Archives pour la catégorie Actualités

Comment observer sans danger l’éclipse de Soleil du 25 octobre

Une éclipse de Soleil sera observable le mardi 25 octobre en milieu de journée depuis la France. Voici comment en profiter sans danger.

Cache-cache partiel :

Le 25 octobre 2022, les observateurs français pourront voir la Lune masquer une petite partie du Soleil. C’est ce qu’on appelle une éclipse de Soleil. L’alignement Soleil-Lune-Terre n’est pas parfait au point de provoquer une éclipse totale comme celle du 4 décembre 2021 en Antarctique. Ce 25 octobre, nous aurons donc droit à une éclipse partielle :

Le Soleil se lève partiellement éclipsé le 9 mars 2016 dans la brume au-dessus du pont de Penang, un pont à haubans qui relie l’île de Penang à la Malaisie. © Jordan Lye

Si la météo est clémente, nous observerons le 25 octobre 2022 un petit bout de Soleil se faire grignoter à partir de 11 heures du matin, le maximum ayant lieu aux alentours de midi. La carte ci-dessous permet de constater que le phénomène sera le plus prononcé au Nord-Est du pays, beaucoup moins au Sud-Ouest :

Pourcentage de Soleil éclipsé le 25 octobre 2022 aux alentours de midi. © Stelvision

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En vidéo : somptueuses aurores automnales en Laponie

L’astrophotographe Adrien Mauduit vient de réaliser un magnifique film en accéléré des aurores durant l’automne en Laponie.

Le royaume des aurores :

La Laponie est un vaste territoire situé en grande partie au-delà du cercle polaire arctique. Il s’étale sur quatre pays : la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Laponie se dit Lapland en suédois. Et c’est justement le titre de la dernière production cinématographique de Adrien Mauduit : Autumn in Lapland. Le parcours de ce vidéaste mérite d’être conté. Ancien ingénieur agronome français spécialisé en écologie, il s’est expatrié dans les pays nordiques pour y trouver un poste. Son amour pour la nature a fait le reste :

Fasciné il y a quelques années par l’observation de sa première aurore boréale au Danemark, Adrien Mauduit a décidé de se consacrer à plein temps à la photographie nocturne. Il est aujourd’hui cinéaste nature professionnel et a créé sa propre société, Night Lights Films. Continuer la lecture

8 octobre 2022 : la Lune a rendez-vous avec Jupiter

C’est un très joli rapprochement apparent que nous offrent la Lune et Jupiter durant la nuit du 8 au 9 octobre. Ne le manquez pas !

Fausse proximité :

Au cours de son déplacement dans le ciel, la Lune (seul satellite naturel de la Terre) passe parfois très près d’une planète du Système solaire. Cette relative proximité est trompeuse : en réalité, les distances des astres entre eux sont énormes. Prenez le rapprochement apparent avec Jupiter de ce 8 octobre 2022 (on parle aussi de conjonction). La Lune va se retrouver à environ deux degrés apparents de la planète gazeuse. Cela signifie que l’écart entre les deux astres sera égal à quatre diamètres lunaires, ce qui est peu. En réalité, Jupiter est 1.500 fois plus éloignée de nous que notre satellite naturel !

Le 25 août 2017, Jupiter se trouvait sous le croissant de Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Voyons maintenant en détail le spectacle qui nous attend, spectacle qu’il sera possible d’admirer sans aucun instrument. Continuer la lecture

Revoilà STEVE, le mystérieux ruban lumineux violet

Depuis quelques années, les chasseurs d’aurores boréales découvrent parfois sur leurs clichés un curieux ruban de plasma surnommé STEVE.

