Il fallait surveiller l’horizon ouest dans la soirée du 31 août pour espérer voir le jeune croissant annonciateur d’une nouvelle lunaison.
Qu’est-ce qu’une lunaison ? C’est le temps écoulé entre deux nouvelles lunes. Les éphémérides nous apprennent qu’en moyenne une lunaison dure 29 jours 12 heures 44 minutes. La Lune fait le tour de la Terre en un peu plus de 27 jours mais comme la Terre avance pendant ce temps, il faut donc à la Lune un peu plus de 29 jours pour retrouver la même phase.
Après son opposition du mois de juin, Jupiter continue de briller aux côtés d’Antarès en début de nuit. Prenez le temps d’admirer ce duo céleste.
Le 10 juin 2019 Jupiter passait à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 645 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 46 sec d’arc et une magnitude de -2,6. Depuis cette date la planète géante gazeuse s’éloigne de nous mais son éclat est toujours aussi vif. Lorsque la nuit tombe, dirigez votre regard vers le sud-ouest. Jupiter est l’astre le plus brillant : il apparaît dans un ciel encore clair avant toutes les étoiles. Sa voisine Antarès est une étoile supergéante rouge de magnitude 1 qui brille dans la constellation du Scorpion. Le VLTI a permis d’obtenir une superbe image de cet astre.
Si l’œil nu est suffisant pour repérer les deux astres, ne laissez pas dormir votre paire de jumelles. Bien calée entre vos mains (coudes posés sur une table), elle vous permettra d’admirer le ballet des 4 principales lunes qui sont Io, Europe, Ganymède et Callisto, les satellites galiléens (ils ont été découverts en 1610 par Galilée). Avec un peu d’attention et une atmosphère stable, on devine parfois les deux principales bandes sombres qui ceinturent l’astre. Mais pour espérer voir plus de détails sur la planète il faut disposer d’une lunette astronomique ou d’un télescope bien réglés.
Comment glisser une fleur dans la Voie lactée ? Réponse avec flower and stars, une image originale réalisée dans mon jardin.
Belle de nuit :
C’est un morceau de terre en Bresse où j’aime venir me ressourcer et admirer le ciel étoilé. De grands arbres offrent leur ombre bienfaisante, des fleurs y poussent toute l’année. J’en ai repéré une dont j’aime les hampes démesurées. L’onagre bisannuelle, au mille vertus médicinales, voit ses belles fleurs jaunes s’ouvrir à la tombée de la nuit ce qui ne peut que me ravir. À l’heure où les autres se ferment, cette flower a la bonne idée d’écarter ses pétales pour y recueillir les lumières célestes.
En combinant les images des télescopes spatiaux Chandra et Hubble, les astronomes ont reconstitué l’aspect du rémanent de supernova SNR 0509-67.5.
Un télescope pour les rayons X :
Subrahmanyan Chandrasekhar fut l’un des pionniers de l’astrophysique du XXe siècle. C’est donc en son honneur qu’a été nommé l’observatoire spatial Chandra. Il a été lancé en 1999 (9 ans après le télescope Hubble) par la navette spatiale Columbia. Son télescope est dédié à l’étude des émissions de rayons X. Ces rayons sont émis par quelques-unes des sources célestes les plus énergétiques (trous noirs, supernovae, étoiles à neutrons…).
Une rivière d’étoiles qui serpente au-dessus de la rivière de la Guyotte ? Récit d’un spectacle nocturne que nous offre la Bresse.
Quand le train enjambait la rivière :
La Guyotte est une rivière qui s’écoule en Saône-et-Loire. Elle prend sa source dans l’Étang de Bajodière à Saint-Usuge à une altitude de 206 mètres. Elle rejoint le Doubs (altitude de 176 mètres) après un parcours de 41 kilomètres. Le pont qui l’enjambe sur ce cliché pris à Saint-Bonnet en Bresse est celui de l’ancienne voie ferrée qui reliait Dôle à Chalon-sur-Saône.
L’instrument DESI va analyser la lumière de 35 millions de galaxies. Objectif : tenter de mieux comprendre le rôle de l’énergie noire.
À la recherche de l’énergie noire :
Avec DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument), les astronomes sont sur le point de se lancer dans leur plus ambitieux projet de cartographie du ciel. Au cours des cinq prochaines années ils vont étudier 35 millions de galaxies jusqu’à 11 milliards d’années-lumière. Leur objectif : tenter de mieux cerner la nature de l’énergie noire (ou sombre). Cette force énigmatique a été imaginée pour tenter d’expliquer un curieux phénomène découvert il y a une vingtaine d’années.
Alors que la gravitation (qui est attractive) devrait freiner l’expansion de l’Univers, on observe au contraire que cette expansion accélère à un rythme toujours plus rapide.
Le cru 2019 de l’essaim des Perséides ne restera pas dans les mémoires. En cause une grosse Lune gibbeuse présente à l’époque du maximum d’activité.
