Archives pour l'étiquette astronome

Le télescope Hubble zoome sur la galaxie d’Andromède

Le télescope spatial américain Hubble va fêter cette année son vingt-cinquième anniversaire. Doté d’un miroir principal de 2,40 m, il a été placé sur orbite (à un peu plus de 500 km d’altitude) le 24 avril 1990 par une navette spatiale, et nous offre depuis d’extraordinaires images de l’Univers.

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Les astronomes viennent de l’utiliser pour réaliser une gigantesque mosaïque photographique d’une partie de la galaxie d’Andromède, Messier 31.

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Solstice de décembre

Six mois jour pour jour après le solstice de juin, nous voici au premier jour de l’hiver, date à laquelle le Soleil atteint sa déclinaison la plus basse (il passe aujourd’hui à la verticale du tropique sud, le tropique du Capricorne).

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Pluie, neige, brouillard et verglas risquent de rythmer les semaines qui viennent dans l’hémisphère nord, mais ce matin le Soleil a quand même fait une belle apparition, comme le prouve la photo ci-dessus.

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La comète C/2014 Q2 Lovejoy arrive

Le 17 août 2014, l’astronome amateur Terry Lovejoy découvrait une comète (surnommée C/2014 Q2 Lovejoy) depuis son observatoire situé non loin de Brisbane, dans l’état du Queensland. Terry Lovejoy, qui a réalisé cette découverte à l’aide d’une caméra CCD et d’un simple télescope de 20 centimètres de diamètre, n’en est pas à son coup d’essai.

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C’est la cinquième fois qu’il découvre un astre chevelu, et son nom est tout particulièrement associé à C/2011 W3 Lovejoy, l’une des plus belles comètes qui illumina le ciel de l’hémisphère sud début janvier 2012, après avoir résisté à son survol du Soleil entre le 15 et le 16 décembre 2011 (à une distance de 140.000 kilomètres).

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Barnard 68, la botte du Père Noël

Barnard 68 est un nuage de gaz très froid appelé globule de Bok. Il ressemble à une tache d’encre au milieu des étoiles dans la constellation d’Ophiuchus.

Le Père Noël aurait-il perdu une de ses bottes dans le ciel avant sa traditionnelle tournée ? C’est ce que pourrait laisser penser cette très belle image réalisée par le Very Large Telescope européen installé au Chili, non loin du futur E-ELT.

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Cette masse sombre devant les étoiles est Barnard 68, un nuage moléculaire situé à environ 450 années-lumière. C’est à la fin du XIXème siècle que l’astronome américain E. E. Barnard le découvrit, alors qu’il photographiait la Voie lactée.

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Lumière rouge pour les astronomes

Vous avez peut-être remarqué que les observateurs nocturnes utilisent une lumière rouge pour éclairer cartes célestes et instruments astronomiques. Savez-vous pourquoi ?

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Lorsqu’on observe la nuit, on cherche à optimiser au maximum les capacités oculaires de façon à percevoir des astres peu lumineux (galaxies, comètes …ou tout astre de faible magnitude).

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Des îles mystérieuses sur Titan

Titan, le plus grand satellite de Saturne avec un peu plus de 5000 kilomètres de diamètre, a été découvert par l’astronome Christian Huygens en 1655.

Entouré d’une épaisse atmosphère, Titan n’a révélé sa surface que depuis une dizaine d’années grâce à la mission américano-européenne Cassini-Huygens (Cassini est l’orbiteur qui survole Saturne et ses satellites depuis 2004, Huygens est la sonde qui s’est posée sur Titan en janvier 2005). On a alors découvert sur ce satellite de grands lacs d’hydrocarbures (éthane et méthane).

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C’est sur ces vastes étendues liquides et glacées (il fait en moyenne -180° C à la surface de Titan) que les chercheurs ont repéré ces dernières années deux formes inconnues. D’après les données fournies par le spectromètre Vims (Visible and Infrared Mapping Spectrometer) de l’orbiteur Cassini, il pourrait s’agir de vagues ou d’îlots de débris.

En attendant une nouvelle campagne d’observations début 2015, les scientifiques ont déjà baptisé ces zones Magic Island, les îles magiques.