Arc de plasma violet :

L’histoire de STEVE débute en 2016 lorsqu’un groupe de photographes (des membres du Alberta Aurora Chasers), parvient à photographier un curieux phénomène. Ils s’agit d’un arc de plasma scintillant, de couleur violette, qui s’invite sur leurs images d’aurores polaires. Ce ruban lumineux est systématiquement accompagné à sa base d’une barrière verte semblable aux draperies que l’on observe dans certaines aurores. Le phénomène a de nouveau été saisi en Alaska ce 23 septembre 2022 par le photographe Todd Salat (Aurora Hunter) :

Le ruban violet de STEVE photographié le 23 septembre 2022. © T. Salat (Aurora Hunter)

Depuis sept ans, les scientifiques se sont penchés sur le phénomène, qu’ils ont surnommé STEVE, et commencent à élucider quelques-uns de ses mystères. Continuer la lecture

Éphémérides : que voir dans le ciel au mois d’octobre 2022

Quatre planètes bien placées, des restes de la comète de Halley et une éclipse partielle de Soleil sont au menu de ce mois d’octobre 2022.

La plus belle apparition de Mercure :

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule. Les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin. Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous la trouverez relativement facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité :

Rendez-vous entre le croissant de Lune et la fugace Mercure. © Jean-Baptiste Feldmann

Pour repérer Mercure, il faut attendre son élongation maximale (quand elle s’écarte du Soleil). Ce sera le cas à l’aube au-dessus de l’horizon Est pendant les deux premières semaines d’octobre 2022. La carte du ciel de Stelvision vous permet de retrouver la position des astres. Continuer la lecture

Insolite : deux comètes se croisent dans le Scorpion

Le hasard de leurs orbites a voulu que les comètes C/2017 K2 et 73P se retrouvent dans la constellation du Scorpion le 21 septembre dernier.

Duo cométaire :

Observer une comète est toujours un plaisir, tant ces astres sont fascinants. Mais deux comètes dans la même portion de ciel, voilà qui est beaucoup plus original ! C’est ce qui s’est produit le 21 septembre 2022, du côté de l’étoile Rho Scorpii (magnitude 4). La scène a été magistralement immortalisée par Rolando Ligustri (découvrez sa galerie d’images). Pour l’occasion, l’astrophotographe italien a utilisé à distance un télescope automatisé installé en Namibie :

Duo cométaire dans la constellation du Scorpion. © Rolando Ligustri

Faisons maintenant connaissance avec les deux astres chevelus présents cette nuit-là dans la constellation du Scorpion. Continuer la lecture

Mission DART : les télescopes du monde entier mobilisés

C’est dans la nuit du 26 au 27 septembre que la sonde DART doit entrer en collision avec Dimorphos, un astéroïde de 160 mètres.

Mission kamikaze :

DART (Double Asteroid Redirection Test) est une mission de défense planétaire imaginée par la NASA. Elle a pour objectif d’observer les effets de l’impact d’une sonde sur un petit corps céleste, Dimorphos. Ce dernier est la lune d’un astéroïde plus volumineux, Didymos (lire à ce sujet les astéroïdes avec plusieurs lunes seraient très courants). En effet, le risque de voir un petit corps céleste entrer un jour en collision avec la Terre n’est pas nul. N’oublions pas ce qui s’est passé le 15 février 2013 au-dessus de la ville russe de Tcheliabinsk :

Dimorphos (160 mètres de diamètre), future cible de la mission DART, est la petite lune d’un astéroïde plus volumineux, Didymos (780 mètres de diamètre). © NASA

Avec DART (qui signifie “fléchette” en anglais), les planétologues veulent voir si l’impact d’une sonde sur un astéroïde est suffisant pour le faire légèrement dévier de sa trajectoire. Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS, nous présente les enjeux de cette mission :

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À ne pas manquer : Jupiter au plus près de la Terre

C’est l’opposition de Jupiter, la meilleure période pour admirer la planète géante gazeuse. Ne manquez pas ce rendez-vous !  

