En vidéo : quand André Brahic défendait l’homo rigolus

L’astrophysicien français André Brahic est mort des suites d’un cancer le 15 mai à l’âge de 73 ans. Portrait d’un grand vulgarisateur.

Né en 1942 à Paris, l’astrophysicien André Brahic était connu comme un scientifique de renom doté d’un don de vulgarisation peu commun. Il avait participé aux deux principales missions d’exploration du Système solaire, la mission Voyager dans les années 1980 (aux côtés de l’exobiologiste Carl Sagan) et l’actuelle mission Cassini-Huygens autour de Saturne. Il était célèbre pour avoir découvert avec son équipe les 5 anneaux de Neptune en 1984, baptisés Galle, Le Verrier, Lassell, Arago et Adams. Il était aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « De feu et de glace » (2010) et « La science, une ambition pour la France » (2012).

brahic

André Brahic a conquis des générations d’auditeurs par sa verve et son enthousiasme communicatif ; nombreux sont ceux qui se souviendront de ses conférences interminables (il arrivait toujours avec plusieurs centaines d’images qu’il espérait présenter), arpentant à grands pas l’estrade tout en débitant son exposé qu’il entrecoupait de notes d’humour.

Dans l’extrait ci-dessus,  celui qui aimait dire que les homo rigolus sont moins nombreux mais plus utiles que les homo tristus, plaide une nouvelle fois pour une culture scientifique offerte à tous les citoyens.

André Brahic nous rappelle que nous vivons une époque extraordinaire : nous vivons mieux et plus longtemps grâce à l’avancée des connaissances. L’astrophysicien, convaincu que l’aventure scientifique et le plaisir de la découverte devraient nourrir chacun de nous, se plaît à rêver d’un dialogue quotidien entre scientifiques et citoyens.

2 réflexions sur “ En vidéo : quand André Brahic défendait l’homo rigolus ”

  1. Beaucoup d’émotions, une grande perte ,un homme rare ,et tant nécessaire ,ma peine est d`autant plus grande que l’homme était sympathique et talentueux ; merci monsieur…

  2. Une grande peine, c’est vrai et un fort sentiment de perte. Nos pensées vont à sa famille (privée et scientifique). Mais, pensons à ce tout ce qu’il a fait pour transmettre ce goût du savoir et de la découverte. Il faut continuer ce qu’il à initié et à chacun de nous de faire et d’agir : apprenons, enseignons, expliquons et surtout que l’HOMO RIGOLUS aille de concert avec l ‘HOMO CURIOSUS!

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