Archives pour l'étiquette comète Churyumov-Gerasimenko

Profitez des Nuits des étoiles pour découvrir le ciel

Les 5, 6 et 7 août de très nombreux clubs d’astronomie vous accueilleront à l’occasion d’une nouvelle édition des Nuits des étoiles.

En août, faisons ce qu’il nous plaît : avec les congés annuels et la douceur des nuits d’été, chacun peut en profiter pour admirer le ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2016 qui se tiendront les 5, 6 et 7 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie.

Les clubs d’astronomie vous ouvriront leurs portes et leur coupoles pour trois soirées de découverte du ciel, comme l’avait fait le 19 mars dernier le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) en organisant la  Nuit de l’Équinoxe (où a été faite la photographie qui illustre cet article) dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière.

Nuit de l'équinoxe à Lyon

Cette année les Nuits des étoiles (qui rendront hommage à l’astrophysicien André Brahic) auront pour thème  « Au fil de l’eau : la recherche de la vie », alors que la sonde Rosetta continue de s’approcher de la comète Tchouri (67P/ Churyumov-Gerasimenko) sur laquelle elle terminera sa mission le 30 septembre prochain comme l’avait fait l’atterrisseur Philae en novembre 2014. Continuer la lecture

Le robot Philae s’est réveillé sur la comète Tchouri

Le robot européen Philae, largué par la sonde Rosetta sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre 2014, vient de se réveiller.

« La bonne nouvelle est arrivée dans le milieu de la nuit (le 14 juin vers 23 h, ndlr) puisque Philae a répondu à nos sollicitations. On a eu environ 2 minutes de liens entre Rosetta et Philae et 40 secondes de données. Maintenant, il faut dépouiller tout cela, mais Philae est vivant ». C’est en ces termes que Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) a annoncé le réveil de Philae.

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Après un incroyable atterrissage le 12 novembre dernier sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko, le robot Philae avait rapidement cessé de communiquer avec la sonde Rosetta (chargée de relayer vers la Terre les informations transmises par le robot).

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Rosetta survole la comète Tchouri en rase-motte

Depuis plusieurs semaines la sonde européenne Rosetta effectue des passages à basse altitude (moins de 30 km) au-dessus de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sur laquelle s’est posé le robot Philae le 12 novembre dernier.

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L’image ci-dessus (qui a été publiée sur le blog de Rosetta) a été prise le 28 mars alors que l’orbiteur se trouvait à 14 km au-dessus de la comète.

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Incroyables changements à la surface de la comète 67P

Jamais encore les planétologues n’avaient pu suivre les transformations d’une comète au fil des semaines. C’est désormais possible avec la sonde européenne Rosetta qui scrute la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri pour les intimes) depuis le mois de novembre. Au fur et à mesure que l’astre chevelu se rapproche du Soleil (67P sera à un peu plus d’une unité astronomique de notre étoile l’été prochain), la surface de la comète se modifie.

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Les deux images ci-dessus permettent de comparer à un mois d’intervalle une région surnommée « Hapi ». On y voit des fissures qui sont apparues et d’autres qui ont disparu entre le 9 décembre 2014 et le 8 janvier 2015. comment cela est-il possible ?

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Rosetta étudie la magnétosphère de la comète 67P

La sonde européenne Rosetta continue de nous faire découvrir les étonnantes particularités de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri pour les intimes) sur laquelle on espère toujours voir se réveiller le module Philae.

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Après avoir découvert que l’eau de cette comète est très différente de l’eau terrestre, Rosetta vient de révéler une autre singularité de cet astre chevelu : la formation d’un bouclier, équivalent à la magnétosphère terrestre, autour du noyau de la comète.

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L’eau terrestre ne viendrait pas des comètes

L’instrument Rosina (Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis) installé à bord de la sonde Rosetta a rendu son verdict : l’eau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (sur laquelle le module Philae s’est endormi) est très différente de l’eau terrestre, comme le révèle une étude publiée le 9 décembre dans le magazine Science Express.

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On sait depuis longtemps que lorsque la Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années, elle était sèche et aride. L’eau (qui recouvre aujourd’hui 70% de sa surface) a été amenée ensuite, et on pensait jusqu’à présent que cette eau était arrivée de l’espace grâce aux astéroïdes et aux comètes.

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La comète 67P est-elle vraiment rouge ?

L’American Geophysical Union vient de publier la première image en couleurs de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Il s’agit d’un compositage de 3 clichés noir et blanc pris à l’aide de différents filtres par la caméra Osiris qui se trouve à bord de l’orbiteur Rosetta. Ce dernier poursuit en effet sa mission autour de la comète, sur laquelle l’atterrisseur Philae (toujours pas localisé) s’est endormi.

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Cette image présente une étonnante couleur rouge, bien loin de ce que nous avons l’habitude de voir : les comètes, mélange de glace et de poussière, sont des astres dont la surface est d’un gris très sombre. Alors d’où vient cette teinte ?