L’astéroïde Vesta cartographié

Lancée en 2007, la sonde américaine Dawn atteindra l’astéroïde Cérès en mars 2015. En 2012 elle s’était longuement attardée autour de Vesta, permettant d’en réaliser la première carte géologique qui vient d’être publiée (ci-dessous), fruit du travail d’une équipe de 14 scientifiques pendant 30 mois.

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Avec un diamètre moyen de 530 km, Vesta (qui fut découvert le 29 mars 1807 par l’astronome Heinrich Olbers), est le second membre (derrière Cérès) de la ceinture d’astéroïdes qui circulent entre les planètes Mars et Jupiter.

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Tempêtes géantes sur Uranus

Depuis sa découverte en 1781 par William Herschel, Uranus fait peu parler d’elle. Il faut dire que la septième planète du Système solaire est une géante glacée (dont le diamètre dépasse 50.000 kilomètres) qui vogue à près de 3 milliards de kilomètres de nous et présente donc peu d’intérêt à priori.

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D’ailleurs les seules images de la surface réalisées par une sonde (Voyager en 1986) avaient convaincu les astronomes de classer Uranus comme un astre sans caractéristique particulière en lumière visible, où l’on ne trouvait aucune des perturbations atmosphériques connues sur les autres planètes gazeuses (comme Jupiter et Saturne).

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La nébuleuse d’Orion

La plus belle nébuleuse du ciel se situe dans la constellation d’Orion. Cette nébuleuse, qui ressemble à une aile de papillon, porte le numéro 42 dans le catalogue de l’astronome français Charles Messier.

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Sous un très bon ciel (ci-dessus dans les Hautes-Alpes), la nébuleuse Messier 42 est déjà visible à l’œil nu comme une petite tache floue (un peu plus haut que la croix du clocher).

Il y a sans doute très longtemps que les hommes ont remarqué la présence de cette nébuleuse bien qu’on attribue sa découverte en 1610 à Nicolas-Claude Fabri de Peiresc .

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Dans une lunette astronomique ou un télescope la forme caractéristique de la nébuleuse devient évidente avec en son centre plusieurs étoiles formant l’amas du Trapèze (image ci-dessus).

Seule la photographie peut révéler les couleurs des nébuleuses. En vision nocturne notre œil utilise les bâtonnets au fond de la rétine comme cellules réceptrices : ces derniers ne permettent que la vision en noir et blanc, avec des nuances de gris. Dans les gros télescopes qui collectent beaucoup de lumière on peut commencer à détecter visuellement de pâles couleurs dans la nébuleuse.

Philae envoie ses premières images

Les 12 et 13 novembre resteront célèbres dans l’histoire de la conquête du Système solaire.

Après un voyage d’une décennie, l’atterrisseur Philae s’est en effet séparé de la sonde Rosetta le 12 novembre pour rejoindre la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (du nom des deux astronomes soviétiques qui ont découvert cet astre chevelu en 1969 et qui étaient présents au siège de l’ESA pour suivre l’événement).

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Le 6 novembre la sonde Rosetta avait photographié la comète 67P à une distance de 30 kilomètres (image ci-dessus). Cet astre chevelu parcourt son orbite en un peu plus de 6 ans et tourne sur lui-même en 12h30.

12 novembre : Philae a envoyé sa première image (ci-dessous) juste après sa séparation de Rosetta en milieu de matinée (9h35 heure de Paris). On distingue en haut de l’image un panneau solaire et une partie de Rosetta à droite.

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Un peu plus tard Rosetta a photographié Philae (images ci-dessous), confirmant que les pieds de l’atterrisseur s’étaient correctement déployés et que les instruments scientifiques fonctionnaient. La sonde a poursuivi sa trajectoire de façon à assurer les futures liaisons entre l’atterrisseur et la Terre.

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Image suivante : la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko vue par la camera ROLIS (ROsetta Lander Imaging Systemde Philae alors que l’atterrisseur est à 3 kilomètres de sa cible. La zone d’atterrissage prévue a été surnommée Agilkia (Agilkia est le nom d’une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l’île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d’Assouan dans les années 1970). La résolution de l’image est de 3 mètres par pixel.

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Image suivante : dernière image reçue avant que l’atterrisseur ne touche le sol après une descente de 7 heures à environ 3 km/h.

La surface à cet endroit semble recouverte d’une couche de poussière et de quelques rares cailloux, une information rassurante pour les scientifiques de la mission.

