Archives pour l'étiquette Grand nuage de Magellan

Une bulle cosmique pour les télescopes Chandra et Hubble

En combinant les images des télescopes spatiaux Chandra et Hubble, les astronomes ont reconstitué l’aspect du rémanent de supernova SNR 0509-67.5.

Un télescope pour les rayons X :

Subrahmanyan Chandrasekhar fut l’un des pionniers de l’astrophysique du XXe siècle. C’est donc en son honneur qu’a été nommé l’observatoire spatial Chandra. Il a été lancé en 1999 (9 ans après le télescope Hubble) par la navette spatiale Columbia. Son télescope est dédié à l’étude des émissions de rayons X. Ces rayons sont émis par quelques-unes des sources célestes les plus énergétiques (trous noirssupernovae, étoiles à neutrons…).

Le rémanent de supernova SNR 0509-67.5 dans le Grand Nuage de Magellan. © NASA/CXC/SAO/Hubble Heritage Team

SNR 0509-67.5 (pour SuperNova Remnant ou rémanent de supernova) est le reste d’une étoile massive qui a explosé il y a 400 ans. Continuer la lecture

Zoom sur le double amas d’étoiles NGC 1850

Le Grand nuage de Magellan héberge un groupe de jeunes étoiles d’aspect globulaire, un type d’objet inconnu dans la Voie lactée. Zoom sur NGC 1850.

Cette image réalisée par le télescope spatial Hubble représente un curieux double amas d’étoiles enregistré sous le nom de NGC 1850 (NGC est l’abréviation du New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars établi à la fin du XIXe siècle par l’astronome John Dreyer).

Photographié par le télescope Hubble, l’amas NGC 1850 se situe dans le Grand nuage de Magellan. © NASA, ESA, Martino Romaniello (European Southern Observatory, Germany)

Situé dans le Grand nuage de Magellan (LMC), une galaxie satellite de la Voie lactée, NGC 1850 est le groupe d’étoiles le plus brillant du LMC après le complexe de 30 Doradus (la nébuleuse de la Tarentule). Continuer la lecture

Chili : des photographes au plus près des étoiles

Rien ne vaut les heures passées sous le ciel nocturne du Chili, depuis l’Observatoire Européen Austral, pour se sentir les rois de l’Univers.

Même si le siège de l’ESO (European Southern Observatory) se trouve à Garching  (Allemagne), les trois observatoires de l’organisation (qui compte quinze états membres) sont tous au Chili. Il y a l’Observatoire de La Silla (où l’ESO a implanté ses premières coupoles dans les années 1960), l’Observatoire du Cerro Paranal (qui héberge le VLT) et l’Observatoire du Llano de Chajnantor où poussent les antennes de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA).

Nous voici au pied du VLT, sous un fourmillement d’étoiles (sans pollution lumineuse, le ciel de l’Observatoire du Cerro Paranal est l’un des plus noirs du monde). Sur une passerelle, l’astrophotographe Babak Tafreshi. Tout comme Stéphane Guisard, Yuri Beletsky ou encore Miguel Claro, Babak Tafreshi (photographié ici par son collègue  Petr Horálek)est l’un des ambassadeurs de l’ESO, un groupe de photographes qui réalisent des images destinées à mettre en valeur les différents sites astronomiques de l’Observatoire Européen Austral et les recherches qui y sont menées.

magellan2

Quel est ce nuage stellaire lumineux juste au-dessus de la tête du photographe ? Continuer la lecture

Des aurores australes sur l’horizon en Nouvelle-Zélande

Moins souvent photographiées que les aurores boréales, les aurores australes viennent parfois illuminer le ciel de l’hémisphère sud.

Les aurores australes et boréales proviennent de l’excitation des atomes d’oxygène et d’azote présents dans l’atmosphère terrestre lorsque le vent solaire chargé en particules énergétiques vient balayer notre planète.

La plupart des photographies d’aurores polaires montrent des aurores boréales : il est en effet plus facile pour les photographes de se rendre à proximité du pôle Nord, que ce soit en Islande comme le français Stéphane Vetter, en Alaska comme le coréen Sangku Kim ou encore en Norvège comme l’espagnol Horacio Llorens.

aurore2

Mais les aurores polaires se développent également au-dessus du pôle Sud, même si les observateurs sont moins nombreux à les signaler. Les chercheurs en hivernage à la station scientifique franco-italienne de Concordia sur le Plateau antarctique admirent régulièrement ces magnifiques draperies célestes qui deviennent parfois visibles en Australie et en Nouvelle-Zélande. Continuer la lecture

SNR 0519, un rémanent de supernova tout en finesse

La constellation de la Dorade abrite le rémanent de supernova SNR 0519. Ce sont les restes d’une explosion stellaire qui s’est produite il y a 600 ans.

C’est au cours d’une expédition hollandaise vers les Indes orientales à la fin du XVIe siècle que les explorateurs  Pieter Dirkszoon Keyser et Frederick de Houtman découvrirent le ciel de l’hémisphère sud et nommèrent 11 nouvelles constellations. L’une d’entre elles fut baptisée la Dorade en raison de sa forme très allongée qui fait penser à un poisson.

supernova

Si la constellation de la Dorade est réputée, ce n’est pas pour ses étoiles (dont aucune n’est plus brillante que la quatrième magnitude) mais parce qu’elle abrite le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud ou LMC pour les anglo-saxons), une galaxie naine parfaitement visible à l’œil nu, étendue sur une surface 20 fois plus grande que la Pleine Lune et distante de 170 000 années-lumière.

Continuer la lecture

Le télescope Chandra fête l’Année de la Lumière

Nommé en l’honneur de Subrahmanyan Chandrasekhar, l’un des pionniers de l’astrophysique du XXe siècle, l’observatoire spatial Chandra a été lancé en 1999 par la navette spatiale Columbia. Son télescope est dédié à l’étude des émissions de rayons X émises par quelques-unes des sources célestes les plus énergétiques (trous noirs, supernovae, étoiles à neutrons…).

SNR

Pour fêter à sa manière le lancement de l’Année internationale de la lumière par les Nations Unies, les chercheurs de la NASA on choisi de présenter la lumière émise par SNR 0519-69.0, SNR pour SuperNova Remnants ou rémanents de supernovae.

Continuer la lecture