Mars et Jupiter poursuivent leur sarabande dans le ciel du matin pour notre plus grand plaisir. Samedi 13 janvier la vieille Lune n’était pas loin.
Qu’est-ce que la vieille Lune ? Il s’agit du mince croissant que l’on observe à l’aube dans les jours qui précèdent la Nouvelle Lune. À l’inverse on parle de jeune Lune pour le croissant du soir juste après la Nouvelle Lune. À l’aube du samedi 13 janvier le vieux croissant de Lune accompagné de lumière cendrée (ou clair de Terre) se trouvait dans la constellation d’Ophiuchus, mais c’est un peu plus haut dans le ciel qu’on pouvait retrouver Mars et Jupiter.
C’est le plus beau rendez-vous planétaire de ce début d’année. Le dimanche 7 janvier à l’aube, Jupiter et Mars seront serrées l’une contre l’autre.
Le 5 octobre dernier je vous présentais le baiser matinal entre Vénus et Mars, un très joli rapprochement apparent entre la seconde et la quatrième planètes du Système solaire (leur numéro étant fonction de la position de leur orbite par rapport au Soleil, Mercure étant la plus proche, la Terre la troisième). Dimanche 7 janvier à l’aube, si le ciel est dégagé, nous pourrons revivre le même scénario avec cette fois Jupiter et Mars dans les rôles principaux.
En janvier 2018 il y aura de quoi lever les yeux au ciel : une nouvelle Super Lune, des rapprochements apparents entre planètes et même une Lune bleue.
Cette nouvelle année va nous apporter son lot de spectacles célestes, la plupart accessibles à l’œil nu ou muni d’une simple longue-vue. Rapprochements entre la Lune et les planètes, éclipses, pluies d’étoiles filantes, explorations lunaires avec un petit instrument (la dernière nous a entraîné dans le Golfe des Iris), il y en aura pour tous les goûts.
On commence donc avec les phénomènes astronomiques à ne pas manquer en janvier 2018.
2 janvier : la première Pleine Lune de l’année est aussi la plus grosse. Tout juste remis de votre réveillon, vous devrez braver le froid (lire avant les5 conseils pour observer sans avoir froid) pour admirer notre satellite naturel dont le diamètre apparent sera de 33,5 minutes d’arc, un peu plus que la Super Lune de 2017 le mois dernier. À suivre à l’œil nu.
3 janvier : pluie d’étoiles filantes des Quadrantides, l’une des plus importantes de l’année ; malheureusement la présence du lampadaire lunaire ne permettra de voir que les plus brillants météores. À suivre à l’œil nu.
4janvier : la Lune gibbeuse passe la nuit à côté de Régulus, la plus brillante étoile de la constellation du Lion. À suivre dans une paire de jumelles.
4 janvier : découverte le 2 octobre dernier, la comète Heinze (C/2017 T1) passe à 33 millions de kilomètres de la Terre. Sa magnitude devrait être proche de 9. Attendez les nuits sans Lune pour la rechercher en vous aidant de la carte ci-dessous. À suivre dans une longue-vue ou un télescope.
7 janvier : vous pourrez découvrir à l’aube le rapprochement serré entre les planètes Jupiter et Mars (12′ d’écart apparent). La planète géante gazeuse est actuellement 20 fois plus brillante que la Planète rouge mais cette dernière ne cesse de se rapprocher de la Terre jusqu’à sa spectaculaire opposition le 27 juillet 2018. À suivre à l’œil nu.
13 janvier : nouveau rapprochement planétaire à l’aube, cette fois-ci beaucoup plus délicat à observer entre Saturne et Mercure. Deux jours plus tard le vieux croissant de Lune sera à moins de 3° apparents. À suivre dans une paire de jumelles.
17 janvier : Nouvelle Lune. C’est au cours des soirées qui précèdent la Nouvelle Lune qu’on peut le mieux admirer les constellations du ciel hivernal comme la majestueuse constellation d’Orion ou encore le Triangle d’hiver. Pour vous orienter dans le ciel, pensez à consulter la carte du ciel interactive de Stelvision. À suivre à l’œil nu.
31 janvier : deuxième Pleine Lune dans un même mois qui porte le nom de Lune bleue. Cette particularité s’est produite en juillet 2015 et se renouvellera en mars 2018. À suivre à l’œil nu.
J’en profite pour vous dire que CIELMANIA, qui fêtera ses 4 ans d’existence au mois de mai, va passer d’ici quelques jours le cap des 1.000 articles. Si vous aimez le contenu de ce blog, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux, avec votre entourage ou même vos élèves ! Merci d’avance.
