Clin d’œil à Antoine de Saint-Exupéry avec cette image nocturne prise sur un aérodrome qui évoque un vol de nuit sous les étoiles.
L’aérodrome de Nuits-Saint-Georges en Côte-d’Or est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme. Il y a longtemps que j’espérais y trouver un avion laissé la nuit sur une piste, les engins étant habituellement rangés dans des hangars.
Tous les 15 ans environ la planète Mars est au plus près de la Terre (c’est le cas en 2018) et on peut presque la toucher du doigt. Explications.
Cela ne vous a pas échappé : en 2018 la Planète rouge (une couleur provoquée par la présence d’oxyde de fer à sa surface) était particulièrement visible dans le ciel au moment de son opposition en juillet, et c’est encore le cas sur cette image réalisée trois mois plus tard en présente de la Lune (un rapprochement apparent qui s’est produit le 18 octobre) ; l’occasion de toucher du doigt la planète si chère à Camille Flammarion. Un spectacle qui ne s’était pas produit depuis 2003. Pourquoi un tel intervalle de 15 ans ? Explications.
Le 18 octobre la Planète rouge (au bout du doigt) se trouvait à proximité de la Lune. Trois mois après sa spectaculaire opposition le 27 juillet elle est encore assez brillante pour être repérée par les néophytes en début de nuit. @ Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA
Vénus, Mercure et Jupiter plongeant à l’ouest sur les traces du Soleil, seules les planètes Mars et Saturne sont réellement visibles. Explications.
Vous avez peut-être lu une curieuse information cette semaine qui prétend que cinq planètes sont actuellement observables à l’œil nu. Il semble que des médias français se soient inspirés d’un article paru dans un journal australien ; problème, la position des planètes n’est pas la même dans un pays à cheval sur le tropique du Capricorne et en France.
Si le phénomène s’est déjà produit chez nous, par exemple en janvier 2016 (je l’avais immortalisé dans le ciel du Haut Beaujolais), ce n’est pas le cas en ce mois d’octobre 2018. Il suffit de regarder en détail les éphémérides : en choisissant par exemple les données fournies pour le 14 octobre, on peut lire que le Soleil se couche à 17 h 17 (TU), Vénus deux minutes plus tôt, Mercure à 17 h 47 (son éclat est trop faible pour la repérer dans les lueurs du couchant) et Jupiter à 18h44.
Le 15 octobre Saturne et la Lune dominaient le Château-Gris, une belle demeure au milieu du vignoble de Nuits-Saint-Georges.
Situé sur les hauteurs de la commune de Nuits-Saint-Georges en Côte-d’or, le Château-Gris (que j’avais déjà photographié au clair de Lune) appartient à la maison Albert Bichot. Construit au XVIIIe siècle, il est le joyau architectural d’un clos de 3,5 hectares de vignes plantées en terrasse (du Pinot Noir dans la partie basse et du Chardonnay en altitude) dont l’âge moyen dépasse 40 ans.
À l’occasion de cette nouvelle édition du Jour de la Nuit, Brochon proposait ce 13 octobre une soirée dédiée aux spectacles célestes.
De plus en plus de communes cherchent désormais à réduire la pollution lumineuse pour des raisons économiques et écologiques. C’est le cas de Brochon en Côte-d’Or où depuis plusieurs années l’éclairage urbain est interrompu une partie de la nuit, offrant aux habitants la possibilité de découvrir la Voie lactée malgré les lumières de Dijon au nord et de Gevrey-Chambertin au sud.
Ce sont les derniers soirs pour apercevoir la planète Jupiter sur l’horizon avant sa conjonction solaire le 26 novembre prochain.
Le 9 mai 2018 Jupiter passait à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 658 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 44,8 sec d’arc et une magnitude de -2,5. En 2017 l’opposition s’était produite le 7 avril, la planète gazeuse géante se trouvant alors 7 millions de km plus loin de nous (ce qui ne change guère le diamètre apparent de l’astre).
Retour sur la fin de nuit du 6 octobre alors que la vieille Lune accompagnée de la lumière cendrée jouait à cache-cache avec les nuages.