Une planète géante au plus près :

Le  26 septembre 2022, Jupiter est à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 591 millions de kilomètres de nous. Il s’agit de la plus courte distance Terre-Jupiter de tout le XXIe siècle. La planète gazeuse géante nous présente un diamètre apparent de 49,8 secondes d’arc et une magnitude de -2,9. Autant dire que vous n’aurez aucun mal à la repérer au milieu des étoiles de la constellation des Poissons :

Position de Jupiter à minuit au moment de son opposition. © Stelvision

Comme nous allons le voir, son observation est possible avec de petits instruments. Ne vous privez pas de la pointer, de belles surprises vous attendent ! Continuer la lecture

Les restes d’une supernova retrouvés par deux amateurs

  • Deux astronomes amateurs ont déniché un magnifique rémanent de supernova dans la constellation de la Licorne. 
Duo de choc :

Si vous suivez régulièrement les publications sur ce blog, les noms de Xavier Strottner et Marcel Drechsler ne vous sont pas inconnus. Ces deux amateurs se sont spécialisés dans l’analyse des images digitalisées disponibles sur Aladin Sky Atlas. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils obtiennent des résultats ! Lisez à ce sujet Moisson de nébuleuses planétaires pour deux amateurs :

Ils viennent de faire une nouvelle découverte avec SNR G210.5+1.3. SNR signifie SuperNova Remnant, rémanent de supernova. Il s’agit des restes éjectés lors de l’explosion d’une étoile. Continuer la lecture

Pourquoi peut-on voir la lune Callisto au-dessus de Jupiter ?

Le 27 août dernier, Dimitris Kolovos obtenait un cliché de Jupiter montrant la lune Callisto près du pôle Nord. Explications.

Quatre lunes célèbres :

En 1610, après les avoir découvertes, Galilée les avaient surnommées « étoiles médicéennes » en l’honneur de la maison de Médicis. Mais les quatre plus grosses lunes de Jupiter prendront finalement les noms proposés par l’astronome allemand Simon Marius. Par ordre d’éloignement à la planète, on trouve, Io, Europe, Ganymède et Callisto. C’est un régal d’observer leurs déplacements quotidiens dans une petite longue-vue. On les voit tantôt à gauche, tantôt à droite de la planète. Et quand il en manque, c’est qu’elle (s) passe (nt) devant ou derrière la géante gazeuse. Mais Callisto est une lune facétieuse. Comme c’est la plus éloignée, l’inclinaison de son plan orbital par rapport à la Terre nous la montre parfois au-dessus ou au-dessous de Jupiter :

Ainsi, le 27 août, Callisto semblait flotter à proximité du pôle Nord de la planète géante gazeuse, ce qu’on appelle une conjonction inférieure. Une curieuse configuration que l’astrophotographe grec Dimitris Kolovos a pu immortaliser. Il se produit une conjonction en moyenne tous les 8, 35 jours (la période de rotation de Callisto autour de Jupiter étant de 16,7 jours) : tantôt inférieure (passage près du pôle Nord) ou supérieure (passage près du pôle Sud). Pour admirer les prochaines conjonctions, utilisez un simulateur comme Shallowsky :

Ce simulateur permet de visualiser les déplacements des lunes de Jupiter. © Shallowsky
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Exceptionnel : le 14 septembre 2022, la Lune occulte Uranus

C’est un spectacle qu’il ne faudra pas rater : ce mercredi 14 septembre, nous assisterons à une occultation d’Uranus par la Lune.

Planète masquée :

Une occultation de planète par la Lune est toujours un événement ! S’il n’est pas rare de voir notre satellite naturel nous masquer des étoiles (comme ici), le phénomène est beaucoup moins fréquent avec les planètes. Ce mercredi 14 septembre 2022, c’est la petite bille bleue d’Uranus qui va disparaître pendant près d’une heure. Un spectacle à ne pas manquer, d’autant plus qu’il devrait être visible dans une simple paire de jumelles. L’écart entre l’éclat de la Lune et celui d’Uranus (magnitude proche de 6) est en effet trop grand pour pouvoir observer l’occultation à l’œil nu :

Commencez à pointer la Lune un peu avant 23 heures (Temps local). Le petit point d’Uranus ne sera plus très loin du bord lunaire, à proximité de l’océan des Tempêtes. Continuer la lecture

Que voir dans le ciel nocturne au mois de septembre 2022

En septembre, les nuits continuent de s’allonger et les températures restent clémentes. Le ciel nocturne est à vous !

