Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

En pointant la galaxie Centaurus A, le télescope spatial James Webb nous révèle une scène de cannibalisme cosmique.

Une galaxie intrigante :

Centaurus A s’appelle également NGC 5128 ou encore Cadwell 77. l’appellation NGC nous renvoie à l’imposant New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars qui regroupe près de 8.000 objets du ciel profond. Quant à Caldwell, c’est le nom du catalogue produit par un célèbre vulgarisateur britannique, Patrick Moore. Située dans la constellation australe du Centaure, NGC 5128 est une cible de choix depuis l’hémisphère Sud. Découverte en 1826 par l’écossais James Dunlop, elle est théoriquement perceptible dans une paire de jumelles (magnitude 7) :

La galaxie NGC 5128 dans la constellation du Centaure. © Wolfgang Promper

Centaurus A est rangée dans la famille des galaxies lenticulaires, des sortes de galaxies spirales privées de bras. Une large bande irrégulière composée de poussières obscurcit son centre où se cache un trou noir supermassif. De ce trou noir s’échappent des jets de rayons X dont le plus long s’étire sur plusieurs milliers d’années-lumière. Continuer la lecture de Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

L’inquiétant miroir Eärendil-1 bientôt en orbite ?

Éclairer la nuit avec un miroir en orbite ? C’est ce que devrait être capable de faire Eärendil-1, le pionnier d’une inquiétante flottille. 

La nuit en sursis :

Eärendil-1 emprunte son nom à l’un des personnages imaginaires de J. R. R. Tolkien. Si, dans les textes de l’écrivain britannique, il devient une étoile, il pourrait bien les faire disparaître. Car c’est le nom qu’a choisi Reflect Orbital pour désigner le premier de ses miroirs placés en orbite (à 625 km d’altitude). Objectif : éclairer temporairement des zones terrestres d’environ 5 kilomètres de diamètre avec l’intensité de la Pleine Lune. Sur son site, la société vente les mérites de ce projet : éclairer la nuit des équipes de secours (séismes, incendies…), des chantiers ou encore des centrales solaires. Un éclairage d’appoint payant, bien entendu.

Reflect Orbital prévoit la mise en service de miroirs en orbite. © Montage Cielmania

La FCC (Federal Communications Commission) vient de donner son feu vert pour la mise en orbite du premier miroir (un film réfléchissant de 18 mètres de diamètre). Il devrait être testé dans l’espace d’ici la fin de l’année. Si le premier essai est concluant, Reflect Orbital prévoit la mise en service de 50.000 miroirs d’ici 2035 ! La société assure qu’elle prendra soin d’éviter les “zones d’astronomie“. Pas de quoi rassurer les amoureux des étoiles, déjà inquiets par la prolifération des constellations de satellites

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Insolite : la Station spatiale du côté de Saturne

L’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé le passage de la Station spatiale à proximité de Saturne depuis l’Île de la Réunion.

Des anneaux et des Hommes :

Il y a quelques semaines, Saturne a pris place dans le ciel du matin. Cela n’a pas échappé aux astrophotographes, qui nous ont offert les premières images de l’ouverture des anneaux. Pour Quentin Gineys (voir son site internet et son compte Instagram), installé sur l’Île de la Réunion, une autre opportunité s’est présentée : celle de saisir le passage de la Station spatiale à proximité de la planète aux anneaux. Et la chose est loin d’être évidente, quand on sait que l’ISS met en moyenne moins d’une seconde pour passer devant la Lune ou le Soleil ! Une vitesse dont on peut avoir idée en regardant cette vidéo.  Quant à l’image finale, la voici :

À savoir :

La Station spatiale internationale (ISS en anglais pour International Space Station) circule à environ 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est le fruit d’une coopération entre les agences spatiales américaine, européenne, japonaise et canadienne. L’assemblage de cette structure de plus de 300 tonnes grande comme un terrain de football a commencé en 1998. Elle est occupée en permanence par des astronautes qui la rejoignent désormais avec la capsule Crew Dragon. Rappelons que la spationaute française Sophie Adenot est à bord de la Station depuis le 14 février 2026.

Dernières nouvelles de la planète :

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Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Le 5 juillet 2026, la sonde Hayabusa2 a survolé en rase-motte l’astéroïde (98943) Torifune, dévoilant sa forme en cacahuète.

Prouesse technique :

(98943) Torifune est un astéroïde découvert en 2001 par le réseau de surveillance LINEAR. Son nom dérive de Ame no Torifune no Kami, une divinité de la mythologie japonaise. Membre de la famille des géocroiseurs, il a reçu ce 5 juillet la visite de la sonde japonaise Hayabusa2. Les techniciens de la JAXA ont réussi à faire passer leur sonde à seulement un kilomètre de l’astéroïde :

Un rase-motte qui a permis de découvrir la forme en cacahuète de l’astéroïde (probablement deux petits astéroïdes accolés). Mais ce survol est surtout la preuve que les ingénieurs japonais maîtrisent parfaitement ces délicates manœuvres. Un savoir-faire qui marque une nouvelle étape dans la défense planétaire, après le succès de la mission DART. Continuer la lecture de La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

En juillet 2026, la Lune a rendez-vous avec quelques planètes ou étoiles brillantes, des rapprochements apparents à savourer aux jumelles.

Vision amplifiée :

La plupart des amoureux du ciel nocturne ont fait leur premiers pas avec une paire de jumelles. Grâce à sa simplicité d’utilisation, c’est l’instrument idéal pour commencer à scruter le ciel nocturne. Il peut même devenir l’instrument principal de l’observateur, tant il est polyvalent. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter “Le ciel aux jumelles“, un excellent guide pour optimiser ses observations :

En juillet 2026, vous pouvez dépoussiérer les jumelles qui dorment dans un tiroir ! Elles vont vous permettre de belles découvertes, la Lune servant de guide. Une application comme Stellarium pourra vous être utile pour repérer les astres les plus discrets aux côtés de notre satellite naturel. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026