Bonne année 2023 à toutes et à tous ! Qu’elle vous apporte, à vous et à ceux que vous aimez, une belle portion de joie et de bonne humeur.
Outre les traditionnels vœux de bonheur et santé, Christine et moi vous souhaitons de pouvoir souvent vous émerveiller devant le ciel étoilé comme nous le faisons régulièrement. Et quoi qu’il arrive, ne cessez jamais de croire en la science : “la vérité scientifique sera toujours plus belle que les créations de notre imagination et que les illusions de notre ignorance” (Claude Bernard).
Cette année 2023 sera sans aucun doute riche en beaux événements astronomiques. CIELMANIA continuera de vous les annoncer chaque mois dans ses éphémérides. Une comète qui pourrait nous surprendre en ce début d’année, de jolis rapprochements entre les astres et plein d’autres rendez-vous que nous vous dévoilerons.
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Crise énergétique oblige, Enedis vient d’annoncer une baisse historique de la consommation électrique de l’éclairage public.
Moins d’éclairage nocturne :
La crise énergétique qui touche l’Europe a au moins un effet positif : la diminution de la pollution lumineuse. C’est Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, qui l’a annoncé. Durant la première quinzaine de décembre, on note une forte diminution de la consommation d’électricité entre minuit et quatre heures du matin. Une chute de 20% par rapport à la même période en 2021. Ce chiffre vient confirmer une prise de conscience de la population et des élus. Toujours selon Enedis, 72 % des Français sont favorables à l’extinction de l’éclairage public après 22 heures. Et 68 % des maires interrogés ont déjà mis en place de telles mesures :
Il faut dire que l’éclairage nocturne est très gourmand. Les onze millions de lampadaires qui couvrent le territoire français représentent plus de 40% de la consommation électrique des communes ! Sans parler de son impact sur les rythmes biologiques et la biodiversité. Et ce n’est pas l’emploi de lampes à Led qui améliorera la situation. Selon l’Inserm, l’usage de ce nouveau type d’éclairage pourrait accélérer le développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Le XXème siècle aura été celui d’une surproduction d’électricité, une énergie considérée alors comme propre et inépuisable. Un état d’esprit qu’illustre bien la commande passée en 1937 par la Compagnie parisienne de distribution d’électricité au peintre Raoul Dufy. Avec comme objectif de « mettre en valeur le rôle de l’électricité dans la vie nationale et dégager notamment le rôle social de premier plan joué par la lumière électrique ». S’en suivra une peinture monumentale (ci-dessous) de 60X10 m rendant hommage à la Fée Électricité :
Pendant plusieurs décennies, cette électricité bienfaisante a été utilisée sans compter, notamment en matière d’éclairage nocturne. La crise énergétique pourrait enfin mettre un terme à ce gaspillage.
Une nouvelle comète vient nous rendre visite, et elle sera visible dans une paire de jumelles en février 2023. Il s’agit de C/2022 E3 (ZTF).
Grande voyageuse :
C/2022 E3 (ZTF) est une comète à très longue période orbitale qui nous a déjà rendu visite il y a environ 50.000 ans. Elle a été découverte le 2 mars 2022 par le Zwicky Transient Facility. Nommé en hommage à l’astrophysicien Fritz Zwicky (1898-1974), ce relevé astronomique est assuré par l’un des télescopes du mont Palomar. Lors de sa découverte, C/2022 E3 (ZTF) avait une magnitude de 17 et se trouvait à 4 Unités Astronomiques (UA). Mais les calculs des astronomes ont montré que cet astre chevelu allait s’approcher assez près de la Terre :
Le 1er février 2023, la comète passera à un peu moins de 0,3 UA. Elle devrait alors avoir une magnitude proche de 5, ce qui la rendra facilement observable aux jumelles ou avec une longue-vue. Selon certaines sources, elle pourrait même atteindre la magnitude 4, devenant ainsi visible à l’œil nu, loin de toute pollution lumineuse.
Depuis août 2012, le rover martien Curiosity explore le fond du cratère Gale. Retour sur l’une des plus belles réussites de la NASA.
