Un radiotélescope endormi sous les étoiles

Avec l’évolution rapide des technologies, la durée de vie d’un radiotélescope est souvent brève. La preuve avec le Swedish–ESO Submillimetre Telescope

Le SEST (Swedish-ESO Submillimetre Telescope) est un radiotélescope qui a été mis en service en 1987 à 2400 mètres d’altitude dans les Andes chiliennes (c’était à l’époque le seul grand télescope dédié à l’astronomie submillimétrique installé dans l’hémisphère sud). Son antenne de 15 mètres de diamètre ressemble beaucoup à celles qui constituent le réseau NOEMA dans les Hautes-Alpes.

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Mais depuis 2003 le SEST est abandonné, dépassé technologiquement par des réseaux d’antennes beaucoup plus performants comme APEXALMA ou encore FAST, le plus grand radiotélescope actuellement en construction en Chine.

De ses 16 ans d’activité, on retiendra du SEST qu’il a découvert l’endroit le plus froid de l’Univers (-272° C, soit 1 degré seulement au-dessus du zéro absolu) dans une nébuleuse protoplanétaire située à 5000 années-lumière de la Terre au sein de la constellation australe du Centaure, la nébuleuse du Boomerang .

Le photographe Alexandre Santerne a immortalisé la belle endormie au cours d’une rotation d’étoiles de plus de 4 heures en combinant 250 poses d’une minute chacune.

La coupole à droite en retrait abrite un télescope de « seulement » 3,6 m de diamètre, mis en service en 1977. Cet instrument reste très performant malgré son diamètre relativement modeste depuis que les astronomes l’ont équipé de l’instrument HARPS (High Accuracy Radial velocity Planet Searcher), un redoutable chasseur d’exoplanètes. 

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