Ce weekend se déroulait la première édition du Festival Étoile du Sud à Bouray-sur-Juine dans l’Essonne. Un joli succès pour les organisateurs.
Les festivals d’astronomie ne sont pas réservés qu’aux seules grandes métropoles. On connaissait celui de Tautavel (la douzième édition est en préparation). Désormais il faudra compter avec celui de Bouray-sur-Juine. Cette commune de 2.300 habitants se trouve à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. C’est là que s’est déroulée du 5 au 7 avril la première édition du Festival Étoile du Sud. Continuer la lecture de Succès pour la première édition du festival Étoile du Sud→
Dans la seconde partie de la nuit du 29 mars on pouvait admirer l’occultation de Saturne par notre satellite naturel depuis certains pays.
Deux rapprochements en deux jours :
La semaine passée nous a offert deux jolis spectacles célestes. Le mercredi 27 mars avait lieu un spectaculaire rapprochement Lune-Jupiter. Puis le vendredi 29 mars à 4 heures du matin je me suis relevé pour photographier un autre rendez-vous cosmique. Cette fois il s’agissait d’un rapprochement apparent entre Saturne et la Lune. En France moins d’un degré séparait les deux astres.
Cependant, si l’on prenait la peine de se déplacer, on pouvait assister à une occultation. Ce fut le cas par exemple pour les observateurs situés en Afrique du Sud. Grant Petersen était de ceux-là : il a immortalisé ce spectacle depuis Johannesburg.
On croyait les découvertes astronomiques désormais réservées aux professionnels. Avec les nébuleuses planétaires les amateurs ont encore leur mot à dire.
Agonie stellaire :
Qu’on ne s’y trompe pas, les nébuleuses planétaires (NP) ne doivent leur nom qu’à leur aspect circulaire. C’est ce qui les faisait passer pour des planètes dans les télescopes imparfaits de nos aïeux. Il s’agit en réalité d’une enveloppe gazeuse éjectée par des étoiles très chaudes. Elles deviennent instables en fin de vie, lorsqu’elles ont atteint le stade de naine blanche. Les astronomes estiment que notre Galaxie pourrait compter 30.000 NP dont seulement 10% ont été découvertes à ce jour.
Quelques jolis rendez-vous planétaires et une multitude de galaxies à traquer dans un ciel noir sont au rendez-vous de ce mois d’avril.
Le mois des galaxies :
En avril on déconseille de se découvrir d’un fil. Mais rien n’empêche de profiter des nuits encore relativement longues et plus douces pour prendre du bon temps sous le ciel étoilé. Ce mois-ci est idéal pour partir à la découverte de nombreuses galaxies. Elles peuplent les constellations de la Vierge (Messier 49, 58, 59, 60, 61, 84, 86, 87, 104), du Lion (Messier 65, 66, 95, 96, 105) ou encore de la Chevelure de Bérénice (Messier 64, 85, 88, 98). Cette liste vous propose des galaxies repérables avec une paire de jumelles de 50 mm de diamètre. Une longue-vue ou un petit télescope vous permettront de mieux les distinguer.
Le plus délicat est de savoir où pointer : soit vous vous armez d’une bonne carte du ciel (ou vous consultez ce mini-guide) et vous cheminez d’étoile en étoile jusqu’à votre cible, soit vous participez à une soirée d’observation organisée par un club. En attendant, voici quelques rendez-vous célestes à ne pas manquer (vous pouvez les localiser avec la carte de Stelvision). Continuer la lecture de Que voir dans le ciel nocturne au mois d’avril 2019→
On pouvait admirer trois astres orangés alignés dans la soirée du 30 mars : les étoiles Bételgeuse et Aldébaran ainsi que la planète Mars.
Un beau trio orangé :
Avez-vous regardé le ciel au crépuscule dans la soirée du 30 mars ? En levant la tête, vous pouviez contempler un joli spectacle. Trois astres orangés semblaient posés sur une ligne céleste imaginaire. Il s’agissait d’EST en OUEST de Bételgeuse, Aldébaran et la planète Mars.