Le retour des nuits sombres :

En septembre, l’été touche à sa fin, mais ce n’est pas une raison pour ne plus lever les yeux au ciel. Bien au contraire, puisque les nuits s’allongent ! Après son opposition en août, la planète Saturne continue de briller toute la nuit. Si vous ne l’avez pas encore fait, pointez une longue-vue dans sa direction. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas. Et ce mois-ci, c’est au tour de Jupiter d’être au plus près de la Terre. Il y a là aussi de belles observations à réaliser :

Jupiter et Antarès en début de nuit à la fin de l’été 2019. © Jean-Baptiste Feldmann

Quand la Lune se fera discrète, éloignez-vous des lumières des villes. En début de nuit (qui arrive de plus en plus tôt), vous pourrez admirer la Voie lactée qui serpente au-dessus de vos têtes. Et avant l’aube, la belle constellation d’Orion est de retour. Continuer la lecture

Étoiles filantes : admirez les plus belles Perséides sous la Lune

Comme chaque année en août, l’essaim d’étoiles filantes des Perséides est de retour. Mais cette fois, la Lune vient perturber le spectacle.

Un rendez-vous incontournable :

C’est une tradition désormais bien établie : chaque mois d’août, après les Nuits des Étoiles, les astronomes amateurs ont rendez-vous avec les Perséides. Ces étoiles filantes sont les restes poussiéreux abandonnés le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle. Ils viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum d’activité dans la nuit du 12 au 13 août. On leur donne le nom de Perséides car le radiant (l’endroit d’où elles semblent jaillir) est localisé dans la constellation de Persée :

Une Perséide le 13 août 2019 sous les Hyades et les Pléiades. © Jean-Baptiste Feldmann

Une météo en général clémente et une période de grandes vacances expliquent l’intérêt porté à cet essaim qui n’est pourtant pas le plus actif. Continuer la lecture

Suivez le passage de la planète Mars à côté de l’amas des Pléiades

Durant tout le mois d’août, vous pourrez admirer la planète Mars, de plus en plus brillante, non loin du célèbre amas d’étoiles des Pléiades.

Zoom sur les Pléiades :

À l’œil nu, l’amas des Pléiades (Messier 45) ressemble à une petite tache laiteuse constituée de 7 étoiles relativement brillantes. Ces astres sont Alcyone, Atlas, Mérope, Électre, Maïa, Taygète et Pléioné. Leurs magnitudes varient entre 3 et 5. Les observateurs ayant une vue perçante parviennent à dénombrer jusqu’à 12 étoiles quand ils l’observent sous un excellent ciel sans aucune pollution lumineuse :

L’amas des Pléiades au zénith pendant une nuit hivernale. © Jean-Baptiste Feldmann

Les étoiles de l’amas sont nées ensemble, il y a une centaine de millions d’années et certaines sont encore entourées de nébulosités. Ces dernières s’effilochent peu à peu et ne sont visibles que sur des photographies prises au télescope. Depuis leur naissance, les étoiles de l’amas s’éloignent les unes des autres. Dans 250 millions d’années, il ne restera plus rien de l’amas et les étoiles poursuivront solitairement leur évolution.

