Archives pour l'étiquette constellation d’Ophiuchus

La planète Saturne au plus près de la Terre

Ce 15 juin la planète Saturne est au plus près de la Terre. Voici quelques conseils pour observer le joyau du Système solaire.

Le 9 juin, à l’occasion de la Pleine Lune des fraises, vous avez peut-être remarqué un petit astre brillant (magnitude 0) qui a passé la nuit aux côtés de notre satellite naturel. Il s’agissait de la planète gazeuse géante Saturne (elle est 9 fois plus grande que la Terre). Ce 15 juin Saturne passe à l’opposition (elle est à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre) à 1,35 milliard de km. La géante gazeuse se situe dans la partie sud de la constellation d’Ophiuchus et une bonne carte du ciel (comme celle proposée par Stelvision) vous permettra de la localiser à l’EST d’Antarès, la plus brillante étoile de la constellation du Scorpion.

Que peut-on espérer voir sur Saturne au cours de cette opposition (la prochaine aura lieu le 27 juin 2018) ? Continuer la lecture

9 juin : admirez Saturne dans le sillage de la Pleine Lune

Le 9 juin c’est la Pleine Lune des fraises. Notre satellite naturel est accompagné de Saturne, quelques jours avant l’opposition de la planète aux anneaux.

En 2016 la Pleine Lune des fraises coïncidait avec le solstice d’été, un hasard qui ne s’était pas produit depuis 1967 et ne se reverra pas avant 2062. Cette année c’est un rapprochement intéressant qui concerne la Pleine Lune de ce mois de juin puisqu’elle se produira dans Ophiuchus, une constellation dans laquelle vagabonde Saturne (une géante gazeuse 10 fois plus grande que la Terre) depuis le mois de décembre 2015. La nuit du 9 au 10 juin vous pourrez suivre le déplacement de ces deux astres dans le ciel, la Lune étant suivie par la planète aux anneaux comme vous pouvez le voir sur le montage ci-dessous.

Ce rapprochement d’environ 2 degrés n’est bien entendu qu’apparent : la Lune sera alors à un peu plus de 406.000 km (ce qui en fait la plus petite Pleine Lune de l’année) alors que la distance qui nous sépare de Saturne dépasse 1,35 milliard de km. Continuer la lecture

Moins lumineuse que prévu, la comète 45P a perdu sa queue

La comète 45P, attendue au plus près de la Terre le 11 février, a perdu sa queue après son passage près du Soleil le 31 décembre. 

Confirmant ce que laissaient craindre les images prises depuis quelques nuits, un cliché de l’astrophotographe Bill Williams réalisé le 7 février a jeté un froid chez les observateurs d’astres chevelus. La comète 45P, qui est de retour en fin de nuit dans la constellation d’Ophiuchus, en pleine Voie lactée, est privée de queue et son éclat est plus faible que prévu.

Il n’en reste qu’une petite boule verte, une couleur provoquée par la forte émission de carbone diatomique(C2), caractéristique d’un certain nombre d’astres chevelus (comme par exemple 252P/Linear, une comète qui avait surpris les astronomes par un brusque sursaut d’éclat en avril 2016).

Rappelons que la comète périodique 45P (de son vrai nom 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova) a été découverte le 3 décembre 1948 par l’astronome japonais Minoru Honda (auteur de 12 découvertes cométaires) puis indépendamment par Antonin Mrkos et Ludmila Pajdusakova. Continuer la lecture

Saturne, Mars et Antarès s’alignent au crépuscule

C’est un spectacle accessible à tous, un bel alignement céleste entre les planètes Saturne, Mars et l’étoile Antarès, que l’on peut suivre actuellement.

Saturne, Mars, Antarès : voilà un trio que nous suivons depuis plusieurs mois en direction de l’horizon SUD et dont je vous ai déjà proposé plusieurs images sur CIELMANIA. Jugez plutôt :

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Saturne, située au SUD de la constellation d’Ophiuchus, a une magnitude de 0,4 et s’éloigne de nous depuis son passage au plus près de la Terre le 3 juin. Mars vient de quitter la constellation du Scorpion pour entrer dans celle d’Ophiuchus. La Planète rouge, qui a perdu de son éclat depuis le 30 mai, date de sa plus courte distance avec notre planète, brille de magnitude 0,6. Quant à Antarès, l’étoile supergéante rouge qui brille dans le Scorpion, sa magnitude est de 1. Continuer la lecture

Une couronne lunaire entre Saturne et Mars

Le 17 juin en début de nuit quelques nuages opportuns m’ont offert le spectacle d’une couronne lunaire encadrée par Saturne et Mars, les planètes du moment.

Avez-vous déjà admiré des couronnes, ces cercles concentriques colorés qu’on observe parfois autour de la Lune et plus difficilement autour du Soleil (car il est trop lumineux) ? Si les halos se forment en présence de cristaux de glace, ce sont les gouttelettes d’eau des nuages ou du brouillard qui sont à l’origine des couronnes. Les plus belles couronnes (avec des couleurs vives et bien séparées) apparaissent quand toutes les gouttelettes ont le même diamètre mais c’est rarement le cas ; les couronnes sont alors imparfaites et l’on observe simplement des nuages irisés.

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Vendredi 17 juin la Lune gibbeuse (trois jours avant la Pleine Lune des fraises) se trouvait dans la constellation de la Balance, encadrée par Saturne et Mars, les deux planètes qui étaient à l’opposition il y a peu. Continuer la lecture

Admirez la planète Saturne au plus près de la Terre

Le 3 juin la planète Saturne passe à l’opposition, sa plus courte distance à la Terre. C’est le moment de l’observer dans la constellation d’Ophiuchus.

