Ciel de juillet : quatre planètes vous attendent à l’aube

Si vous êtes un lève-tôt, vous ne serez pas déçu en mettant le nez dehors. Les planètes les plus brillantes du Système solaire sont à votre portée. 

Quatre joyaux sur l’écliptique :

Votre horizon nord n’est pas assez dégagé pour observer la comète Neowise ? Un lampadaire ruine tous vos espoirs d’admirer l’astre chevelu ? Rassurez-vous, le ciel nocturne a d’autres trésors à vous dévoiler. Ils sont beaucoup plus faciles à repérer car moins sensibles à la pollution lumineuse. Ce sont les quatre plus brillantes planètes du Système solaire. En fin de nuit il s’agit dans l’ordre (d’est en ouest) de Vénus, Mars, Saturne et Jupiter.

Leur repérage est extrêmement facile pour deux raisons. D’une part elles sont brillantes et il ne reste plus qu’elles quand le ciel commence à s’éclaircir. D’autre part elles sont situées le long de l’écliptique. C’est une bande imaginaire dans laquelle nous voyons circuler le Soleil toute l’année (c’est le trait vert sur le schéma ci-dessus). Voici ce que vous allez pouvoir observer.

À l’œil nu :

Sans instrument vous êtes comme nos ancêtres qui n’avaient que leurs yeux pour décrypter les messages célestes. Si vous observez le ciel avant l’aube à quelques jours d’intervalle vous remarquerez que ces quatre points lumineux se déplacent par rapport aux étoiles. D’où leur nom de planètes, traduction d’un mot grec signifiant astres errants. La plus rapide des quatre est Vénus (c’est la plus proche du Soleil) la plus lente Saturne (c’est la plus éloignée).

Une danseuse accompagne Vénus et Mercure au crépuscule. © Jean-Baptiste Feldmann

Vous noterez aussi des différences d’éclat : la plus proche est la plus lumineuse, c’est assez logique. Vous remarquerez aussi des variations de teintes, en particulier la couleur orangée de Mars. C’est l’oxyde de fer qui donne à cet astre cette curieuse coloration remarquée depuis l’Antiquité : les Romains croyaient que c’était du sang et avaient donné à cet astre le nom du dieu de la guerre.

Changements d’aspect à la surface de Mars en raison d’une tempête de sable qui s’est généralisée en un mois. Le cliché de référence à gauche a été pris dans le passé par Mars Global Surveyor, celui de droite le 28 juin 2018 par D. Peach. © NASA/Damian Peach
Dans une longue-vue :

Comme je le dis souvent, la longue-vue est l’instrument idéal pour faire ses premiers pas en astronomie mais on ne pense pas toujours à la pointer vers le ciel. Avec un grossissement d’une vingtaine de fois vous découvrirez le croissant de Vénus, l’ocre du petit disque martien, l’anneau de Saturne et les 4 principaux satellites de Jupiter.

variation de la visibilité des anneaux vus de la Terre avec une image par an de 2004 (en haut à gauche) à 2015 (en bas à droite). © SEN/D. Peach
Avec un télescope :

Même à fort grossissement Vénus ne montre pas ses principaux reliefs en raison de la couche de nuages qui l’enveloppe. On commence à discerner quelques détails sur Mars (qui sera au plus près de la Terre le 13 octobre), en particulier ses calottes polaires. Saturne dans un télescope offre une vision inoubliable de son système d’anneaux. Quant à Jupiter on peut y découvrir des bandes gazeuses colorées qui ceinturent la planète ainsi que la Grande tache rouge, un anticyclone géant. Philippe Mouniguet est passé maître dans l’art de photographier ces planètes comme sur ce montage du 14 juillet :

Une réflexion sur “ Ciel de juillet : quatre planètes vous attendent à l’aube ”

  1. le système solaire en direct pour notre génération, qui est à notre porté voir les sondes VOYAGER 1 ET 2 et nos instruments astronomique du 21 siècles.

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