Archives pour l'étiquette Philae

Klim Churyumov, le papa de la comète Tchouri, est mort

L’astronome Klim Churyumov est mort le 15 octobre 2016. Il était le co-découvreur de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko explorée par la sonde Rosetta.

Né en 1937, l’astronome russe Klim Churyumov doit sa célébrité à une lointaine découverte. Le 23 octobre 1969 il remarque une petite tache floue sur des plaques photographiques réalisées à l’Institut d’astrophysique d’Alma-Ata par sa collègue Svetlana Ivanovna Gerasimenko. L’astre en question, qui s’est déplacé devant le fond des étoiles, est une nouvelle comète périodique qui prend le nom de 67P/Churyumov-Gerasimenko.

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Tout le monde ou presque oublie la comète 67P pendant plus de 30 ans. En 2003 l’ESA a prévu de lancer une sonde, Rosetta, en direction de la comète 46P/Wirtanen, un grand projet sur lequel l’agence européenne travaille depuis une décennie. Continuer la lecture

Profitez des Nuits des étoiles pour découvrir le ciel

Les 5, 6 et 7 août de très nombreux clubs d’astronomie vous accueilleront à l’occasion d’une nouvelle édition des Nuits des étoiles.

En août, faisons ce qu’il nous plaît : avec les congés annuels et la douceur des nuits d’été, chacun peut en profiter pour admirer le ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2016 qui se tiendront les 5, 6 et 7 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie.

Les clubs d’astronomie vous ouvriront leurs portes et leur coupoles pour trois soirées de découverte du ciel, comme l’avait fait le 19 mars dernier le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) en organisant la  Nuit de l’Équinoxe (où a été faite la photographie qui illustre cet article) dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière.

Nuit de l'équinoxe à Lyon

Cette année les Nuits des étoiles (qui rendront hommage à l’astrophysicien André Brahic) auront pour thème  « Au fil de l’eau : la recherche de la vie », alors que la sonde Rosetta continue de s’approcher de la comète Tchouri (67P/ Churyumov-Gerasimenko) sur laquelle elle terminera sa mission le 30 septembre prochain comme l’avait fait l’atterrisseur Philae en novembre 2014. Continuer la lecture

Le robot Philae s’est réveillé sur la comète Tchouri

Le robot européen Philae, largué par la sonde Rosetta sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre 2014, vient de se réveiller.

« La bonne nouvelle est arrivée dans le milieu de la nuit (le 14 juin vers 23 h, ndlr) puisque Philae a répondu à nos sollicitations. On a eu environ 2 minutes de liens entre Rosetta et Philae et 40 secondes de données. Maintenant, il faut dépouiller tout cela, mais Philae est vivant ». C’est en ces termes que Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) a annoncé le réveil de Philae.

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Après un incroyable atterrissage le 12 novembre dernier sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko, le robot Philae avait rapidement cessé de communiquer avec la sonde Rosetta (chargée de relayer vers la Terre les informations transmises par le robot).

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Rosetta survole la comète Tchouri en rase-motte

Depuis plusieurs semaines la sonde européenne Rosetta effectue des passages à basse altitude (moins de 30 km) au-dessus de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sur laquelle s’est posé le robot Philae le 12 novembre dernier.

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L’image ci-dessus (qui a été publiée sur le blog de Rosetta) a été prise le 28 mars alors que l’orbiteur se trouvait à 14 km au-dessus de la comète.

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Incroyables changements à la surface de la comète 67P

Jamais encore les planétologues n’avaient pu suivre les transformations d’une comète au fil des semaines. C’est désormais possible avec la sonde européenne Rosetta qui scrute la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri pour les intimes) depuis le mois de novembre. Au fur et à mesure que l’astre chevelu se rapproche du Soleil (67P sera à un peu plus d’une unité astronomique de notre étoile l’été prochain), la surface de la comète se modifie.

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Les deux images ci-dessus permettent de comparer à un mois d’intervalle une région surnommée « Hapi ». On y voit des fissures qui sont apparues et d’autres qui ont disparu entre le 9 décembre 2014 et le 8 janvier 2015. comment cela est-il possible ?

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Rosetta étudie la magnétosphère de la comète 67P

La sonde européenne Rosetta continue de nous faire découvrir les étonnantes particularités de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri pour les intimes) sur laquelle on espère toujours voir se réveiller le module Philae.

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Après avoir découvert que l’eau de cette comète est très différente de l’eau terrestre, Rosetta vient de révéler une autre singularité de cet astre chevelu : la formation d’un bouclier, équivalent à la magnétosphère terrestre, autour du noyau de la comète.