Parmi une multitude d’ œuvres, l’artiste Vincent Van Gogh (1853-1890) a aussi peint des ciels étoilés. Des tableaux tourmentés mais scientifiquement exacts.
Une décennie de chefs-d’œuvres :
Né le 30 mars 1853 aux Pays-Bas, Vincent Van Gogh ne découvre la peinture qu’à l’âge de 27 ans. En une seule décennie (il meurt le 29 juillet 1890 en France à Auvers-sur-Oise) il réalise plus de 2.000 toiles et dessins. Un certain nombre de ses tableaux montrent des paysages nocturnes. En 1888 il s’installe à Arles puis à Saint-Rémy un an plus tard. C’est son déménagement dans le sud de la France qui lui fait découvrir la beauté des ciels étoilés.
La Nuit étoilée est une huile sur toile réalisée en juin 1889 par Vincent Van Gogh.
À l’aube du 27 mars la Lune décroissante est passée à moins de 2 degrés apparents de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire.
Une question de perspective :
Regardez la Lune dans le ciel : vous verrez qu’elle passe à proximité de nombreuses étoiles et parfois de planètes. Vous observerez plus rarement des occultations, quand la Lune masque ces astres. Bien entendu il ne s’agit que de rapprochements apparents car notre satellite naturel est beaucoup plus près. Vous le voyez naviguer en moyenne à 400.000 kilomètres de nous. Une broutille si je vous dis que la distance entre la Terre et les planètes se compte en dizaines ou centaines de millions de kilomètres. Et si vous vous penchez sur la distance des étoiles, vous verrez qu’elle se mesure en années-lumière.
Bien qu’apparents, ces rapprochements sont spectaculaires quand la distance entre les deux astres est minime. Je vous invite à surveiller les dates des plus beaux rapprochements, ceux entre la Lune et Saturne. Vous vous souvenez peut-être de celui qui avait eu lieu dans la soirée du 11 novembre 2018. Mais le 27 mars en fin de nuit c’est Jupiter qu’on pouvait admirer à moins de 2° de Séléné. Continuer la lecture de Spectaculaire rapprochement entre la Lune et Jupiter→
Vue de face, la galaxie Messier 61 nous offre un spectacle saisissant dans le grand télescope de l’Observatoire Européen Austral (ESO).
Les astronomes connaissent bien l’amas de la Vierge, une concentration de plus de 1.500 galaxies assez proches de nous (entre 50 et 70 millions d’années-lumière) qui fut découverte par Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle. Cet astronome français classa les 16 plus brillantes de ces galaxies dans son célèbre catalogue, dont la fameuse galaxie du Sombrero, M 104. Attardons-nous sur l’une d’entre elles, la superbe galaxie spirale Messier 61 située à 55 millions d’années-lumière de nous.
Ce mercredi 20 marque le début du printemps dans l’hémisphère nord, c’est l’Équinoxe de mars. Il coïncide avec la Pleine Lune à regarder ce soir.
Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’Équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens SUD-NORD le 20 mars (c’est la même date depuis 2008 et ça le restera jusqu’en 2043) et se fera dans le sens NORD-SUD à l’occasion de l’équinoxe d’automne.
En Chine la ville de Shanghai accueillera le plus grand planétarium du monde (38.000 m²) dont l’ouverture est prévue en 2021.
La Chine possédera bientôt son second planétarium après celui de Pékin construit en 1957. Il se trouvera à Shanghai, la plus grande ville du pays avec plus de 20 millions d’habitants. Autant dire que le ciel nocturne de cette mégapole ne montre aucune étoile, tant la pollution lumineuse y est importante. Ce futur planétarium, une succursale du Musée des sciences et de la technologie, est en construction dans la ville nouvelle de Lingang (district de Pudong) à 90 kilomètres au sud-est du centre de Shanghai et cet édifice sera le plus grand du monde quand il entrera en service en 2021.
