Éphémérides : le ciel du mois d’août 2026

Ce mois d’août 2026 sera exceptionnel avec deux éclipses (de Soleil et de Lune) et un excellent cru des Perséides (étoiles filantes).

Deux éclipses en 15 jours :

Avouons-le, août 2026 a de quoi faire rêver les observateurs du ciel ! D’abord le 12, avec une éclipse de Soleil remarquable, puisque totale au nord de l’Espagne. Je vous rappelle que j’y ai consacré un article, tout savoir sur l’éclipse solaire du 12 août 2026. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à le lire. Vous y trouverez toutes les informations utiles pour profiter de ce spectacle dans les meilleures conditions :

Mais ce n’est pas tout ! Deux semaines plus tard, le 28, la Pleine Lune plongera presque totalement dans le cône d’ombre terrestre. En fin de nuit, nous assisterons alors à une très belle éclipse avec 92% de Lune éclipsée aux alentours de 6 heures du matin. Les conditions d’observation de ce phénomène sont détaillées sur la page de l’IMCCE.

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
Le ciel en août 2026 :
  • Le 4, la Lune gibbeuse décroissante accompagne Saturne avant le lever du jour.

  • Le 5, l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 devrait percuter la Lune à plus de 8000 km/h (lire ici).
  • Le 6, Dernier Quartier de Lune.
  • Le 7 avant l’aube, la Lune glisse au-dessus de l’amas d’étoiles des Pléiades.

  • Le 9 en fin de nuit, le croissant de Lune surplombe la planète Mars.

  • Le 11 avant le lever du Soleil, cherchez le très fin croissant de Lune qui surplombe Mercure. Une paire de jumelles peut s’avérer nécessaire.

  • Le 12, Nouvelle Lune et éclipse de Soleil.

  • La nuit du 12 au 13, maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. Cette année, l’absence de Lune permettra de profiter des météores les moins lumineux.
  • Le 15 à l’aube, Mercure et Jupiter sont très proches, un spectacle magnifié dans une petit télescope.

  • Les 15 et 16 août en soirée, retrouvez le croissant de Lune et Vénus.

Les captures d’écran qui illustrent ces éphémérides ont été réalisées à l’aide du logiciel Stellarium, indispensable pour vos soirées d’astronomie.

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Le Soleil se lève, rougi par les fumées des incendies

Ce matin, l’atmosphère opacifiée par les fumées des incendies a filtré le lever de Soleil, lui donnant une belle coloration rouge.

Ciels laiteux :

Les incendies de forêts se poursuivent, comme on peut le constater sur la carte des feux en cours. Actifs depuis plusieurs jours pour certains, ils sont une source importante de pollution atmosphérique. Comme l’explique AtmoSud, les fumées contiennent des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, ainsi que des composés organiques volatils. Portées par les vents sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres, ces fumées subissent des transformations chimiques à l’origine de nouveaux polluants, comme l’ozone ou des aérosols secondaires. Visuellement, ces fumées opacifient l’atmosphère, surtout en direction de l’horizon, là où la couche d’air est la plus épaisse :

Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer les levers et couchers de Soleil. La lumière de l’astre est fortement atténuée, et subit une importante coloration rouge. On le voit bien sur ces deux images, la première réalisée à l’aube du 30 juillet, la seconde le lendemain. D’habitude, à cette époque de l’année, le Soleil est éblouissant dès son lever…

  • Image 1 (30 juillet) : boîtier Nikon D3200, objectif 55-200 mm (focale maxi), addition de huit images avec le logiciel StarMax.
  • Image 2 (31 juillet) : boîtier Panasonic FZ82.
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L’étoile compagnon de Bételgeuse se dévoile un peu plus

Grâce au VLT, les astronomes disposent d’une nouvelle image du compagnon de Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge.

Vedette imprévisible :

S’il y a une étoile que tout le monde connaît, c’est bien Bételgeuse. Celle qui symbolise l’épaule du chasseur Orion fait en effet régulièrement parler d’elle. On pense en particulier à son grand obscurcissement en 2019-2020. Le phénomène a depuis été expliqué par les astrophysiciens Éric Lagadec et Miguel Montargès :

https://www.youtube.com/watch?v=lE5zQsGUXbI

Cet astre intriguant devrait même finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour ! Quand ? Cela, personne ne peut le prévoir. Peut-être la nuit prochaine, ou dans cent mille ans… Une chose est sûre, c’est que les sautes d’humeur de cette supergéante rouge sont connues depuis longtemps. On en trouve par exemple la trace dans les récits des Aborigènes d’Australie (à lire sur arXiv) :

Bételgeuse est l’une des principales étoiles de la constellation d’Orion. © CIELMANIA

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Sur la Lune, les mystères du fascinant plateau d’Aristarque

C’est l’une des régions lunaires les plus étonnantes : visite guidée du plateau d’Aristarque, déjà observable dans un petit télescope.

