Le passage de la planète Mars au plus près de la Terre sera le spectacle céleste incontournable de ce mois d’octobre 2020.
Requiem pour un astre rouge :
Rarement une opposition de la planète Mars n’avait été attendue avec autant d’impatience. Ce 6 octobre la Planète rouge (une couleur provoquée par la présence d’oxyde de fer à sa surface) se trouvera à 62 millions de kilomètres. Pourtant les rapprochements de la planète si chère à Camille Flammarion ne se ressemblent pas tous.
À quelques jours de son passage au plus près de la Terre (le 6 octobre), la planète Mars révèle sa surface aux astronomes amateurs les plus doués.
Talent australien :
L’astronome amateur australien Seb Lukas est un photographe planétaire comblé. Ses dernières images de la planète Mars prises le 16 septembre sont tout bonnement stupéfiantes. Bénéficiant d’une atmosphère exceptionnellement stable (les astronomes parlent de seeing), il a saisi une multitude de détails à l’aide de son télescope de 30 centimètres de diamètre parfaitement réglé. Sa parfaite maîtrise de l’imagerie planétaire (prise de vues et traitement) ont fait le reste. L’absence de tempête de sable (elles se produisent régulièrement avant les oppositions) a joué en sa faveur.
C’est un spectacle étonnant réservé aux plus talentueux des astronomes amateurs : la calotte polaire sud martienne est en train de fondre.
Mars se rapproche :
Depuis plusieurs semaines les astronomes amateurs pointent leurs instruments en direction de la planète Mars qui ne cesse de se rapprocher. Nous allons en effet assister à une opposition particulièrement favorable en octobre. Une superbe mise en bouche avant l’arrivée du rover Perseverance dans le cratère Jezero en février 2021.
Ce dimanche 6 septembre à l’aube la lune gibbeuse décroissante et la planète Mars se sont une nouvelle fois retrouvées sous le bec d’une girouette.
Un mois avant son passage au plus près de la Terre, Mars a frôlé la Lune. Il fallait pour en profiter se lever tôt ce dimanche matin. Même sans girouette tout le monde pouvait assister au spectacle. La Planète rouge, petit point orangé brillant, trônait au-dessus de l’éclatante Lune gibbeuse. Les deux astres s’étaient levés en début de soirée éloignés de plusieurs degrés. Leur écart apparent n’a cessé de diminuer tout au long de la nuit.
À l’aube en Bourgogne l’espace entre les deux astres était inférieur au diamètre lunaire. Il y avait occultation pour les observateurs situés en Corse du sud ainsi que dans une bande allant de l’Afrique à l’Amérique du sud (comme ici au Chili).
Ce n’est pas la première fois cette année que la Lune s’approche ou masque la Planète rouge. Le 9 août nous avions déjà eu droit à une spectaculaire partie de cache-cache. En circulant sur l’écliptique notre satellite naturel s’approche plus ou moins chaque mois d’une planète ou d’une autre. Une occultation est beaucoup plus rare et fait le bonheur des astronomes. Ils se régalent de voir disparaître progressivement le petit disque planétaire derrière le limbe lunaire.
À savoir :
Ce cliché a été pris avec un boîtier Panasonic FZ82 et une focale de 800 millimètres. La girouette est celle de l’église Saint-Symphorien à Nuits-Saint-Georges.
Dans un mois exactement la planète Mars sera au plus près de la Terre. Les astronomes suivent depuis quelques semaines la fonte de sa calotte polaire sud.
Le cratère Galle fait partie des curiosités martiennes. Zoom sur Happy Face crater un mois avant le passage de la Planète rouge au plus près de la Terre.
Mars nous fascine depuis longtemps. Beaucoup ont succombé à ses charmes, comme Percival Lowell, l’homme qui était persuadé d’y observer des canaux. Nous avons tellement fantasmé sur cette planète que nous y avons même vu pendant longtemps un visage dans Cydonia Mensae. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agissait d’une paréidolie (quand notre cerveau associe une forme familière à une image.
Le 9 août la Lune avait rendez-vous avec la planète Mars. Un étonnant jeu de cache-cache qu’on pouvait suivre depuis l’Amérique du Sud.
Tous ceux qui ont participé aux Nuits des étoiles l’ont remarqué : Mars se trouvait à côté de la Lune. Toute la nuit du 8 au 9 août l’écart s’est réduit entre les deux astres. Une occultation était inévitable : elle s’est produite dans la matinée du 9 août. Inobservable en France (il faisait grand jour), cette partie de cache-cache planétaire était réservée aux observateurs situés en Amérique du Sud.
Du 7 au 9 août de très nombreux clubs d’astronomie vous accueilleront à l’occasion d’une nouvelle édition des Nuits des étoiles.