Une mission spectaculaire :
Curiosity a été lancé le 26 novembre 2011. Après un voyage d’un peu plus de huit mois, il est arrivé en vue de la Planète rouge. Une chute folle (sept minutes de terreur) et voilà l’étage de descente qui dépose le rover de 900 kg en douceur dans le cratère Gale. L’endroit a été choisi pour les probabilités qu’il offre de découvrir de précieux indices sur le passé de la planète :
Pour cette mission, Curiosity emporte 75 kg de matériel scientifique dont deux laboratoires. Ces derniers seront approvisionnés en échantillons prélevés par une foreuse. Et pour faire face à la rigueur des hivers martiens, le rover est équipé d’un générateur thermoélectrique à radioisotope. Il est en outre conçu pour parcourir au moins 20 km (ce qu’il a déjà accompli) et gravir des pentes à 45°. Continuer la lecture de Heureux qui, comme Curiosity, fait un beau voyage sur Mars→
Ce 8 décembre à l’aube, l’occultation de Mars par la Lune a été suivie par de nombreux astronomes amateurs et photographes.
Spectacle céleste :
L’occultation de la planète Mars par la Pleine Lune de ce 8 décembre était très attendue. Annoncée comme un phénomène exceptionnel, elle a été perturbée par la météo. Il a donc fallu composer avec des nuages, du brouillard et parfois de la pluie. Malgré tout, de belles images ou vidéos ont été réalisées. Pour ma part, je n’ai pu réussir qu’un seul cliché lorsque la couche nuageuse a été moins dense. Il a été obtenu avec un boîtier Panasonic FZ 82 vers six heures du matin, un peu avant l’occultation :
La pose de 1/4 de seconde à 200 iso révèle l’importance du voile nuageux. En temps normal, avec un ciel dégagé, je photographie la Pleine Lune à 1/300e de seconde ! Autant dire que l’occultation était sévèrement filtrée…
Quatre observatoires français vont vous faire vivre en direct la superbe occultation de Mars par la Lune à l’aube du 8 décembre.
Évènement exceptionnel :
La Lune circulant le long de l’écliptique, elle passe de temps en temps devant une planète. Beaucoup moins fréquentes que les occultations d’étoiles par notre satellite naturel, ces rencontres célestes mobilisent la communauté des astronomes. La lente disparition du disque planétaire derrière les reliefs lunaires est un spectacle inoubliable. Ce fut le cas le 29 mars 2019 avec Saturne et le 19 juin 2020 avec Vénus.
Cette fois, c’est au tour de Mars de passer derrière la Lune. L’évènement, visible en France, aura lieu jeudi 8 décembre entre 6 heures et 7 heures du matin. S’il fait beau chez vous, le phénomène sera très facile à observer avec une paire de jumelles ou une longue-vue. Sinon, vous pourrez le suivre en direct. Comme la météo risque d’être capricieuse, ce sont quatre observatoires français qui seront mobilisés pour vous faire vivre cet évènement. Il s’agit de ceux de Juvisy, Meudon, Nice et du Pic du Midi. Rendez-vous à partir de 5 heures 30 pour le direct :
C’est le moment de penser aux cadeaux de Noël. Voici huit suggestions pour (se) faire plaisir pour tous les goûts et à tous les prix.
Noël astronomique :
Cette année, vous avez envie de glisser sous le sapin un cadeau en lien avec l’astronomie. Que ce soit pour un proche qui montre de l’intérêt à cette science ou pour vous-même, voici ma sélection, forcément non exhaustive, de huit coups de cœur :
Moins de 100 euros :
Le petit livre de l’Astronomie de Michel Marcelin chez Hachette (15,90 €). Petit ouvrage qui retrace les savoirs acquis depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Originalité : il est richement illustré d’images anciennes. Un véritable petit livre-objet aussi beau à manipuler qu’intéressant à consulter !
Le ciel à l’œil nu en 2023 de Guillaume Cannat chez AMDS (19,90 €). Des récits d’observations, des rappels mythologiques sur les constellations, une mine d’informations sur les planètes et les étoiles… Le guide incontournable pour observer ou photographier facilement les plus beaux rendez-vous célestes de janvier à décembre 2023.