En cette fin d’année il est facile de repérer à l’aube les planètes Jupiter et Mars qui ne cessent de se rapprocher de la Terre.
Jupiter et Mars vont occuper les astronomes amoureux de planètes une bonne partie de l’année 2018 puisqu’elles passeront toutes les deux à l’opposition. Pour la géante gazeuse ce sera le 9 mai (veille du début de la vingtième édition des Rencontres Astronomiques de Printemps) et pour la Planète rouge ce sera le 27 juillet.
À 350 millions de kilomètres de nous, la planète Mars n’est pour le moment qu’un discret petit point orangé, huit mois avant la prochaine opposition.
Difficile pour les non initiés de reconnaître la planète Mars, un astre orangé de magnitude 2 actuellement dans la constellation de la Vierge. Seul un rapprochement apparent avec la Lune (accompagnée ici de la lumière cendrée) comme celui photographié à l’aube du 15 novembre (4 secondes de pose à 400 iso avec un objectif de 50 millimètres de focale) permet de localiser la célèbre Planète rouge (sa couleur, qui provient de l’oxyde de fer présent dans le sol, est à l’origine de son nom, Mars étant le dieu de la guerre dans la mythologie romaine).
C’est à l’aube du 5 octobre que les planètes Mars et Vénus se sont retrouvées l’une à côté de l’autre, un rapprochement qui n’était qu’apparent.
On pourrait croire qu’elles vont se toucher mais il n’en n’est rien en réalité : Vénus, l’astre le plus brillant sur l’image ci-dessous (magnitude -4), se trouve à 225 millions de km de la Terre. Mars, petit point orangé plus discret juste en dessous (magnitude 2,1), est à 380 millions de km. Pourtant ces deux planètes ont l’air très proches à l’aube du 5 octobre et le spectacle de ces regroupements planétaires est toujours un ravissement.
Comme chaque début de mois, Substratum nous propose de découvrir les éphémérides en vidéo. le ciel d’octobre nous offre quelques jolis spectacles célestes.
En octobre les nuits continuent de s’allonger pour le plus grand bonheur des amoureux du ciel nocturne, et les températures restent encore clémentes pour profiter de jolis instants sous les étoiles. Pour ces éphémérides la chaîne YouTube Substratum nous propose comme d’habitude des rapprochements apparents entre certaines planètes (parfois en présence de la Lune), mais également une observation d’Antarès.
En un peu moins de 24 heures la Lune a occulté trois planètes et une brillante étoile. Des spectacles immortalisés depuis différents lieux sur Terre.
Dans son mouvement autour de la Terre, la Lune passe régulièrement devant des étoiles et beaucoup plus rarement devant une planète ou le Soleil (comme ce fut le cas le 21 août dernier). Mais la journée du lundi 18 septembre a été exceptionnelle puisque notre satellite naturel a occulté successivement trois planètes (Vénus, Mars et Mercure, visibles sur cette très belle image de Louis Rouxel) ainsi que la brillante Régulus.
Trois planètes semblent se poursuivre le long de l’écliptique en fin de nuit. Leur chassé-croisé va durer pendant quelques jours.
Si vous mettez le nez dehors vers 6 heures du matin et que vous regardez en direction de l’EST, vous pourrez profiter de la présence pendant quelques jours des planètes Vénus, Mercure et Mars (voir les éphémérides de septembre). Vénus est bien entendu la plus brillante avec une magnitude de -4. Après son élongation maximale à l’OUEST du Soleil le 3 juin dernier, la seconde planète du Système solaire reste à bonne distance des lueurs de notre étoile et nous avons encore de belles semaines d’observations avant sa conjonction supérieure le 9 janvier 2018.
C’est la rentrée et Substratum revient avec une nouvelle vidéo pour nous présenter les éphémérides de septembre, plus quelques surprises…
Les vacances sont derrière nous avec leurs nuits étoilées mais il y a plein de belles observations à réaliser en septembre. Laissons-nous guider une nouvelle fois par Substratum, la jeune chaîne YouTube qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école et qui s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques.
Grâce aux images obtenues par la sonde Mars Express, les ingénieurs de l’ESA ont réalisé une animation permettant de survoler le canyon d’Hebes Chasma.
Lancé du cosmodrome de Baïkonour en juin 2003, l’orbiteur européen Mars Express a rejoint la Planète rouge 6 mois plus tard pour s’y satelliser et y mener une campagne d’observations qui se poursuit toujours : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.
