Archives pour l'étiquette Galilée

25 août : Jupiter avait rendez-vous avec le croissant de Lune

Le 26 octobre Jupiter sera en conjonction avec le Soleil. Il reste quelques soirées pour l’observer avant qu’elle ne se perde dans les lueurs du couchant. 

Plus grosse planète du Système solaire, Jupiter est une géante gazeuse dont l’observation est assez facile avec un petit télescope, surtout au moment de l’opposition (c’était le 7 avril). On peut y admirer le ballet des quatre satellites découverts en 1610 par Galilée (Io, Europe, Ganymède et Callisto), différentes bandes colorées ou encore la Grande tache rouge, un cyclone géant qui était déjà présent quand on a pointé vers Jupiter les premières lunettes astronomiques il y a 4 siècles.

Mais plus de 4 mois après son opposition Jupiter s’est bien éloignée de nous et devient difficilement observable sur l’horizon OUEST au crépuscule. C’est là qu’elle a été rejointe par le croissant de Lune dans la soirée du 25 août. Continuer la lecture

Quand Ganymède passe derrière Jupiter

En observant Jupiter avec une longue-vue en 1610, le savant italien Galilée découvrit 4 satellites dont Ganymède, une lune qui cache un océan salé.

Le 7 avril prochain la planète gazeuse géante Jupiter sera à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à une distance de 666,3 millions de km, avec un diamètre apparent de 44,3″ et une magnitude -2,5.

Cette planète est toujours très suivie par les astronomes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et ce pour deux raisons : d’une part son diamètre apparent est le plus important de toutes les planètes du Système solaire et d’autre part il y a toujours quelque chose à admirer à sa surface (bandes gazeuses et passage de la Grande Tache Rouge comme sur l’image ci-dessous) ou autour (ballet des 4 principaux satellites qui sont Io, Europe, Ganymède et Callisto).

Cette image réalisée par le télescope spatial Hubble nous donne l’occasion de nous intéresser aujourd’hui à Ganymède. Continuer la lecture

Dernier Quartier de Lune au-dessus de Jupiter et de Spica

Les nuits glaciales et dégagées sont propices à l’observation des rapprochements célestes, à l’image de cet alignement entre la Lune, Jupiter et Spica.  

Depuis une semaine les températures ont fortement chuté en France. Alors que l’été bat son plein dans l’hémisphère sud et que l’on trouve même des amateurs pour plonger dans l’océan à Murrays Bay à l’occasion de la Pleine Lune des loups, il est impératif chez nous de suivre quelques conseils pour observer sans avoir froid. Une fois bien protégé de la morsure d’un vent glacial on peut alors profiter des longues nuits pures hivernales pour scruter le ciel.

C’est en fin de nuit ce 19 janvier que le Dernier Quartier de Lune avait rendez-vous avec Jupiter, juste au-dessus de Spica (Alpha Virginis), la plus brillante étoile de la constellation de la Vierge. Continuer la lecture

En vidéo : des télescopes et des hommes

Les télescopes sont une merveilleuse invention qui permettent aux hommes de partir très loin dans l’Univers en gardant les pieds sur terre.

C’est à Galilée qu’on attribue l’invention de la lunette astronomique (qu’on appelle réfracteur) au début du XVIIe siècle. Le grand savant italien, féru d’optique géométrique, fut capable de régler correctement la longue-vue conçue par l’opticien hollandais Hans Lippershey de façon à en limiter les aberrations, avant de la tourner vers le ciel  pour y faire d’incroyables découvertes : des taches solaires et des irrégularités à la surface de la Lune (ce qui sous-entend que ces deux astres sont imparfaits), des phases pour Vénus, quatre satellites autour de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto) et des myriades d’étoiles qui composent la Voie lactée.

Un demi-siècle plus tard, l’écossais James Gregory fut le premier à décrire le principe du télescope à miroir (qu’on appelle réflecteur) et le mathématicien anglais Isaac Newton en réalisa le premier exemplaire doté d’un miroir concave en bronze de 2,5 cm de diamètre. Continuer la lecture

Encelade et Janus au-dessus des anneaux de Saturne

La sonde Cassini se trouvait à un peu plus d’un million de km de Saturne quand elle a photographié les satellites Encelade et Janus.

Cassini, la sonde américaine qui a commencé à explorer Saturne et sa banlieue en 2004, nous offre une nouvelle image de la planète aux anneaux et de deux de ses satellites, Encelade (le plus gros à gauche) et Janus (dont la luminosité a été rehaussée d’un facteur 2 pour qu’il apparaisse sur la photo).