Un spectacle incontournable :
C’est une tradition désormais bien établie : chaque mois d’août, après les Nuits des Étoiles, les astronomes amateurs ont rendez-vous avec les Perséides. Ces étoiles filantes sont les restes poussiéreux abandonnés le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle. Ils viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum autour du 12 août. On leur donne le nom de Perséides car le radiant est localisé dans la constellation de Persée.
C’est une nouvelle édition des Nuits des Étoiles qui a débuté vendredi 2 août un peu partout en France. Images recueillies à Dijon.
Comme chaque mois d’août depuis des années se déroulent les Nuits des Étoiles, organisées par l’Association Française d’Astronomie, l’occasion pour chacun de découvrir les beautés du ciel nocturne. La Société Astronomique de Bourgogne s’était une nouvelle fois mobilisée pour accueillir les habitants de Dijon et des alentours. Des dizaines de bénévoles étaient présents dès le matin du vendredi 2 août pour organiser au mieux ce grand rendez-vous.
Voici quelques images de la première soirée : plusieurs milliers de personnes sont venues découvrir le ciel à l’œil nu (constellations, passage de l’ISS) et dans les télescopes mis à disposition (Jupiter, Saturne, nébuleuses, amas d’étoiles et galaxies). Différents stands ainsi que des conférences ont attiré de nombreux visiteurs.
Parmi les joyaux du ciel d’été ne manquez pas l’amas d’Hercule, Messier 13. Il dévoile sa beauté au télescope mais vous pouvez déjà le repérer au jumelles.
Vestiges cosmiques :
Les amas globulaires intéressent beaucoup les astrophysiciens. Avec des âges compris entre 10 et 14 milliards d’années ils font office de fossiles des galaxies dont ils occupent la périphérie. On en compte environ 200 en orbite autour de notre Voie lactée. L’un d’entre eux est visible dans la modeste constellation d’Hercule, à l’ouest du Triangle d’été. Enregistré sous le matricule M 13 par Charles Messier en 1764, il avait été découvert cinquante ans plus tôt par Edmond Halley (ce dernier est surtout connu pour avoir le premier soupçonné la périodicité des comètes).
La Voie lactée qui se déploie, de belles étoiles filantes et quelques rendez-vous lunaires : ce mois d’août offre de nombreuses occasions d’admirer le ciel.
Un rendez-vous incontournable :
Août c’est le mois des vacances, c’est aussi celui des températures estivales et des nuits qui commencent à s’allonger. Trois bonnes raisons pour prendre le temps de découvrir les beautés du ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2019 qui se tiendront les 2 et 3 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).
La caravane de SpaceBus France aux allures de navette spatiale est de retour sur les routes pour son édition estivale. Ne manquez pas son passage !
Une curieuse caravane :
Cet été vous allez peut-être croiser un étrange véhicule, SpaceBus. Il a été imaginé en 2017 par trois docteur.e.s en astrophysique suite à leur participation à SpaceBus Maroc en 2016. Au mois d’août 2018 il a circulé sur la côte méditerranéenne française en faisant escale dans 18 villes. L’occasion d’aller à la rencontre du public pour l’initier à l’astronomie. Ce sont près de 12.000 visiteurs de tous horizons (habitants, vacanciers…) qui en ont profité. Fort de ce succès, SpaceBus reprend la route cet été.
Je vous présente Beautiful Sky, ma dernière création. Ce diaporama rassemble quelques-unes de mes images du ciel nocturne, à apprécier sans modération.
Le dernier diaporama de mes images remonte à un an. C’est en effet au cours de l’été 2018 que je vous avais proposé Qu’est-ce que la Voie lactée. J’y avais réuni un certain nombre de mes clichés accompagnés d’explications. J’y présentais ce joli spectacle qui s’offre à nous au cours des nuits estivales.
Retour en images sur l’éclipse partielle de Lune suivie par les Dijonnais à l’Observatoire de la Société Astronomique de Bourgogne.
Le 16 juillet, 50 ans jour pour jour après le décollage de la mission Apollo 11, la Lune nous a offert un joli rendez-vous avec une éclipse partielle. En effet la Pleine Lune de juillet a traversé en partie le cône d’ombre de la Terre en début de soirée.
Une nouvelle fois la SAB avait convié les Dijonnais à observer le phénomène depuis son Observatoire des Hautes-Plates. Plusieurs télescopes avaient été mis à la disposition du public qui a pu également contempler Saturne et Jupiter. De nombreux photographes étaient présents pour immortaliser ce spectacle, bien que moins spectaculaire qu’une éclipse totale de Lune comme celle du 28 septembre 2015. Prochain rendez-vous début août avec Les Nuits des Étoiles.
Ce mardi 16 juillet en soirée, une éclipse partielle sera observable peu après le lever de la Pleine Lune. L’occasion de faire quelques jolies photos.
La Lune s’éclipse à moitié :
Quatre jours après les festivités de On The Moon Again, la Lune nous offre un nouveau rendez-vous avec une éclipse partielle. En effet la Pleine Lune de juillet va traverser en partie le cône d’ombre de la Terre en début de soirée.