Calendrier 2023 format A3 du photographe Jean-François Gely (39 €) : douze superbes images du ciel nocturne depuis le massif du Queyras pour rêver toute l’année.
Longue-vue Bresser 20-60X60 (96 €) : l’instrument idéal pour explorer la surface de la Lune. Parfait pour un débutant ou un enfant : un instrument facile à utiliser, posé sur une table de jardin. Peut également servir pour des observations ornithologiques dans la nature en y ajoutant un pied photo.
Plus de 100 euros :
Coffret Le ciel aux jumelles chez Stelvision (125 €) : un ensemble comprenant une paire de jumelles 10×50 ST2 et un Guide du ciel aux jumelles. Le plaisir d’observer avec les deux yeux des objets célestes insoupçonnés en étant accompagné par un excellent Guide.
Lunette STELESCOPE 70+ Adaptateur smartphone + Carte de la Lune chez Stelvision (189 €) : une lunette astronomique et tout le nécessaire pour réaliser ses premières observations et ses premières photos de la Lune. Vous allez impressionner votre entourage !
Télescope motorisé STELESCOPE 130 (399 €) : si vous avez attrapé le virus de l’astronomie, voilà un instrument qui va vous combler. Dans un format compact, vous bénéficiez d’un télescope performant doté d’un moteur qui compense la rotation de la Terre. De quoi arpenter la surface lunaire, admirer les anneaux de Saturne ou plonger dans la Voie lactée.
Nuit d’observation au T600 du Ciel et des Hommes(450 €) : sous le ciel étoilé du Morvan, Thibaud Marec (à contacter avec le formulaire en bas de son site internet) vous fera voyager de nébuleuses en galaxies, sans oublier d’admirer les planètes du moment. Une expérience inoubliable avec l’un des plus grands télescopes mobiles en France.
En ce mois de décembre 2022, le ciel nous offre un spectacle étonnant : l’occultation de la planète Mars (au plus près) par la Pleine Lune.
Bien au chaud sous les étoiles :
Le ciel de ce mois de décembre 2022 regorge de jolis spectacles célestes. Il y a d’abord l’occultation de la planète Mars par la Lune à l’aube du 8 décembre dont nous reparlerons plus bas. C’est aussi une bonne période pour admirer la belle constellation d’Orion ou quelques étoiles filantes de l’essaim des Géminides. Sans oublier de nombreux passages de la Station spatiale internationale (je vous en parle ici). Mais les températures trop basses ont parfois raison des plus courageux. Pour que vos séances d’observation ne tournent pas au cauchemar, je vous invite à relire les 5 conseils pour observer sans avoir froid :
Pour vous orienter sous les étoiles, pensez à consulter la carte du ciel étoilé en temps réel. Et si vous avez l’intention de faire l’acquisition d’un instrument d’astronomie à Noël, ajoutez-y le Ciel au télescope qui vous sera d’une aide précieuse.
Nous abordons une nouvelle fenêtre d’observation de l’ISS à la tombée de la nuit. Un joli spectacle visible même en ville !
Meccano géant :
l’ISS (International Space Station) est un assemblage de modules et de panneaux solaires de la taille d’un terrain de football. Elle passe régulièrement au-dessus de nos têtes à plus de 300 kilomètres d’altitude. La première mission de longue durée, Expédition 1, s’est déroulée il y a vingt ans. Depuis, la Station est occupée sans interruption. Il est possible de la voir passer dans le ciel lorsqu’elle nous survole en début ou en fin de nuit. C’est à ce moment que le Soleil (sous l’horizon) éclaire toute la structure :
Un mois avant qu’elle ne soit au plus près de la Terre, la planète Mars présente une importante couche nuageuse qui recouvre son pôle Nord.
