28 août 2026 : admirez l’éclipse de Lune au lever du jour

Seize jours après l’éclipse de Soleil, nous avons rendez-vous le 28 août 2026 avec une éclipse de Lune. Cette fois, il faudra se lever tôt.

Suite d’éclipses :

Si nous avons droit le 28 août 2026 à un nouvelle éclipse deux semaines après la précédente, c’est parce que nous sommes dans une saison d’éclipses. Le 12 août, avait lieu une éclipse de Soleil, donc un alignement Soleil-Lune-Terre. Nous avons vu alors la Lune masquer notre étoile (voir mes images réalisées à Saint-Jean-de Luz). En un peu plus de quinze jours, la Lune a parcouru la moitié de son orbite. Elle se retrouve cette fois dans l’ombre de la Terre. Nous assistons à un alignement Soleil-Terre-Lune, comme nous l’expliquent Les Décodeurs :

Qu’elles soient solaires ou lunaires, les éclipses ont longtemps été interprétées comme des signes du destin (lire à ce sujet Une éclipse a précipité la chute de Constantinople en 1453). Cette éclipse lunaire du 28 aôut sera partielle, puisqu’au moment du maximum, peu après 6 heures du matin (heure de Paris), 92% du disque lunaire sera dans l’ombre de la Terre. Le phénomène aura débuté à 4 heures 33 avec l’entrée dans l’ombre (la phase de pénombre est difficile à discerner). On retrouvera tous les détails sur la page de l’IMCCE :

Environ une heure après le maximum, la Lune sera couchée, ce qui signifie que le spectacle se déroulera au-dessus de l’horizon Ouest. Comme pour le 12 août, il faudra choisir un site parfaitement dégagé dans cette direction. Et comme pour le 12 août, ce seront les régions les plus à l’Ouest du pays qui bénéficieront des meilleurs conditions d’observation :

Utilisez une application comme Stellarium pour évaluer vos conditions locales. S’il fait beau, vous pourrez ainsi profiter d’une belle couleur cuivrée sur la Lune. Un phénomène lié à la réfraction atmosphérique, qui dévie les rayons rouges du Soleil à l’intérieur du cône d’ombre terrestre, comme l’explique Stelvision :

Lever de Lune éclipsée le 7 septembre 2025. © Jean-Baptiste Feldmann
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La surface de l’étoile Bételgeuse est bosselée

Bételgeuse, la célèbre étoile supergéante rouge, fascine les astronomes. Cette fois, ils nous révèlent son étrange surface. 

Célèbre étoile :

Faut-il encore présenter Bételgeuse ? Tout le monde (ou presque) connaît cette supergéante rouge. Elle marque l’épaule gauche d’Orion, le chasseur géant de la mythologie grecque. Et, en cette fin de mois d’août, il suffit de se lever avant l’aube pour l’admirer à l’Est. Cet astre intriguant devrait finir par exploser en supernova, devenant alors visible en plein jour, mais personne ne peut dire quand. Il y a moins d’un mois, le Very Large Telescope a confirmé l’existence d’une discrète étoile compagnon qui gravite autour de la supergéante. Cette fois, c’est la surface de l’astre qui nous est révélée (lire le communiqué de l’ESO) :

Contrairement au Soleil, dont la forme sphérique est lisse, Bételgeuse présente une surface très irrégulière et bosselée. Ces bosses correspondent à de gigantesques bulles de gaz chaud qui remontent des profondeurs de l’étoile. Pourtant, quelque chose cloche : logiquement, ce processus de convection rend ces bulles éphémères. Mais voilà : la zone la plus brillante de la surface était déjà visible sur des données acquises il y a sept ans ! Pour les astronomes, jamais avares d’explications, la persistance de ce point chaud est peut-être liée à la présence de l’étoile compagnon. À moins qu’il faille en rechercher la cause dans le grand obscurcissement dont Bételgeuse a été victime en 2019-2020.

Bételgeuse est une étoile supergéante rouge. © CIELMANIA
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Avec Chang’e 7, la Chine vise le pôle sud lunaire

La nouvelle mission chinoise Chang’e 7 va s’envoler pour le pôle sud lunaire. Objectif : rechercher de la glace au fond des cratères.

