Archives pour l'étiquette unité astronomique

Mars et Neptune se rencontrent dans le Verseau

Les astronomes étaient mobilisés le Jour de l’An à l’occasion du rapprochement apparent entre les planètes Mars et Neptune dans la constellation du Verseau.

L’année 2017 a démarré rapidement pour les amoureux des spectacles célestes. La première soirée du mois de janvier était en effet l’occasion de repérer la très discrète Neptune (la dernière planète du Système solaire est de magnitude 8, donc invisible à l’œil nu) à seulement quelques minutes d’arc de la Planète rouge. Le rendez-vous avait lieu dans le Verseau, une constellation dans laquelle Neptune est installée depuis janvier 2011 et qu’elle quittera en mai 2022.

mars_neptune

C’est l’astrophotographe Kevin R. Witman qui a photographié cette étonnante conjonction depuis Cochranville (une localité américaine située dans le comté de Chester, en Pennsylvanie) à l’aide d’une lunette astronomique de 80 mm de diamètre. Continuer la lecture

9 janvier : un baiser entre les planètes Saturne et Vénus

C’est à l’aube du samedi 9 janvier que Saturne et Vénus se sont croisées si près qu’on pouvait admirer les deux planètes ensemble dans un télescope. 

6 minutes d’arc, le cinquième du diamètre apparent de la Lune : c’est le très mince écart apparent qui séparait Saturne et Vénus le 9 janvier, actuellement dans la constellation d’Ophiuchus. L’occasion idéale pour observer et photographier à l’aide d’un télescope (ou d’une lunette astronomique) la célèbre planète aux anneaux et celle qu’on associe à la déesse de l’amour dans le même champ.

conj5

La plus brillante des deux était bien sûr Vénus avec une magnitude de -4,1 : la seconde planète du Système solaire, distante de 1,22 unité astronomique (l’UA vaut environ 150 millions de km, la distance moyenne Terre-Soleil),  présente actuellement une forme gibbeuse.

conj4

Sur l’image ci-dessus, Vénus a été surexposée ce qui masque sa forme gibbeuse que révèle l’image ci-dessous, plus sombre.

conj3

Saturne, distante de 10,73 UA, brille avec une magnitude de 0,5 et son inclinaison tourne actuellement vers nous son hémisphère nord (et donc la face nord de ses anneaux). L’opposition de la sixième planète du Système solaire interviendra le 3 juin prochain et les astronomes ne manqueront pas de l’observer.

conj1

Même si l’occasion était trop belle d’immortaliser ensemble les deux planètes à l’aide d’un instrument astronomique, les astrophotographes qui jouissaient d’une météo clémente ne se sont pas privés non plus de photographier cette scène avec un champ large, restituant ainsi la vision qu’ils en avaient en levant simplement les yeux.

Les conjonctions planétaires très serrées sont assez rares. Nous aurons cette année la chance d’en observer une seconde  le 27 août, cette fois-ci entre Vénus et Jupiter, deux planètes qui seront encore plus serrées avec une séparation apparente de seulement 0,07° au crépuscule.

Les planètes Mars et Vénus se rapprochent

Les premiers mois de l’année 2015 seront jalonnés de beaux rendez-vous entre Vénus et d’autres objets célestes. Ils ont débuté le 10 janvier dernier quand la seconde planète du Système solaire a croisé Mercure au crépuscule.

mars-venus1

Le 21 février prochain ce sera au tour de la planète Mars de frôler Vénus (écart de 0,3 degré entre les deux astres).

Continuer la lecture

Rosetta étudie la magnétosphère de la comète 67P

La sonde européenne Rosetta continue de nous faire découvrir les étonnantes particularités de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri pour les intimes) sur laquelle on espère toujours voir se réveiller le module Philae.

comete67P

Après avoir découvert que l’eau de cette comète est très différente de l’eau terrestre, Rosetta vient de révéler une autre singularité de cet astre chevelu : la formation d’un bouclier, équivalent à la magnétosphère terrestre, autour du noyau de la comète.

Continuer la lecture

Barnard 68, la botte du Père Noël

Barnard 68 est un nuage de gaz très froid appelé globule de Bok. Il ressemble à une tache d’encre au milieu des étoiles dans la constellation d’Ophiuchus.

Le Père Noël aurait-il perdu une de ses bottes dans le ciel avant sa traditionnelle tournée ? C’est ce que pourrait laisser penser cette très belle image réalisée par le Very Large Telescope européen installé au Chili, non loin du futur E-ELT.

eso

Cette masse sombre devant les étoiles est Barnard 68, un nuage moléculaire situé à environ 450 années-lumière. C’est à la fin du XIXème siècle que l’astronome américain E. E. Barnard le découvrit, alors qu’il photographiait la Voie lactée.

Continuer la lecture