Opposition très favorable :
En 2022, l’opposition de la planète Mars se produit le 8 décembre. À cette époque, la quatrième planète du Système solaire aura un diamètre apparent d’environ 17 secondes d’arc. Avouons-le, c’est peu à côté des 49 secondes d’arc que Jupiter arborait fin septembre. Mais Mars se situant cette fin d’année dans la constellation du Taureau, elle est idéalement placée pour les observateurs européens. Ils échappent ainsi aux turbulences atmosphériques qui dégradent les images des planètes basses sur l’horizon. C’est d’ailleurs d’Autriche que nous vient ce beau cliché :
Il a été obtenu le 7 novembre avec un télescope Celestron 14 par l’astrophotographe Michael Karrer (ses images sur Flickr). On y voit très nettement une importante couche nuageuse au pôle Nord. C’est également le cas sur les images de Dominique Gering, Simon Labergère ou encore Robert Cazilhac.
Coup double pour les astronomes installés en Asie : aujourd’hui, ils ont pu admirer une éclipse totale de Lune passant devant Uranus !
Mécanique céleste :
Le 14 septembre dernier, comme je vous l’annonçais ici, la Lune passait devant Uranus. Une belle occultation délicate à observer, en raison du très grand écart de luminosité entre les deux astres. Ce phénomène s’est reproduit aujourd’hui, mais cette fois le spectacle était encore plus intéressant, puisque la Lune était éclipsée ! Avouez que l’occasion était trop belle, et que les observateurs installés en Asie ne devaient pas la manquer :
Cette fois, l’éclat lunaire était tellement atténué qu’il devenait beaucoup plus facile de photographier Uranus. Encore fallait-il échapper aux nuages !
Minuscule mais visible :
Comme à chaque événement astronomique, c’est la météo qui a le dernier mot. La chance était du côté de l’astrophotographe chinois Sean Wang (voir sa page Facebook et sa page internet). À l’aide d’une caméra Uranus (ça ne s’invente pas !) reliée à une lunette de 80 millimètres de diamètre, il a immortalisé la planète découverte en 1781 par William Herschel (magnitude 6) avant et après son passage derrière la Lune. Notez l’arc de cercle que forme l’ombre terrestre à la surface de notre satellite naturel. Il a permis aux Hommes de savoir depuis l’Antiquité que la Terre est ronde :
Pour admirer une éclipse de Lune en Europe de l’Ouest, il faudra attendre le 14 mars 2025. Mais pour une occultation d’une planète par la Lune, je vous donne rendez-vous dans un mois. Le 8 décembre en fin de nuit, la Pleine Lune occultera la planète Mars. Ce sera assurément un magnifique spectacle !
Quand Jupiter se donne en spectacle, à chacun sa technique pour en garder un souvenir. Photo ou dessin, tout est possible !
Une géante qu’on admire :
Quand on pointe Jupiter avec un télescope, le spectacle est souvent au rendez-vous. Si la Grande Tache Rouge (GTR) est invisible (en raison de la rotation de la planète), il reste le ballet des satellites. En effet, Io, Europe, Ganymède et Callisto présentent chaque nuit une disposition différente. Pour savoir à quoi s’attendre, il suffit d’utiliser une application comme Shallowsky. Elle nous permet de visualiser la position des quatre lunes découvertes par Galilée :
Durant ce mois de novembre 2022, Mars continue de se rapprocher de la Terre, il pleut des Léonides et la Lune croise trois planètes.
Éclipse de Lune invisible :
Le plus beau phénomène astronomique de ce mois de novembre 2022 est une éclipse totale de Lune. Elle se produit le 8, quinze jours après l’éclipse partielle de Soleil du 25 octobre. Malheureusement, cette éclipse ne concerne pas l’Europe. Seuls quelques privilégiés installés sur les bords de l’océan Pacifique pourront profiter du spectacle. Quant à nous, il faudra attendre l’aube du 14 mars 2025 pour voir ce phénomène en France :
Retour en images sur l’éclipse partielle de Soleil de ce 25 octobre 2022 que j’ai eu la chance d’observer depuis le Beaujolais.
Rendez-vous céleste :
Les astronomes amateurs ne voulaient manquer à aucun prix cette éclipse de Soleil, même si elle n’était que partielle. Car c’est toujours très émouvant de voir la Lune grignoter lentement le bord du Soleil. N’oublions pas que les deux astres ont sensiblement le même diamètre apparent, puisque la Lune est 400 fois plus petite et 400 fois plus proche que le Soleil. Comme c’est souvent le cas, c’est la météo qui conditionne la réussite d’une observation astronomique. Et cette fois, il a fait beau !
