La comète 220P/McNaught prend de court les astronomes

Pour la seconde fois en quelques semaines, la comète 220P/McNaught a connu une brusque augmentation de luminosité.

Astre chevelu imprévisible :

On ne s’ennuie pas en observant la comète 220P/McNaught (paramètres sur Astro.Vanbuitenen). Elle vient de connaître une seconde éruption (entre le 4 et le 5 août), qui a multiplié sa luminosité par environ 650. La fois précédente, fin mai, la luminosité avait été multipliée par 7000 !  Bien connu, le responsable de ces sursauts d’éclat est le cryovolcanisme. Lorsque la surface gelée de l’astre chevelu devient hermétique à tout dégazage, elle finit par céder sous la pression. Le noyau se fracture, laissant échapper de la glace et des poussières. On observe alors une brutale augmentation d’éclat et l’expansion d’un halo de particules glacées. C’est bien ce qu’a photographié Nirmal Paul :

Visible actuellement dans la constellation de la Baleine (non loin de Saturne), l’astre chevelu est désormais observable avec une simple paire de jumelles. Son découvreur n’est autre que Robert H. McNaught. Cet astronome scotto-australien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’on lui doit notamment la Grande comète C2006/P1.

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Coucher de Soleil éclipsé depuis Saint-Jean-de-Luz

C’est depuis Saint-Jean-de-Luz que j’ai vécu l’éclipse solaire du 12 août 2026, avec un coucher de Soleil mémorable.

Une éclipse à la plage :

Adossée aux Pyrénées, Saint-Jean-de-Luz a les pieds dans l’Océan Atlantique. Ce 12 août, la station balnéaire accueillait le temps d’un soir la plus belle éclipse solaire depuis celle du 11 août 1999. Il faut dire que, dans cette jolie cité, le Soleil devait être occulté à 99,5% ! Un score qui avait retenu toute mon attention. Voilà donc un spectacle qu’habitants et touristes n’ont bien entendu pas voulu manquer. Ils étaient certainement des milliers massés sur la Grande plage pour assister au rendez-vous du Soleil avec la Lune. Alors, pendant une heure environ, armés de lunettes de protection, ils ont pu voir l’astre du jour lentement grignoté :

Dans un ciel devenu peu à peu bleu-gris, le croissant solaire s’est fait minuscule, sans jamais disparaître pour autant. Bien entendu, chacun savait ici qu’il ne vivrait pas la magie d’une éclipse totale. Malgré tout, le spectacle, remarquable, fut salué par des applaudissements, comme un peu partout en France :

Puis les deux astres se sont lentement séparés, et chacun a repris le cours normal de sa vie. Pour autant, le Soleil n’en avait pas fini. Seuls les initiés savaient que, une quarantaine de minutes après son rendez-vous manqué avec la Lune, il allait nous offrir un somptueux coucher. En repérage les soirs précédents, j’avais remarqué qu’il pourrait se glisser derrière le phare de Socoa. Mais encore fallait-il que je me place judicieusement pour jouir de ce spectacle étonnant :

Sachez pour finir que les images de cette mémorable éclipse ont été réalisées avec un boîtier Panasonic FZ 82. J’ai utilisé un filtre pour la première image uniquement (la série de croissants solaires).

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Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Sur l’île hawaïenne de Maui, le télescope solaire Daniel K. Inouye vient de saisir de stupéfiants détails à la surface du Soleil.

Le plus grand télescope solaire :

Le Advanced Technology Solar Telescope (ATST) se trouve sur l’île hawaïenne de Maui. Construit à 3.000 mètres d’altitude au sommet du volcan Haleakalā, il révolutionne l’astronomie solaire depuis sa mise en service fin 2019. Doté d’un miroir primaire de 4,24 mètres de diamètre, cet instrument porte le nom de Daniel Ken Inouye (1924-2012). Ce dernier fut sénateur de l’État d’Hawaï au Congrès des États-Unis. Le télescope a été conçu pour fournir des images d’une résolution deux fois plus élevée que ses prédécesseurs :

La coupole du Daniel K. Inouye Solar Telescope (DKIST) à Hawaï. © Ruth Kneale, DKIST

Pour y parvenir, les ingénieurs l’ont doté d’une optique adaptative. Grâce à l’emploi de 142 vérins hydrauliques, le miroir ne se déforme pas, quelle que soit son orientation ou sa température. Il garde ainsi la même forme avec une précision de l’ordre du micron. Continuer la lecture de Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Éclipse du 12 août : un avion de la NASA dans l’ombre de la Lune

À l’occasion de l’éclipse solaire du 12 août 2026, la NASA a prévu de faire voler un de ses avions dans l’ombre de la Lune.

Au sol et dans les airs :

Le 12 août, vous serez des millions à admirer l’éclipse de Soleil. Les plus chanceux, installés dans la bande de centralité, verront le Soleil disparaître totalement. Pour l’occasion, la NASA a prévu d’étudier le phénomène à bord d’un avion. Observer une éclipse depuis le ciel présente des avantages indiscutables. Tout d’abord, on est certain d’échapper aux éventuels nuages. Ensuite, voler dans l’ombre de la Lune permet d’allonger le temps d’observation de la couronne solaire :

La couronne solaire ne se dévoile qu’au moment de la totalité d’une éclipse. G. Cannat  

Cette couronne, observable uniquement durant les éclipses totales, atteint une température de deux millions de degrés. Une valeur inexplicable, au regard des six mille degrés de la surface du Soleil. Deux bonnes raisons qui ont poussé les astronomes à prendre de l’altitude. Le 12 août, la NASA a prévu de faire voler un WB-57, un avion de reconnaissance construit au début des années 1960 :

Un avion WB-57 permet d’étudier la couronne solaire à l’occasion des éclipses. © NASA

L’appareil est régulièrement utilisé pour étudier la couronne solaire, comme ce fut le cas à l’occasion de l’éclipse du 8 avril 2024. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait appel à des avions à l’occasion d’éclipses solaires. Tout a commencé lors de l’éclipse du 8 juin 1937, quand un major de l’US Army, A. W. Stevens, observa le phénomène à bord d’un Douglas DC-2 volant à 9.000 mètres d’altitude. Plus récemment, un vol du Concorde le 30 juin 1973 a permis aux astronomes de profiter d’un Soleil noir pendant 80 minutes. Un record jamais égalé depuis !

Images réalisées à bord d’un avion WB-57 lors de l’éclipse du 8 avril 2024. © NASA

Pour en savoir plus, lire le communiqué de la NASA.

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