Le passage du satellite Phobos devant Mars reste l’une des images les plus extraordinaires prises au cours des missions vers la Planète rouge.
Découvert par l’astronome américain Asaph Hall le 18 août 1877 à l’aide d’une lunette astronomique de 66 cm de diamètre, Phobos, un astre très irrégulier de 27X22X19 km, est le plus grand des deux satellites de Mars, l’autre étant Deimos.
Une paire de jumelles permet de profiter actuellement du rapprochement apparent entre Mars et l’amas des Pléiades au crépuscule.
Si Jupiter et Vénus brillent intensément (la première toute la nuit dans la constellation de la Vierge avec une magnitude de -2,4 et la seconde avant l’aube sur l’horizon EST avec une magnitude de -4.6), Mars fait pâle figure avec une magnitude de 1,9 ; il faut dire que la Planète rouge s’éloigne de nous et il faudra attendre l’été 2018 et la prochaine opposition pour qu’elle retrouve une magnitude négative.
Profitez du week-end pour admirer le retour de Vénus à l’aube non loin du vieux croissant de Lune, un spectacle accessible à tous même en ville.
Après avoir étincelé tout l’hiver dans le ciel du soir, Vénus (que l’on voit ici au-dessus du phare de Sanary-sur-Mer) est passée en conjonction inférieure avec le Soleil le 25 mars dernier avant de revenir dans le ciel du matin. Depuis elle ne cesse de s’élever au-dessus de l’horizon EST et son éclat important (magnitude -4,6) permet de la repérer très facilement aux alentours de 6 heures du matin (heure locale).
Une belle et curieuse image réalisée par l’orbiteur MRO nous dévoile l’action du vent sur les dunes à la surface de la Planète rouge.
C’est l’une des dernières photographies de la surface de la Planète rouge proposées par la NASA. Obtenue grâce à la caméra HiRISE installée à bord de l’orbiteur MRO (Mars Reconnaissance Orbiter), elle fait beaucoup travailler notre imagination : ne dirait-on pas la mâchoire d’un prédateur marin ? La réalité est encore plus belle : il s’agit d’un champ de dunes poussé par le vent (venant de la gauche de l’image) qui a contourné une colline.
Que nous réserve le ciel en avril 2017 ? Réponse avec la vidéo des éphémérides que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.
La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.
Prise au cours du printemps dans l’hémisphère sud de la Planète rouge, cette image nous montre de curieuses fissures dans la calotte polaire.
Située 1,5 fois plus loin du Soleil que de la Terre, la planète Mars s’approche tous les 2,13 ans de nous. Entre la dernière opposition de la Planète rouge qui s’est produite le 22 mai 2016 et la prochaine le 27 juillet 2018, Mars ne nous montre qu’un minuscule disque, actuellement de moins de 5 secondes d’arc et de magnitude 1,6 que vous pouvez rechercher dans la constellation des Poissons.
Fruit du travail de deux passionnés d’astronomie et d’informatique, l’Atlas Virtuel des Planètes est un formidable outil d’exploration du Système solaire.
En 2008 je vous avais présenté l’excellent Atlas Virtuel de la Lune (AVL), un logiciel gratuit conçu pour partir à la découverte de notre satellite naturel. Grâce à de nombreuses fonctionnalités permettant d’exploiter des milliers de photographies prises depuis la Terre ou l’orbite lunaire, l’AVL mettait alors la Lune à la portée de tous.
Capture d’écran montrant l’aspect de Jupiter d’après l’Atlas Virtuel des Planètes.
Que nous réserve le ciel en mars 2017 ? Réponse avec une jolie vidéo que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.
La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.
La planète Vénus, photographiée depuis Sanary-sur-Mer, a illuminé les soirées depuis plusieurs semaines. Elle va maintenant plonger en direction du Soleil.
Depuis plusieurs mois, la planète Vénus n’a cessé de se rapprocher de la Terre, dominant tous les astres dans le ciel du soir (excepté le croissant de Lune quand il se trouvait dans les parages) une fois le Soleil couché. Le 14 janvier dernier la seconde planète du Système solaire présentait son Dernier Quartier aux observateurs armés d’une lunette astronomique ou d’un petit télescope. Son éclat n’a cessé d’augmenter pour atteindre la magnitude -4,63 aux alentours du 20 février, cinq jours avant que ne soit pris ce cliché depuis le phare qui marque l’entrée du port de Sanary-sur-Mer.