Tous les articles par Jean-Baptiste FELDMANN

La comète C/2017 E4 Lovejoy est bien plus brillante que prévu

Découverte le 9 mars dernier par l’astronome amateur Terry Lovejoy, C/2017 E4 Lovejoy s’avère beaucoup plus brillante que ce qui était attendu.

Si vous vous intéressez à l’actualité astronomique, le nom de Lovejoy ne vous est sans doute pas inconnu. Terry Lovejoy est un astronome amateur australien qui vient de débusquer le 9 mars dernier sa sixième comète, C/2017 E4 Lovejoy. On lui doit en particulier la découverte de C/2011 W3 Lovejoy qui avait surpris tout le monde en survivant à un passage à seulement 140.000 kilomètres du Soleil le 16 décembre 2011 avant d’aller illuminer le ciel de l’hémisphère sud.

C/2017 E4 Lovejoy aurait pu être une modeste comète tout comme   C/2014 Q2, mais voilà que son éclat a fortement augmenté : elle est actuellement 600 fois plus brillante qu’au moment de sa découverte (voir ci-dessus la superbe image réalisée par Fritz Helmut Hemmerich) ! Continuer la lecture de La comète C/2017 E4 Lovejoy est bien plus brillante que prévu

Paysages lunaires à explorer (3) : Archimède et ses alentours

Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Découvrons la région d’Archimède.

C’est au SUD de Platon et Vallis Alpes que je vous entraîne aujourd’hui pour cette troisième exploration lunaire, dans la région du cratère Archimède (la seconde chronique était consacrée au Mur Droit), toujours grâce aux images réalisées par l’astronome amateur Alain Brodin.

Situé en bordure EST de la Mer des Pluies (Mare Imbrium), Archimède est un beau cratère d’impact d’environ 85 km de diamètre. Ses remparts dominent le fond de plus de 2.000 m sauf au NORD où ils se sont effondrés il y a bien longtemps. Ce cratère a été nommé en l’honneur du célèbre mathématicien et physicien grec qui découvrit un principe d’hydrostatique et une vis qui portent son nom. Continuer la lecture de Paysages lunaires à explorer (3) : Archimède et ses alentours

En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois d’avril

Que nous réserve le ciel en avril 2017 ? Réponse avec la vidéo des éphémérides que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.

La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.

Depuis quelques mois Substratum s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques : des séquences filmées de manière ludique accompagnées d’explications accessibles à tous. Continuer la lecture de En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois d’avril

Printemps 1997 : la comète Hale-Bopp illumine le ciel

Elle a été l’une des plus belles comètes du XXe siècle. Zoom sur Hale-Bopp, un astre chevelu qui illumina le ciel au printemps 1997.

Découverte d’amateurs :

L’histoire commence dans la nuit du 23 juillet 1995. Deux astronomes amateurs américains qui ne se connaissent pas scrutent le ciel avec leur télescope : Alan Hale depuis le Nouveau-Mexique et Thomas Bopp en Arizona. Ils découvrent dans la constellation du Sagittaire une petite tache diffuse qui n’est pas répertoriée dans leurs atlas célestes et en informent le Minor Planet Center. Il s’agit bien d’une nouvelle comète qui va prendre leur nom.

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La comète Hale-Bopp déploie ses deux queues au printemps 1997. © Jerry Lodriguss

Il s’avère très rapidement que C/1995 O1 est une grosse comète très active (le télescope spatial Hubble permet d’estimer le diamètre de son noyau à 40 km).

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29 mars : le retour du jeune croissant de Lune sur l’horizon

La quatrième lunaison de l’année a débuté avec un jeune croissant qui surplombait l’horizon dans la soirée du 29 mars, 40 heures après la Nouvelle Lune.

Comme à chaque début de lunaison, c’est un spectacle enchanteur qui attend les observateurs quand la nuit tombe. Entre deux et quatre jours après la Nouvelle Lune, un petit croissant lunaire nous adresse un sourire lumineux, accompagné d’une délicate lueur sur le reste du disque lunaire, la lumière cendrée ou clair de Terre. Imaginez un astronaute placé sur la Lune à cette époque : il verrait dans le ciel la Pleine Terre presque cent fois plus lumineuse que la Pleine Lune lorsque nous l’admirons depuis notre planète !