Pour les scientifiques, cette couleur a deux origines :

  • un décalage vers le rouge du spectre de la lumière solaire renvoyée par la surface de 67P. Ce décalage est provoqué par la forte altération de la couche de matériau qui compose la surface de la comète, couche qui subit le bombardement incessant des particules énergétiques transportées par le vent solaire
  • le traitement numérique destiné à accentuer les contrastes des images prises par la caméra Osiris

Il est fort probable qu’un hypothétique observateur placé à bord de la sonde Rosetta verrait la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko aussi noire qu’un morceau de charbon !

Gaz et poussière autour de la comète 67P

Alors que l’ESA cherche toujours à localiser l’atterrisseur Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, l’orbiteur Rosetta poursuit ses investigations.

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Une mosaïque réalisée à partir de 4 images prises le 20 novembre par la caméra de navigation NavCam de Rosetta révèle une augmentation du niveau d’activité de la comète (qui se rapproche du Soleil), d’où s’échappent des petits jets de gaz et de poussière.

Des indices laissent également penser qu’une fine « atmosphère » de gaz et de poussière entoure la comète mais les scientifiques restent prudents pour le moment (il pourrait s’agir d’un phénomène de diffusion de la lumière provoquée par les optiques de la caméra NavCam).

Les images qui composent la mosaïque, d’une résolution d’environ 2,6 mètres/pixel, on été prises à une trentaine de kilomètres de distance.

Sous Philae, la poussière cache la glace

On en sait désormais un peu plus sur le forage que Philae a tenté sans succès après s’être posé sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko.

Lorsque l’atterrisseur a mis en marche sa foreuse Mupus, celle-ci n’a en effet pu s’enfoncer que de quelques millimètres dans le sol, même à pleine puissance.

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Pour Tilman Spohn, l’un des responsables de l’instrument  Mupus (Multi-Purpose Sensors for Surface and Subsurface Science), les données recueillies par Philae, si on les compare à des mesures réalisées en laboratoire, suggèrent que la foreuse a rencontré de la glace solide sous une couche de poussière de 10 à 20 centimètres d’épaisseur.

Incroyables images de Philae au-dessus de sa comète

Alors que l’atterrisseur Philae s’est endormi sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko après avoir épuisé sa pile, les ingénieurs de l’ESA continuent de dépouiller les informations scientifiques collectées ces derniers jours. Ils nous proposent aujourd’hui une mosaïque d’incroyables images montrant la descente et le premier rebond de l’atterrisseur.

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Il s’agit de clichés pris par la caméra Osiris depuis l’orbiteur Rosetta à une distance de la comète d’environ 15 kilomètres avec une résolution de 28 centimètres par pixel. Les heures sont en GMT (Greenwich Mean Time), il faut ajouter 1 heure pour avoir l’heure de Paris. Pendant sa descente l’atterrisseur se déplace d’ouest en est à une vitesse d’environ 0,5m/sec. Deux images permettent de voir la zone du premier rebond (touchdown point) avant et après.

La position définitive de Philae n’est toujours pas connue mais les ingénieurs de l’ESA sont confiants : l’analyse en cours d’autres images prises par Rosetta et Philae pendant ses rebonds devraient permettre de localiser l’atterrisseur.

En direct : Philae va se poser sur la comète Tchouri

Communiqué de Futura-Sciences :

La journée du 12 novembre sera celle de Rosetta. La vaillante sonde de l’Agence spatiale européenne, qui a atteint « sa » comète (67P/Churyumov-Gerasimenko, que l’on peut appeler Tchouri) en août dernier, lancera ce jour-là vers elle l’atterrisseur Philae. Cet engin d’une centaine de kilogrammes (mais sur une balance installée sur ce petit corps céleste, l’instrument n’indiquerait qu’à peu près un gramme) s’approchera à quelques kilomètres par heure de la zone visée, baptisée Agilkia.

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C’est une grande première en astronautique et assurément un événement à ne pas manquer. La réussite est loin d’être garantie. Le léger Philae, dans cette gravité si faible, devra se harponner à la surface et peut tout aussi bien toucher un gros caillou et basculer sur le dos. On peut même craindre qu’il s’enfonce dans un sol de poussière.

Futura-Sciences vous fera vivre en direct cette aventure sur une page spéciale à partir de 15 h 30 avec les premières images du site d’atterrissage saisies avec la caméra Rolis (Rosetta Lander Imaging System). Rendez-vous, donc, à l’adresse suivante : http://www.futura-sciences.com/live/.

Les Rencontres du Ciel et de l’Espace

Tous les deux ans depuis 1998, à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (AFA), se déroulent les Rencontres du Ciel et de l’Espace (RCE) à la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris).

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Alors que les Rencontres Astronomiques de Printemps privilégient l’observation du ciel, les RCE (qui cette année se tiendront du 8 au 12 novembre) servent de lieu de rencontres et d’échanges.

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Conférences, forums, expositions photographiques, salon de l’astronomie, autant d’animations qui vont attirer des milliers de passionnés pendant quelques jours.

Avec la présence de constructeurs venus des quatre coins du monde, on pourra découvrir les tous derniers télescopes et lunettes astronomiques disponibles sur le marché.

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Les RCE s’achèveront le 12 novembre avec l’arrivée de la sonde Rosetta sur la comète Churyumov-Gerasimenko, un événement qu’on pourra vivre en direct dans l’auditorium de la Cité des Sciences.

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Les images présentées dans cet article ont été prises au cours des RCE 2010.