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L’eau terrestre ne viendrait pas des comètes

L’instrument Rosina (Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis) installé à bord de la sonde Rosetta a rendu son verdict : l’eau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (sur laquelle le module Philae s’est endormi) est très différente de l’eau terrestre, comme le révèle une étude publiée le 9 décembre dans le magazine Science Express.

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On sait depuis longtemps que lorsque la Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années, elle était sèche et aride. L’eau (qui recouvre aujourd’hui 70% de sa surface) a été amenée ensuite, et on pensait jusqu’à présent que cette eau était arrivée de l’espace grâce aux astéroïdes et aux comètes.

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La comète 67P est-elle vraiment rouge ?

L’American Geophysical Union vient de publier la première image en couleurs de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Il s’agit d’un compositage de 3 clichés noir et blanc pris à l’aide de différents filtres par la caméra Osiris qui se trouve à bord de l’orbiteur Rosetta. Ce dernier poursuit en effet sa mission autour de la comète, sur laquelle l’atterrisseur Philae (toujours pas localisé) s’est endormi.

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Cette image présente une étonnante couleur rouge, bien loin de ce que nous avons l’habitude de voir : les comètes, mélange de glace et de poussière, sont des astres dont la surface est d’un gris très sombre. Alors d’où vient cette teinte ?

Pour les scientifiques, cette couleur a deux origines :

  • un décalage vers le rouge du spectre de la lumière solaire renvoyée par la surface de 67P. Ce décalage est provoqué par la forte altération de la couche de matériau qui compose la surface de la comète, couche qui subit le bombardement incessant des particules énergétiques transportées par le vent solaire
  • le traitement numérique destiné à accentuer les contrastes des images prises par la caméra Osiris

Il est fort probable qu’un hypothétique observateur placé à bord de la sonde Rosetta verrait la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko aussi noire qu’un morceau de charbon !

Mascot, prochain robot sur un astéroïde

Après Philae, l’atterrisseur actuellement sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, voici Mascot (acronyme de Mobile Asteroid Surface Scout).

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Mascot, logé dans le ventre de la sonde  spatiale Hayabusa-2 avec trois petits rover Minerva,  sera lancé si tout va bien mercredi 3 décembre par le Japon. La mission devrait atteindre en juin 2018 l’astéroïde géocroiseur 1999 JU3, un caillou d’un kilomètre qui pourrait abriter des composés organiques.

Une fois sur place, la sonde Hayabusa-2 larguera Mascot, un parallélépipède de 30 cm de côté pesant 10 kilos, qui devrait rebondir plusieurs fois avant de s’immobiliser. Mascot, fruit d’une coopération franco-allemande, disposera alors de 12 heures (le temps de vider sa batterie) pour étudier la surface de l’astéroïde sur lequel il pourra même se déplacer.

De son côté la sonde Hayabusa-2 tentera de toucher le sol de l’astéroïde 1999 JU3 à différents endroits pour ramener des échantillons sur Terre enfermés dans une capsule à la fin de l’année 2020.

Gaz et poussière autour de la comète 67P

Alors que l’ESA cherche toujours à localiser l’atterrisseur Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, l’orbiteur Rosetta poursuit ses investigations.

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Une mosaïque réalisée à partir de 4 images prises le 20 novembre par la caméra de navigation NavCam de Rosetta révèle une augmentation du niveau d’activité de la comète (qui se rapproche du Soleil), d’où s’échappent des petits jets de gaz et de poussière.

Des indices laissent également penser qu’une fine « atmosphère » de gaz et de poussière entoure la comète mais les scientifiques restent prudents pour le moment (il pourrait s’agir d’un phénomène de diffusion de la lumière provoquée par les optiques de la caméra NavCam).

Les images qui composent la mosaïque, d’une résolution d’environ 2,6 mètres/pixel, on été prises à une trentaine de kilomètres de distance.

Sous Philae, la poussière cache la glace

On en sait désormais un peu plus sur le forage que Philae a tenté sans succès après s’être posé sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko.

Lorsque l’atterrisseur a mis en marche sa foreuse Mupus, celle-ci n’a en effet pu s’enfoncer que de quelques millimètres dans le sol, même à pleine puissance.

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Pour Tilman Spohn, l’un des responsables de l’instrument  Mupus (Multi-Purpose Sensors for Surface and Subsurface Science), les données recueillies par Philae, si on les compare à des mesures réalisées en laboratoire, suggèrent que la foreuse a rencontré de la glace solide sous une couche de poussière de 10 à 20 centimètres d’épaisseur.