On pouvait en théorie tenter de repérer le premier croissant de cette nouvelle lunaison (la quatrième de l’année) à partir du 28 au soir, environ 16 heures seulement après la Nouvelle Lune. Continuer la lecture de 29 mars : le retour du jeune croissant de Lune sur l’horizon

500 élèves attendus au Congrès scientifique des enfants

La huitième édition du Congrès scientifique des enfants qui se tient le 30 mars a pour thème « vivre dans l’espace » en direct avec Thomas Pesquet.

Réalisé par des enfants d’écoles élémentaires de 9 à 11 ans pour la huitième fois, le Congrès scientifique des enfants coïncide cette année avec les 20 ans de la Cité de l’espace à Toulouse, à l’origine de cette manifestation qu’elle avait lancée en 2009 dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie. Mais cette huitième édition ne se limitera pas à Toulouse puisqu’elle se déroulera conjointement à Vaulx-en-Velin, Strasbourg et Paris.

Encadrés dans leurs classes depuis plusieurs mois par des doctorants qui leur apprennent les bases de la méthodologie scientifique, près de 500 jeunes élèves vont se retrouver pendant une journée dans la peau de vrais chercheurs.  Continuer la lecture de 500 élèves attendus au Congrès scientifique des enfants

La discrète planète Mercure est de retour au crépuscule

Vous avez quelques jours pour repérer Mercure (la première planète du Système solaire) sur l’horizon OUEST après le coucher du Soleil.

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule (les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin). Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous trouverez Mercure assez facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité.

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce alors que chez les Grecs Mercure était assimilée à Hermès, le Messager des Dieux. Continuer la lecture de La discrète planète Mercure est de retour au crépuscule

41P/Tuttle–Giacobini–Kresak, une comète dans la Grande Ourse

En traversant la constellation de la Grande Ourse, la comète 41P/Tuttle–Giacobini–Kresak y a fait quelques jolies rencontres, comme M 97 et M 108. 

Les astronomes amateurs qui ont tenté le marathon Messier le week-end dernier ont sans doute pointé deux objets très photogéniques dans la Grande Ourse, Messier 97 et Messier 108. Messier 97 (qu’on appelle aussi la nébuleuse du Hibou), l’un des objets les  plus faibles du catalogue Messier, est une nébuleuse planétaire (tout comme ESO 378-1) qui a été découverte par l’astronome français Pierre Méchain le 16 février 1781. Sa magnitude est proche de 10 et son diamètre d’environ 3,4 minutes d’arc.

Trois jours après avoir découvert M 97, Pierre Méchain repéra à moins d’un degré une galaxie spirale (comparable à Messier 98) de même magnitude qui s’étire sur 8 minutes d’arc et porte le numéro 108 dans le catalogue Messier. Continuer la lecture de 41P/Tuttle–Giacobini–Kresak, une comète dans la Grande Ourse

Pourquoi la Lune nous semble-t-elle plus grosse à l’horizon ?

Proche de l’horizon, la Lune nous paraît énorme alors que son diamètre apparent n’a pas changé. Notre cerveau est responsable de ce mirage perceptif.    

À chaque Pleine Lune, les témoins sont formels : notre satellite naturel leur semble énorme quand il est posé sur l’horizon. Une impression trompeuse que semblent confirmer certains clichés, comme par exemple celui réalisé par le photographe grec Elias Chasiotis en juillet 2015 montrant la Pleine Lune se lever derrière le temple de Poséidon au cap Sounion (image ci-dessous). Même impression quand on visionne la vidéo de Luke Taylor (un lever de la Pleine Lune depuis Byron Bay, à la pointe du continent australien) ou celle de Daniel Lopez (un coucher de la Pleine Lune derrière le pic du Teide, le plus haut volcan d’Espagne sur l’île de Tenerife).

Ce curieux phénomène est ce qu’on appelle un mirage perceptif dont notre cerveau est responsable. Continuer la lecture de Pourquoi la Lune nous semble-t-elle plus grosse à l’horizon ?

Et si vous participiez au marathon Messier ?

Le marathon Messier, amicale compétition entre astronomes amateurs, consiste à observer en une seule nuit tous les objets Messier.

Un marathon un peu particulier :

Et si vous participiez à l’un des plus grands défis de l’astronomie amateur, le marathon Messier ? Le catalogue Messier a été compilé par l’astronome et chasseur de comètes français Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle. Il se compose de 110 objets du ciel profond relativement brillants : des galaxies comme celle d’Andromède, des nébuleuses (diffuses ou planétaires) et des amas d’étoiles (amas ouverts ou amas globulaires).