En vidéo : un sous-marin sur Titan, dans les profondeurs du lac Kraken Mare

Encelade (505 km de diamètre) a été découvert par l’astronome germano-britannique William Herschel en 1789. Ce satellite intrigue beaucoup les astronomes depuis qu’on a découvert il y a une dizaine d’années que sa croûte glacée laissait échapper des geysers composés de vapeur d’eau et de matière organique. Les scientifiques en sont arrivés à la conclusion qu’Encelade abrite un océan global sous une banquise épaisse de 30 à 40 km.

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Janus n’a été découvert qu’à la fin de l’année 1966 par l’astronome français Audouin Dollfus (1924-2010) en utilisant le télescope de 1m de l’Observatoire du Pic du Midi lors d’un des rares passages de la Terre dans le plan des anneaux de Saturne : vus par la tranche, les anneaux disparaissent presque complètement à cette époque et les plus petits satellites comme Janus (une pomme de terre de 194×190×154 km) deviennent repérables. Continuer la lecture

Galilée, le savant qui a ouvert nos yeux sur l’Univers

Florence, capitale de la Toscane, garde de nombreux témoignages de la vie de Galilée, le savant italien qui bouleversa notre vision de l’Univers.

Galilée (1564, Pise-1642, Arcetri), mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien du XVIIe siècle ; à cette flatteuse carte de visite, on pourrait sans doute ajouter le titre d’opticien.

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On a longtemps pensé que le savant s’était contenté de reprendre la longue-vue conçue par l’opticien hollandais Hans Lippershey en 1608 pour la tourner vers le ciel ; mais selon deux chercheurs de l’université d’Haïfa en Israël (Yaakov Zik et Giora Hon), Galilée avait sans doute élaboré une théorie de l’optique géométrique lui permettant de régler correctement ses instruments de façon à en limiter les aberrations.

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Après avoir présenté sa première lunette au Sénat de Venise un an plus tôt, Galilée publie en 1610 son Messager des étoiles (Sidereus Nuncius), un ouvrage dans lequel il décrit d’incroyables découvertes pour l’époque : des taches solaires et des irrégularités à la surface de la Lune (ce qui sous-entend que ces deux astres sont imparfaits), des phases pour Vénus, quatre satellites autour de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto) et des myriades d’étoiles qui composent la Voie lactée.

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Galilée connaît alors gloire et célébrité : les 500 premiers exemplaires du Messager des étoiles s’arrachent, les cours d’Italie se pressent à ses conférences et Cosme II de Médicis lui fait verser une pension à vie.

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Avez-vous déjà observé le croissant de Vénus ?

À moins de 3 semaines de sa conjonction inférieure, la planète Vénus se présente en croissant, un phénomène comparable aux phases de la Lune. Explications.

Toujours aussi étincelante dans le ciel du soir, la planète Vénus (magnitude -4,5) ne cesse de se rapprocher de la Terre pour passer le 15 août entre nous et le Soleil, ce qu’on appelle la conjonction inférieure (le 15 août les 3 astres ne seront cependant pas exactement alignés et nous n’assisterons pas à un transit de Vénus devant notre étoile comme ce fut le cas le 6 juin 2012).

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Le mouvement relatif de la seconde planète du Système solaire par rapport à la Terre et au Soleil nous permet d’observer des phases sur Vénus, phases que l’astronome Galilée fut le premier à étudier et que vous pouvez suivre avec une petite lunette astronomique.

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L’inclinaison des anneaux de Saturne de 2004 à 2015

L’astrophotographe Damian Peach a réalisé un montage avec ses superbes images de la planète Saturne. On peut ainsi mieux apprécier les variations de l’inclinaison des anneaux.

Les anneaux de Saturne ont été observés pour la première fois par Galilée, mais c’est 45 ans plus tard, en 1655, que l’astronome hollandais Christian Huygens a compris leur véritable nature. Constitués d’innombrables particules de glace et de poussière, les anneaux ont une épaisseur de moins de 1 km et s’étendent jusqu’à 300 000 km de Saturne.

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Il faut presque 30 ans à Saturne pour réaliser une orbite autour du Soleil ; vus de notre observatoire mobile (la Terre), les anneaux nous apparaissent sous un angle variable.

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Les étoiles scintillent dans l’amas de la Crèche

L’astrophotographe Michele Brusa a capturé avec son télescope la beauté de l’amas de la Crèche.

Le 44ème objet du catalogue de Charles Messier (que l’astronome italien Galilée avait déjà observé avec sa modeste lunette en 1610, 180 ans plus tôt) est un bel amas ouvert d’étoiles situé dans la constellation du Cancer à environ 600 années-lumière de nos télescopes. Messier 44 est aussi appelé Praesepe, la Crèche ou encore la Ruche.

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Un milliers d’étoiles forment cet amas qui serait né il y a 600 millions d’années. Alors que les étoiles de l’amas des Pléiades, beaucoup plus jeunes (100 millions d’années), sont encore entourées de nébulosités, celles de M 44 ont abandonné leurs enveloppes gazeuses et se dispersent peu à peu dans l’espace.