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Le montage ci-dessous permet de voir la zone d’Agilkia photographiée au cours de la descente de l’atterrisseur.

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12 novembre, 20h30 : selon les informations communiquées par Stephan Ulamec, responsable de Philae au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) au cours du dernier point de presse de la journée, les deux harpons n’ont pas permis d’ancrer l’atterrisseur qui a peut-être rebondi sur la comète pour y retomber deux heures plus tard, un délai qui s’explique par la faible gravité à sa surface.

Mise à jour du 13 novembre

10h30 : selon l’astrophysicien Francis Rocard l’atterrisseur a bien mis deux heures à se stabiliser après s’être posé sur la comète 67P vers 16 h30 (heure de Paris) le 12 novembre, comme le confirment les images floues obtenues à ce moment-là par Philae. L’atterrisseur s’est enfoncé de 4 centimètres, confirmant que le sol d’Agilkia est assez mou. Pour le moment les scientifiques de l’ESA ne savent toujours pas si les harpons ont fonctionné mais ils sont optimistes car Philae et Rosetta communiquent entre eux et l’orbiteur peut donc continuer à nous envoyer des informations.

11h15 : voici la première image prise par l’atterrisseur Philae à la surface de la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko ! Cette image qui est un assemblage de 2 clichés montre le sol environnant et l’un des pieds de Philae. Il semble que l’atterrisseur, après plusieurs rebonds, se soit finalement posé incliné à 1 kilomètre du premier point de contact avec la surface de la comète.

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15h30 : au cours d’une conférence de presse au siège de l’ESA, les scientifiques ont présenté la zone (B) dans laquelle devait se trouver l’atterrisseur Philae après son rebond au point A.

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Ci-dessous gros plan sur la zone A, premier point d’impact de Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre en milieu d’après-midi avant son rebond.

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La mosaïque de 5 images (prises par la sonde Rosetta à une distance de 18 kilomètres) présentée ci-dessous montre la zone dans laquelle devrait désormais se trouver l’atterrisseur Philae.

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Pour clore cette journée riche en émotions voici le premier panorama pris depuis le sol de la comète 67P. Il s’agit d’un assemblage des images transmises par Philae avec d’un côté le sol rocheux et de l’autre le ciel, l’atterrisseur (qui a été dessiné pour mieux comprendre l’orientation) étant penché (il a 2 pieds sur 3 en contact avec le sol).

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Un grand bravo à tous les ingénieurs, techniciens et scientifiques qui ont « porté » cette mission depuis 21 ans. Ci-dessous les membres de l’ESA réunis au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) pour la photo-souvenir (© ESA/J. Mai).

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La mise à jour du 14 novembre est ici.

Le cratère lunaire Clavius

Avec un diamètre de 225 kilomètres, Clavius est le troisième plus grand cratère lunaire.

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Situé à proximité du pôle sud, pas très loin de Tycho, il porte le nom d’un mathématicien et astronome allemand mort en 1612. Le fond du cratère Clavius (3500 mètres plus bas que le sol environnant) est criblé de cratères d’impact plus récents.

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Bien débuter en astronomie

Le ciel vous attire, vous souhaitez partir à sa découverte ? Voici quelques conseils pour vous guider.

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Pour débuter je vous invite à commencer l’observation de la voûte étoilée à l’oeil nu. Grâce à une carte du ciel, vous apprendrez à vous orienter et à reconnaître les principales constellations (comme la Grande Ourse ou Cassiopée) et les étoiles les plus brillantes visibles tout au long de l’année. Vous pourrez suivre les passages de l’ISS et les essaims d’étoiles filantes comme les Perséides.

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Vénus et Régulus

Le ciel du matin a bien changé depuis le 24 août, date du rassemblement entre la Lune, Vénus et Jupiter.

Notre satellite naturel est pour le moment dans le ciel du soir, la prochaine Pleine Lune ayant lieu le 9 septembre. Quant aux deux planètes, Jupiter grimpe à l’assaut du firmament pendant que Vénus plonge en direction du Soleil pour sa prochaine conjonction le 25 octobre.

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Ce matin Vénus au ras de l’horizon passait non loin de Régulus, la plus brillante étoile de la constellation du Lion. Une légende raconte qu’il y a 5000 ans les Perses avaient choisi 4 étoiles assez brillantes (appelées étoiles royales) pour indiquer les points cardinaux :  Aldébaran (constellation du Taureau), Régulus, Antarès (dans le Scorpion) et Fomalhaut (Poisson austral).

