L’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé le passage de la Station spatiale à proximité de Saturne depuis l’Île de la Réunion.
Des anneaux et des Hommes :
Il y a quelques semaines, Saturne a pris place dans le ciel du matin. Cela n’a pas échappé aux astrophotographes, qui nous ont offert les premières images de l’ouverture des anneaux. Pour Quentin Gineys (voir son site internet et son compte Instagram), installé sur l’Île de la Réunion, une autre opportunité s’est présentée : celle de saisir le passage de la Station spatiale à proximité de la planète aux anneaux. Et la chose est loin d’être évidente, quand on sait que l’ISS met en moyenne moins d’une seconde pour passer devant la Lune ou le Soleil ! Une vitesse dont on peut avoir idée en regardant cette vidéo. Quant à l’image finale, la voici :
À savoir :
La Station spatiale internationale (ISS en anglais pour International Space Station) circule à environ 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est le fruit d’une coopération entre les agences spatiales américaine, européenne, japonaise et canadienne. L’assemblage de cette structure de plus de 300 tonnes grande comme un terrain de football a commencé en 1998. Elle est occupée en permanence par des astronautes qui la rejoignent désormais avec la capsule Crew Dragon. Rappelons que la spationaute française Sophie Adenot est à bord de la Station depuis le 14 février 2026.
Le 27 mai, l’astrophotographe Quentin Gineys a immortalisé l’occultation de Vénus par la Lune depuis l’Île de la Réunion.
Spectacle rare :
L’astrophotographe Quentin Gineys (voir son site internet), a assisté au passage de la planète Vénus derrière la Lune. Le phénomène a eu lieu le 27 mai dernier. Comme je vous l’avais expliqué ici, depuis la France on pouvait observer une conjonction serrée entre les deux astres. C’est par exemple ce qu’a photographié Pierre Walcho en Alsace (voir son image). Mais pour les observateurs comme Quentin Gineys installés à la Réunion, Vénus disparaissait derrière la Lune :
La danse des satellites autour de Jupiter offre parfois un spectacle insolite. Exemple avec les ombres de Io et Ganymède le 5 juin.
Vous avez dit PHEMUS :
Cette année, les satellites galiléens de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto) s’occultent ou s’éclipsent mutuellement. Les astronomes appellent cela les phénomènes mutuels ou PHEMUS. Ces parties de cache-cache se produisent quand le Soleil est dans le plan équatorial jovien, une configuration qu’on retrouve tous les six ans. On assiste à une occultation lorsqu’un satellite passe derrière un autre. Dans le cas d’une éclipse, on voit s’éteindre quelques instants un satellite qui traverse le cône d’ombre d’un autre satellite. En 2021, la mécanique céleste est à l’origine de 242 phénomènes mutuels entre le 3 janvier et le 16 novembre.