Un cratère à la jeunesse toute relative :

Pour explorer le célèbre plateau d’Aristarque, je vous invite à regarder l’hémisphère Nord-Ouest de la Lune. C’est là, au milieu de l’océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum), que nous attend Aristarque. Il fait partie des plus jeunes grands cratères lunaires (450 millions d’années quand même !) :

Observé pour la première fois en 1645 par Johannes Hevelius, il a été nommé en l’honneur de Aristarque de Samos. Ce cratère s’est formé suite à la chute d’une comète ou un d’un astéroïde. L’impact a creusé une excavation de 40 kilomètres de diamètre, profonde de 3.500 mètres. Continuer la lecture de Sur la Lune, les mystères du fascinant plateau d’Aristarque

À Céron, un grand gîte accueille les astronomes amateurs

Les astronomes amateurs sont à la recherche de gîtes pour se retrouver et observer. À Céron, un lieu répond parfaitement à leurs besoins.

Point central et ciel noir :

Céron (site internet) possède des atouts pour attirer les observateurs du ciel. Située au centre de la France, cette commune de Saône-et-Loire est éloignée des grosses sources de pollution lumineuse. En outre, elle offre une infrastructure d’accueil idéale : le gîte Le Bois Rond. J’ai eu la possibilité de le découvrir, invité par le club AstroAspach que je remercie. Chaque année depuis une décennie, un groupe d’astronomes amateurs alsaciens y prend ses quartiers d’été. Une semaine pour admirer et photographier le ciel étoilé :

Au gîte Le Bois Rond, seule la Lune est source de pollution lumineuse.

Le gîte, pouvant accueillir jusqu’à vingt personnes, est idéal pour cela. Un grand terrain dégagé vers le Sud, pas d’éclairages malvenus, et d’excellentes conditions d’accueil. On peut notamment citer la piscine, très appréciée en période estivale ! En outre, de grandes salles offrent la possibilité de faire des “manips” diurnes : traitement d’images, réglages du matériel… et discussions interminables ! Le lieu devrait dont retenir l’attention des clubs  et des groupes de passionnés à la recherche d’un endroit pour se retrouver et observer ensemble :

Le gîte Le Bois Rond sous les étoiles. Les astres et les déplacements des observateurs ont laissé des traces lumineuses durant les deux heures qu’a duré le cliché.
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Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

En pointant la galaxie Centaurus A, le télescope spatial James Webb nous révèle une scène de cannibalisme cosmique.

Une galaxie intrigante :

Centaurus A s’appelle également NGC 5128 ou encore Cadwell 77. l’appellation NGC nous renvoie à l’imposant New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars qui regroupe près de 8.000 objets du ciel profond. Quant à Caldwell, c’est le nom du catalogue produit par un célèbre vulgarisateur britannique, Patrick Moore. Située dans la constellation australe du Centaure, NGC 5128 est une cible de choix depuis l’hémisphère Sud. Découverte en 1826 par l’écossais James Dunlop, elle est théoriquement perceptible dans une paire de jumelles (magnitude 7) :

La galaxie NGC 5128 dans la constellation du Centaure. © Wolfgang Promper

Centaurus A est rangée dans la famille des galaxies lenticulaires, des sortes de galaxies spirales privées de bras. Une large bande irrégulière composée de poussières obscurcit son centre où se cache un trou noir supermassif. De ce trou noir s’échappent des jets de rayons X dont le plus long s’étire sur plusieurs milliers d’années-lumière. Continuer la lecture de Le télescope James Webb nous dévoile la galaxie Centaurus A

L’inquiétant miroir Eärendil-1 bientôt en orbite ?

Éclairer la nuit avec un miroir en orbite ? C’est ce que devrait être capable de faire Eärendil-1, le pionnier d’une inquiétante flottille. 

La nuit en sursis :

Eärendil-1 emprunte son nom à l’un des personnages imaginaires de J. R. R. Tolkien. Si, dans les textes de l’écrivain britannique, il devient une étoile, il pourrait bien les faire disparaître. Car c’est le nom qu’a choisi Reflect Orbital pour désigner le premier de ses miroirs placés en orbite (à 625 km d’altitude). Objectif : éclairer temporairement des zones terrestres d’environ 5 kilomètres de diamètre avec l’intensité de la Pleine Lune. Sur son site, la société vente les mérites de ce projet : éclairer la nuit des équipes de secours (séismes, incendies…), des chantiers ou encore des centrales solaires. Un éclairage d’appoint payant, bien entendu.

Reflect Orbital prévoit la mise en service de miroirs en orbite. © Montage Cielmania

La FCC (Federal Communications Commission) vient de donner son feu vert pour la mise en orbite du premier miroir (un film réfléchissant de 18 mètres de diamètre). Il devrait être testé dans l’espace d’ici la fin de l’année. Si le premier essai est concluant, Reflect Orbital prévoit la mise en service de 50.000 miroirs d’ici 2035 ! La société assure qu’elle prendra soin d’éviter les “zones d’astronomie“. Pas de quoi rassurer les amoureux des étoiles, déjà inquiets par la prolifération des constellations de satellites

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Insolite : la Station spatiale du côté de Saturne

L’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé le passage de la Station spatiale à proximité de Saturne depuis l’Île de la Réunion.