Le déroulement du phénomène est détaillé dans un excellent article proposé par Stelvision. En France la Lune se lève aux alentours de 21h40 en même temps que l’entrée dans la pénombre (1). L’entrée dans l’ombre a lieu vers 22h02 (2) et le maximum de l’éclipse à 23h30 (3). la Lune sort du cône d’ombre à 1h du matin (4) et de la pénombre à 2h18 (5).
La partie la plus intéressante du phénomène correspond au passage dans l’ombre terrestre, la pénombre étant imperceptible. La vidéo ci-dessous vous donne un bon aperçu du déroulement du phénomène (ajoutez deux heures pour la France aux horaires indiqués en dessous)
Les 12 et 13 juillet on fêtait un peu partout dans le monde les cinquante ans des premiers pas sur la Lune. Retour sur une soirée lunaire en Bresse.
Hommage à la Lune :
2019 marque le cinquantième anniversaire du premier Homme sur la Lune. Pour fêter cet événement un temps fort avait été fixé les 12 et 13 juillet. Des télescopes étaient installés un peu partout : sur les trottoirs en ville, au cœur des villages, à la campagne… C’était On The Moon Again qui recensait plus de 1.200 points d’observation dans le monde. Les astronomes conviaient les passants à admirer notre satellite naturel.
En Bresse aussi :
Dans la soirée du 13 juillet les habitants de Torpes (village de la Bresse louhannaise) et de ses alentours étaient invités à l’Écolieu du Portail. Les membres de cette association avaient concocté un savant mélange de poésies, textes, chansons et anecdotes scientifiques en rapport avec notre satellite naturel, tout cela au milieu des images de la NASA (et des dialogues des astronautes). Françoise, Nicolas, Julie, Adèle, Martine, Damien, Maud, Alix, Rémi, Diane… et les enfants ont lu, chanté, et raconté la Lune. Puis ce fut le moment des observations : lunaires bien entendu, mais pas seulement. Ce soir-là Jupiter un peu jalouse attirait l’œil juste à côté et Saturne n’était pas très loin non plus. De quoi faire rêver tous les visiteurs.
Première soirée de On The Moon Again dans le cadre majestueux du château de Brochon avec la Société Astronomique de Bourgogne.
Hommage à la Lune :
2019 marque le cinquantième anniversaire du premier Homme sur la Lune. Pour fêter cet événement un temps fort a été fixé les 12 et 13 juillet. Des télescopes ont été posés un peu partout : sur les trottoirs en ville, au cœur des villages, à la campagne… C’est On The Moon Again qui recense à ce jour plus de 1.200 points d’observation dans le monde. Les astronomes invitent les passants à admirer notre satellite naturel.
Les 12 et 13 juillet c’est On The Moon Again : deux nuits pour admirer la Lune dans des télescopes installés aux quatre coins du monde.
Un petit pas historique :
Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune. Cinquante ans après cet exploit, les images (et les dialogues !) sont toujours là : deux hommes se déplaçant maladroitement à la surface d’un astre mort et poussiéreux, la Lune. L’aboutissement d’une course de prestige entre Américains et Soviétiques qui avait débuté le 4 octobre 1957 avec l’envoi du premier satellite artificiel soviétique, Spoutnik.
Retour sur le voyage historique vers la Lune de la mission Apollo 11 pendant l’été 1969. C’est le 16 juillet que débuta cette incroyable aventure.
Marqué par On The Moon Again, le cinquantième anniversaire du premier Homme sur la Lune nous replonge à l’époque de la course à la Lune menée par les Russes et les Américains. Nous le savons, ce sont ces derniers qui en sortirent vainqueurs. Après une décennie d’efforts de toute une nation, après de gros sacrifices humains et financiers, les USA furent les premiers à atteindre notre satellite naturel en 1969.
Cette belle infographie nous permet de revivre ce qui se passa pendant les 195 heures que dura la mission Apollo 11. Pour des facilités de visualisation, ni les astres ni leur distance ne sont à l’échelle. La position des différentes étapes de la mission n’est donc pas toujours très précise mais la chronologie est respectée. Continuer la lecture de Infographie : revivez le déroulement de la mission Apollo 11→
Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Partons à la découverte du site d’Apollo 11.
Cinquante ans déjà :
Dans cette douzième chronique dédiée aux paysages lunaires à explorer, je vous propose de découvrir le site emblématique de la mission Apollo 11. Ce fut la première à avoir déposé des hommes sur la Lune en juillet 1969, mission dont nous fêtons cette année le cinquantenaire (On The Moon Again). Le site d’alunissage se situe sur la bordure OUEST de la Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis).
Tanabata Matsuri est une fête japonaise qui célèbre chaque 7 juillet l’histoire d’amour entre deux étoiles du Triangle d’été, Véga et Altaïr.
Spectacle en pleine Voie lactée :
L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée. Cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud représente notre Galaxie vue par la tranche. Le Système solaire se situe à la périphérie de ce disque d’étoiles. Trois étoiles brillantes observables au zénith en début de nuit (Deneb, Véga et Altaïr) constituent ce que l’on appelle le Triangle d’été :