Recherche glace désespérément :

Pourquoi vouloir explorer le pôle sud lunaire ? Il faut savoir que cette région est particulièrement intéressante pour deux raisons. D’une part, on pense qu’elle recèle d’importantes réserves de glace d’eau au fond de cratères qui ne reçoivent jamais la lumière (comme Shackleton). D’autre part, certains plateaux bénéficient d’un ensoleillement quasi permanent. Deux conditions indispensables pour y établir de futures bases lunaires. C’est donc tout naturellement l’objectif de Chang’e7, la nouvelle mission chinoise qui devrait s’envoler en cette fin août :

Au pôle sud, le cratère Shackleton, plongé dans une obscurité permanente, pourrait contenir de la glace d’eau. La caméra très sensible ShadowCam en dévoile le fond. © NASA

Depuis vingt ans, la Chine développe un ambitieux programme d’exploration lunaire :

  • Chang’e 1 (2007) et 2 (2010) ont été chargés de cartographier la surface lunaire et d’analyser sa composition.
  • Chang’e 3 (2013) et 4 (2019) ont déposé des rovers sur le sol lunaire, notamment sur la face cachée (2019).
  • Chang’e 5 (2020) et 6 (2024) ont permis la collecte et le retour d’échantillons lunaires.
  • Chang’e 7 (2026) et 8 (2028) vont concentrer leurs recherches sur le pôle sud. Chacune de ces missions se compose de quatre éléments : un orbiteur, un atterrisseur, un rover et un drone sauteur (pour explorer le fond des cratères).
Les différents éléments de la mission Chang’e 7 vont traquer la glace lunaire. © CNSA

L’ensemble de ce programme devrait déboucher sur la construction ultérieure d’une base lunaire chinoise (International Lunar Research Station) .

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Acuter Elite Phoenix, une étonnante lunette solaire

Avec sa lunette Elite Phoenix, la marque Acuter démocratise l’observation du Soleil en H-alpha. Découvrons ce curieux instrument.

Le Soleil revisité :

L’Acuter Elite Phoenix a fait une entrée fracassante dans le monde de l’astronomie amateur. Cette petite lunette permet en effet d’accéder à l’observation du Soleil en H-alpha pour un coût raisonnable (1200 euros). En  se focalisant sur la raie spectrale de l’hydrogène (656 nanomètres), il devient alors possible d’admirer les protubérances, la chromosphère et les filaments solaires :

La lunette Acuter permet de s’adonner aux joies de l’observation du Soleil en H-alpha.

Jusqu’à récemment, il fallait attendre une éclipse totale de Soleil pour profiter brièvement de ces phénomènes. Dans les années 1930, l’invention du coronographe par l’astronome Bernard Lyot a permis de reproduire des éclipses artificielles. Mais l’instrument, délicat à construire et à utiliser, était hors de portée du monde des amateurs.

Pendant longtemps, seules les éclipses solaires permettaient d’entrevoir brièvement les protubérances (en rouge). Éclipse nord-américaine du 8 avril 2024. © Bryon Wiley

Puis les systèmes optiques H-alpha ont fait leur apparition, à des prix prohibitifs, qui s’expliquent par la complexité de leur réalisation. En effet, ces systèmes se composent de trois parties :

  • Un filtre de réjection d’énergie (ERF), constitué de plusieurs dizaines de couches diélectriques, pour éliminer les rayons UV et les IR.
  • Un étalon de Fabry-Pérot, formé de deux lames de verre aux faces planes dotées de couches partiellement réfléchissantes ultra-précises (traitement multicouche hautement réfléchissant).
  • Enfin, un filtre bloquant (BF). Il s’agit d’un filtre interférentiel complexe comportant environ 50 couches (voire plus) déposées sous vide (technologie dichroïque) pour isoler strictement la raie à 656,3 nm.

Pour être complet, signalons enfin l’apparition récente du spectrohéliographe Sol’Ex. S’il démocratise incontestablement l’accès à l’imagerie monochromatique du Soleil, il nécessite de posséder déjà une lunette astronomique.

