L’astrobiologiste Cyprien Verseux est en Antarctique

Après son voyage immobile vers la planète Mars, l’astrobiologiste français Cyprien Verseux va passer un an sur la base Concordia en Antarctique.

Si vous vous intéressez aux projets de bases habitées permanentes sur la planète Mars, le nom de Cyprien Verseux vous dit forcément quelque chose. Cet astrobiologiste français mène des recherches autour des micro-organismes capables de transformer les ressources naturellement présentes sur la Planète rouge en produits nécessaires à la survie humaine.

Cyprien Verseux est arrivé pour un hivernage d’un an sur la base Concordia en Antarctique.

Il a fait partie il y a deux ans de la mission HI-SEAS IV (Hawaii Space Exploration Analog and Simulation), un programme de simulation de la vie dans un habitat sur Mars conduit par l’Université d’Hawaï et la NASA : avec cinq autres jeunes scientifiques, il s’était enfermé pendant douze mois dans un dôme pour vivre dans les mêmes conditions qu’un voyage sur Mars.

Une aventure que Cyprien Verseux raconte dans son livre Vivre sur Mars, 365 jours pour tester la vie sur la Planète rouge.  Cette fois l’astrobiologiste a délaissé les pentes ensoleillées du Mauna Loa à Hawaii pour un endroit beaucoup moins hospitalier : Concordia, la base scientifique la plus isolée du monde.

Cette base, qui se situe en Antarctique, dépend des instituts polaires français et italien et accueille des scientifiques depuis 23 ans. Ils viennent y étudier la glaciologie, la physique de l’atmosphère, le géomagnétisme, la sismologie, la biologie humaine ou encore y faire des observations astronomiques de grande qualité (pas de pollution lumineuse, une longue nuit de 3 mois et un très faible taux d’humidité).

Même si pour cette mission l’astrobiologiste va se faire glaciologue (il étudiera l’évolution du climat), sa présence à Concordia le replonge dans son expérience hawaiienne. Car Concordia, c’est un peu Mars la blanche, et c’est d’ailleurs le nom du blog dans lequel Cyprien Verseux raconte son séjour : une base scientifique encore plus isolée que la Station spatiale internationale où les conditions de vie ressemblent beaucoup à celles que rencontreraient des astronautes installés sur une base lunaire ou martienne. Il y fait très froid (jusqu’à -80°) et la base est inaccessible 9 mois par an, obligeant ses occupants à faire preuve de grandes capacités d’adaptation. Un endroit où la survie de tous ne dépend que de la technologie et de la force mentale de chacun, comme ce sera le cas au cours des futurs longs voyages loin de notre planète Terre…

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