Un astrophotographe a filmé depuis l’un des sommets des Vosges des phénomènes lumineux transitoires, les sprites, au cours d’orages sur la Manche.
On les appelle phénomènes lumineux transitoires (Transient Luminous Event ou TLE en anglais) sprites, sylphes rouges ou encore farfadets : ce sont des éclairs qui se produisent dans la haute atmosphère, souvent à proximité des orages. Bien que leur existence ait été prédite par le physicien écossais C. T. R. Wilson dans les années 1920, ils ont été photographiés pour la première fois 70 ans plus tard.
En 1838 l’étoile 61 Cygni fut la première dont l’astronome Friedrich Bessel mesura la distance, un résultat qui bouleversa notre vision de l’Univers.
La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le sud : la tête du volatile correspond à l’étoile Bêta Cygni (Albiréo) à la limite de la constellation du Petit Renard alors que la queue est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été.
Retour sur le lever de la Pleine Lune des fraises, un spectacle que l’on pouvait suivre ce weekend en Bourgogne et ailleurs.
Chaque Pleine Lune a un nom : celle du mois de juin est appelée Pleine Lune des fraises en hommage aux délicieux fruits rouges que l’on peut cueillir à cette époque dans son jardin. Mais notre satellite naturel prend aussi parfois cette belle teinte à son lever en raison des particules de poussière en suspension dans l’atmosphère qui dispersent le bleu et ne laissent passer vers nous que les teintes orangées. C’est le même phénomène qui se produit au lever ou au coucher du Soleil.
Le jour se lève dans la baie de Douarnenez alors qu’un arc-en-ciel prend naissance dans la mer d’Iroise balayée par des averses.
Délimitée au NORD par la presqu’île de Crozon et au SUD par le cap Sizun, la baie de Douarnenez (la ville fut un grand port sardinier jusqu’à la fin des années 1970) trace un demi-cercle de plus de 16 kilomètres de large sur 20 kilomètres de profondeur qui s’ouvre sur la mer d’Iroise. C’est depuis les prairies de la commune de Plomodiern que cette image a été réalisée à l’aube du 20 mai.
Le 9 juin c’est la Pleine Lune des fraises. Notre satellite naturel est accompagné de Saturne, quelques jours avant l’opposition de la planète aux anneaux.
En 2016 la Pleine Lune des fraises coïncidait avec le solstice d’été, un hasard qui ne s’était pas produit depuis 1967 et ne se reverra pas avant 2062. Cette année c’est un rapprochement intéressant qui concerne la Pleine Lune de ce mois de juin puisqu’elle se produira dans Ophiuchus, une constellation dans laquelle vagabonde Saturne (une géante gazeuse 10 fois plus grande que la Terre) depuis le mois de décembre 2015. La nuit du 9 au 10 juin vous pourrez suivre le déplacement de ces deux astres dans le ciel, la Lune étant suivie par la planète aux anneaux comme vous pouvez le voir sur le montage ci-dessous.
Ce rapprochement d’environ 2 degrés n’est bien entendu qu’apparent : la Lune sera alors à un peu plus de 406.000 km (ce qui en fait la plus petite Pleine Lune de l’année) alors que la distance qui nous sépare de Saturne dépasse 1,35 milliard de km. Continuer la lecture de 9 juin : admirez Saturne dans le sillage de la Pleine Lune→
La constellation des Gémeaux recèle deux amas ouverts très proches l’un de l’autre et très photogéniques, Messier 35 et NGC 2158.
Au mois de mai 2015 je vous avais proposé une de mes images montrant Vénus non loin de Messier 35 (à retrouver ici). Ce cliché, pris avec une pose de 5 sec et un simple objectif de 50 mm de focale montrait cet amas d’étoiles comme une toute petite pelote d’épingles. Avec le talent d’un astrophotographe comme Rolf Olsen, cette région du ciel prend un tout autre aspect.
Chaque été, des nuages noctiluques de très haute altitude font leur apparition après le coucher du Soleil ou avant son lever.
Des nuages très élevés :
Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 kilomètres d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) la vapeur d’eau se condense autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires (le soir) ou des premiers à l’aube. On les observe traditionnellement du début du mois de juin jusqu’à la mi-août :
La jeune agence Terre Constellée propose des voyages touristiques accompagnés d’une découverte du ciel étoilé dans des sites sans pollution lumineuse.
Pour les astronomes comme pour les simples amoureux du ciel nocturne, il devient de plus en plus difficile d’observer les étoiles et la Voie lactée, en raison de la pollution lumineuse qui ne cesse de s’étendre. Les passionnés n’hésitent plus à voyager pour retrouver un ciel noir qui leur permette de contempler comètes, nébuleuses et galaxies.