Incroyables images de Philae au-dessus de sa comète

Alors que l’atterrisseur Philae s’est endormi sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko après avoir épuisé sa pile, les ingénieurs de l’ESA continuent de dépouiller les informations scientifiques collectées ces derniers jours. Ils nous proposent aujourd’hui une mosaïque d’incroyables images montrant la descente et le premier rebond de l’atterrisseur.

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Il s’agit de clichés pris par la caméra Osiris depuis l’orbiteur Rosetta à une distance de la comète d’environ 15 kilomètres avec une résolution de 28 centimètres par pixel. Les heures sont en GMT (Greenwich Mean Time), il faut ajouter 1 heure pour avoir l’heure de Paris. Pendant sa descente l’atterrisseur se déplace d’ouest en est à une vitesse d’environ 0,5m/sec. Deux images permettent de voir la zone du premier rebond (touchdown point) avant et après.

La position définitive de Philae n’est toujours pas connue mais les ingénieurs de l’ESA sont confiants : l’analyse en cours d’autres images prises par Rosetta et Philae pendant ses rebonds devraient permettre de localiser l’atterrisseur.

Philae : son premier atterrissage en image

L’aventure de l’atterrisseur Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko se poursuit. Après la journée du 14 novembre pleine de surprises et d’incertitudes, la nuit qui a suivi a livré son lot de bonnes nouvelles.

L’ESA a d’abord présenté des images prises le 12 novembre par l’orbiteur Rosetta sur lesquelles on distingue le premier contact de l’atterrisseur Philae avec le sol de la comète. Rosetta se trouvait alors à 15 kilomètres de 67P et la résolution est d’environ 1 mètre par pixel.

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L’image ci-dessus a été faite 3 min 34 sec avant l’atterrissage de Philae, alors que l’atterrisseur était environ 250 mètres au-dessus de la surface.

L’image ci-dessous a été prise 1 min 26 secondes après le premier contact de Philae avec le sol de la comète. La marque sombre correspond très probablement au nuage de poussière soulevé par l’atterrisseur, dont le point théorique de contact a été matérialisé par un carré vert.

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Alors que Philae avait interrompu ses communications hier en fin de journée, il a redonné signe de vie vers 23h30 heure française, confirmant qu’il avait bien réussi son forage, le premier jamais réalisé sur une comète. Les instruments Cosac et Ptolémée ont commencé la recherche de gaz et de molécules organiques dans l’échantillon collecté.

Ayant épuisé toute son énergie, Philae s’est mis ensuite en mode « veille », éteignant la quasi-totalité de ses instruments. Avant cela les ingénieurs de l’ESA étaient parvenus à faire légèrement pivoter l’atterrisseur, un mouvement destiné à mieux orienter les panneaux solaires, seule source d’énergie possible désormais (la pile de Philae est entièrement déchargée).

Il faudra attendre les prochains créneaux d’ensoleillement pour voir si Philae reçoit assez d’énergie pour émettre à nouveau et donner de ses nouvelles. En attendant l’équipe du CNES a souhaité bonne nuit à l’atterrisseur !

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Philae envoie ses premières images

Les 12 et 13 novembre resteront célèbres dans l’histoire de la conquête du Système solaire.

Après un voyage d’une décennie, l’atterrisseur Philae s’est en effet séparé de la sonde Rosetta le 12 novembre pour rejoindre la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (du nom des deux astronomes soviétiques qui ont découvert cet astre chevelu en 1969 et qui étaient présents au siège de l’ESA pour suivre l’événement).

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Le 6 novembre la sonde Rosetta avait photographié la comète 67P à une distance de 30 kilomètres (image ci-dessus). Cet astre chevelu parcourt son orbite en un peu plus de 6 ans et tourne sur lui-même en 12h30.

12 novembre : Philae a envoyé sa première image (ci-dessous) juste après sa séparation de Rosetta en milieu de matinée (9h35 heure de Paris). On distingue en haut de l’image un panneau solaire et une partie de Rosetta à droite.

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Un peu plus tard Rosetta a photographié Philae (images ci-dessous), confirmant que les pieds de l’atterrisseur s’étaient correctement déployés et que les instruments scientifiques fonctionnaient. La sonde a poursuivi sa trajectoire de façon à assurer les futures liaisons entre l’atterrisseur et la Terre.