Rapprochement céleste :

Le plus célèbre des amas d’étoiles reçoit régulièrement la visite des planètes parce qu’il se trouve sur l’Écliptique. En ce moment, c’est Mars qui se glisse à proximité. Continuant de se rapprocher de la Terre, la Planète rouge passe symboliquement le seuil de la magnitude zéro ce mois-ci. C’est donc l’astre le plus brillant de cette portion de ciel. Bien entendu, le rapprochement entre Mars et les Pléiades n’est qu’apparent. L’amas d’étoiles est en effet situé à 440 années-lumière, donc beaucoup plus loin que la Planète rouge. Ce rapprochement céleste est observable à l’œil nu aux environ de 5 heures du matin  :

La planète Mars et l’amas des Pléiades à l’aube du 8 août 2022. © Jean-Baptiste Feldmann

Mars sera au plus près de la Terre (80 millions de kilomètres quand même !) le 8 décembre prochain. À cette date, la quatrième planète du Système solaire aura un diamètre apparent légèrement supérieur à 17 secondes d’arc. Elle brillera dans la constellation du Taureau avec une magnitude de -1,8.

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Que voir dans le ciel nocturne au mois d’août 2022

Saturne est à l’honneur au cours de ce mois d’août 2022, sans oublier l’essaim d’étoiles filantes des Perséides éclairé par la Lune.

Saturne au plus près :

Planète gazeuse géante neuf fois plus grande que la Terre, Saturne passe le 14 août 2022 à l’opposition (elle est à l’opposé du Soleil par rapport à notre planète) à 1,32 milliard de km. Depuis l’été 2009, date du dernier passage de la Terre dans le plan des anneaux, nous observons le pôle nord de la planète et donc la face nord des anneaux. C’est ce que nous montre l’image ci-dessous réalisée le 18 mars 2017 par l’astronome amateur Damian Peach :

L’anneau A est le plus externe des deux grands anneaux de Saturne. © Damian Peach

Les anneaux sont déjà perceptibles dans une simple paire de jumelles. Leur visibilité était maximale en 2017 et décroît progressivement jusqu’en 2025, année au cours de laquelle notre planète passera dans le plan des anneaux que nous verrons alors par la tranche (comme en 2009). Continuer la lecture

22 juillet : repérez les planètes Mars et Uranus grâce à la Lune

À l’aube du vendredi 22 juillet, la Lune se trouvera entre Mars et Uranus. L’occasion de pointer ces planètes aux jumelles.

Planète rouge et géante glacée :

Dans le Système solaire, rien ne rapproche Uranus de Mars. Avec une magnitude proche de 6, Uranus a sans doute été repérée visuellement depuis longtemps. Mais sa découverte officielle au télescope le 13 mars 1781 est l’œuvre de William Herschel. C’est une planète gazeuse  géante glacée qui orbite à 3 milliards de kilomètres de nous. La sonde Voyager s’en est approchée en1986. Depuis, quelques grands télescopes sont parvenus à nous fournir des informations à son sujet, comme l’existence de tempêtes géantes :

Tempête géante sur Uranus, la planète gazeuse géante glacée. © Keck Observatory

Mars est beaucoup plus médiatique. La Planète rouge, qui fascine les Hommes depuis l’Antiquité, a eu droit à une cohorte de sondes pour l’explorer depuis cinquante ans. Il faut dire qu’elle s’approche de nous régulièrement, tous les 2,13 ans. C’est actuellement le cas, et elle atteindra sa plus courte distance en décembre prochain. Sa magnitude fin juillet est proche de zéro :

Mars photographiée à l’aide d’un télescope de 1 mètre de diamètre. © Damian Peach

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La comète C/2017 K2 et l’amas globulaire Messier 10

En passant au plus près de la Terre le 14 juillet, la comète C/2017 K2 (Panstarrs) a pris la pose aux côtés de l’amas globulaire Messier 10.