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Le télescope de Dobson

Les astronomes amateurs doivent une fière chandelle à John Dobson (1915-2014). Jusqu’au début des années 1970 les amoureux des étoiles disposaient d’un choix restreint et coûteux en matière de télescopes du commerce, les prix devenant exorbitants si l’on visait un diamètre de miroir un peu conséquent (les lunettes astronomiques étant encore plus coûteuses).

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C’est alors que l’astronome amateur américain John Dobson proposa des télescopes de grand diamètre à des prix imbattables.

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La Voie lactée et le château

Dans la mythologie grecque, cette bande laiteuse était le lait échappé du sein de la déesse Héra, femme de Zeus. Egyptiens, Chinois et Japonais y voyaient une rivière céleste, alors que les Mayas considéraient que c’était la voie que suivaient les âmes des morts pour se rendre dans l’au-delà.

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Les Arabes et les Perses furent sans doute les premiers à imaginer la Voie lactée composée d’étoiles, ce que confirmera l’astronome italien Galilée en l’observant avec sa lunette en 1610.

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La lunette astronomique

Bien que les lunettes d’approche soient apparues sans doute vers 1550 pour les besoins militaires, l’astronome italien Galilée fut le premier à en tourner une vers le ciel à partir de 1609.

Il découvrit avec les cratères sur la Lune, les phases de Vénus et les satellites de Jupiter par exemple.

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Alors que les télescopes sont des réflecteurs (la lumière est renvoyée et concentrée au foyer par un miroir), la lunette astronomique est un réfracteur (les rayons lumineux convergent au foyer après avoir traversé une ou plusieurs lentilles qui forment l’objectif).

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Pollution lumineuse

De plus en plus de monuments sont éclairés la nuit. Cet éclairage est malheureusement inadapté, souvent orienté du bas vers le haut, contribuant un peu plus à éteindre les étoiles.

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Depuis plusieurs années les astronomes tirent le signal d’alarme devant ce fléau (qui s’ajoute aux contrails), rappelant au passage les perturbations qu’il entraîne sur les êtres vivants en gommant progressivement l’alternance naturelle des jours et des nuits. Sans parler du coût énergétique d’un éclairage inutile et mal adapté.

Mars est blotti contre la Lune

Hier soir on pouvait assister à une conjonction entre la planète Mars et la Lune gibbeuse croissante (Mars est juste au-dessus et à gauche de Séléné).

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Le plus petit écart entre les deux astres était de 1,6° en milieu de nuit. Bien entendu il s’agit d’un écart apparent : dans la réalité les deux astres sont très éloignés l’un de l’autre, puisque la Lune était à 396 000 km de nous et Mars à 123 millions de km ! Continuer la lecture

Rencontres Astronomiques

Le jeudi de l’Ascension marque traditionnellement le début des Rencontres Astronomiques de Printemps.

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Pendant 4 jours et 3 nuits des centaines d’astronomes amateurs français et européens se retrouvent à Craponne sur Arzon, petite commune située en Haute-Loire, pour observer ensemble et échanger sur leur passion commune.

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L’Observatoire de Meudon

Après la défaite contre l’Allemagne en 1870, la France cherche à redorer son prestige par des réalisations pacifistes spectaculaires.

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1875 voit la naissance de l’Observatoire de Meudon sur un ancien domaine royal sous l’impulsion de l’astronome Janssen.

Pour surpasser la lunette de l’Observatoire de Strasbourg (construite par les Allemands), l’Observatoire de Meudon est équipé d’une grande lunette de 83 cm de diamètre pour 16,34 m de focale qui est aujourd’hui encore la troisième plus grande lunette au monde. Cet instrument est installé dans la Grande Coupole (ci-dessous).

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C’est à la même époque qu’est également construit un télescope de 1 m de diamètre (ci-dessous) qui sert actuellement à la formation des futurs astronomes.

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Aujourd’hui le site de Meudon se consacre principalement à l’étude du Soleil avec un sidérostat et la Tour solaire construite en 1967. L’Observatoire abrite également l’Institut de Mécanique Céleste et le Laboratoire d’Etudes Spatiales.