Avez-vous déjà entendu parler de la lumière cendrée ? Cette douce clarté, environ 10.000 fois plus faible que la Pleine Lune, permet de distinguer le reste du disque lunaire juste avant ou après la Nouvelle Lune, quand le croissant est assez fin pour ne pas trop nous éblouir. Alors que ce croissant reçoit directement les rayons solaires, le reste de la surface lunaire est très légèrement éclairé par la lumière solaire que la Terre renvoie dans l’espace (les océans et les nuages terrestres jouent un peu un rôle de miroir).
Nouveau passage de la Station spatiale internationale (ISS) à la nuit tombée. Cette fois c’est un lavoir qui sert de premier plan.
l’ISS (International Space Station) est un assemblage de modules et de panneaux solaires de la taille d’un terrain de football et d’une masse de 400 tonnes qui passe régulièrement au-dessus de nos têtes. On peut l’admirer lorsque les passages se produisent au-dessus de la France en début ou en fin de nuit, le Soleil sous l’horizon éclairant ce Meccano géant.
Le croissant de Vénus, les constellations de Persée et d’Andromède et quelques rapprochements planétaires sont à suivre dans le ciel en octobre.
La météo de ce premier mois d’automne devrait encore nous offrir quelques belles nuits de plus en plus longues pour admirer le ciel étoilé sans pour autant connaître des températures trop basses qui découragent parfois les observateurs occasionnels. Il faut en profiter d’autant que la nuit tombe assez vite et qu’il est donc possible de faire des observations astronomiques en semaine sans être trop fatigué pour aller travailler le lendemain !
En faisant baisser la pollution lumineuse tout en modernisant son éclairage, la ville de Tucson donne de l’espoir à ceux qui défendent le ciel nocturne.
Avec près d’un million d’habitants, la ville américaine de Tucson est la seconde agglomération (derrière Phœnix) de l’état d’Arizona qui en compte sept millions. Autant dire que son éclairage a un impact majeur sur le ciel étoilé d’une région où l’astronomie est très présente : l’Observatoire de Kitt Peak se situe à une cinquantaine de kilomètres au SUD-OUEST de l’agglomération et l’Observatoire du mont Lemmon (qui fait partie du Catalina Sky Survey, le réseau de surveillance des astéroïdes qui s’approchent un peu trop près de la Terre) est à moins de 30 kilomètres au NORD-EST.
La Pleine Lune de septembre m’a entraîné dans une valse marquée par trois temps forts : un lever au crépuscule, deux parasélènes et un coucher à l’aube.
Première Pleine Lune de l’automne (elle intervenait deux jours après l’équinoxe), la Pleine Lune du 25 septembre a bénéficié d’une météo très clémente, l’occasion de l’immortaliser à différents instants. Si Jacques Brel a rendu célèbre la valse à mille temps en 1959, pour ma part c’est en trois temps que j’ai pu accompagner Séléné.
C’est le 23 septembre que débute l’automne dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.
Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens nord-sud le 23 septembre et se fera dans le sens sud-nord le 20 mars 2019, date de l’équinoxe de printemps.
Désormais le Soleil (qui se trouve depuis quelques jours dans la constellation de la Vierge) va traverser le ciel au sud de l’équateur céleste : c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus basse le 21 décembre prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’hiver dans l’hémisphère nord.
Ce 23 septembre, comme le 20 mars prochain, la durée du jour sera égale à la durée de la nuit, une égalité à l’origine du mot équinoxe, du latin æquus (égal) et nox, noctis (nuit). Les nuits vont donc continuer de s’allonger, faisant le bonheur des astronomes qui pourront passer plus de temps à contempler les merveilles du ciel nocturne, comme par exemple Albiréo, la Voie lactée ou encore la planète Saturne.
Par sa beauté, Saturne est sans aucun doute l’astre qui fascine le plus ceux qui regardent pour la première fois dans un télescope.
Saturne est la plus éloignée et la moins lumineuse des cinq planètes que l’on peut observer à l’œil nu. Sa magnitude apparente peut atteindre 0 lors des oppositions (la dernière opposition a eu lieu le 27 juin) qui se produisent en moyenne tous les 378 jours. À cette époque la sixième planète du Système solaire se situe à environ 9 unités astronomiques de nous, un peu plus de 1,34 milliard de km tout de même.