Encelade est l’un des satellites qu’a longuement étudié la sonde Cassini, désormais en route pour son grand plongeon en direction de Saturne.
Toutes les belles choses ont une fin : le 15 septembre prochain la sonde américaine Cassini plongera dans l’épaisse atmosphère de Saturne, mettant fin à une extraordinaire mission commencée il y a 13 ans dans la banlieue de la sixième planète du Système solaire. Plus d’une décennie d’images étonnantes et de mesures inédites concernant Saturne et ses anneaux, bien sûr, mais également un grand nombre des quelques 60 satellites qui gravitent autour.
Le miroir de 6,5 mètres de diamètre du James Webb Space Telescope (JWST) a rejoint le centre spatial Johnson de la NASA à Houston pour de nouveaux tests.
La fin du mois de mai 2017 a marqué un tournant dans le développement du James Webb Space Telescope. Jusqu’à présent c’est au Goddard Space Flight Center à Greenbelt dans le Maryland (là où la NASA dispose de la plus grande salle blanche du monde pour réaliser et tester ses systèmes spatiaux), que s’était déroulé l’assemblage des dix-huit segments en béryllium recouverts d’or qui constituent le miroir principal du prochain télescope spatial.
Que nous réserve le ciel en juin 2017 ? Réponse avec la vidéo des éphémérides que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.
Juin est le mois aux nuits les plus courtes puisque nous sommes au solstice d’été (il a lieu le 21). Si les températures nocturnes sont clémentes, difficile par contre de profiter d’un ciel noir à cette époque de l’année où l’aube a vite fait de succéder au crépuscule. Heureusement un certain nombre d’observations astronomiques sont quand même possibles.
Le 26 mai un astrophotographe français installé en Corse a filmé par hasard un impact sur Jupiter, dans la région polaire nord de la planète géante gazeuse.
Sauveur Pedranghelu est un astronome amateur comblé : alors qu’il réalisait une série d’images de Jupiter avec un télescope dans la soirée du 26 mai, sa caméra a enregistré l’impact d’une grosse météorite dans l’atmosphère de la planète géante gazeuse sous la forme d’un flash très bref (0,7 seconde) aux alentours de 19h25 TU. Son image a été traitée par Marc Delcroix, un autre astronome amateur qui coordonne en France les observations de Jupiter dans le cadre de la mission Juno, une sonde américaine qui est arrivée dans la banlieue de la planète en juillet 2016 et qui l’étudie depuis une orbite polaire.
Marc Delcroix a lancé l’alerte pour inciter les astrophotographes qui observaient au même moment à vérifier leurs images. La confirmation de cet impact est venue d’Allemagne où un autre amateur, Thomas Riessler, a obtenu une image de ce flash lumineux. Continuer la lecture de Un astronome amateur français filme un impact sur Jupiter→
Retour sur la jeune Lune visible au cours du dernier weekend du mois de mai, accompagnée en soirée d’une jolie lumière cendrée.
Qu’appelle-t-on jeune Lune ? Il s’agit du croissant que l’on peut découvrir en soirée sur l’horizon OUEST juste après la Nouvelle Lune. Quant à la vieille Lune elle correspond au croissant qui précède la Nouvelle Lune et et qu’on observe cette fois à l’aube au-dessus de l’horizon EST.
La dix-neuvième édition des RAP, les célèbres Rencontres Astronomiques de Printemps, s’est achevée. Retour sur 4 jours et 3 nuits d’astronomie.
Ils étaient plus de 200 passionnés d’astronomie venus de tous les coins de France et même des pays limitrophes à se retrouver du 25 au 28 mai à Craponne sur Arzon en Haute-Loire pour la dix-neuvième édition des RAP. Ces Rencontres Astronomiques se déroulent toujours lors du pont de l’Ascension au moment de la Nouvelle Lune qui tombait cette année le 25 mai (la nouvelle lunaison qui allait suivre était d’ailleurs celle du Ramadan).
Le site des RAP bénéficie d’un ciel préservé de la pollution lumineuse et la commune de Craponne sur Arzon éteint l’éclairage public pendant les 3 nuits d’observations, ce qui lui a permis de décrocher cette année le label Villes et Villages étoilés décerné par l’ANPCEN, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes.
Qui dit astronomie dit météo clémente. Cette édition aura été marquée par un temps particulièrement agréable et les participants n’ont pas beaucoup dormi, partagés entre les observations solaires en journée et l’étude du ciel nocturne. La qualité de cette manifestation doit également beaucoup aux bénévoles qui se chargent de son organisation.