Une éclipse de Soleil sera observable le mardi 25 octobre en milieu de journée depuis la France. Voici comment en profiter sans danger.
Cache-cache partiel :
Le 25 octobre 2022, les observateurs français pourront voir la Lune masquer une petite partie du Soleil. C’est ce qu’on appelle une éclipse de Soleil. L’alignement Soleil-Lune-Terre n’est pas parfait au point de provoquer une éclipse totale comme celle du 4 décembre 2021 en Antarctique. Ce 25 octobre, nous aurons donc droit à une éclipse partielle :
Si la météo est clémente, nous observerons le 25 octobre 2022 un petit bout de Soleil se faire grignoter à partir de 11 heures du matin, le maximum ayant lieu aux alentours de midi. La carte ci-dessous permet de constater que le phénomène sera le plus prononcé au Nord-Est du pays, beaucoup moins au Sud-Ouest :
L’astrophotographe Adrien Mauduit vient de réaliser un magnifique film en accéléré des aurores durant l’automne en Laponie.
Le royaume des aurores :
La Laponie est un vaste territoire situé en grande partie au-delà du cercle polaire arctique. Il s’étale sur quatre pays : la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Laponie se dit Lapland en suédois. Et c’est justement le titre de la dernière production cinématographique de Adrien Mauduit : Autumn in Lapland. Le parcours de ce vidéaste mérite d’être conté. Ancien ingénieur agronome français spécialisé en écologie, il s’est expatrié dans les pays nordiques pour y trouver un poste. Son amour pour la nature a fait le reste :
C’est un très joli rapprochement apparent que nous offrent la Lune et Jupiter durant la nuit du 8 au 9 octobre. Ne le manquez pas !
Fausse proximité :
Au cours de son déplacement dans le ciel, la Lune (seul satellite naturel de la Terre) passe parfois très près d’une planète du Système solaire. Cette relative proximité est trompeuse : en réalité, les distances des astres entre eux sont énormes. Prenez le rapprochement apparent avec Jupiter de ce 8 octobre 2022 (on parle aussi de conjonction). La Lune va se retrouver à environ deux degrés apparents de la planète gazeuse. Cela signifie que l’écart entre les deux astres sera égal à quatre diamètres lunaires, ce qui est peu. En réalité, Jupiter est 1.500 fois plus éloignée de nous que notre satellite naturel !
Depuis quelques années, les chasseurs d’aurores boréales découvrent parfois sur leurs clichés un curieux ruban de plasma surnommé STEVE.
Arc de plasma violet :
L’histoire de STEVE débute en 2016 lorsqu’un groupe de photographes (des membres du Alberta Aurora Chasers), parvient à photographier un curieux phénomène. Ils s’agit d’un arc de plasma scintillant, de couleur violette, qui s’invite sur leurs images d’aurores polaires. Ce ruban lumineux est systématiquement accompagné à sa base d’une barrière verte semblable aux draperies que l’on observe dans certaines aurores. Le phénomène a de nouveau été saisi en Alaska ce 23 septembre 2022 par le photographe Todd Salat (Aurora Hunter) :
Quatre planètes bien placées, des restes de la comète de Halley et une éclipse partielle de Soleil sont au menu de ce mois d’octobre 2022.
La plus belle apparition de Mercure :
Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule. Les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin. Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez relativement facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité :
Le hasard de leurs orbites a voulu que les comètes C/2017 K2 et 73P se retrouvent dans la constellation du Scorpion le 21 septembre dernier.
Duo cométaire :
Observer une comète est toujours un plaisir, tant ces astres sont fascinants. Mais deux comètes dans la même portion de ciel, voilà qui est beaucoup plus original ! C’est ce qui s’est produit le 21 septembre 2022, du côté de l’étoile Rho Scorpii (magnitude 4). La scène a été magistralement immortalisée par Rolando Ligustri (découvrez sa galerie d’images). Pour l’occasion, l’astrophotographe italien a utilisé à distance un télescope automatisé installé en Namibie :