Des anneaux et des Hommes :

Il y a quelques semaines, Saturne a pris place dans le ciel du matin. Cela n’a pas échappé aux astrophotographes, qui nous ont offert les premières images de l’ouverture des anneaux. Pour Quentin Gineys (voir son site internet et son compte Instagram), installé sur l’Île de la Réunion, une autre opportunité s’est présentée : celle de saisir le passage de la Station spatiale à proximité de la planète aux anneaux. Et la chose est loin d’être évidente, quand on sait que l’ISS met en moyenne moins d’une seconde pour passer devant la Lune ou le Soleil ! Une vitesse dont on peut avoir idée en regardant cette vidéo.  Quant à l’image finale, la voici :

À savoir :

La Station spatiale internationale (ISS en anglais pour International Space Station) circule à environ 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est le fruit d’une coopération entre les agences spatiales américaine, européenne, japonaise et canadienne. L’assemblage de cette structure de plus de 300 tonnes grande comme un terrain de football a commencé en 1998. Elle est occupée en permanence par des astronautes qui la rejoignent désormais avec la capsule Crew Dragon. Rappelons que la spationaute française Sophie Adenot est à bord de la Station depuis le 14 février 2026.

Dernières nouvelles de la planète :

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Découverte de deux curieuses exoplanètes “cotonneuses”

Le bestiaire des exoplanètes vient de s’enrichir de deux étranges planètes géantes moins denses que de la barbe à papa.

Des mondes intrigants :

Les exoplanètes sont de plus en plus nombreuses. En effet, depuis la découverte de 51 Pegasi b en 1995, les astronomes en ont recensé des milliers. Et c’est peu dire qu’elles sont d’une grande diversité ! Il y a par exemple des géantes gazeuses brûlantes (Jupiter chaudes), des planètes rocheuses (super-terres), et même des astres recouverts d’un immense océan liquide. Constitués de gaz, de roche, ou de glace, ces corps ont une température de surface qui peut varier de +4000° à -223° selon la distance qui les sépare de leur étoile !

Vue d’artiste de la diversité des exoplanètes. © Martin Vargic

La découverte récente de deux planètes géantes poids plume vient enrichir un peu plus cet inventaire à la Prévert. Il s’agit de deux astres qui orbitent autour de TOI-791, une étoile de la constellation australe du Poisson volant située à un peu plus de 1000 années-lumière. TOI-791 b et TOI-791 c, c’est leur nom, ont pu être caractérisées grâce à l’instrument ASTEP, un télescope installé en Antarctique dans la station Concordia. Les mesures obtenues révèlent que les deux planètes, à peu près de la taille de Jupiter, sont particulièrement légères. Elles ont des densités comprises entre 0,04 et 0,05 gramme par centimètre cube, inférieures à celle de la barbe à papa ! À titre de comparaison, la densité de la Terre est 130 fois plus élevée, celle de Jupiter 30 fois plus élevée. Reste à comprendre comment de telles planètes “cotonneuses” ont pu se former…

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La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Le 5 juillet 2026, la sonde Hayabusa2 a survolé en rase-motte l’astéroïde (98943) Torifune, dévoilant sa forme en cacahuète.

Prouesse technique :

(98943) Torifune est un astéroïde découvert en 2001 par le réseau de surveillance LINEAR. Son nom dérive de Ame no Torifune no Kami, une divinité de la mythologie japonaise. Membre de la famille des géocroiseurs, il a reçu ce 5 juillet la visite de la sonde japonaise Hayabusa2. Les techniciens de la JAXA ont réussi à faire passer leur sonde à seulement un kilomètre de l’astéroïde :

Un rase-motte qui a permis de découvrir la forme en cacahuète de l’astéroïde (probablement deux petits astéroïdes accolés). Mais ce survol est surtout la preuve que les ingénieurs japonais maîtrisent parfaitement ces délicates manœuvres. Un savoir-faire qui marque une nouvelle étape dans la défense planétaire, après le succès de la mission DART. Continuer la lecture de La sonde Hayabusa2 tire le portrait de l’astéroïde Torifune

Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026

En juillet 2026, la Lune a rendez-vous avec quelques planètes ou étoiles brillantes, des rapprochements apparents à savourer aux jumelles.

Vision amplifiée :

La plupart des amoureux du ciel nocturne ont fait leur premiers pas avec une paire de jumelles. Grâce à sa simplicité d’utilisation, c’est l’instrument idéal pour commencer à scruter le ciel nocturne. Il peut même devenir l’instrument principal de l’observateur, tant il est polyvalent. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter “Le ciel aux jumelles“, un excellent guide pour optimiser ses observations :

En juillet 2026, vous pouvez dépoussiérer les jumelles qui dorment dans un tiroir ! Elles vont vous permettre de belles découvertes, la Lune servant de guide. Une application comme Stellarium pourra vous être utile pour repérer les astres les plus discrets aux côtés de notre satellite naturel. Continuer la lecture de Éphémérides : le ciel du mois de juillet 2026