C’est l’une des plus belles et des plus discrètes galaxies spirales. L’astrophotographe Franck Leroy nous entraîne au cœur de Messier 33.
Une tache floue très étendue :
À moins de 3 millions d’années-lumière, Messier 33 est une galaxie spirale que nous voyons de face. Elle est perceptible à l’œil nu comme une petite tache floue, à condition de fuir toute pollution lumineuse. Sa brillance est cependant assez faible, car sa luminosité s’étale sur une surface apparente équivalente à quatre fois celle de la Pleine Lune. Avec Messier 31 et la Voie lactée, elle constitue le trio galactique le plus imposant du Groupe local :
Coincée entre Persée et Andromède, la petite constellation du Triangle ne compte que 25 étoiles visibles à l’œil nu. Et encore, la plus brillante n’est que de magnitude 3 ! Mais le seul objet Messier qu’elle héberge vaut largement le détour. C’est l’astrophotographe Franck Leroy qui nous fait découvrir cette galaxie, après 17 heures de poses cumulées. Elles ont été réalisées avec une caméra ZWO ASI533MM Pro placée au foyer d’une lunette apochromatique Sharpstar 61EDPH III :
Un assemblage de 54 clichés haute résolution pris par le télescope spatial Hubble révèle la richesse stellaire de Messier 33, la galaxie du Triangle.
54 images assemblées :
25 millions : c’est le nombre d’étoiles que l’on pourrait compter (si l’on en croît la NASA) sur cette mosaïque. Elle est constituée de 54 images réalisées par le télescope spatial Hubble. Il s’agit d’un zoom incroyablement détaillé de la galaxie Messier 33. Elle est appelée aussi galaxie du Triangle du nom de la modeste constellation qui l’héberge. Le Triangle est d’ailleurs la seule constellation de toute la voûte céleste à porter le nom d’une figure géométrique.
En réalisant un étonnant cliché à grand champ centré sur Mirach, l’astrophotographe Malcom Park est arrivé à réunir les galaxies d’Andromède et du Triangle.
Sortir des sentiers battus : à l’heure des appareils photos numériques de plus en plus performants, les astrophotographes doivent sans cesse innover s’ils veulent que leurs images soient remarquées.
Malcom Park l’a bien compris : ce banquier canadien à la retraite qui fut longtemps président de la North York Astronomical Association (NYAA) ne se contente pas d’assouvir sa passion pour l’astrophotographie en accumulant des images célestes classiques, mais cherche chaque fois à magnifier ses prises de vues par des cadrages inédits.