L’hiver prend fin et les constellations qui y sont associées vont bientôt laisser leur place ; l’occasion de leur consacrer une dernière soirée.
Le 20 mars ce sera l’Équinoxe et nous tournerons définitivement le dos à l’hiver. Ce samedi 16 mars j’avais envie de profiter de la belle nuit qui s’annonçait pour admirer une dernière fois les grands classiques du ciel d’hiver. Avec Vincent et Éric, deux membres de la Société Astronomique de Bourgogne, nous avons chargé un télescope Dobson de 250 mm de diamètre et une belle paire de jumelles direction les hauteurs de Nuits-Saint-Georges.
Plusieurs instruments viennent de fournir une image inédite d’un amas, Westerlund 1, dont certaines étoiles présentent de curieuses queues.
Westerlund 1 (connu également sous le matricule ESO 277-12) est un jeune amas ouvert (son âge est estimé à 3 millions d’années) composé d’environ 200.000 étoiles et situé à presque 15.000 années-lumière dans la constellation australe de l’Autel. Il a été découvert en 1961 par Bengt Westerlund, un astronome suédois spécialisé dans l’étude des populations stellaires et des Nuages de Magellan.
Au cours de la soirée du 11 mars on pouvait admirer un joli rendez-vous entre la jeune Lune et la planète Mars qui continue de s’éloigner de nous.
C’est reparti pour une nouvelle lunaison : depuis le 6 mars, date de la Nouvelle Lune, on peut admirer chaque soir le croissant de notre céleste voisine qui ne cesse de gonfler. Cette période qui précède le Premier Quartier (ce sera le 14 mars) est celle de la jeune Lune, par opposition à la vieille Lune que l’on observe à l’aube en fin de lunaison.
Le 9 mars Communay accueillait la 20ème édition de la Journée de l’Occasion en Astronomie (JOA), un grand marché de l’occasion, mais pas seulement.
Ils étaient nombreux à se presser samedi 9 mars dans la Salle des Sports des Brosses à Communay (au sud de Lyon) pour participer à à la vingtième édition du grand marché de l’occasion en astronomie, la désormais célèbre JOA.
Astronomes amateurs de la région (et de plus loin encore) seuls ou venus avec des membres de leur club (à l’image de la Société Astronomique de Bourgogne) ou simples curieux du ciel, tous étaient là pour vendre ou acheter du matériel et des accessoires : paires de jumelles, lunettes astronomiques, télescopes, pièces optiques mais également appareils photographiques, livres et revues recouvraient les nombreuses tables mises à disposition par les organisateurs.
Vous avez envie d’immortaliser les jolis croissants de Lune ? Voici quelques conseils pour obtenir de belles photographies.
Quoi de plus apaisant que d’admirer les fins croissants de Lune en début de soirée et de les regarder glisser vers l’horizon ? En cette année 2019 qui marque le cinquantième anniversaire des premiers pas sur notre satellite naturel, prenons le temps d’admirer notre céleste voisine et pourquoi pas de lui tirer le portrait.
Rappelons tout d’abord qu’en raison de son mouvement de révolution autour de la Terre et de son orientation par rapport au Soleil, la Lune présente des phases (expliquées ici) et résumées dans le graphique suivant :
Orbitant très près de la planète gazeuse géante Jupiter, Io est un satellite qui connaît une activité volcanique intense découverte en 1979.
Un curieux satellite galiléen :
Lorsqu’il pointe le 8 janvier 1610 sa modeste lunette en direction de Jupiter, le savant italien Galilée découvre quatre satellites. Autour de la géante gazeuse gravitent Io, Europe, Ganymède et Callisto.