Sortez masqués :
Juillet et août sont traditionnellement des mois dédiés à la pratique de l’astronomie. Avec les congés annuels et la douceur des nuits d’été, chacun peut en profiter pour admirer le ciel nocturne, en particulier à l’occasion de la trentième édition des Nuits des étoiles. Elles se déroulent du 7 au 9 août un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).
Le passage de la planète Mars au plus près de la Terre au mois d’octobre incite déjà les observateurs à pointer leurs instruments dans sa direction.
Mars se rapproche :
Cet été les deux planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne sont idéalement placées pour en admirer l’aspect dans un télescope. Elles sont en effet passées au plus près de la Terre au mois de juillet. Mais les astronomes ont déjà commencé à tourner leurs instruments en direction de la planète Mars qui ne cesse de se rapprocher. Nous allons en effet assister à une opposition particulièrement favorable en octobre. Une superbe mise en bouche avant l’arrivée du rover Perseverance dans le cratère Jezero en février 2021.
Si vous êtes un lève-tôt, vous ne serez pas déçu en mettant le nez dehors. Les planètes les plus brillantes du Système solaire sont à votre portée.
Quatre joyaux sur l’écliptique :
Votre horizon nord n’est pas assez dégagé pour observer la comète Neowise ? Un lampadaire ruine tous vos espoirs d’admirer l’astre chevelu ? Rassurez-vous, le ciel nocturne a d’autres trésors à vous dévoiler. Ils sont beaucoup plus faciles à repérer car moins sensibles à la pollution lumineuse. Ce sont les quatre plus brillantes planètes du Système solaire. En fin de nuit il s’agit dans l’ordre (d’est en ouest) de Vénus, Mars, Saturne et Jupiter.
Leur repérage est extrêmement facile pour deux raisons. D’une part elles sont brillantes et il ne reste plus qu’elles quand le ciel commence à s’éclaircir. D’autre part elles sont situées le long de l’écliptique. C’est une bande imaginaire dans laquelle nous voyons circuler le Soleil toute l’année (c’est le trait vert sur le schéma ci-dessus). Voici ce que vous allez pouvoir observer. Continuer la lecture de Ciel de juillet : quatre planètes vous attendent à l’aube→
C’est un joli rassemblement céleste entre la vieille Lune et trois planètes brillantes que l’on peut suivre actuellement à l’aube.
Confiné sous les étoiles :
L’épidémie de coronavirus oblige désormais chacun de nous à se confiner. Reste la possibilité de regarder le ciel étoilé depuis une fenêtre, un balcon ou un jardin. Certains ont la chance de n’avoir que quelques pas à faire pour admirer un spectacle céleste en pleine nature. Pour moi c’est possible dans les vignes bourguignonnes qui entourent mon petit village. Autant vous dire que je ne me prive pas de sortir la nuit quand le ciel est dégagé. Comme vous pouvez vous en douter je ne croise personne !
L’observation de quatre planètes est au menu de ce mois de décembre. Et pour les voyageurs, il y aura même une éclipse de Soleil le 26.
Si vous avez prévu ne ne pas trop sortir pour observer le ciel nocturne au cours de ce mois de décembre 2019, vous allez sans doute changer d’avis une fois que vous aurez lu les éphémérides. Ce dernier mois de l’année nous offre en effet quelques rendez-vous astronomiques que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte, à condition que la météo y mette du sien !
Jupiter au plus près de la Terre et des rapprochements Lune-planètes sont au menu de ce mois de juin et de ses nuits les plus courtes de l’année.
Le mois des planètes :
Nous voici aux portes de l’été. Nous espérons tous de belles nuits dégagées aux températures agréables. Mais nous savons déjà qu’elles seront très courtes en juin. Inutile donc d’espérer admirer nébuleuses et galaxies, il faudra nous concentrer sur la Lune et les planètes. Ça tombe bien, c’est de ce côté que le spectacle promet d’être au rendez-vous.
C’est en effet au mois de juin que Jupiter passera à l’opposition, la meilleure période pour observer la géante gazeuse. Et même si elle est assez basse sur l’horizon SUD, nombreux seront ceux qui tenteront de suivre l’évolution de la situation sur la Grande Tache rouge. On pourra également admirer Saturne dont l’opposition se produira le 9 juillet. Continuer la lecture de Que voir dans le ciel nocturne au mois de juin 2019→
Jupiter et Saturne en seconde partie de nuit, les Rencontres Astronomiques de Printemps et une Pleine Lune bleue sont au menu de ce mois de mai 2019.
Dernières nuits noires :
Les journées continuent de s’allonger à l’approche du solstice d’été le 21 juin ; pour autant ce mois de mai nous offre encore des nuits assez noires pour explorer la voûte céleste et y faire de jolies découvertes. Si vous avez envie de voyager à quelques millions d’années-lumière, je ne peux que vous recommander Le ciel aux jumelles, un excellent petit guide pour vous aider à admirer quelques lointaines galaxies dans une paire de jumelles ou une longue-vue.