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La chute d’une fusée Falcon a bien créé un cratère lunaire

La sonde LRO a photographié un nouveau cratère lunaire, formé à la suite de la chute d’un étage de fusée Falcon le 5 août dernier.

Une chute calculée :

On peut s’étonner qu’un morceau de fusée Falcon puisse terminer sa course sur la Lune. Pourtant, bien que ce lanceur serve principalement à mettre en orbite terrestre des grappes de satellites, il peut aussi emmener sa charge utile beaucoup plus loin. C’est par exemple ce qui s’est passé avec le modèle 2025-010. En effet, le 15 janvier 2025, le dixième lancement de l’année a propulsé vers la Lune Blue Ghost et Hakuto-R. Il s’agit de deux atterrisseurs lunaires qui ont fait le voyage à bord du second étage du lanceur. C’est alors qu’est entré en scène Bill Gray, un astronome américain spécialisé dans les logiciels de calculs d’orbite. Il a annoncé que le second étage en question s’écraserait sur la Lune le 5 août 2026 (une semaine avant la grande éclipse solaire) :

Point d’impact du second étage d’un lanceur Falcon 9 le 5 août 2026. Project Pluto.

Ne restait plus qu’à vérifier si l’impact n’avait pas créé un nouveau cratère, que seul LRO pourrait nous dévoiler. Les 11 et 12 août, les ingénieurs de la NASA ont donc incliné l’orbiteur lunaire pour que ses caméras pointent la zone présumée de l’impact. Ce qui a permis de découvrir un nouveau cratère, large de 18 mètres et profond de 3 mètres :

Images avant et après l’impact causé par la chute d’un étage de fusée Falcon 9. NASA/LRO
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La comète 220P/McNaught prend de court les astronomes

Pour la seconde fois en quelques semaines, la comète 220P/McNaught a connu une brusque augmentation de luminosité.

Astre chevelu imprévisible :

On ne s’ennuie pas en observant la comète 220P/McNaught (paramètres sur Astro.Vanbuitenen). Elle vient de connaître une seconde éruption (entre le 4 et le 5 août), qui a multiplié sa luminosité par environ 650. La fois précédente, fin mai, la luminosité avait été multipliée par 7000 !  Bien connu, le responsable de ces sursauts d’éclat est le cryovolcanisme. Lorsque la surface gelée de l’astre chevelu devient hermétique à tout dégazage, elle finit par céder sous la pression. Le noyau se fracture, laissant échapper de la glace et des poussières. On observe alors une brutale augmentation d’éclat et l’expansion d’un halo de particules glacées. C’est bien ce qu’a photographié Nirmal Paul :

Visible actuellement dans la constellation de la Baleine (non loin de Saturne), l’astre chevelu est désormais observable avec une simple paire de jumelles. Son découvreur n’est autre que Robert H. McNaught. Cet astronome scotto-australien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’on lui doit notamment la Grande comète C2006/P1.

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Coucher de Soleil éclipsé depuis Saint-Jean-de-Luz

C’est depuis Saint-Jean-de-Luz que j’ai vécu l’éclipse solaire du 12 août 2026, avec un coucher de Soleil mémorable.

Une éclipse à la plage :

Adossée aux Pyrénées, Saint-Jean-de-Luz a les pieds dans l’Océan Atlantique. Ce 12 août, la station balnéaire accueillait le temps d’un soir la plus belle éclipse solaire depuis celle du 11 août 1999. Il faut dire que, dans cette jolie cité, le Soleil devait être occulté à 99,5% ! Un score qui avait retenu toute mon attention. Voilà donc un spectacle qu’habitants et touristes n’ont bien entendu pas voulu manquer. Ils étaient certainement des milliers massés sur la Grande plage pour assister au rendez-vous du Soleil avec la Lune. Alors, pendant une heure environ, armés de lunettes de protection, ils ont pu voir l’astre du jour lentement grignoté :

Dans un ciel devenu peu à peu bleu-gris, le croissant solaire s’est fait minuscule, sans jamais disparaître pour autant. Bien entendu, chacun savait ici qu’il ne vivrait pas la magie d’une éclipse totale. Malgré tout, le spectacle, remarquable, fut salué par des applaudissements, comme un peu partout en France :