L’image de l’amas de la Crèche proposée ci-dessus a été réalisée par l’astrophotographe italien Michele Brusa avec un appareil photo placé derrière un télescope de 25 centimètres de diamètre.

La découverte de l’amas de la Crèche est attribuée au poète grec Aratos de Soles vers 260 avant JC. Heureuse époque où l’absence totale de pollution lumineuse permettait à chacun d’admirer les merveilles du ciel nocturne depuis le pas de sa porte…

La planète Jupiter au plus près de la Terre

Le 6 février la plus grosse planète du Système solaire était au périgée, sa plus courte distance à la Terre, soit 650 millions de km (le périgée a lieu lors de l’opposition, quand la planète est à l’opposé du Soleil). Située dans la constellation du Cancer, elle présente un diamètre apparent de 45,3 sec d’arc et une magnitude de -2,5 ce qui en fait l’objet le plus brillant du ciel nocturne après la Lune et Vénus.

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L’image ci-dessus (réalisée avec un zoom) nous montre Jupiter dans la soirée du 7 février : on distingue deux satellites du côté est de la planète (Callisto -magnitude 5,6- et Ganymède magnitude 4,6) alors qu’à l’ouest Europe et Io se confondent très près du disque jovien.

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Une image fascinante du satellite Europe

Comme Io, Ganymède et Callisto, Europe est l’un des 4 satellites de Jupiter découverts par le savant italien Galilée en 1610 à l’aide de sa lunette astronomique.

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Ce satellite galiléen (le second après Io en partant de la planète géante) est recouvert d’une couche de glace parcourue de longues fractures, sous laquelle se trouve sans doute un océan. Mais quelle source de chaleur peut donc permettre l’existence de cet océan souterrain ?

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Saturne dans l’ombre des anneaux

Saturne est la sixième planète du Système solaire en partant du Soleil, la seconde par la taille après Jupiter (ces deux planètes sont des géantes gazeuses). Mais ce sont ses anneaux qui rendent la planète Saturne fascinante.

Galilée les découvre en 1610 à l’aide de sa petite lunette astronomique mais ne comprend pas ce dont il s’agit. Christian Huygens suppose le premier en 1654 que Saturne est une planète entourée par des anneaux, et 20 ans plus tard Jean Dominique Cassini imagine que ces anneaux sont constitués d’une multitude de petits corps en orbite autour de la planète.

En hommage à ces deux scientifiques, on a surnommé Cassini l’orbiteur qui survole Saturne et ses satellites depuis 2004, et Huygens la sonde qui s’est posée sur le satellite Titan en janvier 2005.

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La sonde Cassini a réalisé cette image au mois d’août dernier, alors qu’elle se trouvait à 1,7 million de kilomètres de Saturne (la résolution est de 102 km par pixel). Le satellite Téthys est visible en bas à droite.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce cliché, la région du pôle sud de Saturne (en bas à gauche) n’est pas entourée de bandes. Il s’agit seulement de l’ombre des anneaux éclairés par le Soleil qui se projette sur cet hémisphère. Quant aux anneaux eux-même, ils sont visibles de profil sous la forme d’une mince bande lumineuse au niveau de l’équateur de Saturne.

La Voie lactée et le château

Dans la mythologie grecque, cette bande laiteuse était le lait échappé du sein de la déesse Héra, femme de Zeus. Egyptiens, Chinois et Japonais y voyaient une rivière céleste, alors que les Mayas considéraient que c’était la voie que suivaient les âmes des morts pour se rendre dans l’au-delà.

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Les Arabes et les Perses furent sans doute les premiers à imaginer la Voie lactée composée d’étoiles, ce que confirmera l’astronome italien Galilée en l’observant avec sa lunette en 1610.

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La lunette astronomique

Bien que les lunettes d’approche soient apparues sans doute vers 1550 pour les besoins militaires, l’astronome italien Galilée fut le premier à en tourner une vers le ciel à partir de 1609.

Il découvrit avec les cratères sur la Lune, les phases de Vénus et les satellites de Jupiter par exemple.

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Alors que les télescopes sont des réflecteurs (la lumière est renvoyée et concentrée au foyer par un miroir), la lunette astronomique est un réfracteur (les rayons lumineux convergent au foyer après avoir traversé une ou plusieurs lentilles qui forment l’objectif).

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Jupiter dans les Gémeaux

Après son passage au plus près de la Terre en début d’année, la plus grosse planète du Système solaire continue son lent déplacement dans la constellation des Gémeaux, non loin des étoiles jumelles Castor et Pollux.

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Si vous en avez la possibilité, ne manquez pas d’observer Jupiter dans une lunette astronomique ou un télescope.

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