Insolite : il a neigé à l’Observatoire de La Silla

Bien que situé dans une des régions les plus sèches du monde, l’Observatoire de la Silla reçoit parfois quelques précipitations sous forme de pluie ou de neige. Mais comment peut-il y avoir des chutes de neige à un endroit où la température descend très rarement en dessous de 0°C ?

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La réponse est donnée par l’air sec. Les flocons de neige (qui se forment dans des nuages avec des températures négatives) descendent dans un air très sec : une petite partie de chaque flocon s’évapore, évaporation qui élimine l’excès de chaleur et permet aux flocons de rester assez froids pour survivre à cette descente.

En somme il peut neiger à La Silla quand il fait plus de 0°C à condition que le taux d’humidité présent dans l’air soit le plus faible possible.

Ce phénomène physique a pu être vérifié le 9 mars 2015, jour où cette photographie a été prise par Malte Tewes, l’un des photographes ambassadeurs de l’ESO. Il n’aura pas fallu longtemps pour que disparaisse cette éphémère pellicule blanche et pour que le site de La Silla retrouve sa physionomie habituelle.

Notons qu’il est possible d’observer chez nous des chutes de neige quand il fait plus de 0°C à condition que les flocons soient assez gros (ils fondent en surface ce qui accélère leur chute et la plupart atteignent le sol), ou que la température de l’air ne soit positive qu’à moins de 300 m du sol.

À propose de La Silla : c’est à 2400 mètres d’altitude, à 600 kilomètres au nord de Santiago du Chili, que l’Observatoire Européen Austral a implanté ses premières coupoles dans les années 1960. Le plus gros télescope hébergé sur ce site a un diamètre de 3,6 mètres. L’ESO dispose en outre d’un site au Paranal (toujours au Chili, à 2600 mètres d’altitude, à 130 km au sud d’Antofagasta) qui héberge ses 4 télescopes géants VLT.

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