Un boîtier photographique fixé derrière un télescope permet de réaliser facilement des images détaillées du croissant de Lune.
Depuis l’invention du télescope à miroir par Isaac Newton au XVIIème siècle (1/2 siècle après les premières observations à la lunette astronomique réalisées par Galilée), le ciel nocturne n’a cessé de nous révéler sa beauté et sa complexité. Si certains de ces instruments sont de véritables géants (à l’image du Gran Tecan doté d’un miroir de 10,40 mètres de diamètre), les petits télescopes pour amateurs ont eux aussi beaucoup évolué et permettent des observations qui auraient fait pâlir d’envie les astronomes des siècles précédents.
La constellation du Cygne héberge une étoile double aux couleurs particulièrement contrastées, Albiréo. Un joyau à découvrir au télescope.
Oiseau d’été :
La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le Sud. La queue du volatile est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été. C’est à l’opposé que se situe l’étoile Bêta Cygni (Albiréo), à la limite de la constellation du Petit Renard. La position d’Albiréo lui vaut parfois le surnom d’étoile du bec.
Hier soir on pouvait admirer le jeune croissant en début de soirée, moins d’une cinquantaine d’heures après la Nouvelle Lune.
La Nouvelle Lune s’est produite le dimanche 9 septembre à 18 heures et le jeune croissant était aisément observable hier soir loin au nord-ouest de la brillante Vénus. 49 heures après la Nouvelle Lune (NL), on pouvait admirer un fin croissant qui nous dévoilait un peu plus de 5% de la surface de notre satellite naturel, un spectacle à suivre dans un ciel sombre mais encore coloré de rose une trentaine de minutes après le coucher du Soleil.
Photographié en fausses couleurs par le satellite Sentinel-1A, le cratère de Manicouagan s’est formé il y a un peu plus de 200 millions d’années.
Il y a 214 millions d’années, un astéroïde est venu frapper ce qui est aujourd’hui le comté de Manicouagan dans la région de la Côte-Nord du Québec, au Canada, environ 300 km au nord de la ville de Baie-Comeau (et 10° de latitude plus bas que le cratère d’impact des Pingualuit, beaucoup plus récent). Il s’agit d’un des cratères d’impact les plus anciens et les plus importants de la planète. Partiellement détruit par l’érosion causée par les glaciers, il n’est pas facilement décelable sur le terrain, d’où son classement dans la famille des astroblèmes (tout comme Rochechouart en France).
Mars restera incontestablement la vedette de l’été 2018. Retour sur une opposition spectaculaire de la célèbre Planète rouge.
Passant à l’opposition le 27 juillet (à la même date qu’une éclipse totale de Lune), la Planète Rouge nous a offert en 2018 sa plus belle approche (un peu moins de 58 millions de kilomètres quand même) depuis celle, exceptionnelle, de 2003.
Installée dans la constellation du Capricorne, la quatrième planète du Système solaire a fait le show tout l’été ; la tempête de sable qui a recouvert la totalité de cet astre au mois de juin ayant eu la bonne idée de se calmer, les observations télescopiques ont révélé les grands traits des paysages martiens à partir de la fin du mois de juillet. Continuer la lecture de Souvenirs d’été : Mars aux côtés de la Voie lactée→
Le Petit Nuage de Magellan abrite un jeune amas ouvert d’étoiles né il y a 5 millions d’années particulièrement photogénique, NGC 602.
Des galaxies découvertes par un marin :
Entre 1519 et 1521, le navigateur portugais Fernand de Magellan réalisa son grand tour de l’Amérique du Sud. Il découvrit à cette occasion le détroit au sud du Chili qui porte son nom. Mais il ne parlait pas que de navigation dans son journal de bord. Il signala par exemple l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses furent ensuite nommées Nuages de Magellan. Cet honneur aurait pourtant dû revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt.
Dans la soirée du 15 août une belle étoile filante a rayé le ciel des Pyrénées juste au-dessus de l’église Sainte-Marie de Fontcouverte.
Le mois d’août est traditionnellement consacré à l’observation des étoiles filantes, tout particulièrement les poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle et qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août ; on leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.