Des quatre lunes galiléennes, Io est sans doute la plus surprenante. Ce brillant satellite de magnitude 5 (il serait même visible à l’œil nu s’il n’était pas perdu dans l’éclat éblouissant de Jupiter) un peu plus gros que la Lune, orbite à 350.000 kilomètres de son imposante voisine, ce qui déclenche d’importants effets de marée en son sein.
Un astrophotographe amateur a réussi à immortaliser la capsule Crew Dragon et le vaisseau Progress MS 10 amarrés à la Station spatiale internationale (ISS).
Samedi 2 mars la nouvelle capsule Crew Dragon de SpaceX (société célèbre pour avoir également lancé une Tesla Roadster dans l’espace) a quitté la Terre pour rejoindre la Station spatiale internationale et s’y amarrer automatiquement avec succès 24 heures plus tard. Cela faisait huit ans (depuis la mise à la retraite des navettes spatiales américaines) que les astronautes américains étaient obligés de faire appel aux Russes et à leur inusable fusée Soyouz pour rejoindre l’ISS.
Même si à l’occasion de ce vol inaugural la capsule Crew Dragon n’emportait qu’un mannequin (Ripley, du nom d’Ellen Louise Ripley, le personnage de fiction interprété par l’actrice américaine Sigourney Weaver dans le film Alien réalisé par Ridley Scott en 1979), il s’agit d’une très belle performance qui devrait pouvoir redonner aux États-Unis leur indépendance dans le domaine du transport spatial. Continuer la lecture de Vue de la Terre, la capsule Crew Dragon amarrée à l’ISS→
Vénus, Saturne et Jupiter à l’aube, Mars qui flirte avec l’amas des Pléiades au crépuscule : ce mois de mars 2019 sera dédié au repérage des planètes.
En ce troisième mois annonciateur de printemps (l’équinoxe se produit le 20) les nuits sont assez longues pour profiter du ciel étoilé sans avoir trop froid. Après deux mois avec la Lune en vedette (éclipse totale le 21 janvier et Super Lune le 19 février), le mois de mars 2019 va nous permettre de nous consacrer au repérage et à l’observation des principales planètes.
Depuis l’Autriche et la Slovénie, Cyril Mayaud met en scène la Lune à travers de belles compositions. Rencontre avec un photographe talentueux.
Depuis plusieurs mois Cyril Mayaud suit mon blog et y partage par le biais de ses commentaires de très jolis clichés. Comme moi il aime les compositions originales réalisées avec un matériel simple et très peu de retouches. Je lui ai demandé de nous présenter son travail.
Je m’appelle Cyril Mayaud et je vis en Slovénie depuis bientôt 3 ans après avoir passé 6 ans à Graz (Autriche). J’ai commencé à faire de la photo de paysage il y a une douzaine d‘années afin de documenter mes voyages. Même si j’ai toujours aimé observer la Lune, la prendre en photo est une passion venue assez tardivement. Alors que je vivais en Autriche, je m’étais rendu compte que je pouvais voir plusieurs fois par an la Pleine Lune se coucher derrière la tour du Schloßberg (l’emblème de la ville de Graz) depuis l’une des fenêtres de mon appartement.
Ce magnifique spectacle me donna envie d’essayer de l’immortaliser en photo. Ce qui n’était au départ qu’un challenge est très vite devenu une passion. Le fait que la Pleine Lune revienne chaque mois et la possibilité de photographier les croissants de Vieille et Jeune Lune m’encouragèrent à continuer. Continuer la lecture de Coup de cœur : les mises en scène lunaires de Cyril Mayaud→
Vous avez quelques soirées pour repérer la discrète planète Mercure au-dessus de l’horizon. Voici quelques conseils pour la trouver.
Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule (les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin). Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez relativement facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité.
En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce alors que chez les Grecs cet astre était assimilé à Hermès, le Messager des Dieux. Continuer la lecture de Guettez la fugace planète Mercure au crépuscule→
"J'ai en moi un besoin terrible. Dirais-je le mot? La religion. Alors, je sors la nuit et je peins des étoiles." Vincent van Gogh