Les planètes nous gâtent en cette première moitié de l’année : après l’opposition de Jupiter le 8 mars et celle de la Planète rouge le 22 mai, c’est au tour de Saturne de prendre place à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre. La planète aux anneaux passe à l’opposition le 3 juin à une distance légèrement supérieure à 9 Unités Astronomiques (l’U.A. vaut 150 millions de km, la distance Terre-Soleil).

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Bien que les anneaux de Saturne commencent à apparaître dans une simple paire de jumelles (ils approchent les 275.000 km de diamètre), le mieux pour les admirer est de se munir d’une petite lunette astronomique grossissant une cinquantaine de fois.   Continuer la lecture

252P/Linear, la comète qui a surpris les astronomes

Passée a un peu plus de 5 millions de km de notre planète le 21 mars, la comète 252P Linear a vu son éclat augmenter de 200 fois en quelques jours. 

La comète 252P/Linear est une comète périodique qui a été découverte le 7 avril 2000 dans le cadre du programme Lincoln Near-Earth Asteroid Research (LINEAR) destiné à traquer les astéroïdes qui s’aventurent un peu trop près de la Terre.

En vidéo : Hedgehog, le robot explorateur de comètes

Circulant autour du Soleil sur une orbite elliptique en 5,3 ans, 252P/Linear devait normalement passer discrètement au plus près de nous le jour du printemps avec une magnitude prévisionnelle d’environ 10, nécessitant au moins un bon télescope d’amateur pour l’observer. Mais aux alentours du 19 mars des observateurs l’ont aperçue à l’œil nu sous un ciel dénué de pollution lumineuse. Elle était alors de magnitude 5, ce qui la rendait 200 fois plus brillante que l’éclat qui était attendu.

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Ce n’est pas la première fois qu’une comète déjoue les pronostics et devient beaucoup plus lumineuse. On doit le sursaut d’éclat le plus impressionnant à 17P/Holmes,  un astre chevelu qui circule autour du Soleil avec une période de 6,9 ans et qui brille en général faiblement autour de la 15ème magnitude. Continuer la lecture

Dame Lune se glisse entre Saturne, Antarès et Mars

Le mardi 29 mars à l’aube la Lune gibbeuse avait rendez-vous avec Saturne et Mars qui seront au plus près de la Terre dans quelques semaines.

Depuis la Pleine Lune du corbeau le 23 mars dernier, notre satellite naturel a entamé son régime amincissant avant le Dernier Quartier prévu le 31 mars. Le 29 mars Séléné se trouvait au petit matin dans la constellation d’Ophiuchus entre les planètes Saturne et Mars.

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Saturne (magnitude 0,4) sera en opposition le 3 juin (l’alignement Saturne-Terre-Soleil offre alors la meilleure période pour observer la planète aux anneaux). Quant à Mars elle sera au plus près de la Terre le 30 mai à un peu plus de 75 millions de km de nous, 8 jours après son opposition. Continuer la lecture

9 janvier : un baiser entre les planètes Saturne et Vénus

C’est à l’aube du samedi 9 janvier que Saturne et Vénus se sont croisées si près qu’on pouvait admirer les deux planètes ensemble dans un télescope. 

6 minutes d’arc, le cinquième du diamètre apparent de la Lune : c’est le très mince écart apparent qui séparait Saturne et Vénus le 9 janvier, actuellement dans la constellation d’Ophiuchus. L’occasion idéale pour observer et photographier à l’aide d’un télescope (ou d’une lunette astronomique) la célèbre planète aux anneaux et celle qu’on associe à la déesse de l’amour dans le même champ.

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La plus brillante des deux était bien sûr Vénus avec une magnitude de -4,1 : la seconde planète du Système solaire, distante de 1,22 unité astronomique (l’UA vaut environ 150 millions de km, la distance moyenne Terre-Soleil),  présente actuellement une forme gibbeuse.

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Sur l’image ci-dessus, Vénus a été surexposée ce qui masque sa forme gibbeuse que révèle l’image ci-dessous, plus sombre.

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Saturne, distante de 10,73 UA, brille avec une magnitude de 0,5 et son inclinaison tourne actuellement vers nous son hémisphère nord (et donc la face nord de ses anneaux). L’opposition de la sixième planète du Système solaire interviendra le 3 juin prochain et les astronomes ne manqueront pas de l’observer.

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Même si l’occasion était trop belle d’immortaliser ensemble les deux planètes à l’aide d’un instrument astronomique, les astrophotographes qui jouissaient d’une météo clémente ne se sont pas privés non plus de photographier cette scène avec un champ large, restituant ainsi la vision qu’ils en avaient en levant simplement les yeux.

Les conjonctions planétaires très serrées sont assez rares. Nous aurons cette année la chance d’en observer une seconde  le 27 août, cette fois-ci entre Vénus et Jupiter, deux planètes qui seront encore plus serrées avec une séparation apparente de seulement 0,07° au crépuscule.

Barnard 68, la botte du Père Noël

Barnard 68 est un nuage de gaz très froid appelé globule de Bok. Il ressemble à une tache d’encre au milieu des étoiles dans la constellation d’Ophiuchus.

Le Père Noël aurait-il perdu une de ses bottes dans le ciel avant sa traditionnelle tournée ? C’est ce que pourrait laisser penser cette très belle image réalisée par le Very Large Telescope européen installé au Chili, non loin du futur E-ELT.

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Cette masse sombre devant les étoiles est Barnard 68, un nuage moléculaire situé à environ 450 années-lumière. C’est à la fin du XIXème siècle que l’astronome américain E. E. Barnard le découvrit, alors qu’il photographiait la Voie lactée.

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