Puis les deux astres se sont lentement séparés, et chacun a repris le cours normal de sa vie. Pour autant, le Soleil n’en avait pas fini. Seuls les initiés savaient que, une quarantaine de minutes après son rendez-vous manqué avec la Lune, il allait nous offrir un somptueux coucher. En repérage les soirs précédents, j’avais remarqué qu’il pourrait se glisser derrière le phare de Socoa. Mais encore fallait-il que je me place judicieusement pour jouir de ce spectacle étonnant :

Sachez pour finir que les images de cette mémorable éclipse ont été réalisées avec un boîtier Panasonic FZ 82. J’ai utilisé un filtre pour la première image uniquement (la série de croissants solaires).

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Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Sur l’île hawaïenne de Maui, le télescope solaire Daniel K. Inouye vient de saisir de stupéfiants détails à la surface du Soleil.

Le plus grand télescope solaire :

Le Advanced Technology Solar Telescope (ATST) se trouve sur l’île hawaïenne de Maui. Construit à 3.000 mètres d’altitude au sommet du volcan Haleakalā, il révolutionne l’astronomie solaire depuis sa mise en service fin 2019. Doté d’un miroir primaire de 4,24 mètres de diamètre, cet instrument porte le nom de Daniel Ken Inouye (1924-2012). Ce dernier fut sénateur de l’État d’Hawaï au Congrès des États-Unis. Le télescope a été conçu pour fournir des images d’une résolution deux fois plus élevée que ses prédécesseurs :

La coupole du Daniel K. Inouye Solar Telescope (DKIST) à Hawaï. © Ruth Kneale, DKIST

Pour y parvenir, les ingénieurs l’ont doté d’une optique adaptative. Grâce à l’emploi de 142 vérins hydrauliques, le miroir ne se déforme pas, quelle que soit son orientation ou sa température. Il garde ainsi la même forme avec une précision de l’ordre du micron. Continuer la lecture de Le télescope Inouye dévoile l’incroyable surface du Soleil

Éclipse du 12 août : un avion de la NASA dans l’ombre de la Lune

À l’occasion de l’éclipse solaire du 12 août 2026, la NASA a prévu de faire voler un de ses avions dans l’ombre de la Lune.

Au sol et dans les airs :

Le 12 août, vous serez des millions à admirer l’éclipse de Soleil. Les plus chanceux, installés dans la bande de centralité, verront le Soleil disparaître totalement. Pour l’occasion, la NASA a prévu d’étudier le phénomène à bord d’un avion. Observer une éclipse depuis le ciel présente des avantages indiscutables. Tout d’abord, on est certain d’échapper aux éventuels nuages. Ensuite, voler dans l’ombre de la Lune permet d’allonger le temps d’observation de la couronne solaire :

La couronne solaire ne se dévoile qu’au moment de la totalité d’une éclipse. G. Cannat  

Cette couronne, observable uniquement durant les éclipses totales, atteint une température de deux millions de degrés. Une valeur inexplicable, au regard des six mille degrés de la surface du Soleil. Deux bonnes raisons qui ont poussé les astronomes à prendre de l’altitude. Le 12 août, la NASA a prévu de faire voler un WB-57, un avion de reconnaissance construit au début des années 1960 :

Un avion WB-57 permet d’étudier la couronne solaire à l’occasion des éclipses. © NASA

L’appareil est régulièrement utilisé pour étudier la couronne solaire, comme ce fut le cas à l’occasion de l’éclipse du 8 avril 2024. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait appel à des avions à l’occasion d’éclipses solaires. Tout a commencé lors de l’éclipse du 8 juin 1937, quand un major de l’US Army, A. W. Stevens, observa le phénomène à bord d’un Douglas DC-2 volant à 9.000 mètres d’altitude. Plus récemment, un vol du Concorde le 30 juin 1973 a permis aux astronomes de profiter d’un Soleil noir pendant 80 minutes. Un record jamais égalé depuis !

Images réalisées à bord d’un avion WB-57 lors de l’éclipse du 8 avril 2024. © NASA

Pour en savoir plus, lire le communiqué de la NASA.

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