Un amas dans Ophiuchus :

Découvert par Charles Messier en 1764, Messier 10 est un amas globulaire situé dans la constellation d’Ophiuchus. Il se trouve à environ 15.000 années-lumière de la Terre et a une magnitude apparente de 6,4. Cet amas est observable surtout l’été avec une paire de jumelles :

L’amas Messier 10 photographié par le télescope spatial Hubble. © ESA/Hubble & NASA

Curieusement, Messier 10 compte une forte population d’étoiles jeunes au milieu de vieilles étoiles (une situation identique à celle de Liller 1). Pourtant, les étoiles des amas globulaires se sont formées ensemble et devraient donc toutes avoir à peu près le même âge. La présence d’étoiles bleues pourrait s’expliquer par la rencontre de l’amas vieillissant avec un groupe de jeunes étoiles. Continuer la lecture

Ne ratez pas le rare transit de Japet devant Saturne

Le 18 juillet, les astronomes tenteront d’immortaliser un rare transit de Japet devant Saturne. Le prochain est prévu en 2052 seulement. 

Une curieuse lune :

Japet est le troisième satellite de Saturne par la taille (après Titan et Rhéa). Il a été découvert en 1671 par l’astronome Jean-Dominique Cassini. Les mesures de densité indiquent que ce satellite est composé principalement de glace et d’environ 20 % de matière rocheuse. Il a la particularité de présenter deux hémisphères cratérisés de couleurs très différentes :

Japet, un satellite noir et blanc qui gravite autour de Saturne. © NASA

Sa face avant (qui capture les poussières quand le satellite avance sur son orbite) est noire comme du charbon. Quant à sa face arrière, elle est blanche comme neige ! Autre curiosité : un bourrelet équatorial, sorte de crête montagneuse haute de 13 km et longue de 1.300 km. Ce bourrelet pourrait avoir été formé par la chute d’un anneau de débris provenant d’un petit satellite qui se serait brisé :

Toledo Montes est une étrange crête équatoriale qui court sur Japet.© NASA

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On The Moon Again : en juillet, observez la Lune !

Alors que les planètes se dispersent à l’aube, la Lune redevient la vedette du mois avec une nouvelle édition de “On The Moon Again”.

50 ans après la saga Apollo :

Vous vous souvenez de “On The Moon Again” ? C’était en juillet 2019, à l’occasion du cinquantième anniversaire du Premier Homme sur la Lune. Des astronomes amateurs avaient installé leurs télescopes dans les rues pour offrir la Lune aux passants. Plusieurs milliers de points d’observation avaient ainsi permis d’observer notre satellite naturel, comme par exemple au château de Brochon ou encore en Bresse :

Sous la Lune le 12 juillet 2019 au château de Brochon. © Jean-Baptiste Feldmann

Un peu partout sur Terre, des yeux émerveillés avaient découvert la froide beauté de la Mer de la Tranquillité, là même où Neil Armstrong avait posé le pied.

En 2022, la quatrième édition de cette manifestation devrait enfin pouvoir se dérouler de nouveau sans les contraintes de la pandémie. Le site de “On The Moon Again” (voir ici) vous permettra de trouver un site d’observation près de chez vous. Continuer la lecture

Voici C/2017 K2 (Panstarrs), la belle comète de l’été

La comète C/2017 K2 (Panstarrs) se rapproche de nous, une aubaine pour les astrophotographes qui ont quelques semaines pour l’immortaliser.

Une grosse mais lointaine comète :

La comète non périodique C/2017 K2 (Panstarrs) a été découverte en 2017 alors qu’elle se trouvait entre Saturne et Uranus. À l’époque, c’était déjà une comète très active. Ce qu’a confirmé par la suite le télescope Hubble en photographiant autour de son noyau un halo gazeux dont le diamètre avoisine 100.000 kilomètres ! Ce noyau est sans doute assez gros, de l’ordre d’une quarantaine de kilomètres de diamètre. C’est comparable à celui de la grande comète Hale-Bopp et quatre fois plus que celui de la comète de Halley.

La comète C/2017 K2 le 19 juin 2022 à côté de l’amas d’étoiles IC 4665. © Michael Jäger

Le 19 juin, l’amateur autrichien Michael Jäger (voir son compte Twitter) a photographié la comète à proximité de l’amas d’étoiles IC 4665 dans la constellation d’Ophiuchus. La belle couleur verte de la comète est provoquée  par une forte émission de carbone diatomique. Continuer la lecture