Le marathon Messier exige une excellente préparation. © Jean-Baptiste Feldmann

Aux latitudes nord, il est possible d’observer avec un télescope tous les objets Messier (dont voici la liste) en une seule nuit pendant une fenêtre de quelques semaines de la mi-mars à début avril. Continuer la lecture de Et si vous participiez au marathon Messier ?

SNR 0103-72.6, un rémanent de supernova riche en oxygène

De grandes quantités d’oxygène ont été détectées dans SNR 0103-72.6, un rémanent de supernova situé dans la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan.

On sait depuis plusieurs années que les éléments nécessaires à la vie se forment au sein des étoiles massives et sont dispersés dans l’espace lorsqu’elles explosent en supernova, mais le processus a rarement été photographié. Cette image réalisée par l’observatoire spatial Chandra révèle que la coquille de gaz de SNR 0103-72.6 (dont le diamètre avoisine 150 années-lumière) est principalement constituée d’oxygène ainsi que de néon et de quelques autres éléments chimiques.

L’oxygène est synthétisé par des réactions nucléaires à l’intérieur des étoiles au moins dix fois plus massives que le Soleil. Lorsqu’une telle étoile explose, son noyau s’effondre pour former soit une étoile à neutrons, soit, si elle est assez massive, un trou noir, et le matériau entourant le noyau est propulsé dans l’espace interstellaire. Continuer la lecture de SNR 0103-72.6, un rémanent de supernova riche en oxygène

Anniversaire : l’Observatoire de Paris fête 350 ans de science

Fondé en 1667 à la demande de Louis XIV, l’Observatoire de Paris fête cette année 350 ans de science sur 3 sites : Paris, Meudon et Nancay.

En 1667, un an après la fondation de l’Académie des Sciences, Louis XIV, soucieux d’asseoir le prestige de la France, décide de la création d’un observatoire royal, un établissement scientifique qui sera chargé d’observer le ciel et de fournir des données permettant d’établir des cartes pour la navigation. C’est l’acte de naissance de L’Observatoire de Paris, devenu depuis le plus important centre de recherche en astronomie et en astrophysique de France (il regroupe près d’un tiers de la communauté des chercheurs dans ce domaine).

L’Observatoire de Meudon, qui dépend de celui de Paris, domine la capitale.

Au XIXe siècle l’extension de la ville de Paris et ses nuisances incitent les astronomes à chercher un meilleur site d’observation. Continuer la lecture de Anniversaire : l’Observatoire de Paris fête 350 ans de science

Fissures sombres dans la calotte polaire sud martienne

Prise au cours du printemps dans l’hémisphère sud de la Planète rouge, cette image nous montre de curieuses fissures dans la calotte polaire.

Située 1,5 fois plus loin du Soleil que de la Terre, la planète Mars s’approche tous les 2,13 ans de nous. Entre la dernière opposition de la Planète rouge qui s’est produite le 22 mai 2016 et la prochaine le 27 juillet 2018, Mars ne nous montre qu’un minuscule disque, actuellement de moins de 5 secondes d’arc et de magnitude 1,6 que vous pouvez rechercher dans la constellation des Poissons.

Heureusement qu’il nous reste les rovers (comme Curiosity) et les orbiteurs (comme MRO) pour nous tenir au courant des évolutions de la météorologie martienne.  Continuer la lecture de Fissures sombres dans la calotte polaire sud martienne

20 mars : le printemps débute dans l’hémisphère nord

C’est le 20 mars que débute le printemps dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.

Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens SUD-NORD le 20 mars (c’est la même date depuis 2008 et ça le restera jusqu’en 2043) et se fera dans le sens NORD-SUD à l’occasion de l’équinoxe d’automne.

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Désormais le Soleil va traverser le ciel au NORD de l’équateur céleste : c’est le début du printemps dans l’hémisphère nord et de l’automne dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus haute le 20 juin prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’été dans l’hémisphère nord. Continuer la lecture de 20 mars : le printemps débute dans l’hémisphère nord

Quand Orion se dessine au-dessus de la Méditerranée

À la fin de l’hiver la très belle constellation d’Orion est haute dans le ciel en début de nuit comme sur cette image prise au bord de la Méditerranée.

