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Deux têtards cosmiques nagent dans la nébuleuse IC 410

Nichée dans la constellation du Cocher, la nébuleuse IC 410 abrite deux nuages de gaz et de poussière dont la forme évoque celle des têtards.  

Une vision enrichie :

L’évolution de la puissance des télescopes a permis de multiplier la découverte d’objets célestes singuliers. Prenez la nébuleuse en émission IC 410, située à 12.000 années-lumière. Elle était beaucoup trop faible pour être perçue dans l’instrument de John Herschel (le neveu de Caroline Herschel). En observant la constellation du Cocher en 1827, cet astronome britannique n’a découvert qu’un amas d’étoiles, NGC 1893, de magnitude 7. Ce n’est que bien plus tard qu’on a pu détecter tout autour les faibles volutes de la nébuleuse IC 410 (magnitude 10).

La nébuleuse IC 410, l’amas d’étoiles NGC 1893 et les deux têtards. © Dieter Berger

Puis l’astrophotographie a fait son apparition. Les longues poses photographiques et l’évolution des capteurs ont révélé des détails insoupçonnés, comme deux têtards cosmiques (ou des spermatozoïdes…). Continuer la lecture

La constellation d’Orion comme vous ne la verrez jamais

En combinant l’usage d’un filtre et une très longue pose photographique, Stanislav Volskiy nous offre une vision inédite de la constellation d’Orion.

Beaucoup d’entre nous ont déjà admiré dans le ciel hivernal la belle constellation d’Orion. Nous connaissons les principaux astres qui délimitent le corps du vaniteux chasseur de la mythologie grecque : ses épaules sont marquées par Bételgeuse et Bellatrix, sa taille est représentée par 3 étoiles alignées et Saïph et Rigel symbolisent ses pieds.  Si nous n’avons pas trop de pollution lumineuse et que nos yeux sont bien habitués à l’obscurité, nous pouvons même distinguer la petite tache diffuse de Messier 42.

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Mais jamais personne ne verra la constellation d’Orion comme sur cette image de Stanislav Volskiy.  Par quelle opération magique cet astrophotographe est-il parvenu à obtenir ces immenses nébulosités multicolores qui métamorphosent la constellation ?

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Stanislav Volskiy a deux atouts ; tout d’abord il dispose d’un petit observatoire automatisé au Chili, au milieu du désert d’Atacama. Cette région, avec un ciel dégagé plus de 300 nuits par an, loin de toute lumière parasite, est un paradis pour astronomes qui ne s’y sont pas trompés puisque les plus grands télescopes de la planète y sont installés ( ALMA, VLT, GMT, E-ELT…). Continuer la lecture