On pouvait admirer trois astres orangés alignés dans la soirée du 30 mars : les étoiles Bételgeuse et Aldébaran ainsi que la planète Mars.
Un beau trio orangé :
Avez-vous regardé le ciel au crépuscule dans la soirée du 30 mars ? En levant la tête, vous pouviez contempler un joli spectacle. Trois astres orangés semblaient posés sur une ligne céleste imaginaire. Il s’agissait d’EST en OUEST de Bételgeuse, Aldébaran et la planète Mars.
Vénus, Saturne et Jupiter à l’aube, Mars qui flirte avec l’amas des Pléiades au crépuscule : ce mois de mars 2019 sera dédié au repérage des planètes.
En ce troisième mois annonciateur de printemps (l’équinoxe se produit le 20) les nuits sont assez longues pour profiter du ciel étoilé sans avoir trop froid. Après deux mois avec la Lune en vedette (éclipse totale le 21 janvier et Super Lune le 19 février), le mois de mars 2019 va nous permettre de nous consacrer au repérage et à l’observation des principales planètes.
Sur Mars le rover Opportunity n’a plus donné signe de vie depuis l’été dernier, mais la NASA espère encore renouer le contact.
Lorsque Opportunity a atterri dans la région de Meridiani Planum sur la Planète rouge (si chère à Camille Flammarion et Percival Lowell) en janvier 2004, la durée initiale de son activité était de 90 jours. 15 années plus tard la mission reste un succès retentissant même si le rover a envoyé son dernier signal en juin 2018, juste avant l’apparition d’une gigantesque tempête, la plus grande à laquelle le rover ait été confronté.
Il consacra sa vie au Système solaire. Portrait de Gerard Kuiper, l’un des plus grands astronomes du XXème siècle.
Des Pays-Bas aux USA :
Gerard Kuiper (ou Gerard Peter Kuiper) est né le 7 décembre 1905 aux Pays-Bas. Diplômé de l’Université de Leiden en 1927, il y obtient son doctorat en 1933. Cette année-là, il part s’installer aux États-Unis où il se fera naturaliser quatre ans plus tard. Il rejoint le personnel de l’Observatoire Yerkes en 1936. Il occupera deux fois le poste de directeur (1947-1949 et 1957-1960) des observatoires Yerkes et McDonald.
L’astronome américano-néerlandais Gerard Kuiper à l’époque de la conquête de la Lune.
Une comète visible à l’œil nu, une pluie d’étoiles filantes et le retour à l’aube de Jupiter et Mercure : décembre 2018 sera riche en spectacles célestes.
Si vous avez prévu ne ne pas trop sortir pour observer le ciel nocturne au cours de ce mois de décembre 2018, vous allez sans doute changer d’avis une fois que vous aurez lu les éphémérides. Ce dernier mois de l’année nous offre en effet quelques rendez-vous astronomiques que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte, à condition que la météo y mette du sien !
Pensez à bien vous couvrir pour profiter pleinement de vos observations hivernales.
Son nom est irrémédiablement associé à l’histoire des canaux martiens. Retour sur la vie de l’astronome amateur américain Percival Lowell.
Du business à l’astronomie :
Né le 13 mars 1855 à Boston (Massachusetts) dans une famille aisée, Percival Lowell commence sa carrière dans les affaires. Après un diplôme de mathématiques en 1876, il fait fortune dans l’industrie textile aux côtés de son grand-père. À 28 ans, il décide de se consacrer à la littérature et aux voyages, la plupart en Extrême-Orient qu’il décrit dans plusieurs ouvrages. Conseiller et secrétaire aux affaires étrangères de la Mission américaine en Corée, il finit par rentrer aux États-Unis en 1893.
Percival Lowell observant Mars depuis son observatoire en Arizona. Dessin C. Sasiad
Tous les 15 ans environ la planète Mars est au plus près de la Terre (c’est le cas en 2018) et on peut presque la toucher du doigt. Explications.
Cela ne vous a pas échappé : en 2018 la Planète rouge (une couleur provoquée par la présence d’oxyde de fer à sa surface) était particulièrement visible dans le ciel au moment de son opposition en juillet, et c’est encore le cas sur cette image réalisée trois mois plus tard en présente de la Lune (un rapprochement apparent qui s’est produit le 18 octobre) ; l’occasion de toucher du doigt la planète si chère à Camille Flammarion. Un spectacle qui ne s’était pas produit depuis 2003. Pourquoi un tel intervalle de 15 ans ? Explications.
Le 18 octobre la Planète rouge (au bout du doigt) se trouvait à proximité de la Lune. Trois mois après sa spectaculaire opposition le 27 juillet elle est encore assez brillante pour être repérée par les néophytes en début de nuit. @ Jean-Baptiste Feldmann/CIELMANIA