NGC 602, une merveille dans le Petit Nuage de Magellan

Le Petit Nuage de Magellan abrite un jeune amas ouvert d’étoiles né il y a 5 millions d’années particulièrement photogénique, NGC 602.

C’est au cours de son grand tour de l’Amérique du Sud entre 1519 et 1522 que le navigateur portugais Fernand de Magellan mentionna dans son journal de bord l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses prirent ensuite son nom, honneur qui aurait pu revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt. Les astronomes savent aujourd’hui que les Nuages de Magellan ne sont pas des nébuleuses mais des galaxies naines. Leur forme  irrégulière s’explique par les forces gravitationnelles exercées par la Voie lactée, leur imposante et plus proche voisine à moins de 200.000 années-lumière.

L’amas ouvert d’étoiles NGC 602 et sa nébuleuse se situent dans le Petit Nuage de Magellan. © NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Grâce au télescope spatial Hubble nous pouvons plonger dans le Petit Nuage de Magellan pour y admirer le jeune amas d’étoiles ouvert NGC 602.

Le Petit Nuage de Magellan, dans la constellation du Toucan, est à environ 200,000 années-lumière de la Terre. Sa proximité en fait un laboratoire exceptionnel pour réaliser des études approfondies sur les processus de formation des étoiles et leur évolution dans un environnement légèrement différent de notre propre Voie lactée.

Les jeunes étoiles brillantes bleues nouvellement formées qui constituent NGC 602 ont été découvertes par l’astronome australien James Dunlop en 1826. Le rayonnement haute énergie qu’elles émettent est en train de repousser le bord de la nébuleuse qui les enveloppe sauf là où la poussière est plus dense : le rayonnement s’écoule alors de part et d’autre, donnant naissance à des piliers qu’on observe à la limite de cette coquille de gaz.

Des galaxies naines comme le Petit Nuage de Magellan, avec beaucoup moins d’étoiles par rapport à notre propre galaxie, sont considérées comme les blocs primitifs de galaxies plus grandes. L’étude de la formation d’étoiles au sein de cette galaxie naine est particulièrement intéressante pour les astronomes car sa nature primitive signifie qu’il lui manque un fort pourcentage des éléments plus lourds qui seront créés au cours des prochaines générations d’étoiles par la fusion nucléaire.

Dans ce magnifique tableau céleste apparaissent de nombreuses galaxies beaucoup plus lointaines dont une très jolie spirale vue de dessus en bas à gauche de l’amas.

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