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Image suivante : la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko vue par la camera ROLIS (ROsetta Lander Imaging Systemde Philae alors que l’atterrisseur est à 3 kilomètres de sa cible. La zone d’atterrissage prévue a été surnommée Agilkia (Agilkia est le nom d’une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l’île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d’Assouan dans les années 1970). La résolution de l’image est de 3 mètres par pixel.

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Image suivante : dernière image reçue avant que l’atterrisseur ne touche le sol après une descente de 7 heures à environ 3 km/h.

La surface à cet endroit semble recouverte d’une couche de poussière et de quelques rares cailloux, une information rassurante pour les scientifiques de la mission.

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Le montage ci-dessous permet de voir la zone d’Agilkia photographiée au cours de la descente de l’atterrisseur.

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12 novembre, 20h30 : selon les informations communiquées par Stephan Ulamec, responsable de Philae au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) au cours du dernier point de presse de la journée, les deux harpons n’ont pas permis d’ancrer l’atterrisseur qui a peut-être rebondi sur la comète pour y retomber deux heures plus tard, un délai qui s’explique par la faible gravité à sa surface.

Mise à jour du 13 novembre

10h30 : selon l’astrophysicien Francis Rocard l’atterrisseur a bien mis deux heures à se stabiliser après s’être posé sur la comète 67P vers 16 h30 (heure de Paris) le 12 novembre, comme le confirment les images floues obtenues à ce moment-là par Philae. L’atterrisseur s’est enfoncé de 4 centimètres, confirmant que le sol d’Agilkia est assez mou. Pour le moment les scientifiques de l’ESA ne savent toujours pas si les harpons ont fonctionné mais ils sont optimistes car Philae et Rosetta communiquent entre eux et l’orbiteur peut donc continuer à nous envoyer des informations.

11h15 : voici la première image prise par l’atterrisseur Philae à la surface de la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko ! Cette image qui est un assemblage de 2 clichés montre le sol environnant et l’un des pieds de Philae. Il semble que l’atterrisseur, après plusieurs rebonds, se soit finalement posé incliné à 1 kilomètre du premier point de contact avec la surface de la comète.

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15h30 : au cours d’une conférence de presse au siège de l’ESA, les scientifiques ont présenté la zone (B) dans laquelle devait se trouver l’atterrisseur Philae après son rebond au point A.

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Ci-dessous gros plan sur la zone A, premier point d’impact de Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre en milieu d’après-midi avant son rebond.

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La mosaïque de 5 images (prises par la sonde Rosetta à une distance de 18 kilomètres) présentée ci-dessous montre la zone dans laquelle devrait désormais se trouver l’atterrisseur Philae.

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Pour clore cette journée riche en émotions voici le premier panorama pris depuis le sol de la comète 67P. Il s’agit d’un assemblage des images transmises par Philae avec d’un côté le sol rocheux et de l’autre le ciel, l’atterrisseur (qui a été dessiné pour mieux comprendre l’orientation) étant penché (il a 2 pieds sur 3 en contact avec le sol).

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Un grand bravo à tous les ingénieurs, techniciens et scientifiques qui ont « porté » cette mission depuis 21 ans. Ci-dessous les membres de l’ESA réunis au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) pour la photo-souvenir (© ESA/J. Mai).

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La mise à jour du 14 novembre est ici.

En direct : Philae va se poser sur la comète Tchouri

Communiqué de Futura-Sciences :

La journée du 12 novembre sera celle de Rosetta. La vaillante sonde de l’Agence spatiale européenne, qui a atteint « sa » comète (67P/Churyumov-Gerasimenko, que l’on peut appeler Tchouri) en août dernier, lancera ce jour-là vers elle l’atterrisseur Philae. Cet engin d’une centaine de kilogrammes (mais sur une balance installée sur ce petit corps céleste, l’instrument n’indiquerait qu’à peu près un gramme) s’approchera à quelques kilomètres par heure de la zone visée, baptisée Agilkia.

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C’est une grande première en astronautique et assurément un événement à ne pas manquer. La réussite est loin d’être garantie. Le léger Philae, dans cette gravité si faible, devra se harponner à la surface et peut tout aussi bien toucher un gros caillou et basculer sur le dos. On peut même craindre qu’il s’enfonce dans un sol de poussière.

Futura-Sciences vous fera vivre en direct cette aventure sur une page spéciale à partir de 15 h 30 avec les premières images du site d’atterrissage saisies avec la caméra Rolis (Rosetta Lander Imaging System). Rendez-vous, donc, à l’adresse suivante : http://www.futura-sciences.com/live/.