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Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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Aurore australe au-dessus de la base scientifique Concordia

Moins souvent photographiées que les aurores boréales, les aurores australes illuminent aussi le ciel de l’hémisphère sud, comme à Concordia.

Science extrême :

Concordia est la base scientifique la plus isolée du monde. Située en Antarctique, elle dépend des instituts polaires français et italien. On y  accueille des scientifiques depuis un quart de siècle. Ils viennent y étudier la glaciologie, la physique de l’atmosphère, la sismologie, la biologie humaine, etc… C’est aussi l’endroit idéal pour faire des observations astronomiques de grande qualité (pas de pollution lumineuse, une longue nuit de 3 mois et un très faible taux d’humidité).

Cyprien Verseux lors de son hivernage à Concordia en 2018. © Cyprien Verseux

En 2018, l’astrobiologiste français Cyprien Verseux s’y était rendu pour un long séjour. Il avait partagé ses impressions sur son blog Mars la blanche.

Aurore australe :

Les aurores australes et boréales proviennent de l’excitation des atomes d’oxygène et d’azote présents dans l’atmosphère terrestre lorsque le vent solaire chargé en particules énergétiques vient balayer notre planète. La plupart des photographies d’aurores polaires montrent des aurores boréales : il est en effet plus facile pour les photographes de se rendre à proximité du pôle Nord, que ce soit en Islande comme le français Stéphane Vetter, en Alaska comme le coréen Sangku Kim ou encore en Norvège comme l’espagnol  Horacio Llorens.

Aurore australe au-dessus de la station Concordia. © Marco Buttu

Mais les aurores polaires se développent également au-dessus du pôle Sud, même si les observateurs sont moins nombreux à les signaler. Les chercheurs en hivernage à Concordia admirent régulièrement ces magnifiques draperies célestes depuis le Plateau antarctique. La preuve avec ce très beau cliché réalisé par Marco Buttu. Notez la présence de la constellation d’Orion derrière la Station. L’étoile brillante à droite est Sirius.

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L’astrobiologiste Cyprien Verseux est en Antarctique

Après son voyage immobile vers la planète Mars, l’astrobiologiste français Cyprien Verseux va passer un an sur la base Concordia en Antarctique.

Si vous vous intéressez aux projets de bases habitées permanentes sur la planète Mars, le nom de Cyprien Verseux vous dit forcément quelque chose. Cet astrobiologiste français mène des recherches autour des micro-organismes capables de transformer les ressources naturellement présentes sur la Planète rouge en produits nécessaires à la survie humaine.

Cyprien Verseux est arrivé pour un hivernage d’un an sur la base Concordia en Antarctique.

Il a fait partie il y a deux ans de la mission HI-SEAS IV (Hawaii Space Exploration Analog and Simulation), un programme de simulation de la vie dans un habitat sur Mars conduit par l’Université d’Hawaï et la NASA : avec cinq autres jeunes scientifiques, il s’était enfermé pendant douze mois dans un dôme pour vivre dans les mêmes conditions qu’un voyage sur Mars.

Une aventure que Cyprien Verseux raconte dans son livre Vivre sur Mars, 365 jours pour tester la vie sur la Planète rouge.  Cette fois l’astrobiologiste a délaissé les pentes ensoleillées du Mauna Loa à Hawaii pour un endroit beaucoup moins hospitalier : Concordia, la base scientifique la plus isolée du monde. Continuer la lecture de L’astrobiologiste Cyprien Verseux est en Antarctique