Fin croissant de jeune Lune, passages de l’ISS avec à son bord le spationaute Thomas Pesquet, présence des planètes Jupiter et Saturne, nébuleuses, galaxies, amas d’étoiles, comètes…, il y en avait pour tous les goûts. Observateurs, astrodessinateurs et astrophotographes ont ainsi fait le plein de spectacles célestes et certains ont déjà prévu de se retrouver à Toulouse lors de l’opération Ciel en fête du 2 au 4 juin ou aux Rencontres des Observateurs Solaires les 24 et 25 juin à Serbannes.
Il ne reste plus qu’à espérer que la vingtième édition des RAP soit aussi ensoleillée !
Plus de 1,6 milliard de musulmans guettent le retour prochain en soirée de la jeune Lune, un croissant qui annoncera le début du Ramadan.
Les éphémérides nous l’enseignent : la Nouvelle Lune s’est produite ce mardi 15 mai 2018 à 11 h 48. C’est donc dans la soirée du 16 mai que nous pourrons découvrir le retour d’un fin croissant de jeune Lune juste au-dessus de l’horizon OUEST un peu après le coucher du Soleil.
La plupart des pays attendent l’observation de ce mince croissant (immortalisé ici par le photographe Mohammed Redha Alasfoor) pour démarrer le Ramadan, privilégiant l’observation lunaire comme le préconisait le Prophète : “ne jeûnez que lorsque vous verrez le croissant lunaire et rompez le jeûne lorsque vous le verrez aussi”. Continuer la lecture de Début du Ramadan : dans l’attente du jeune croissant→
Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Découvrons le géant Clavius.
Notre promenade lunaire nous entraîne aujourd’hui au pôle SUD de notre satellite naturel. C’est dans une région fortement cratérisée que nous allons découvrir l’imposante arène du cratère Clavius, l’une des plus célèbres plaines murées lunaires dont le diamètre avoisine 225 km. Autant dire que vous n’aurez aucun mal à la découvrir sur le terminateur dans une petite lunette astronomique ou même une simple paire de jumelles 24 heures après le Premier Quartier ou la veille du Dernier Quartier.
Encore préservé de la pollution lumineuse, le Parc national américain du mont Rainier est un balcon idéal pour admirer le ciel nocturne.
Il y a quelques semaines je vous avais présenté une image de la Voie lactée réalisée par le photographe américain Dave Ciskowski depuis Arches National Park. Aujourd’hui je vous emmène au mont Rainier, un autre des 59 parcs nationaux que comptent les USA (le plus ancien étant celui de Yellowstone créé en 1872), avec ce time-lapse rassemblant plus de 7.000 images réalisées par le photographe Matt Dieterich (il est également présent sur Instagram).
Depuis les côtes de la Floride, à Fernandina Beach, le photographe Steve Scanlon a saisi la brillante planète Vénus juste avant le lever du jour.
Située sur la côte SUD-EST du golfe des USA, la Floride a été découverte en 1513 par l’Espagnol Juan Ponce de León et n’a été intégrée aux États-Unis qu’en 1845. Cet État est bien connu pour ses plages, ses parcs d’attractions et surtout parce qu’il héberge le Centre spatial Kennedy. Créé en 1959, le KSC (John F. Kennedy Space Center) accueille la base de lancement de Cap Canaveral d’où se sont envolées toutes les missions du programme spatial américain, depuis Apollo jusqu’aux navettes spatiales.
Au sommet de l’île de La Palma, aux Canaries, le photographe Miguel Claro a surpris le faisceau d’un laser astronomique fouillant la Voie lactée.
Les îles Canaries sont connues pour la qualité astronomique de leur ciel. Le sommet de l’île de La Palma accueille l’Observatoire du Roque de Los Muchachos dont le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array).
La Mer de la Tranquillité est sans doute la mer lunaire la plus célèbre depuis Apollo 11. En cherchant un peu j’y ai déniché un avion de passage.
La Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis) est un ancien bassin d’impact formé suite à la chute d’un astéroïde il y a 4,5 milliards d’années peu après la formation de la Lune, à une époque où le jeune Système solaire voyait d’innombrables météorites frapper les planètes naissantes. C’est dans cette Mer que le 20 juillet 1969 les astronautes Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin on quitté le module Eagle pour faire quelques pas sur notre satellite naturel au cours de la mission Apollo 11, alors que leur compatriote Michael Collins resté en orbite à bord du module de commande suivait les premiers pas de l’Homme sur la Lune.
D’autres missions ont également concerné la Mer de la Tranquillité : le 20 février 1965 c’est la sonde américaine Ranger 8 qui s’y écrase après avoir transmis plus de 7.000 photographies réalisées au cours d’une chute de 23 minutes. Continuer la lecture de Insolite : un avion dans la Mer de la Tranquillité→
"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh