un des rares mois où vous pourrez tenter de repérer les sept planètes du Système solaire (la huitième étant la Terre, bien entendu). Si la chose sera aisée pour Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, ce sera un peu plus délicat pour Uranus et surtout Neptune. Vous pourrez également profiter des périodes sans Lune pour admirer la Voie Lactée dans les constellations d’été (c’est la portion la plus belle) qui commencent à plonger vers l’horizon OUEST en début de nuit.

Voici donc les rendez-vous astronomiques les plus intéressants :

La Lune aux côtés de l’étoile Aldébaran au mois d’avril 2017. © Jean-Baptiste Feldmann
  • le 6 avant l’aube vous trouverez facilement Mercure au cours de l’une de ses rares apparitions ; la première planète du Système solaire se trouve à un degré de l’étoile Régulus (constellation du Lion)
  • le 7 Neptune passe à l’opposition dans la discrète constellation du Verseau ; avec une magnitude de 7,8 la dernière planète ne peut être vue qu’à l’aide d’un télescope (carte de repérage). Uranus quant à elle se trouve dans la constellation du Bélier ; avec une magnitude de 5,7 on peut la voir dans une paire de jumelles (carte de repérage)
  • le 9 admirez Saturne dans la constellation du Sagittaire à deux degrés des nébuleuses Messier 20 et Messier 8
La planète Mars entre Messier 8 et Messier 20 au printemps 2018. © Damian Peach
  • le 10 la comète 21P Giacobini-Zinner passe au périhélie. Sa magnitude est comprise entre 6 et 7 ; elle est à rechercher aux jumelles dans la constellation du Cocher
  • le 12 au crépuscule la jeune Lune surplombe Vénus ; notre satellite naturel s’approche ensuite de Jupiter le 13, de Saturne le 17 et de Mars le 19
  • le 25 c’est la Pleine Lune des récoltes, deux jours après l’équinoxe

Trafic sur l’écliptique : 3 planètes se bousculent à l’ouest

Mars, Neptune et Vénus sont actuellement regroupées dans une petite portion de l’écliptique, cette bande céleste dans laquelle circulent les planètes.

Le ciel du soir rassemble actuellement plusieurs planètes : Vénus, la plus brillante et Mars la rouge sont les plus visibles. Des jumelles ou une petite lunette astronomique vous dévoileront également Neptune. Mars et Neptune se sont croisées le premier jour de l’année 2017, un rapprochement apparent que Neptune renouvellera avec Vénus le 12 janvier.

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Pour trouver les autres planètes il faut suivre l’écliptique dans le sens OUEST-EST en partant de Mars : Uranus est un peu plus haut dans la constellation des Poissons, Jupiter se trouve dans la Vierge, Saturne dans Ophiuchus et Mercure dans le Sagittaire. Continuer la lecture

Mars et Neptune se rencontrent dans le Verseau

Les astronomes étaient mobilisés le Jour de l’An à l’occasion du rapprochement apparent entre les planètes Mars et Neptune dans la constellation du Verseau.

L’année 2017 a démarré rapidement pour les amoureux des spectacles célestes. La première soirée du mois de janvier était en effet l’occasion de repérer la très discrète Neptune (la dernière planète du Système solaire est de magnitude 8, donc invisible à l’œil nu) à seulement quelques minutes d’arc de la Planète rouge. Le rendez-vous avait lieu dans le Verseau, une constellation dans laquelle Neptune est installée depuis janvier 2011 et qu’elle quittera en mai 2022.

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C’est l’astrophotographe Kevin R. Witman qui a photographié cette étonnante conjonction depuis Cochranville (une localité américaine située dans le comté de Chester, en Pennsylvanie) à l’aide d’une lunette astronomique de 80 mm de diamètre. Continuer la lecture

Sept planètes au palmarès d’un astronome amateur

L’astronome amateur américain Charles Chiofar a tiré le portrait de toutes les planètes du Système solaire avec une lunette astronomique. 

Les astrophotographes qui immortalisent les surfaces planétaires savent combien il est difficile de composer avec la turbulence atmosphérique.  L’atmosphère est en effet constituée d’une multitude de bulles de température et d’humidité différentes qui font subir aux rayons lumineux qui les traversent des réfractions variables et imprévisibles. Après leur traversée de l’atmosphère, les rayons lumineux venus de l’espace finissent dans nos télescopes avec des angles d’incidence aléatoires, donnant des images de médiocre qualité.

Les astronomes professionnels ont résolu le problème de la turbulence atmosphérique en plaçant leurs instruments d’observation au-dessus de l’atmosphère (cas du télescope spatial Hubble par exemple) ou en équipant les télescopes terrestres d’optiques adaptatives qui compensent les effets néfastes de cette turbulence.

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Pour un astronome amateur il faut s’armer de patience s’il veut espérer obtenir des images planétaires de qualité. Continuer la lecture

Quand Voyager 2 immortalisait Neptune et Triton

Les images acquises par les sondes Voyager il y a plus de 25 ans font toujours rêver, comme ce portrait des croissants de Neptune et Triton. 

Neptune a été découverte le 23 septembre 1846 par l’astronome allemand Johann Gottfried Galle qui se basa sur les calculs que lui avait transmis l’astronome et mathématicien français Urbain Le Verrier. La sonde américaine Voyager 2, qui avait quitté la Terre le 20 août 1977, survola Neptune en août 1989, trois ans après son passage à proximité d’Uranus.

Dix-sept fois plus massive que la Terre, la huitième planète du Système solaire met plus de 160 ans à parcourir son orbite autour du Soleil. Comme Uranus, Neptune est une géante de glace dont l’atmosphère se compose principalement d’hydrogène, d’hélium et de méthane qui lui donne son étonnante couleur bleue.

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Quant à Triton, le plus gros des 14 satellites de Neptune avec un diamètre d’environ 2.760 kilomètres,il a été découvert  le 10 octobre 1846 par l’astronome britannique William Lassell. Triton a sans doute été capturé par Neptune comme semble l’indiquer son orbite rétrograde (le satellite tourne dans le sens inverse de la rotation de la planète).  Continuer la lecture

En vidéo : quand André Brahic défendait l’homo rigolus

L’astrophysicien français André Brahic est mort des suites d’un cancer le 15 mai à l’âge de 73 ans. Portrait d’un grand vulgarisateur.

Né en 1942 à Paris, l’astrophysicien André Brahic était connu comme un scientifique de renom doté d’un don de vulgarisation peu commun. Il avait participé aux deux principales missions d’exploration du Système solaire, la mission Voyager dans les années 1980 (aux côtés de l’exobiologiste Carl Sagan) et l’actuelle mission Cassini-Huygens autour de Saturne. Il était célèbre pour avoir découvert avec son équipe les 5 anneaux de Neptune en 1984, baptisés Galle, Le Verrier, Lassell, Arago et Adams. Il était aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « De feu et de glace » (2010) et « La science, une ambition pour la France » (2012).

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André Brahic a conquis des générations d’auditeurs par sa verve et son enthousiasme communicatif ; nombreux sont ceux qui se souviendront de ses conférences interminables (il arrivait toujours avec plusieurs centaines d’images qu’il espérait présenter), arpentant à grands pas l’estrade tout en débitant son exposé qu’il entrecoupait de notes d’humour.

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Un croissant de vieille Lune à l’aube du 15 avril

Une lecture assidue des éphémérides vous a peut-être permis d’apprendre que le croissant de la vieille Lune du mercredi 15 avril (image ci-dessous) n’était qu’à 3,5° apparents de Neptune. Vous n’avez rien manqué, je vous rassure : la huitième et dernière planète du Système solaire n’est qu’un petit point de magnitude 8 dans les télescopes des astronomes amateurs.

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La lunaison actuelle qui a été marquée par la Pleine Lune des poissons accompagnée d’une éclipse totale invisible en Europe s’achèvera vendredi 18 avril par la Nouvelle Lune.

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Vénus et Mercure au crépuscule

Depuis quelques jours on peut assister au rapprochement des deux premières planètes du Système solaire dans le ciel du soir (Vénus est environ 20 fois plus lumineuse que Mercure).

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C’est le 10 janvier que les deux astres étaient au plus près (0,6° les séparaient) mais ce n’est qu’hier soir que le ciel était dégagé pour moi sur l’horizon sud-ouest.

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André Brahic en conférence à Dijon

Le mardi 9 décembre, André Brahic était l’invité de la Société Astronomique de Bourgogne (SAB). Né en 1942 à Paris, André Brahic est actuellement professeur à l’Université Paris Diderot et au Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) à Saclay. Il a participé aux deux principales missions d’exploration du Système solaire, la mission Voyager dans les années 1980 (aux côtés de l’exobiologiste Carl Sagan) et l’actuelle mission Cassini-Huygens autour de Saturne. Il est célèbre pour avoir découvert avec son équipe les 5 anneaux de Neptune en 1984, baptisés Galle, Le Verrier, Lassell, Arago et Adams. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « De feu et de glace » (2010) et « La science, une ambition pour la France » (2012).

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Enfants du Soleil : à la recherche de nos origines et de la vie dans l’Univers. L’idée d’une vie dans l’Univers n’est pas nouvelle, puisque Epicure l’évoquait déjà en 300 avant J-C, mais c’est au cours du vingtième siècle qu’elle est devenue un grand sujet de discussion.

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