Dans la mythologie grecque le chasseur géant Orion passait son temps à se vanter de ses prouesses, ce qui avait le don d’exaspérer Héra, sœur et femme de Zeus. Elle lui envoya un scorpion qui le piqua et le tua. Le Chasseur et le Scorpion furent ensuite placés aux deux extrémités du ciel nocturne pour ne jamais se rencontrer, l’un se levant quand l’autre se couche.

La constellation d’Orion fascine les hommes depuis des millénaires et les photographes depuis que leurs capteurs sont assez sensibles pour l’immortaliser.  Continuer la lecture de Quand Orion se dessine au-dessus de la Méditerranée

Paysages lunaires à explorer (2) : le Mur Droit

Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Découvrons le Mur Droit ou Rupes Recta.

Situé sur la bordure EST de la Mer des Nuées (Mare Nubium) le Mur Droit est la seconde curiosité lunaire que nous allons explorer, après la région de Platon et Vallis Alpes. Cette formation est observable avec un grossissement d’au moins une cinquantaine de fois juste après le Premier Quartier et avant le Dernier Quartier.

Découverte en 1650 par l’astronome Christian Huygens (qui la surnommait l’épée dans la Lune), cette formation géologique est une faille de compression qui est probablement apparue lors du refroidissement de la mer des Nuées quand une partie du bassin s’est affaissée. Continuer la lecture de Paysages lunaires à explorer (2) : le Mur Droit

l’Azure Window sous les étoiles avant qu’elle ne s’effondre

Le 21 février dernier le photographe Huiwei Zhu avait immortalisé l’Azure Window sous les étoiles, quelques jours avant que la célèbre arche ne s’effondre.

Gozo, l’une des îles de l’archipel maltais, en Méditerranée, ne devait sa célébrité qu’à l’Azure Window (la Fenêtre d’Azur). Cette arche de calcaire qui s’avançait dans la mer était connue pour avoir servi de lieu de tournage à certaines séquences de Game of Thrones (la célèbre série télévisée américaine qui mêle habilement intrigues médiévales et phénomènes fantastiques) mais apparaissait également dans des films comme Le choc des Titans ou encore La Vengeance de Monte-Cristo.

Tout bon touriste faisait le détour pour admirer cette curiosité géologique devenue l’attraction principale de l’île. Hélas une tempête a eu raison de l’arche le 8 mars dernier. Continuer la lecture de l’Azure Window sous les étoiles avant qu’elle ne s’effondre

La Pleine Lune du corbeau se lève sur Lyon

Le samedi 11 mars en début de soirée on pouvait admirer la Pleine Lune du corbeau se hisser au-dessus des toits de Lyon, la capitale des Gaules.

Après la Pleine Lune des loups en janvier et la Pleine Lune des neiges en février, celle du mois de mars est connue sous le nom de Pleine Lune du corbeau, des vers ou de la sève. C’est depuis les hauteurs de Lyon que j’ai pu photographier son lever, à l’occasion de la Nuit de l’Équinoxe qui se déroulait sur la colline de Fourvière dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon.

C’est d’ailleurs sur cette colline qu’aurait été fondée Lugdunum le 9 octobre 43 avant J.-C. par un certain Lucius Munatius Plancus, ambassadeur officiel de la Rome antique envoyé par le Sénat romain. Continuer la lecture de La Pleine Lune du corbeau se lève sur Lyon

En vidéo : la Nuit de l’Équinoxe a tenu ses promesses

À Lyon, une nouvelle édition de la Nuit de l’Équinoxe a connu une très belle affluence en raison d’une météo printanière. 

Depuis plusieurs années le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) organise la  Nuit de l’Équinoxe à Lyon avec l’aide de plusieurs clubs de la région. Cette manifestation se déroule dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière, un ensemble composé d’un Odéon et d’un Théâtre construits il y a 20 siècles par la communauté romaine de Lugdunum. Un musée gallo-romain complète cet ensemble classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le CALA choisit une date (proche de l’équinoxe) permettant d’observer la Lune, un astre assez brillant pour faire face à la pollution lumineuse qui baigne la ville. Cette année la date retenue était le samedi 11 mars, veille de la Pleine Lune du corbeau. Continuer la lecture de En vidéo : la Nuit de l’Équinoxe a tenu ses promesses

Une comète croise une planète dans le coronographe de SOHO

Mercure et la comète 2P/Encke sont actuellement visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory. Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, de façon à pouvoir observer ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles et parfois des planètes et des comètes. Continuer la lecture de Une comète croise une planète dans le coronographe de SOHO